IGF : Jules Alingete Key invite l’UE à changer son regard sur la RDC

ACTUALITE. Mardi 27 septembre, M. Jules Alingete Key, Inspecteur Général de l’IGF (Inspection Générale des Finances) en République Démocratique du Congo, s’est exprimé au Parlement Européen en Belgique sur la corruption et d’autres antivaleurs. Les services européens de l’action extérieure, conduits par l’ambassadeur Bernard Quintin, ont reçu le Chef de service à l’IGF qui leur a demandé d’adopter un regard positif sur la RDC au vu des efforts qu’elle a déployés dans la lutte contre la corruption et autres antivaleurs dans la gestion des biens publics et la transparence. Lors de ces échanges, quatre thèmes principaux ont été élaborés : l’état de la corruption en RDC en 2019, les stratégies et actions menées par la RDC depuis 2020 à ce jour, les résultats obtenus en termes de bonne gouvernance et de réduction de la corruption, ainsi que les perspectives d’avenir. Le Chef de service de l’IGF a ainsi présenté les avancées de la lutte contre la corruption en RDC grâce au contrôle a priori. Des délégués de l’Union européenne ont soutenu cette stratégie, affirmant qu’il s’agit du moyen le plus efficace pour assainir les finances publiques. Le Parlement européen est un forum de débat politique et de prise de décision au niveau de l’UE, où les électeurs de chaque État membre désignent des représentants chargés de défendre les intérêts de la population en matière de législation européenne. Au fil des ans et en raison de l’évolution des traités européens, le Parlement a acquis d’importants pouvoirs législatifs et budgétaires qui lui permettent de définir la direction que prend le projet européen. Par le biais de ce forum, le Parlement cherche ainsi à promouvoir la démocratie et les droits de l’homme tant en Europe que dans le monde. Jules Alingete a rencontré ces délégués dans l’espoir d’obtenir le soutien de la Commission européenne pour l’IGF. À l’issue de son audience, le Chef de service à l’IGF s’est adressé à la presse en déclarant : « Nous avons été agréablement surpris par tous les services européens d’apprendre que la Belgique et la France pratiquent le contrôle a priori depuis plus de trente ans. Ils ont été surpris qu’au Congo, cela ne fait qu’un an que nous sommes passés au contrôle a priori, que nous qualifions de patrouille financière. » Jules Alingete a de plus ajouté : « Selon l’Union européenne, le contrôle a priori est le moyen le plus efficace de lutter contre la corruption dans la gestion publique. L’UE nous a encouragés à mettre en œuvre ce contrôle préventif dans toutes les entreprises du portefeuille de l’État, les institutions publiques, les provinces, et même au niveau du pouvoir central. C’est une grande satisfaction pour nous et nous avons la promesse ferme de l’UE de nous accompagner dans la mise en place d’un contrôle a priori permanent dans la République Démocratique du Congo pour lutter efficacement contre la corruption. » Mercredi 28 septembre 2022, Jules Alingete était également invité au Parlement Fédéral belge pour discuter des progrès et des résultats obtenus dans la lutte contre la corruption en RDC. Ces deux interventions se tiennent juste après que Jules Alingete a reçu le prix Forbes Best of Africa pour la meilleure pratique anti-corruption, preuve évidente des efforts déployés par l’IGF pour exécuter la vision et l’initiative lancé par le Président Félix Antoine Tshisekedi afin d’établir une nation libre des antivaleurs telles que la corruption et le détournement des deniers publics.
