ONU Femmes: La Côte d’Ivoire élue à la vice-présidence du Bureau exécutif 

ONU Femmes: La Côte d’Ivoire élue à la vice-présidence du Bureau exécutif 

La Côte d’Ivoire a été élue à la vice-présidence du Bureau exécutif d’ONU Femmes, lors des élections du 10 janvier 2024. Ce succès découle de l’engagement de la ministre Nassénéba Touré qui a mené des campagnes de lobbying et un plaidoyer intense lors des 66e et 67e sessions de la Commission de la condition de la femme (CSW66 et CSW67) organisées respectivement en 2022 et 2023 au siège des Nations Unies, à New-York. En 2022, lors de la CSW66, avec le soutien de la diplomatie ivoirienne, Nassénéba Touré a obtenu un siège au conseil d’administration d’ONU-FEMMES pour quatre ans. En 2023, au CSW67, elle a continué ses efforts, participant à des audiences de haut niveau et lançant des initiatives comme la campagne régionale « Carton rouge contre les VBG » en décembre 2023. Cette victoire renforce le rôle de la Côte d’Ivoire dans la promotion des droits des femmes à l’échelle mondiale et confirme le rayonnement international de la Côte d’Ivoire, sous le leadership du Président Alassane Ouattara. La ministre Nassénéba Touré a exprimé sa satisfaction tout en promettant de poursuivre le lobbying pour d’autres postes de décisions. Pour rappel, le Bureau du Conseil exécutif comprend un président et quatre vice-présidents, chacun représentant l’un des cinq groupes régionaux. Pour 2024, la présidence est assurée par le groupe Amérique Latine et Caraïbes, avec la représentante du Panama, Markova Concepción Jaramillo. La Côte d’Ivoire est représentée par Halley Christine Yapi Bah, ambassadrice et représentante permanente adjointe, en tant que vice-présidente, représentant le Groupe africain.  

Les femmes africaines appellent à des mesures concrètes en faveur de l’égalité des sexes d’ici 2030

Les femmes africaines appellent à des mesures concrètes en faveur de l’égalité des sexes d’ici 2030

