Côte d’Ivoire. Déclaration de Générations et Peuples solidaires (GPS) suite à la décision de boycott des législatives par le PPA-CI

POLITIQUE. Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS) a pris connaissance de la décision, annoncée le 06 novembre 2025 par le Comité central du Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), de ne pas participer aux élections législatives prévues en décembre. GPS salue cette décision avec respect, car elle incarne une posture de cohérence politique, conforme à l’exigence de ne pas légitimer un quatrième mandat inconstitutionnel issu de la mascarade électorale du 25 octobre 2025. Dans un contexte d’exclusion, de répression et de confiscation du suffrage populaire, le refus du PPA-CI de participer à des élections déjà vidées de toute crédibilité constitue un acte de responsabilité et de fidélité aux principes démocratiques. 𝐆𝐏𝐒 𝐟𝐞́𝐥𝐢𝐜𝐢𝐭𝐞 𝐥𝐞 𝐏𝐏𝐀-𝐂𝐈 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐮𝐧𝐞 𝐩𝐨𝐬𝐢𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐥𝐚𝐫𝐭𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐝𝐢𝐠𝐧𝐢𝐭𝐞́, 𝐚̀ 𝐫𝐞𝐛𝐨𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐚𝐥𝐜𝐮𝐥𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐜𝐢𝐞𝐧𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐨𝐦𝐢𝐬 𝐦𝐨𝐫𝐭𝐢𝐟𝐞̀𝐫𝐞𝐬. Cette décision courageuse intervient alors que la Côte d’Ivoire traverse une phase de répression sans précédent. L’arrestation et l’emprisonnement de M. Damana Adia Médard dit Pickas, Vice-Président du Conseil stratégique et politique du PPA-CI, en est la démonstration la plus éclatante. Son arrestation s’inscrit dans une stratégie de terreur politique visant à intimider les responsables de l’opposition, à décourager la mobilisation citoyenne et à consolider un pouvoir dépourvu de légitimité populaire, à travers l’instrumentalisation flagrante et systématique de l’appareil judiciaire et sécuritaire, utilisé comme un outil de neutralisation de toute voix dissidente et d’étouffement de la contestation démocratique légitime. Plus largement, plus de 1300 citoyens ont été arrêtés pour avoir exercé leur droit légitime de contestation contre la dérive autoritaire du régime RHDP. Il s’agit très clairement d’une stratégie délibérée de terreur d’État : arrestations massives, procédures expéditives, intimidations des familles, pressions judiciaires, militarisation du territoire. Aucune société démocratique ne peut accepter de telles pratiques. Ces méthodes traduisent la peur d’un pouvoir qui ne tient plus que par la force. 𝐆𝐏𝐒 𝐜𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐧𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞 𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞 𝐯𝐚𝐠𝐮𝐞 𝐝’𝐚𝐫𝐫𝐞𝐬𝐭𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐚𝐫𝐛𝐢𝐭𝐫𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐞𝐱𝐢𝐠𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐢𝐛𝐞́𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐢𝐦𝐦𝐞́𝐝𝐢𝐚𝐭𝐞 𝐝𝐞 𝐥’𝐞𝐧𝐬𝐞𝐦𝐛𝐥𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬, 𝐲 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬 𝐌. 𝐃𝐚𝐦𝐚𝐧𝐚 𝐏𝐢𝐜𝐤𝐚𝐬. 𝐋𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐨𝐢𝐫 𝐝𝐨𝐢𝐭 𝐜𝐞𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐝𝐞 𝐦𝐚𝐧𝐢𝐩𝐮𝐥𝐞𝐫 𝐥’𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐞𝐢𝐥 𝐣𝐮𝐝𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐫𝐞́𝐠𝐥𝐞𝐫 𝐬𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐭𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬. Le Cadre restreint de GPS réaffirme sa solidarité totale au PPA-CI, à ses militants, à ses dirigeants et à toutes les familles frappées par cette répression.Nous savons le prix de la cohérence pour l’avoir chèrement payé, et nous respectons ceux qui le paient sans trembler. Face à un régime qui s’assume désormais comme une dictature de fait, GPS appelle l’ensemble des forces démocratiques et républicaines à dépasser les clivages, taire les rivalités inutiles et se rassembler dans une ligne de résistance ferme, coordonnée et lucide. 𝐋’𝐞𝐧𝐣𝐞𝐮 𝐝𝐞́𝐩𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐫𝐭𝐢𝐬 : 𝐢𝐥 𝐬’𝐚𝐠𝐢𝐭 𝐝𝐞 𝐬𝐚𝐮𝐯𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞𝐫 𝐥𝐚 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐚𝐢𝐧𝐞𝐭𝐞́ 𝐝𝐮 𝐩𝐞𝐮𝐩𝐥𝐞 𝐢𝐯𝐨𝐢𝐫𝐢𝐞𝐧, 𝐝𝐞 𝐝𝐞́𝐟𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞 𝐬𝐞𝐬 𝐥𝐢𝐛𝐞𝐫𝐭𝐞́𝐬 𝐟𝐨𝐧𝐝𝐚𝐦𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐬𝐞𝐫𝐯𝐞𝐫 𝐥’𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐝𝐞́𝐦𝐨𝐜𝐫𝐚𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐧𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧. Fait le 10 novembre 2025 Le Cadre restreint de Générations et Peuples Solidaires (GPS)
CEDEAO : L’AES a raison de se retirer !
Le PPA-CI de Laurent Gbagbo apporte son soutien Le Parti des Peuples Africains (PPA-CI) de Laurent Gbagbo exprime son soutien aux pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) qui ont décidé de se retirer de la CEDEAO. Le PPA-CI dénonce les sanctions « nocives » de la CEDEAO contre les pays qui ont connu des ruptures de l’ordre constitutionnel et l’instrumentalisation des institutions financières à des fins politiques. Le parti rappelle les mises en garde de Laurent Gbagbo contre une guerre de la CEDEAO contre le Niger et souligne que la décision de l’AES est une sage décision.