Bangladesh : Le Parlement européen condamne les violations des droits humains et appelle à des élections libres et équitables

Une conférence internationale intitulée « La démocratie menacée et les violations des droits de l’homme au Bangladesh » a été organisée par le groupe PPE et le député européen Fulvio Martusciello avec l’aide du Conseiller européen, Valerio Balzamo, et animée par la Conseillère aux Affaires internationales, Mme Manel Msalmi. La conférence s’est déroulée parallèlement à la mission de la délégation de l’UE au Bangladesh qui vise à demander une augmentation du salaire minimum pour les travailleurs du secteur du textile. La délégation de l’UE a discuté des droits du travail avec les membres du Parlement européen ainsi que les militants des Droits de l’homme du Bangladesh en présence de la diaspora Bengale en Europe. Ils ont discuté des violations Des droits de l’homme, de la démocratie principalement en ce qui concerne les prochaines élections ainsi les minorités. La députée Européenne, Isabella Adinolfi, s’est concentrée en tant que membre de la Commission de la culture et de l’éducation sur l’état de la liberté d’expression et de la presse en 2021, qu’elle a qualifié d’alarmant. Elle a ajouté que les libertés religieuses et culturelles sont entravées au Bangladesh et qu’il est nécessaire de protéger la diversité culturelle. La députée Vuolo a mentionné les résolutions du Parlement européen qui rappellent l’examen périodique des Droits de l’homme au Bangladesh par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour la période 2017-2021. Le document souligne également comment le Bangladesh a reçu plus de 500 recommandations appelant à la reconnaissance de certaines minorités ethniques, à l’adoption de lois contre le mariage des enfants et à la reconnaissance claire de la liberté d’expression. La députée Gancia a souligné, pour sa part, le fait que le Bangladesh est confronté à une violation continue des droits de l’homme et à une détérioration continue des institutions du pays. Les élections locales et nationales ont été très controversées, truquées et violentes Les minorités du pays sont confrontées quotidiennement à une menace pour leur sécurité et leur bien-être. Dans ce scénario, l’Union européenne doit agir avec courage et fermeté pour condamner les violations des droits de l’homme et appeler à des élections libres. Des membres de la communauté Bengale et des représentants de la diaspora en Europe ont partagé leurs préoccupations concernant la démocratie et la liberté dans leur pays. M. Saydur Rahman, président de la diaspora Bengale en Belgique et militant des Droits de l’homme, a déclaré que les dirigeants de l’opposition politique font face à des menaces constantes et a appelé à la libération immédiate de l’ancienne Première ministre, Mme Khaleda Zia, et à des élections libres au cours desquelles les organisations de la société civile et les différents partis politiques prendront part. De son côté, l’ancien ministre du commerce et militant politique, M. Amir Khasru Mahmud Chowdhury, a salué l’initiative de la délégation de l’UE au Bangladesh et a appelé à davantage de droits des travailleurs. Il a souligné le fait que les Droits de l’homme, les droits des travailleurs ainsi que les droits des minorités sont violés. Dans cette optique, il a appelé à une politique libre et des élections démocratiques avec le soutien de l’Union européenne, partenaire stratégique du Bangladesh. M. Humayun Kabir, représentant de la diaspora Bengale au Royaume-Uni, militant des droits de l’homme et conseiller aux affaires internationales, a évoqué les violations des Droits de l’homme au Bangladesh, les abus de pouvoir de la police et les sanctions américaines contre le Rapid Action Battation (RAB) au Bangladesh. Quant au député Fulvio Martusciello, il a évoqué que l’UE est préoccupée par la situation des Droits de l’homme et