La République Démocratique du Congo (RDC), présidente en exercice de l’Union Africaine (UA), a accueilli hier, en partenariat avec ONU Femmes, une conférence de haut niveau pour placer l’égalité des sexes en tête de l’agenda de l’Union Africaine. Organisée sous le haut patronage de Son Excellence M. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, Président de la République Démocratique du Congo et Président en exercice de l’Union Africaine (UA), la conférence a vu la participation de plusieurs hauts responsables gouvernementaux. Son objectif était de définir un cadre pour l’égalité entre les hommes et les femmes en Afrique au cours de la prochaine décennie. Elle s’est tenue sous l’égide du Forum Génération Égalité qui aura lieu à Paris (France), du 30 juin au 2 juillet 2021. Reconnaissant les défis spécifiques liés à l’égalité des sexes en Afrique, cette conférence de Kinshasa a aussi rassemblé des filles et des femmes leaders représentant tout le continent sous le thème « 2021-2030 : l’égalité des sexes pour l’Afrique ». Les principaux sujets de discussion abordés lors de la conférence comprennent : l’autonomisation financière des femmes, les mouvements et le leadership féministes, la santé, les droits sexuels et reproductifs, la paix et la sécurité, le genre et le changement climatique, les violences basées sur le genre et le leadership des jeunes. Son Excellence, le Président Félix-Antoine Tshisekedi, a déclaré : « Dans le cadre de son accession à la Présidence du Bureau de l’Union Africaine, la République Démocratique du Congo a fait de l’union des peuples la pierre angulaire de son action continentale. Nous devons accentuer la poursuite des efforts consentis jusqu’ici dans la réalisation des objectifs continentaux de développement inscrits dans l’Agenda 2063. Cette thématique portée par la République Démocratique du Congo entend, entre autres, contribuer à la reconnaissance du rôle moteur de développement que jouent les femmes et les filles dans nos sociétés. En effet, en Afrique et en République Démocratique du Congo particulièrement, les femmes font montre d’une grande résilience pour surmonter les plus grands défis sécuritaires et sanitaires auxquels certains de nos pays font face aujourd’hui. » La ministre du Genre, de la Famille et des Enfants de la République Démocratique du Congo, Mme Gisèle Ndaya a ajouté : « Je suis honorée d’être ici aujourd’hui pour accompagner cette activité qui est portée par le Président Félix-Antoine Tshisekedi, pour que l’égalité des sexes deviennent une réalité en Afrique en général et en RDC en particulier. En tant que Ministre du Genre, de la Famille et des Enfants, je me joins à cela et je crois fermement que c’est un pari que nous allons gagner pour arriver à la représentation dans toutes les institutions. » Julienne Lusenge, directrice exécutive du Fonds Pour les Femmes Congolaises et membre du Panel chargé d’accompagner la RDC à la présidence de l’Union Africaine pour l’exercice 2021/2022, a déclaré : « La pandémie de COVID-19 a attiré l’attention sur les profondes inégalités en Afrique qui perpétuent et maintiennent les disparités omniprésentes entre les sexes. Les femmes continuent d’être touchées de manière disproportionnée par les mesures contre la COVID-19. Il en résulte une augmentation des incidences des violences basées sur le genre, un accès réduit aux services de santé essentiels, et une réduction globale des progrès réalisés en matière de santé des femmes dans le monde. Avec les dirigeants Africains, nous avons aujourd’hui une occasion unique de nous mobiliser et de chercher des solutions sexo-spécifiques à cette crise sanitaire et économique mondiale. Il nous faut maintenant aider la région à atteindre les objectifs mondiaux sur le plan de la parité, de l’économie et de la santé.» Les organisateurs de la conférence publieront une déclaration exposant une vision de l’égalité des sexes en Afrique, assortie d’un ensemble d’importantes recommandations et mesures à prendre pour assurer leur réalisation d’ici 2030. La Déclaration de Kinshasa, qui vise à faire entendre la voix des femmes Africaines sur l’égalité des sexes, sera partagée par Son Excellence M. Félix-Antoine Tshisekedi, Président de la République Démocratique du Congo, lors du Forum Génération Égalité de Paris.

ONU Femmes/PNUD: La COVID-19 creusera l’écart de pauvreté entre les femmes et les hommes

ONU Femmes/PNUD: La COVID-19 creusera l’écart de pauvreté entre les femmes et les hommes

