Unesco: Début des travaux du Comité du patrimoine culturel immatériel à Rabat

Unesco: Début des travaux du Comité du patrimoine culturel immatériel à Rabat

Le coup d’envoi des travaux de la dix-septième session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été donné lundi 28 novembre à Rabat. Son Excellence M. Samir Addahre, Ambassadeur et Délégué permanent du Royaume du Maroc auprès de l’UNESCO, préside cette rencontre annuelle qui se tient jusqu’au 3 décembre prochain au Sofitel Rabat Jardin des Roses et à laquelle participent des représentants des États parties, des organisations non gouvernementales, des institutions culturelles et d’autres parties prenantes venus du monde entier. Lors de cette session, le Comité évaluera les candidatures soumises par les États parties pour inscription sur les Listes de la Convention qui compte « 46 éléments pour inscription sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, 4 éléments pour inscription sur la Liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente, 5 propositions pour le Registre des bonnes pratiques de sauvegarde et 1 demande d’assistance internationale », indique l’Unesco dans un communiqué. Adrien Thyg

France. La Guinguette africaine de Suresnes est de retour

France. La Guinguette africaine de Suresnes est de retour

C’est une inscription qui tombe à point nommé. La rumba congolaise, en effet, sera diffusée non-stop au cours du grand évènement pour marquer plusieurs générations autour d’une histoire de musique, de danse, de gastronomie, mode, élection miss, etc. L’établissement de Suresnes, commune française du département des Hauts-de Seine en région Ile-de- France ouvre ses portes pour la 11éme édition, le samedi 09 juillet 2022 et tous les weekends (samedi et dimanche) du mois de juillet de 12 à 00 heure. La Guinguette Africaine comme à l’accoutumée sera un lieu, un moment unique de convivialité. En effet, La Guinguette, est une longue histoire d’amitié : Deux hommes, d’origines congolaises – Messieurs Stewart et Babin – avec des parcours différents, mais liés par une amitié indéfectible de plus de 30 ans qui ont créé le 17 février 2011 l’association « La Guinguette Africaines » Une association née de l’expression de leurs valeurs d’humanité et de générosité envers ceux qui souffrent et de leur fort attachement au Continent Africain, en général et à leur pays le Congo-Brazzaville, en particulier. Ainsi, les premières actions de l’association furent de venir en aide, à travers des dons financiers et matérielles, aux orphelins du Congo et des enfants vulnérables du continent et des Caraïbes. Plus tard en 2018 se joindra à cette équipe Cyriaque Bassoka producteur de musique qui a servi l’association de tout son cœur jusqu’à sa disparition en 2019. On lui doit beaucoup de reconnaissance. Conservant son idéal de départ, la promotion du continent africain et des caraïbes, La Guinguette est devenue un lieu incontournable de rencontre et d’échanges de toutes les diasporas, sans distinction de race. Comment participer à « La Guinguette Africaine de Suresnes « du 09 au 31 Juillet 2022.  Une seule adresse : Inscrivez-vous : « La Guinguette Africaine de Suresnes » (3, rue de la Poterie – 92150 Suresnes. BP 74 – Suresnes Cedex – France Tel. +33 641862032. Mail : soundacelestin@gmail.com) Sont concernés : Musiciens individuels, Orchestres, Groupes vocaux, groupes tradi-modernes… (africains, caribéens, divers…) Gastronomes, créateurs artistiques (mode), Sapologie, sponsors, conférences, Médias audio-visuel… avant que le programme définitif ne soit arrêté. Venez nombreux et à Bientôt ! Clément Ossinondé

Unesco: le dikopelo, une musique traditionnelle du Botswana, nécessite une sauvegarde urgente

Unesco: le dikopelo, une musique traditionnelle du Botswana, nécessite une sauvegarde urgente

Le Comité intergouvernemental pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, réuni à Jeju en République de Corée, jusqu’au 9 décembre courant, a inscrit mercredi six éléments sur la liste du patrimoine culturel immatériel nécessitant une sauvegarde urgente. Il s’agit du dikopelo, musique traditionnelle des Bakgatla ba Kgafela dans le district de Kgatleng du Botswan; des chants de travail de llano de la Colombie et du Venezuela; des pratiques traditionnelles mongoles de vénération de sites sacrés de la Mongolie, de la Taskiwin, danse martiale du Haut-Atlas occidental du Maroc; du langage sifflé de la Turquie ainsi que de l’Al ‘azi, art de la poésie, symbole de louange, de fierté et de force d’âme des Emirats arabes unis . Dans un communiqué rendu public le jour même, l’Unesco a indiqué que l’inscription des six éléments sur cette liste « permet aux Etats parties à la Convention de l’UNESCO pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de mobiliser la coopération et l’assistance internationales nécessaires pour permettre aux communautés de faire vivre et de transmettre leur patrimoine culturel immatériel ». Evoquant le cas du dikopelo au Botswana, l’organisation onusienne a expliqué que la pratique de cette musique traditionnelle associe du chant vocal et de la danse suivant une chorégraphie spécifique, sans instruments de musique, et réunit les habitants d’une zone donnée qui chantent en chœur. S’il est pratiqué par les hommes, les femmes et les enfants, l’Unesco a indiqué que cet élément est surtout maîtrisé par les anciens qui, en tant que membres d’un Conseil consultatif informel, transmettent leur savoir-faire à la jeune génération. Fondée sur une vision partagée de la vie de la communauté, cette pratique collective n’est plus aussi répandue que par le passé, a poursuivi l’organisation. Par ailleurs, « bien que le dikopelo soit à l’origine un événement pratiqué par les communautés sur les terres agricoles, le déclin de la population agricole a entraîné le déplacement des chœurs vers des villages où il est plus difficile de le pratiquer en raison de la modernisation », a constaté l’Unesco. Selon elle, les pratiques de divertissement modernes ont également réduit le nombre de praticiens expérimentés en mesure d’expliquer la signification de l’élément. L’Unesco a tutefois estimé que malgré la faible viabilité du dikopelo, « la communauté et les praticiens s’engagent pour sa sauvegarde, comme en témoignent leur détermination à se mesurer à des groupes issus d’autres districts et les efforts déployés pour faire revivre le dikopelo dans l’optique de préserver les jeunes des problèmes sociaux et de promouvoir des messages positifs dans la communauté », a-t-elle conclu.