des droits du travail au Bangladesh. Il a également souligné la nécessité de protéger les minorités, principalement la minorité hindoue confrontée à des persécutions et des attaques constantes. Il a, par ailleurs, appelé à des élections libres et impartiales au cours desquelles toutes les communautés, les partis politiques et les organisations de défense des Droits de l’homme seront représentés. Enfin, rappelons que le séminaire a été suivi d’une séance de débat au cours de laquelle des membres de la diaspora Bengale et des organisations en Europe ont exprimé au panel leur besoin urgent de liberté, de démocratie et principalement d’élections libres et équitables en 2023. Manel Msalmi Bruxelles
Réactions au Tchad à la position du Parlement européen
La société civile salue la position du Parlement européen qui dénonce la prise du pouvoir par les militaires. Mais pour les autorités, il ne s’agit pas d’un coup d’Etat. Le parlement européen dans une résolution adoptée le jeudi 20 mai 2021, a dénoncé la prise du pouvoir par les militaires après le décès du président Idriss Déby et demande un retour à l’ordre constitutionnel. Le Parlement européen invite donc le Conseil militaire de transition à « créer et garantir les conditions d’un dialogue national inclusif entre le gouvernement et les acteurs de la société civile et à garantir une transition pacifique, menée par des civils et urgente vers des élections démocratiques, libres et équitables, dans les meilleurs délais, qui aboutiraient à un président élu démocratiquement et à un gouvernement d’ouverture « … Lire la suite sur DW
Le voisin oriental du Maroc se prend une rouste magistrale au Parlement Européen sur la question des Droits de l’Homme

OPINION. La date du 26 novembre 2020 est à graver en lettres d’Or au Parlement Européen, réuni en Urgence à Bruxelles, puisqu’il vient d’adopter en cette journée une Résolution d’Urgence dénonçant la grave détérioration de la situation des Droits de l’Homme et des libertés en Algérie. L’écrasante majorité des eurodéputés a dénoncé les méthodes algériennes de torture et de maltraitance des prisonniers et exigé la libération de ces détenus et la garantie de la liberté d’expression et de manifestation mais aussi les amendements liberticides du Code Pénal algérien et de la nouvelle Constitution. Ils ont notamment cité la discrimination et le harcèlement dont sont victimes les Chrétiens et les Juifs en Algérie, en flagrante violation de la liberté de culte et du respect de toutes les religions monothéistes. Les eurodéputés estiment également dans cette Résolution que la censure, les procès et les lourdes sanctions à l’encontre de médias indépendants continuent de s’aggraver et que les restrictions en matière de sécurité instaurées pour lutter contre la pandémie de la COVID-19 ont contribué à renforcer les contrôles et sont utilisées par les autorités pour restreindre davantage l’espace civique, limiter la dissidence pacifique et entraver la liberté d’expression. A noter que la Résolution en urgence invite instamment les autorités algériennes à autoriser l’entrée dans le pays des organisations internationales des Droits de l’Homme et des titulaires de mandat au titre de procédures spéciales des Nations-Unies. Ladite Résolution en Urgence a été adoptée par 669 députés pour et seulement 3 députés contre et 22 abstentions soit la quasi totalité des membres du Parlement Européen. Pour rappel, c’est la deuxième fois en un an qu’une Résolution du Parlement Européen est adoptée en Urgence pour appeler l’Algérie à respecter les Droits de l’Homme et mettre à témoin la communauté internationale sur la situation grave des libertés dans ce pays Farid Mnebhi.
Soufflet magistral reçu par les dirigeants algériens et leurs pantins polisario au Parlement Européen