Le taux de pauvreté des femmes était censé baisser de 2,7 % entre 2019 et 2021, mais des projections pointent désormais une augmentation de 9,1 % due à la pandémie et à ses conséquences. Réalisées par le Pardee Center for International Futures de l’Université de Denver à la demande d’ONU Femmes et du PNUD, ces projections montrent que la pandémie aura certes un impact sur la pauvreté mondiale en général, mais les femmes seront touchées de manière disproportionnée, en particulier celles en âge de procréer. D’ici 2021, pour 100 hommes âgés de 25 à 34 ans vivant dans l’extrême pauvreté (disposant de 1,90 dollar ou moins par jour pour vivre), on comptera 118 femmes, un écart qui devrait se creuser davantage à 121 femmes pour 100 hommes à l’horizon 2030. « L’augmentation de l’extrême pauvreté chez les femmes, en particulier à ces deux stades de leur vie, pointe clairement du doigt les lacunes profondes qui existent dans le modèle que nous avons choisi pour bâtir nos sociétés et nos économies », a déploré la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka. Et d’ajouter : « Nous savons que ce sont les femmes qui s’occupent principalement de la famille ; elles gagnent moins, épargnent moins et occupent des emplois beaucoup plus précaires – en fait, dans l’ensemble, l’emploi des femmes est à 19 % moins sûr que celui des hommes. Les éléments factuels dont nous disposons ici, qui attestent de nombreuses inégalités, sont essentiels pour prendre rapidement des mesures correctives qui placent les femmes au cœur de l’effort de relèvement à la suite de la pandémie ». Les données, résumées dans le rapport d’ONU Femmes intitulé From Insights to Action: Gender Equality in the wake of COVID-19, montrent également que la pandémie fera basculer 96 millions de personnes dans l’extrême pauvreté d’ici 2021, dont 47 millions de femmes et de filles. Ce qui portera à 435 millions le nombre total de femmes et de filles vivant dans l’extrême pauvreté, les projections montrant que ce chiffre ne retrouvera pas son niveau d’avant la pandémie avant 2030. La pandémie compromet sérieusement les perspectives d’élimination de l’extrême pauvreté d’ici la fin de la décennie en cours. Et la réalité pourrait être encore plus sombre, car ces projections faisant état d’une augmentation des taux de pauvreté chez les femmes et les filles ne prennent en compte que la révision à la baisse du produit intérieur brut (PIB), à l’exclusion d’autres facteurs – tels que le fait pour certaines femmes de quitter le marché du travail pour s’occuper des enfants – qui pourraient également influer sur la répartition par sexe de la pauvreté. « Plus de 100 millions de femmes et de filles pourraient échapper à la pauvreté si les pouvoirs publics mettent en œuvre une stratégie globale visant à améliorer l’accès à l’éducation et à la planification familiale, à promouvoir l’équité et l’égalité salariales et à élargir la couverture des transferts sociaux », a rappelé Achim Steiner, Administrateur du PNUD.  « Les femmes sont les plus touchées par la crise de la COVID-19, car elles sont plus susceptibles de perdre leur source de revenus et moins susceptibles d’être couvertes par les mesures de protection sociale. Investir dans la réduction des inégalités entre les sexes est donc une démarche non seulement intelligente et d’un coût abordable, mais aussi un choix urgent que les gouvernements peuvent faire pour inverser l’impact de la pandémie sur la réduction de la pauvreté », a-t-il ajouté. Les effets de la pandémie pousseront à revoir les prévisions de l’extrême pauvreté d’une région à l’autre. Comptant 59 % des femmes pauvres de la planète, la région de l’Afrique subsaharienne continuera d’abriter le plus grand nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté dans le monde. D’autre part, après avoir réalisé des progrès considérables dans la réduction de la pauvreté ces dernières années, l’Asie du Sud devrait connaître une résurgence de l’extrême pauvreté. D’ici 2030, pour 100 hommes âgés de 25 à 34 ans vivant dans la pauvreté dans cette région, on comptera 129 femmes pauvres, contre 118 en 2021. Ces chiffres sont certes alarmants, mais l’étude estime qu’il ne faudrait que 0,14 % du PIB mondial (soit 2 000 milliards de dollars) pour éradiquer l’extrême pauvreté dans le monde d’ici 2030, et 48 milliards de dollars pour réduire l’écart de pauvreté entre les hommes et les femmes. Toutefois, le nombre réel de pauvres pourrait être beaucoup plus élevé au final, surtout si les pouvoirs publics n’agissent pas – ou le font trop tardivement. La hausse constante d’autres inégalités préexistantes entre les sexes aura également un impact sur ces chiffres. Les femmes sont employées dans certains des secteurs les plus touchés, dont l’hébergement, la restauration et le travail domestique. Elles ont été particulièrement vulnérables aux licenciements et à la perte de sources de revenus. Selon les estimations de l’Organisation internationale du travail (OIT), en juin 2020, 72 % des travailleurs domestiques dans le monde avaient perdu leur emploi à cause de la COVID-19. Femmes et hommes s’occupent plus des tâches ménagères et de la garde des enfants et des membres de la famille pendant la période de confinement, mais la plus grande part du travail revient toujours aux femmes et aux filles. Un recul des progrès n’est pas inévitable. Les mesures recommandées pour empêcher que les femmes restent en permanence à la traîne du fait de la pandémie incluent la lutte contre la ségrégation professionnelle, les écarts de rémunération entre les sexes et l’insuffisance de l’accès à des services abordables de garde d’enfants ; l’adoption de programmes de soutien économique aux femmes vulnérables dans les pays ; le renforcement des mesures de protection sociale ciblant les femmes et les filles ; et le développement de la recherche et la mise à disponibilité de données sur les effets sexospécifiques de la COVID-19. Avec CP

