Maroc. Pour le FMI, les besoins de financement substantiels découlant des réformes liées au NMD ne seront pas satisfaits par une croissance plus rapide du PIB

« Le Nouveau Modèle de Développement (NMD) contient plusieurs recommandations utiles pour renforcer la compétitivité des entreprises marocaines, améliorer la gouvernance, dynamiser le capital humain et construire une société plus inclusive », a salué le Fonds monétaire international (FMI) dans son dernier rapport sur le Maroc rendu public en février dernier. Dans ce document publié au titre de l’article IV, l’organisation internationale va plus loin en soutenant que « la mise en œuvre des réformes structurelles proposées dans le rapport NMD pourrait produire un modèle économique plus développé et plus inclusif ». Dans son analyse, le FMI est revenu à maintes reprises sur un mot cher à l’Union socialiste des forces populaires (USFP), qui en a d’ailleurs fait un de ses chevaux de bataille : Réformes. Et d’estimer qu’« une mise en œuvre prudente des réformes sera essentielle à leur succès ». Sauf que et, quand bien même les réformes déjà en cours et celles suggérées dans le rapport sur le nouveau modèle de développement auraient le potentiel de créer une trajectoire de croissance plus forte, plus inclusive et durable pour le Maroc, le Fonds monétaire reste dubitatif quant à la réalisation des objectifs visés par le NMD. Etant donné les besoins de financement potentiellement importants associés à ces réformes, l’impact incertain sur la production potentielle et l’étroitesse de l’espace budgétaire, le FMI estime qu’« une conception et un ordonnancement soigneux sont nécessaires, sur la base d’un plan de financement adéquat et dans un cadre macroéconomique cohérent et stable ». Une inquiétude à peine masquée et des orientations que partage à bien des égards l’USFP qui n’a eu de cesse d’attirer l’attention du gouvernement en place sur certains aspects de ces questions. Le parti de la Rose, qui ne manque aucune occasion de fustiger toutes déviations pouvant mettre à mal la faisabilité des objectifs fixés par le Nouveau modèle de développement, a très tôt soutenu que « l’instauration du nouveau modèle de développement est une question stratégique qui exige de nous l’audace dans l’exposé, la créativité dans les moyens et le renouvellement dans l’approche » (Mémorandum présenté à la Commission spéciale sur le modèle de développement). Il faut dire que l’USFP est resté « attaché au modèle qui traite des grands disfonctionnements et qui puise sa force dans les principes majeurs de la social-démocratie, fondés sur l’incitation de la cadence économique compétitive, l’amélioration du pouvoir d’achat des citoyennes et citoyens et le renforcement de la tendance régionale », comme cela a été rappelé dans un document politique élaboré par la Commission préparatoire du 11ème Congrès national de l’USFP. Dans ce document, le parti de la Rose a expliqué que ces objectifs ne sauraient être atteintes que « dans le cadre d’un contrat économique à portée sociale et avec une nouvelle génération de réformes de toutes les politiques publiques en cours ». A propos toujours des réformes, il est important de rappeler que l’USFP avait explicitement appelé dans son Mémorandum présenté à la Commission spéciale sur le modèle de développement à « des réformes audacieuses pour que l’économie et les investissements soient au service de la production et l’industrialisation, tout en se focalisant sur les investissements permettant la création de postes d’emploi, et ce dans le but de créer une dynamique économique à même de promouvoir le développement ». Dans ce même document, la formation politique estime qu’il est « nécessaire d’apporter des changements radicaux dans de nombreux domaines, tels que la mise en place d’un nouveau système fiscal plus juste et plus équilibré, l’encouragement des petits et moyens investissements avec des incitations réelles et concrètes, l’abolition de la spéculation, du monopole, le profit illicite et la concurrence déloyale et d’autres mesures qui entraîneraient des changements réels dans les domaines de la fiscalité, de la finance et de l’investissement ». Dans le même objectif, l’USFP soulignait également l’importance primordiale de réformer, d’étendre et