TRIBUNE. Suite aux auditions du Commissaire Européen en charge de la Gestion des Crises, Monsieur Janez Lenarcic, et l’intervention de l’eurodéputée, Madame Dominique Bilde, au Parlement Européen, la Commission du Développement (DEVE) du Parlement Européen s’est saisi officiellement, le 02 juillet 2020, de l’affaire du détournement de l’aide humanitaire destinée aux populations sahraouies marocaines séquestrées dans les camps de la honte de Tindouf en territoire algérien. A préciser, qu’une large partie de cette aide humanitaire est revendue pour soutenir l’achat d’équipement militaire et que le nombre de séquestrés sahraouis marocains présents dans les camps de la mort sis à Tindouf sont surestimés afin de capter davantage de subsides. La député européenne a, d’ailleurs, précisé dans son intervention, que les autorités algériennes ont systématiquement refusé le recensement des embastillés sahraouis marocains de Tindouf malgré les multiples demandes répétées de l’ONU. Elle a également souligné les horribles abus que subissent ces séquestrés sahraouis marocains auxquels s’ajoute la crise du Coronavirus (COVID-19) sur laquelle le polisario entretient l’omerta la plus totale. Pour sa part, le Commissaire Européen en charge de la Gestion des Crises, Monsieur Janez Lenarcic, a reconnu explicitement qu’il existait des doutes réels sur le nombre de bénéficiaires de l’aide humanitaire en raison de l’impossibilité d’accéder dans certaines zones des camps des séquestrés sahraouis marocains de Tindouf. En effet, les camps de Tindouf constituent une zone de non-droit où les organismes et observateurs internationaux ne peuvent accéder librement pour effectuer un recensement des populations, lequel est systématiquement refusé par l’Algérie qui abrite ces camps sur son territoire. Le même black out a d’ailleurs entouré la communication autour du nombre des personnes atteintes ou décédées de la COVID-19 dans ces camps où la situation sanitaire est déplorable. L’affaire du détournement de l’aide humanitaire européenne par le polisario et l’Algérie est revenue avec force dans le contexte de la COVID-19. Dans ce contexte de crise sanitaire, les autorités algériennesont multiplié récemment les appels à l’adresse des bailleurs de fonds et des organismes humanitaires pour fournir l’aide humanitaire aux populations sahraouies séquestrées sur son propre territoire. Ces demandes d’aides ont fait bondir le député européen, Monsieur Ilhan Kyuchyuk, dans un communiqué publié le 01 juillet 2020, s’insurgeant face à l’inaction de Bruxelles devant la poursuite des détournements de l’aide humanitaire par le polisario et les responsables algériens. Il rappelé qu’en janvier 2015, un rapport de l’Union Européenne, rédigé en 2007 par l’Office Européen de Lutte Anti-Fraude (OLAF) dévoilait le système de détournement massif d’aide humanitaire orchestré par le polisario avec la complicité des responsables algériens. Il a révélé également que ce trafic se poursuit activement à ce jour et qu’une large partie de l’aide humanitaire serait chaque année revendue en Mauritanie pour financer le polisario et ses opérations contre la souveraineté territoriale du Maroc. Pourquoi donc Bruxelles refuse-t-elle d’enquêter sur ces actes malgré les preuves qui s’accumulent ? Pourquoi l’UE continue-t-elle d’envoyer près de 10 millions d’Euros par an de matériel à un camp dont elle ne connaît même pas le nombre réel de séquestrés sahraouis marocains ? Cet argent est celui du contribuable des pays européens et il est plus que temps de demander des comptes à Bruxelles et à l’Algérie ! Ces preuves ont été dévoilées au grand jour sur la base d’investigations menées sur le terrain et à travers des témoignages accablants et sont corroborées par la multiplication des appels incessants des responsables algériens auprès des bailleurs de fonds et des organisations humanitaires, suite à la propagation de la COVID-19, à renflouer les caisses du polisario et celles de leurs intendants algériens. Farid Mnebhi.