ONU Femmes nomme la footballeuse brésilienne Marta Vieira da Silva ambassadrice de bonne volonté

ONU Femmes nomme la footballeuse brésilienne Marta Vieira da Silva ambassadrice de bonne volonté

ONU Femmes a annoncé jeudi la nomination de Marta Vieira da Silva, footballeuse brésilienne de renom, au poste d’ambassadrice de bonne volonté pour les femmes et les filles dans le sport. Dans le cadre du soutien qu’elle apportera au travail de l’agence onusienne, la footballeuse, appelée « Marta » par ses fans, consacrera en particulier ses efforts à la défense de l’égalité des sexes et à l’autonomisation des femmes dans le monde entier, en incitant les femmes et les filles à combattre les stéréotypes, à surmonter les obstacles et à poursuivre leurs rêves et ambitions, notamment dans le domaine du sport, a souligné ONU Femmes dans un communiqué de presse. Marta Vieira da Silva joue actuellement au sein de la Ligue nationale de football féminin des États-Unis, dans l’équipe Orlando Pride, et au poste d’attaquante dans l’équipe nationale du Brésil. Elle est la meilleure buteuse de tous les temps de la Coupe du monde féminine de la FIFA et a remporté le titre de « Meilleure joueuse de l’année » cinq années d’affilée. « Marta Vieira da Silva est un formidable exemple pour les femmes et les filles du monde entier. Sa propre expérience témoigne de ce qu’il est possible d’accomplir dans une vie à force de talent, de détermination et de courage », a déclaré la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka. Le sport est un tremplin fantastique La footballeuse brésilienne a déclaré pour sa part qu’elle allait travailler avec ONU Femmes « pour veiller à ce que les femmes et les filles du monde entier disposent des mêmes chances que les hommes et les garçons de réaliser leur potentiel ». « Le sport est un tremplin fantastique vers l’autonomisation », a-t-elle ajouté. « Partout dans le monde, les femmes démontrent aujourd’hui qu’elles peuvent réussir dans des postes et des rôles auparavant réservés aux hommes. Le monde du sport et la participation des femmes aux activités physiques ne font pas exception à la règle ». Selon elle, grâce au sport, les femmes et les filles peuvent bousculer les normes socioculturelles et les stéréotypes de genre, accroître leur estime de soi, et développer des aptitudes à la vie quotidienne et au leadership ; elles peuvent améliorer leur santé, leur maîtrise de soi et la compréhension de leur corps ; elles prennent conscience de ce qu’est la violence et des moyens de la prévenir ; enfin, elles apprennent à trouver les services dont elles ont besoin et à acquérir des compétences en matière d’économie. Les ambassadrices de bonne volonté d’ONU Femmes sont des personnalités célèbres du monde des arts, des sciences, de la littérature, du spectacle, du sport ou d’autres domaines de la vie publique ayant exprimé leur engagement personnel de défendre la mission de l’organisation et leur volonté de créer un élan et de mobiliser des ressources en faveur de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes et des filles, en sensibilisant l’opinion publique autour d’elles. Au cours des dernières années, Marta Vieira da Silva a également joué le rôle d’ambassadrice de bonne volonté du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Une puissante coalition mondiale en faveur de l’égalité de rémunération pour les femmes

Une puissante coalition mondiale en faveur de l’égalité de rémunération pour les femmes

