En Côte d’Ivoire, la corruption des forces de l’ordre en procès

Sept policiers et gendarmes comparaissent vendredi 5 novembre devant le tribunal militaire d’Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire, pour « extorsion de fonds ». Au total, quarante-trois membres des forces de l’ordre sont appelés à prendre place dans le box des accusés ces prochaines semaines pour des faits de « racket ». Un nombre de procès inédit pour ce tribunal militaire qui jugeait en moyenne jusqu’ici chaque année une trentaine de cas de ce genre. Cette subite profusion découle de l’opération « coup de poing » menée au sein des services publics par les autorités ivoiriennes. Première cible dans le viseur de l’ancien juge Epiphane Zoro Bi Ballo, ministre de la promotion de la bonne gouvernance, du renforcement des capacités et de la lutte contre la corruption : les contrôles routiers « payants » menés par les forces de l’ordre… Lire la suite sur Le Monde Afrique

Côte d’Ivoire : Les affrontements entre rebelles « démobilisés » et police font trois morts à Bouaké

Côte d’Ivoire : Les affrontements entre rebelles « démobilisés » et police font  trois morts à Bouaké

La paix et la sécurité semblaient lundi matin loin d’être acquis à Bouaké, la seconde ville de Côte d’Ivoire, où des affrontements entre les rebelles « démobilisés » et la police ivoirienne ont fait trois morts. « Trois corps ensanglantés ont été amenés au Centre hospitalier universitaire de Bouaké, peu après un assaut des forces de police qui ont dispersé vers 7h00 (locales et GMT) des manifestants qui bloquaient depuis la veille l’entrée sud de la ville », a rapporté l’AFP. Selon cette source, les ex-rebelles démobilisés réclament des primes similaires à celles des mutins qui ont ébranlé la Côte d’Ivoire la semaine dernière. Pour rappel, les démobilisés, dont le nombre est estimé à environ 6.000 (pour ce mouvement qui réclament des primes) à travers le pays, sont d’anciens rebelles qui n’ont pas été intégrés à l’armée, contrairement aux mutins, a souligné la même source. Lors de la mutinerie mi-mai, un démobilisé avait été tué à Bouaké par des soldats révoltés qui estimaient que les revendications des démobilisés mettaient en péril le paiement de leurs primes, a rapporté l’AFP expliquant que le défunt devait être enterré lundi et les démobilisés avaient appelé à une journée d’action pour ses funérailles. Ils ont bloqué dans la journée de lundi l’entrée sud de Bouaké et l’entrée nord de la ville de Korhogo (nord), et une cinquantaine d’entre eux ont aussi vainement tenté de bloquer l’entrée nord d’Abidjan.