CONGO/RDC. 1962 – Retour du chanteur GANGA Edo et du bassiste LOUBELO De la lune dans l’OK JAZZ

CONGO/RDC. 1962 – Retour du chanteur GANGA Edo et du bassiste LOUBELO De la lune dans l’OK JAZZ

REGARD SUR LE PASSE. En effet, le 11 Août 1962 , les musiciens GANGA Edo et Daniel LOUBELO « De la lune » donnent leur dernier concert dans les Bantous, avant de réintégrer clandestinement l’OK JAZZ à Kinshasa, contre toute attente. Et surtout à un moment où l’orchestre carburait à plein. La relève est prompte, notamment par : – Joseph Bukasa « Jojo « , chanteur venu du Congo jazz de Kinshasa – Francis Bitsoumanou, bassiste venu du Negro Band de Brazzaville. On adjoint par la même occasion un percussionniste à Saturnin Pandi, le kinois Henri Wateto « Micorason ». Il serait temps de re-découvrir GANGA Edo et LOUBELO de la lune, deux musiciens exceptionnels que les puristes ont toujours eu tendance à les considérer comme les spécialistes de la refolkorisation, notamment Ganga Edo , comme en témoigne cette œuvre « Bué na kusa », sur disque Cefa Clément Ossinondé

RD Congo/Regard sur le passé. Révolution au sein de l’OK Jazz

RD Congo/Regard sur le passé. Révolution au sein de l’OK Jazz

RETRO. En 1966, pour divers problèmes d’organisation, les musiciens ci-après quittent l’Ok jazz pour former « l’Orchestre Révolution ». Se sont : – Mulamba « Mujos », Michel Boyibanda, Kwamy Muntsi (chant) – Armando Brazzos (guitare-accom.) – Jean Picolo Tshamala (guitare basse) – Isaac Musekiwa (saxo) – Christophe Djali (trompette) – Bossuma Dessouin (percussion) – Duclos (drums), en représailles de Luambo-Makadi qui se trouvait pendant cette période à Bruxelles avec Kiamuangana Verckys et Vicky Longomba. Si l’orchestre « Révolution » a marqué fortement ses débuts sur l’échiquier de la musique congolaise et à travers les merveilleuses œuvres comme : « Kinshasa nayaki », « Mopepe ya mbula », « Divorce » et « Moussa mwana ya Congo », l’expérience malheureusement n’a été que de courte durée. Bon nombre des musiciens précités réintégreront l’Ok jazz. Clément Ossinondé

Congo/RDC. Regard sur le passé. Youlou Mabiala dans l’OK Jazz

Congo/RDC. Regard sur le passé. Youlou Mabiala dans l’OK Jazz

RETRO. Le 15 août 1966, le jeune Gilbert Youlou, qui sort d’un groupe vocal « Les Griots » de Brazzaville, apparaît pour la première fois en public au sein de l’Ok jazz. Son ascension ne commencera à se faire que vers la fin de l’année 1966, avec la sortie des titres à succès, comme « Ombimi mbue » et « Baboteli ngai yo », parus aux éditions « Epanza Makita ». Ainsi que d’autres parus aux éditions « Boma bango » et « Vicklong »: « Mpungu ya bango », « Nakoluka yo nzela nionso », « Numéro ya Kinshasa », « Dodo tuna na motema », « Nakopesa yo motema » et bien sûr « Nabosani adresse  » ci-dessous  qui ont fait de Youlou Mabiala la vedette confirmée de l’Ok jazz. Clément Ossinondé

Congo/REGARD SUR LE PASSE. Jean Serge ESSOUS (Chef de l’orchestre OK Jazz du 06/06/1956 au 23/12/1956

Congo/REGARD SUR LE PASSE. Jean Serge ESSOUS (Chef de l’orchestre OK Jazz du 06/06/1956 au 23/12/1956

