Gabon. Quand un pouvoir tente de transformer la loi en instrument de bâillonnement politique

LIBRES PROPOS. Une phrase lancée en conférence de presse peut parfois révéler plus qu’une longue déclaration de politique générale. En affirmant le 8 mars 2026, face à la presse, que les partis politiques dépourvus d’élus n’auraient pas « le droit de s’exprimer en tant que parti politique », le ministre de la Communication et des Médias, a cru frapper juste. Il a surtout mis à nu une conception du pouvoir qui mérite d’être examinée avec la rigueur qu’elle mérite. La polémique née de cette sortie ne saurait se réduire à l’agitation politicienne qu’elle suscite dans l’opinion et les milieux de l’opposition. Elle touche à une question de fond : quelle place le pluralisme politique occupe-t-il réellement dans le Gabon post transition ? Et quel usage un gouvernement peut-il légitimement faire de la loi, de sa propre loi, pour circonscrire l’espace d’expression de ses adversaires ? C’est à ces questions que nous allons tenter d’apporter une réponse en nous appuyant rigoureusement sur les textes en vigueur, et en inscrivant cette analyse dans la perspective plus large de ce que la démocratie exige d’un pouvoir qui prétend en être l’expression. I- Une polémique révélatrice d’une conception inquiétante de la démocratie Le débat actuel trouve son origine dans la conférence de presse tenue le 7 mars à Libreville par la Coalition pour la Nouvelle République (CNR) et plusieurs formations politiques alliées, parmi lesquelles Ensemble pour le Gabon et REAGIR. Réunis à la Chambre de commerce de Libreville, les responsables de cette plateforme ont dressé un réquisitoire sévère contre la gouvernance du régime en place depuis le coup d’État du 30 août 2023, dénonçant la vie chère galopante, la montée de l’endettement public, les promesses non tenues et un climat politique qu’ils jugent marqué par des restrictions croissantes aux libertés fondamentales. La réaction gouvernementale ne s’est pas fait attendre. Lors d’une conférence de presse tenue le lendemain, le ministre de la Communication a mis en doute la légitimité juridique de ces formations, affirmant que la Constitution, la loi sur les partis politiques et le code électoral exigeraient qu’un parti dispose d’un minimum d’élus nationaux pour pouvoir se prévaloir de son statut. Sa formule fut sans ambiguïté : « Si, au terme du processus électoral, vous n’avez même pas un élu, vous n’avez pas le droit de vous exprimer en tant que parti politique. » Il annonça que le gouvernement procéderait à des vérifications « sur le plan du droit ». Ce qui aurait pu n’être qu’une maladresse de tribune révèle, à l’examen, une tentation plus structurée : celle de réduire progressivement l’espace politique gabonais à une configuration quasi monopolistique où un grand parti présidentiel, entouré de formations satellites, occuperait seul la scène publique. Une telle orientation serait non seulement contraire à l’esprit de la démocratie, mais, et c’est là le paradoxe le plus saillant, contraire à la loi que le gouvernement a lui-même promulguée. II- Une déclaration ministérielle en contradiction avec la loi La loi n°016/2025 du 27 juin 2025 relative aux partis politiques en République Gabonaise constitue le texte de référence de ce débat. C’est elle que le ministre invoque. C’est elle qui le contredit. Sur la question des conditions d’existence juridique d’un parti, le législateur a été d’une précision remarquable. L’article 25 de cette loi énumère de manière limitative les pièces constitutives du dossier de légalisation : une demande adressée au Ministre de l’Intérieur, un procès-verbal de réunion constitutive, des statuts et un règlement intérieur, les pièces d’identité et casiers judiciaires des fondateurs, et un état d’adhésions d’au moins dix mille membres répartis dans les neuf provinces du pays. La détention d’élus n’y figure nulle part, ni comme condition initiale, ni comme condition de maintien de la personnalité juridique. La confusion entretenue par le ministre tient en réalité à une lecture tronquée de l’article 2 de la même loi, lequel définit deux catégories distinctes. La première est celle du parti politique, défini comme toute association à but non lucratif légalement reconnue, dans laquelle des citoyens partageant des idées et des intérêts communs se regroupent en vue de conquérir et d’exercer le pouvoir par la voie démocratique. La seconde est celle du parti politique représentatif, défini comme un parti disposant d’au moins un élu national et de quinze conseillers locaux. Ces deux définitions coexistent dans le même texte, et leur coexistence n’est pas fortuite : elle traduit une volonté législative explicite de reconnaître l’existence pleine et entière de partis qui, sans être représentés dans les institutions, n’en sont pas moins des acteurs juridiques à part entière de la vie politique. Raisonner autrement conduirait à une absurdité logique que le droit ne saurait tolérer. Si l’absence d’élus emportait l’inexistence juridique d’un parti, pourquoi le législateur aurait-il créé la catégorie des partis représentatifs ? Cette catégorie n’aurait aucune utilité si elle seule conférait l’existence. Sa présence dans la loi démontre, de manière irréfutable, que les partis sans élus existent pleinement en droit ; simplement, ils ne bénéficient pas des prérogatives additionnelles réservées aux partis représentatifs : être invités aux cérémonies républicaines en application de l’article 10, ou bénéficier d’un traitement équitable dans les médias publics en application de l’article 11. Quant au droit d’expression, il ne souffre d’aucune condition électorale. L’article 9 de la loi est sans équivoque : « Les partis politiques peuvent exprimer leurs opinions sur toute question d’intérêt local, national ou international. » Ce droit est attaché à la qualité de parti légalement constitué, non à sa représentation parlementaire. Tenir une conférence de presse, diffuser un communiqué, interpeller publiquement le gouvernement sur sa gestion : tout cela relève du droit commun des partis, quel que soit leur score électoral. La seule sanction liée aux élections que prévoit la loi est celle de l’article 71, et elle est d’une tout autre nature que celle qu’invoque le ministre. Elle dispose qu’un parti perd son statut juridique s’il ne présente pas de candidats à deux scrutins législatifs ou locaux consécutifs. Non pas s’il n’en fait pas élire. La nuance est fondamentale : un parti
Gabon/Congo. Flibustier et convoyeur deniers publics (l’homme des cavernes d’Ali Baba)