de développer les systèmes de protection sociale. Le parti de la Rose estime au final qu’« il est nécessaire et même urgent de prendre des initiatives audacieuses ». Ce qui semble loin d’être le cas avec le gouvernement actuel. Pour revenir sur le rapport de l’organisation internationale, « le principal défi politique du Maroc est de trouver le juste équilibre entre le maintien de la reprise, le financement des réformes structurelles et la réduction de la dette publique », comme l’avait laissé entendre le FMI dans son dernier rapport. Cependant, quand bien même la mise en œuvre effective de ces réformes puisse considérablement stimuler la croissance potentielle du Maroc, le FMI constate que « l’ampleur et le calendrier de leur impact économique sont entourés d’une grande incertitude et les besoins de financement substantiels découlant des réformes ne seront probablement pas satisfaits par une croissance plus rapide du PIB ».Le Fonds préconise ainsi que des mesures budgétaires structurelles soient conçues pour créer l’espace budgétaire nécessaire pour financer ces réformes et préserver la viabilité budgétaire. L’institution affirme qu’« une réforme fiscale globale qui élargit l’assiette fiscale, améliore la progressivité du système et explore de nouvelles taxes telles qu’une taxe sur le carbone ou de nouvelles formes d’imposition de la richesse, ainsi qu’un examen des dépenses publiques qui hiérarchise et rationalise les dépenses seraient des éléments clés de cette stratégie ». Comme le rappelle le FMI, le rapport commandé par Sa Majesté Le Roi propose un projet global de réformes visant à doubler la PIB par habitant d’ici 2035, réduisant la part des emplois informels de 70 % actuellement à 20 %, doublant le taux de participation des femmes au travail à 45 % et l’augmentation des énergies renouvelables de moins de 10 à 40 % de la consommation d’énergie. Tout en approuvant pleinement les réformes en cours du système de protection sociale, les entreprises publiques et le système éducatif, le rapport « souligne également la nécessité de profondes réformes des cadres de gouvernance et de réglementation qui éliminent les goulots d’étranglement et les distorsions limitant la concurrence sur les marchés de produits, qui conduisent à entraver la compétitivité internationale du Maroc, encourager l’informel et réduire la confiance dans le secteur public et le système judiciaire ». Mais au-delà des objectifs très ambitieux fixés dans ledit rapport,
COVID-19 : l’Afrique pourrait perdre la moitié de son PIB, selon la CEA

Selon les estimations de la Commission économique pour l’Afrique des Nations Unies (CEA), les pertes de l’Afrique en raison de l’impact du COVID-19 pourraient se chiffrer en milliards de dollars, rapporte la CGTN. Citant la Secrétaire exécutive de la CEA, Vera Songwe, la chaîne d’information chinoise ajoute que l’Afrique pourrait bien perdre la moitié de son PIB.
Les perspectives de 2020 s’annoncent meilleures pour le Maroc

Les perspectives pour l’année 2020 s’annoncent meilleures pour l’économie nationale, si l’on en croit les nouvelles projections du Haut-commissariat au plan (HCP) synthétisées dans le « Budget économique prévisionnel 2020 ». Compte tenu d’une évolution de 4,2% des impôts et taxes sur produits nets de subventions, l’institution publique a estimé que le produit intérieur brut (PIB) devrait être de 3,5% cette année au lieu de 2,3% en 2019. En terme nominal, le produit intérieur brut devrait enregistrer une progression et cette évolution fait ressortir une légère hausse de l’inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB, de 1,1% au lieu de 0,8% en 2019. Selon le Haut-commissariat, les perspectives établies pour l’année 2020 prennent en considération les dispositions annoncées dans la loi de Finances 2020 en matière de fiscalité, de dépenses d’investissement et de fonctionnement. Compte tenu du niveau de précipitations observé jusqu’à fin décembre 2019, l’institution a en outre précisé que ces prévisions « supposent la réalisation d’une production céréalière moyenne durant la campagne 2019/2020 et la consolidation des performances des autres cultures et de l’activité de l’élevage ». Des prévisions qui « tiennent compte, également, de l’amélioration de la demande mondiale