L’un des obstacles les plus tenaces à la réussite des femmes et à la croissance économique, l’inégalité salariale, va être activement combattu par un nouveau partenariat mondial, la Coalition internationale sur la rémunération égale (EPIC en anglais). Avec le lancement d’EPIC, l’Organisation internationale du Travail (OIT), ONU Femmes et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) rassemblent divers acteurs aux niveaux mondial, régional et national pour aider les gouvernements, les employeurs et les travailleurs et leurs organisations, et d’autres parties prenantes, à faire de l’égalité salariale entre hommes et femmes pour un travail de valeur égale une réalité. «L’une des manifestations les plus visibles, tangibles et répandues de la discrimination, c’est qu’à travers le monde les femmes sont toujours moins bien rémunérées que les hommes pour un travail de valeur égale. C’est pour cette raison qu’a été développée l’initiative sur la rémunération égale et qu’il s’agit d’un domaine prioritaire de l’Initiative du centenaire de l’OIT sur les femmes au travail. Le principe d’un salaire égal pour un travail de valeur égale est inscrit dans la Constitution de l’OIT de 1919. Cent ans d’attente, c’est bien trop long; nous devons tous œuvrer ensemble pour faire du salaire égal pour un travail de valeur égale une réalité», a déclaré Guy Ryder, Directeur général de l’OIT. L’EPIC est une réponse mondiale à un grave problème qui est élevé au rang de priorité dans les Objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU, en particulier la Cible 8.5 qui appelle à garantir un salaire égal pour un travail de valeur égale d’ici à 2030. L’égalité des rémunérations, en plus de l’autonomisation des femmes, peut avoir un impact considérable pour réaliser d’autres objectifs, à savoir promouvoir des sociétés inclusives, réduire la pauvreté, créer les conditions du travail décent et de l’égalité des sexes. Phumzile Mlambo-Ngcuka, Directrice générale de l’ONU Femmes, a déclaré: «Rien ne justifie l’inégalité salariale pour une femme quand elle exerce un travail d’égale valeur à celui d’un homme. Cette injustice est ignorée depuis trop longtemps et, ensemble, nous allons y mettre un terme. L’égalité de rémunération pour les femmes se traduit par des bénéfices tout au long de la vie pour elles et pour leurs familles: de meilleures perspectives de carrière et de gains tout au long de la vie, une plus grande indépendance, davantage d’investissements dans l’éducation et la santé de leurs enfants». Les employeurs et les syndicats, ainsi que d’autres acteurs concernés, auront un rôle central à jouer dans l’application et le déploiement des politiques en faveur de l’égalité de rémunération. Une Plateforme des champions, lancée en début d’année par l’ONU Femmes lors de la Commission de la condition de la femme, va également contribuer à renforcer la mobilisation en faveur de l’égalité salariale, dans le cadre de l’EPIC. Un récent rapport OIT-Gallup, s’appuyant sur un sondage représentatif effectué dans 142 pays, montre qu’hommes et femmes souhaitent indifféremment que les femmes aient accès à un emploi rémunéré mais il reste toute une série de défis à surmonter pour les femmes au travail, dont l’inégalité salariale, l’équilibre entre travail et responsabilités familiales, la difficulté d’accès à des modes de garde abordables et l’inégalité de traitement. Angel Gurría, Secrétaire général de l’OCDE, a relevé que «les inégalités entre les sexes ont de nombreuses causes, qu’il s’agisse de politiques inadéquates, de lois et de réglementations discriminatoires, d’incitations économiques inefficaces, des pratiques professionnelles, des normes et institutions sociales». Il a affirmé: «Il est de notre ressort d’améliorer immédiatement la qualité de vie de centaines de millions de femmes, et de leurs familles, si nous réussissons à obtenir l’égalité de rémunération entre hommes et femmes». La question de la rémunération égale figure toujours en tête des priorités des Nations Unies. Cette année, le Groupe du haut niveau du Secrétaire général de l’ONU sur l’autonomisation économique des femmes, a publié un rapport consacré aux actions de transformation indispensables pour faire progresser l’autonomie économique des femmes, soulignant l’importance d’un salaire égal pour un travail de valeur égale. L’action novatrice de la toute nouvelle EPIC contribuera grandement à remettre en cause certaines des principales hypothèses qui renforcent les inégalités salariales, qui ont aussi été mises en exergue par le Groupe de haut niveau et par le rapport OIT-Gallup.