Un député Européen s’insurge sur la situation en Algérie

TRIBUNE. Tiens ! Quelle extraordinaire nouvelle vient de tomber, celle que le Parlement Européen organisera à Strasbourg un débat suivi d’une Résolution d’Urgence sur la situation prévalant en Algérie et ce, à l’initiative de l’eurodéputé Raphaël Gluksmann. Il semblerait que l’Union Européenne, confinée jusqu’alors dans un silence sidérant sur la question algérienne, ait décidé de sortir de son mutisme pour dire son mot sur le mouvement de manifestations inédit du peuple algérien réclamant le changement depuis février 2019. Comme à son habitude, le régime algérien a dénoncé, illico presto, une ingérence dans les affaires intérieures algériennes. Ainsi, le Général Gaïd Salah a réitéré que ce qui se passait en Algérie était une affaire interne qui concernait que les Algériens, affirmant « qu’il tenait à dire à ces outranciers de se soucier de leurs affaires et des problèmes de leur pays ». A-t-il oublié ces sarcasmes malfaisants à l’égard de ces voisins ? Bien sûr que non ! Mais dans ce cas précis, c’est son avenir qui est en jeu, d’où sa réaction stupide à faire rire les fennecs du Sud algérien ! Quant aux candidats à la présidentielle du 12 décembre 2019, ils ont rejeté, le 23 novembre 2019, au 7ème jour de la campagne électorale, les tentatives d’ingérence étrangère dans les affaires intérieures de l’Algérie par le Parlement Européen. Que pouvaient-ils dire de plus ? Rien ! Il est certain, selon l’eurodéputé Raphaël Gluksmann, que des lobbys liés aux intérêts algériens tentent de bloquer ce débat et l’adoption d’une Résolution sur la situation en Algérie ajoutant que les manifestations du peuple algérien sont « vraiment admirables et la question juridique sous-entendu les arrestations massives, est désastreuse ». Aussi, Raphaël Glucksmann a fait promesse de rendre publique les interventions des uns et des autres si d’aventure on venait à s’opposer à cette Résolution afin que chaque député européen puisse assumer sa position au grand jour et qu’il se battra pour qu’elle soit le plus possible à « la hauteur de l’incroyable Révolution et surtout qu’elle gagne » a-t-il déclaré. Rendez-vous est donc donné, dans la semaine du 25 novembre au 1er décembre 2019, à Strasbourg. Farid Mnebhi.
Elections européennes : quel Parlement en 2019 ?

TRIBUNE. Ce dimanche 26 mai, les citoyens européens étaient appelés à voter pour élire leurs représentants au Parlement européen. Que retenir des résultats de ce scrutin ? Entre montée des partis populistes et écologistes, et participation record, retour sur les élections européennes de 2019. A quoi ressemble le nouveau Parlement européen ? Les résultats des élections européennes sont tombés ce lundi 27 mai. Les différents partis composant le Parlement européen resteront proportionnellement les mêmes : le Parti Populaire Européen et les Sociaux Démocrates seront majoritaires dans l’hémicycle jusqu’en 2024. Les principales coalitions perdent néanmoins près de 80 sièges, et le Parlement apparaît plus fragmenté à la suite de ce scrutin. Notamment, les partis d’extrême droite ont gagné du terrain, et se retrouvent avec plus de 150 représentants. Les partis libéraux connaissent également une forte progression avec près de 40 sièges gagnés lors des élections, en partie grâce à des mouvements comme La République en Marche, qui récupère 23 sièges à l’issue du scrutin : Emmanuel Macron évoquait d’ailleurs sa volonté de voir se former une coalition entre les libéraux, les écologistes (69 sièges) et les sociaux-démocrates (146 sièges). De quoi assurer une belle majorité à ces partis pour les années à venir. Mais ce Parlement européen « disséminé » entre plusieurs partis annonce de possibles difficultés pour former les coalitions : en effet, lorsque l’on vote pour des listes aux élections européennes, les députés ne siègent pas par délégation nationale. Ils se regroupent en fonction de leurs convergences politiques, en partis “transnationaux”. Le nombre minimal pour former un groupe est de 25 députés, et un quart minimum des Etats membres doit être représenté dans chaque groupe. A l’issue de ce scrutin, les partis conservateurs, autrefois majoritaires, devront par exemple s’allier à d’autres partis pour conserver leur majorité. De manière générale, la gain de sièges de plusieurs partis minoritaires va rendre difficile l’obtention d’une réelle majorité au Parlement, ce qui peut ralentir