adressée au Maroc de près de 3% en 2020 au lieu de 1,5% en 2019 et de la reprise attendue des transferts des Marocains résidant à l’étranger », a ajouté le HCP. Ainsi, et sur la base de ces hypothèses, le Haut-commissariat au plan a indiqué que le secteur primaire devrait connaître une hausse de l’ordre de 6,4% en 2020 au lieu d’une baisse de 4,3% enregistrée en 2019. En ce qui concerne les activités du secteur secondaire hors énergie, les projections du HCP indiquent qu’elles « devraient s’affermir avec une croissance de 3% en 2020 contre 2,3% en 2019, profitant du bon comportement des activités minières, des industries chimiques et para-chimiques et des activités mécaniques, métallurgiques et électriques, en liaison principalement avec l’amélioration attendue de la demande extérieure ». S’agissant du secteur tertiaire, le Haut-commissariat pense qu’il devrait maintenir son niveau de croissance à 3,1% en 2020, en raison de « l’amélioration des activités des services marchands, en particulier, celles du commerce et du transport, tirées par la vigueur de la demande intérieure ». Pour ce qui est des services non marchands, les projections du Haut-commissariat laissent apparaître qu’ils devraient « se consolider pour dégager une valeur ajoutée en hausse de 3% en 2020, en relation avec la mise en œuvre de la deuxième tranche de l’augmentation des salaires dans l’administration publique ». Enfin, soulignons que les activités non agricoles devraient globalement augmenter de 3% en 2020 au lieu de 3,3% en 2019. Alain Bouithy
Déficit public désaisonnalisé de la zone euro en hausse à 0,7% du PIB

Au deuxième trimestre 2019, le ratio du déficit public par rapport au PIB, corrigé des variations saisonnières, s’est établi à 0,7% dans la zone euro (ZE19), comparé au premier trimestre 2019 où il se situait à 0,6%. Dans l’UE28, le ratio du déficit public par rapport au PIB s’est établi à 0,9%, contre 0,8% au trimestre précédent, selon des données publiées par l’office statistique de l’Union européenne (Eurostat). De ces données, il ressort que les recettes publiques totales se sont établies dans la zone euro à 46,2% du PIB, stables par rapport au premier trimestre 2019. Tandis que les dépenses publiques totales dans la zone euro se sont établies à 47,0% du PIB, en hausse par rapport au trimestre précédent avec 46,9%. Dans l’UE28, les recettes publiques totales ont représenté 44,9% du PIB au deuxième trimestre 2019, stables par rapport au premier trimestre 2019. Les dépenses publiques totales dans l’UE28 se sont quant à elles établies à 45,8% du PIB, une hausse comparée au trimestre précédent à 45,6%.
Croissance du PIB et de l’emploi dans la zone euro et dans l’UE28

L’office statistique de l’Union européenne (Eurostat) a annoncé qu’au cours du deuxième trimestre 2019, le PIB corrigé des variations saisonnières a augmenté de 0,2% tant dans la zone euro (ZE19) que dans l’UE28 par rapport au trimestre précédent. Pour rappel, au premier trimestre 2019, le PIB avait augmenté de 0,4% dans la zone euro et de 0,5% dans l’UE28. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, Eurostat a relevé que « le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une hausse de 1,1% dans la zone euro et de 1,3% dans l’UE28 au deuxième trimestre 2019, après respectivement +1,2% et +1,6% au trimestre précédent ». Dans une note publiée ce mercredi, l’Office a indiqué qu’au cours du deuxième trimestre 2019, le PIB des États-Unis a augmenté de 0,5% par rapport au trimestre précédent (après +0,8% au premier trimestre 2019). Selon les chiffres publiés par Eurostat, le PIB a progressé de 2,3% (après +2,7% au trimestre précédent), par rapport au même trimestre de l’année précédente. Quant à l’emploi, il ressort que le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,2% dans la zone euro ainsi que dans l’UE28 au deuxième trimestre 2019 par rapport au trimestre précédent. A noter qu’au cours du premier trimestre 2019, l’emploi avait augmenté de 0,4% tant dans la zone euro que dans l’UE28, selon les données d’alors. « Par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a augmenté de 1,1% dans la zone euro et de 1,0% dans l’UE28 au deuxième trimestre 2019, après respectivement +1,3% et +1,2% au premier trimestre 2019 », a poursuivi Eurostat assurant que ces données fournissent une mesure du volume de la main-d’œuvre qui est cohérente avec celle de la production et des revenus dans les comptes nationaux. Martin Kam