COUP DE GUEULE. La somme d’1,190 MILLIARD Francs CFA s’est évaporée du CONGO, Pays classé Pauvre et Très Endetté (PPTE), sans susciter la moindre indignation au sein de la MINORITE présidentielle, de l’opposition DESIGNEE et déclencher une enquête judiciaire ou parlementaire. Le pire est que le convoyeur de cette somme faramineuse, GUY NZOUBA NDAMA, ancien baron du P.D.G (Parti des Despotes Gabonais) devenu opposant, a été relâché après avoir été interpellé avec des valises bourrées de LIQUIDITE par les services de douane gabonais en provenance du CONGO. Le contentieux entre les clans NGUESSO et BONGO ne devrait pas justifier un tel GASPILLAGE. De retour de sa FLANERIE funéraire à Londres, l’empereur DENIS SASSOU-NGUESSO n’a même pas pipé un mot sur cet énième SCANDALE qui décrédibilise davantage son régime et surtout l’Etat congolais auprès de ses créanciers. Dans un pays qui peine à payer les pensions des retraités et les bourses estudiantines, on peut se permettre d’offrir à l’opposant d’un pays voisin une quantité d’argent qui pourrait incontestablement améliorer le quotidien d’une bonne partie de la population. Curieusement, AUCUN des nombreux ATALAKU et FANATIQUES du régime SANGUINAIRE impérial d’Oyo n’a osé émettre une critique. La solidarité ETHNIQUE est une véritable PRISON. Pour camoufler ce scandale, les services secrets congolais en ont créé un autre sur les supposées relations INCESTUEUSES au sein de la famille impériale pour DIVERTIR l’opinion publique. La presse congolaise est muselée, la société civile est bâillonnée, les chaînes de télévision (publique et privées) sont à la solde du régime. Il ne reste plus qu’aux INDIGENTS d’employer des méthodes subversives pour se maintenir en VIE. Il est TRES facile de dépouiller un BARON du régime. TOUS disposent des NGIRI (1) à domicile. Par Lascony Nysymb (1) sac en nylon destiné à transporter des produits.
L’opposant gabonais Jean Ping à la presse: « nous sommes dans un Etat voyou»

L’opposant gabonais et président de la Coalition pour la nouvelle République revient sur l’intrusion « massive et brutale » dont sa résidence a fait l’objet vendredi 13 octobre dernier. Le chef de file de l’opposition gabonaise parle d’un « prétendu huissier de justice qui était accompagné d’une escorte de forces de sécurité, sous le prétexte de me transmettre un exploit d’huissier de justice ». A en croire Jean Ping, ce dernier serait arrivé avec environ une quinzaine de gendarmes cagoulés et armés. Alors qu’« un peu plus loin, vers le lycée français, un autre groupe de gendarmes cagoulés » et un peu plus loin d’autres gendarmes armés. Voir la vidéo ci-dessous de notre confrère Gabonews