les processus législatifs. Quel est le rôle d’un député européen ? Les parlementaires représentent les citoyens européens. Comme dans les parlements nationaux, ils participent au processus législatif. Ils exercent également un contrôle sur les institutions qui représentent le pouvoir exécutif de l’Union Européenne, à savoir le Conseil Européen et la Commission : ils peuvent notamment voter une motion de censure pour dissoudre cette dernière. Les parlementaires ont également un pouvoir budgétaire, puisqu’ils votent et valident le budget. Plus d’informations ici. Une montée des extrêmes et de l’Euroscepticisme L’Europe semble avoir du soucis à se faire : les partis eurosceptiques et d’extrême droite ont gagné du terrain lors de ce scrutin.En France, le parti du Rassemblement National, mené par le jeune Jordan Bardella, arrive en tête, en récoltant 23.31% des suffrages. En Hongrie, le parti du premier ministre Viktor Orban affiche une majorité écrasante, avec 52% des suffrages exprimés en sa faveur. Ce dernier est réputé pour être un grand eurosceptique, et pour pratiquer des politiques migratoires drastiques.Même constat pour l’Italie : La ligue du Nord récolte 34.3% des suffrages. Face à cette montée de l’extrême droite, les principaux partis du Parlement Européen, à savoir Le PPE (Parti Populaire Européen) et les Socialistes Démocrates, perdent respectivement 34 et 45 sièges. Les partis pro Union Européenne restent néanmoins majoritaires, et peuvent encore canaliser la montée des extrêmes. Si la présence de partis nationalistes et eurosceptiques n’est pas encore assez grande pour prétendre à la majorité, ce résultat reflète néanmoins la montée du populisme, qui ne cesse de croître dans les pays européens. La poussée des Verts européens Point positif de ce scrutin : les partis européens en faveur du climat font de très beaux scores. A l’image de Yannick Jadot, qui récolte 13.5% des suffrages en France, ou encore du parti écologiste allemand, qui récupère 22% des votes (contre 10.7% en 2014). Cette forte progression est assez inattendue pour la plupart des partis écologistes, qui récupèrent 69 sièges, contre 52 en 2014 : les Verts représenteront 10% du Parlement européen pour les 5 années à venir. Ce résultat n’est pas si surprenant, et reflète bien les différentes revendications exprimées par la société civile ces derniers mois, qui était très mobilisée pour l’environnement. Un sondage IPSOS sur les élections européennes indiquait d’ailleurs que 80% des votants souhaitaient voter pour un parti favorisant la cause écologique. Dans cette veine, de nombreux partis avaient d’ailleurs fait de l’environnement leur fer de lance pendant la campagne, à l’image du PS ou de La République en Marche en France. Reste désormais à savoir si les promesses électorales en faveur de l’environnement seront tenues après les élections. Pour avoir un réel poids sur les décisions politiques, les partis écologistes devront s’allier avec d’autres partis plus importants comme l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates, qui comptent 146 sièges en 2019. Ce gain de représentants reste tout de même une grande victoire pour les partis écologistes dans l’Union. Rappelons-le, le Parlement européen est encore à ce jour à l’origine de la plupart des législations des Etats membres pour la protection de l’environnement. Un taux de participation “record” La première grande surprise de ces élections européennes a été la participation. Elle n’avait pas été aussi haute depuis longtemps : 51.3% des citoyens européens se sont rendus aux urnes. En France, 50.1% des citoyens ont participé aux élections. C’est bien plus qu’en 2014, où à peine 40% de la population avait fait le déplacement. Si ce chiffre peut paraître assez bas, il n’est pas à minimiser : le taux d’abstention a beaucoup reculé pour les élections européennes cette année, à l’image de l’Allemagne ou de la Belgique, qui comptent 59% et 89% de participation. Pour l’hexagone, c’est le meilleur score depuis 1994. Ce taux de participation rejoint d’ailleurs ceux connus lors des premières élections européennes de 1979 et 1984, où la participation était respectivement de 60.7% et 56.7%. En effet, de nombreux pays sont encore très peu sensibilisés au vote pour les européennes, à l’image de la Croatie, qui compte un taux de participation de 29%, ou encore le Portugal : seul 31% des portugais ont participé au scrutin. En France, cette participation “record” peut s’expliquer du fait d’un renouveau dans le