Maroc: Net ralentissement de la croissance

La croissance économique nationale a affiché un ralentissement au troisième trimestre 2018 se situant à 3% contre 3,9% durant la même période de l’année 2017, selon l’arrêté des comptes nationaux. « Cette croissance a été tirée par la demande intérieure dans le contexte d’une hausse encore maîtrisée de l’inflation et d’un net accroissement du besoin de financement de l’économie nationale », a expliqué le Haut-commissariat au plan (HCP). En détail, l’arrêté des comptes nationaux du secteur primaire fait ressortir un net ralentissement du rythme de croissance du secteur primaire passant de 13,4% au troisième trimestre de l’année 2017 à 4,1% durant la même période de l’année 2018. Selon le HCP, « cette évolution est le résultat de la hausse de 3,8% de la valeur ajoutée de l’activité agricole au lieu de 15% une année auparavant et de celle de la pêche de 6,8% au lieu d’une baisse de 3% ». Dans sa note d’information sur la situation économique nationale, l’organisme public a également noté un ralentissement, en volume, du taux d’accroissement de la valeur ajoutée du secteur secondaire qui est passé de 3,2% au troisième trimestre de l’année 2017 à 3% le même trimestre de l’année 2018. A en croire le Haut-commissariat, cette variation résulte de l’amélioration des VA de l’électricité et eau de 7,5% au lieu de 1,2%; des industries de transformation de 2,9% au lieu de 2,2% et du ralentissement du rythme d’accroissement de celles de l’industrie d’extraction à 4% au lieu de 19,2% et du bâtiment et travaux publics à 0,7% au lieu de 1,4%. En dépit du ralentissement de la croissance des activités des hôtels et restaurants, du transport, des services rendus aux ménages et aux entreprises ainsi que des services financiers et assurances, la valeur ajoutée du secteur tertiaire a affiché une hausse de 2,9% au lieu de 2,3% le même trimestre de l’année 2017. Cette évolution a été marquée par une amélioration des activités du commerce (4,4%), des services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale (3,2%), des postes et télécommunications (1,7%) ainsi que des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale (0,8%). Ainsi, selon l’arrêté des comptes nationaux, la valeur ajoutée des activités non agricoles a affiché, au total, une amélioration de 3% au lieu de 2,5% enregistrée au troisième trimestre de l’année précédente. « Dans ces conditions, et tenant compte de l’accroissement de 1,9% des impôts sur les produits nets des subventions au lieu de 3,5%, le Produit intérieur brut (PIB) en volume s’est accru de 3% durant le troisième trimestre 2018 au lieu de 3,9% l’année précédente », a déduit le HCP soulignant qu’aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 4,3% durant la même période. « De ce fait, le niveau général des prix a affiché une hausse de 1,3% au lieu d’une baisse de 0,2% une année auparavant », selon l’organisme public. De l’arrêté des comptes nationaux, il ressort aussi que la demande intérieure a progressé de 4,3% au troisième trimestre 2018, contribuant ainsi pour 4,7 points à la croissance économique nationale au lieu de 1,3 point. Soulignant la contribution négative des échanges extérieurs, le HCP a fait observer que les importations de biens et services ont affiché une hausse de 5,4% durant le troisième trimestre 2018 au lieu de 4,3% une année passée, alors que les exportations ont connu un net ralentissement passant de 13,4% à 2%. Pour le Haut-commissariat, on peut en déduire que « les échanges extérieurs de biens et services ont dégagé une contribution négative à la croissance, se situant à 1,7 point au lieu d’une contribution positive de 2,6 points le même trimestre de l’année précédente ». Quant au besoin de financement de l’économie, le rapport du HCP note qu’« avec une diminution de 32,6% des revenus nets reçus du reste du monde au lieu d’une hausse de 4,2% durant le troisième trimestre 2017, le revenu national brut disponible a progressé de 1,9% le troisième trimestre 2018 au lieu de 3,7% l’année précédente», a-t-il indiqué. Aussi, poursuit-il, compte tenu de l’accroissement de 5,5% de la consommation finale nationale en valeur au lieu de 3,8% enregistré une année auparavant, l’épargne nationale a régressé à 24,7% du PIB au lieu de 28%. L’investissement brut s’étant accru à 31,3% du PIB au lieu de 29,9% durant le même trimestre de l’année précédente, pour le Haut-commissariat, il ne fait aucun doute que le besoin de financement de l’économie nationale a connu ainsi une hausse se situant à 6,6% du PIB contre 1,9% une année auparavant. Alain Bouithy