UE: Le Parlement européen vote le Détachement des travailleurs

Ce midi, les Eurodéputés votaient les nouvelles règles dans le dossier détachement des travailleurs. Cette révision législative a pour objectif de garantir une meilleure protection des travailleurs détachés et une concurrence loyale pour les entreprises. « Nous avons voté en faveur du texte, principalement parce qu’elle met en avant le principe du à travail égal, salaire égal ainsi que l’application des conventions collectives de travail du pays d’accueil. Nous regrettons toutefois la durée maximale du détachement que nous avions voulu de 6 mois », explique la délégation socialiste belge qui a voté en faveur du texte. Un pas dans la bonne direction pour les eurodéputés PS « Enfin un texte sur le travail détaché qui consolide vraiment le droit des travailleurs ! Les travailleurs envoyés temporairement dans un autre pays de l’UE obtiendront un salaire égal pour un travail égal au même endroit, c’était une de nos lignes rouges », explique Marc Tarabella, chef de délégation PS au Parlement européen. « De plus, toutes les règles du pays d’accueil en matière de rémunération s’appliqueront aux travailleurs détachés. En d’autres termes, les frais d’hébergement, de déplacement et de pension seront payés par l’employeur et pas déduits des salaires des travailleurs », rajoute-t-il. « Malgré les réserves émises sur la durée, l’accord reste une avancée dès lors que les nouvelles règles qu’il contient permettront, selon moi, une meilleure protection des travailleurs et constituent un pas important pour mettre fin à la concurrence déloyale entre les entreprises et stopper le dumping social. À travail égal, salaire égal dès le premier jour de détachement … Voici les promesses contenues à l’accord ! L’Europe sociale a enfin réalisé son premier bon en avant grâce à cet accord, qui s’inscrit non plus dans le sens unique de la libre circulation des travailleurs, mais également dans la protection de ceux-ci ! J’espère maintenant que les états membres concrétiseront ces nouvelles règles au plus vite pour ainsi répondre le plus rapidement possible aux attentes des travailleurs », commente, quant à elle, Marie Arena en charge des questions Emploi et affaires sociales au Parlement européen. « Si cet accord contient des avancées, il est toutefois vraiment regrettable qu’il ne s’applique pas au secteur du transport routier », estime Hugues Bayet. « Les dizaines de milliers de chauffeurs routiers détachés ne pourront donc pas bénéficier des avancées de ce texte avant qu’une règlementation particulière ne soit appliquée au secteur du transport. C’est profondément injuste et nous devons veiller à ce que les chauffeurs routiers ne deviennent pas les parents pauvres de l’Europe sociale. Cela démontre par ailleurs l’importance et la difficulté des travaux actuels relatifs au paquet mobilité, à la lutte contre le dumping social dans ce secteur et au respect des droits fondamentaux des chauffeurs. Pourquoi réformer la directive ? La directive sur le détachement de travailleurs datait de 1996 et permet aux entreprises de l’UE d’envoyer de manière temporaire ses salariés dans un autre pays de l’Union. Ces travailleurs dits détachés bénéficient des conditions de travail du pays d’accueil mais les charges sociales restent celles du pays d’origine. Cependant, ces règles sont génératrices du « dumping social ». Certains travailleurs détachés coûtent nettement moins cher aux employeurs que les travailleurs locaux : ils sont rémunérés avec le salaire minimum du pays d’accueil tandis que leurs charges sociales sont perçues dans le pays d’origine. De nombreuses infractions ou excès ont également été constatés comme, par exemple, comme le recours au statut de faux détachement via des entreprises boites aux lettres ou encore la transgression de la part des employeurs des droits des travailleurs dans le pays d’accueil, tels que le travail le week-end, les heures sup non rémunérées, etc. « Nous resterons attentifs aux prochaines étapes de la mise en place de la directive. Il faut à présent que les États membres prennent leurs responsabilités. La lutte contre le dumping et pour les droits des travailleurs reste, pour nous, une priorité absolue », concluent les Eurodéputés Tarabella, Arena, et Bayet. Emmanuel Foulon Responsable communication PS – Parlement Européen.