Amélioration du PIB du secteur touristique au Maroc

Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), l’arrêté du compte satellite du tourisme pour l’année 2017 fait ressortir une nette amélioration du Produit Intérieur Brut (PIB) de ce secteur de 8,3% au lieu de 5% en 2016, tirée en particulier par la consommation du tourisme. « Dans ces conditions, la consommation intérieure du tourisme s’est établie à 124,1 milliards de dirhams en 2017 au lieu de 114,8 milliards en 2016, en augmentation de 8,2% », portée par l’accroissement de la consommation intérieure du tourisme récepteur de 8,8%, passée de 77,3 milliards de dirhams en 2016 à 84 milliards en 2017 et du tourisme interne et émetteur de 7%, passée de 37,5 milliards de dirhams en 2016 à 40,1 milliards en 2017″, a indiqué le HCP dans une note d’information publiée récemment. La part du tourisme récepteur dans la consommation intérieure s’est accrue de 67,3% en 2016 à 67,7% en 2017, celle du tourisme interne et émetteur a baissé de 32,7% en 2016 à 32,3% en 2017, a souligné le Haut-commissariat. Quant à la production du secteur du tourisme, elle s’est située à 109,3 milliards de dirhams en 2017 au lieu de 100,8 milliards en 2016, soit un taux d’accroissement de 8,5%. De son côté, La valeur ajoutée est passée de 52,9 milliards en 2016 à 58,1 milliards de dirhams en 2017 enregistrant une croissance de 9,9% par rapport à l’année précédente. Compte tenue de l’augmentation de 2% des impôts nets de subventions sur les produits touristiques, le HCP a estimé que le « PIB du tourisme s’est, au total, accru de 8,3% se chiffrant à 72,4 milliards de dirhams en 2017 contre 66,9 milliards en 2016 », soulignant que sa contribution au PIB national a connu une légère hausse pour se situer à 6,8% en 2017 après 6,6% une année auparavant.
La croissance américaine devrait se hisser à 2,1% en 2017

Après une croissance soutenue du PIB au second trimestre 2017 (0,8% après 0,3% au T1), l’économie américaine poursuit son expansion au troisième trimestre, selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère marocain de l’Economie et des Finances. La reprise est tirée par la consommation des ménages, en lien avec l’amélioration continue des marchés boursier, immobilier et de l’emploi, a-t-elle souligné. « Pour l’ensemble de l’année 2017, la croissance américaine devrait se hisser à 2,1% après 1,6% en 2016, selon les prévisions du FMI », a ajouté la DEPF notant que les derniers indicateurs conjoncturels montrent une accélération de la croissance. Les analystes de la DEPF notent que les ventes au détail ont rebondi de 0,6% en juillet après +0,3% en juin. En outre, soulignent-ils constaté, « la croissance de l’activité du secteur privé continue de se renforcer, comme le signale l’indice PMI composite (55,3 en août après 54,6 en juillet), tirée par une forte expansion de l’activité du secteur non manufacturier (56 après 54,7) ». Selon le ministère marocain de l’Economie et des Finances, le marché de l’emploi continue de s’améliorer aux Etats-Unis. A en croire ce département, « l’économie américaine a créé 156.000 emplois nets en août, portant le cumul à 1,4 million sur les huit premiers mois de 2017. Le taux de chômage s’est établi à 4,4% en août après 4,3% en juillet, son plus bas niveau depuis dix ans ». Dans ses analyses, la DEPF note également que le taux d’inflation a enregistré une légère remontée en juillet (1,7% après 1,6% en juin) soulignant que la Fed se rapproche du double objectif de stabilité des prix et de plein-emploi. « Dans ce sillage, un abandon progressif de la politique de relance monétaire a été amorcé, avec notamment le relèvement des taux directeurs à quatre reprises entre décembre 2015 et juin 2017 (de 25 points de base chacune) », a-t-elle conclu.