Nous sommes le 07 décembre 1956, quand Jean-Serge ESSOUS sort sur la marque Loningisa no 0163 son plus grand succès dans l’Ok jazz : « Se pamba » qui était accompagné de « Lina » au verso du disque. On retrouve ici le clarinettiste prodigieux qui aux côtés du génial guitariste-solo LUAMBO Franco, annonçait une émancipation de la Rumba. Dans « Se pamba », ESSOUS s’est imposé en fait comme le seul centre d’intérêt du groupe et sans doute rêvait-il de réaliser avec Luambo un véritable « Big band », à force de diversité, d’intention incessantes. Mais leur performance (Essous-Luambo) la plus remarquable est d’avoir réussi à utiliser les couleurs et le rythme Rumba sans faire appel à des artifices trop techniques, mais surtout en restant fidèle à une sorte d’orthodoxie du meilleur orchestre de la rumba. L’orchestre OK Jazz à cette période précise, était composé de Jean-Serge Essous (clarinette) – Francois Luambo (guitare solo) – Daniel Loubelo « De la Lune » (auparavant guitare accompagnement remplace Augustin Moniania « Roitelet » contrebasse titulaire, qui lui a quitté le groupe quelques mois après sa création) – Vicky Longoma et Philippe Lando « Rossignol » (chant) – Saturnin Pandi et Nicolas Bosuma (percussion) Décembre 1956, Essous, Lando et Pandi quittent l’oK Jazz pour rejoindre Henri Bowane aux éditions Esengo. C’est à ce moment qu’arrivent les chanteurs Edo Ganga, Célestin Kouka, le guitariste Armando Brazzos, le saxophoniste Nino Malapet directement du Negro Jazz de Brazzaville qui venait de se disloquer à Kinshasa sous la la direction de Guy Léon Fylla (qui a succédé à Joseph Kaba) – Nino Malapet qui était encore sociétaire des éditions Loningisa est demeuré dans l’OK Jazz tout au cours de l’année 1957 pour participer aux enregistrements de cette période, avant de rejoindre Bowane, Essous, Lando, Pandi. et autres et former l’orchestre Rock-à-Mambo sous la direction de Nino Malapet. Clément ossinondé

RD Congo. UNE VEDETTE ET UNE CHANSON: Luambo Makiadi Franco et L’OK Jazz dans une œuvre mémorable,  » ILUSSE « 

RD Congo. UNE VEDETTE ET UNE CHANSON: Luambo Makiadi Franco et L’OK Jazz dans une œuvre mémorable,  » ILUSSE « 

RETRO. Depuis la disparition de Luambo Makiadi « Franco », le 19 octobre 1989, l’OK Jazz est un peu oublié aujourd’hui. Son importance dans l’histoire de la Rumba congolaise est pourtant fondamentale pour avoir été le héros d’un nombre confortables de chefs d’œuvre qui constituent sans ambiguïté parmi les fondamentaux de la « Rumba Odemba « . Quel héritage Luambo Makiadi a laissé à l’OK Jazz ? Retenons pour l’essentiel, que les espoirs que tous les partisans avaient mis sur l’immortalisation de L’OK Jazz se sont estompés trois ans seulement après la mort du Grand Maître. Les musiciens, en effet, n’ont pas pu arrêter leurs ambitions personnelles pour sauver l’essentiel, c’est-à-dire : l’OK Jazz qui pourtant a bien fonctionné tout au cours de son histoire et a sorti des chefs-d’œuvre qui ont permis au public de savourer les belles voix des chanteurs de la musique congolaise, à travers plusieurs titres. Comme dans la chanson    » ILUSSE  » des années 80. Clément OSSINONDE

Congo. Une vedette et une chanson : Daniel LOUBELO « De la lune » dans « Ndima ngai » en juillet 1957 avec l’OK Jazz

Congo. Une vedette et une chanson : Daniel LOUBELO « De la lune » dans « Ndima ngai » en juillet 1957 avec l’OK Jazz

De Brazzaville, Daniel Loubélo  » De la lune » intègre en 1953 la firme « Loningisa » de l’éditeur grec Papadimitriou, avant de faire partie de l’Ok jazz dès sa création le 6 juin 1956. De guitariste, « De la lune » passe si facilement à la guitare basse, quelques mois seulement après la création de l’Ok jazz, pour remplacer, le virtuose Augustin Moniania « Roitelet « qui a suivi Henri Bowane aux éditions Esengo. . Dans l’OK jazz de 1956 à 1959 (puis de 1962 à 1964), Loubelo « De la lune » se révèle extrêmement agréable à la guitare basse, un instrument très ingrat que peu de musiciens arrivent à rendre attrayant. Voici « Ndima ngai », une musique faite pour danser. Clément Ossinondé

RD Congo. Josky Kiambukuta, l’icône de la rumba est mort

RD Congo. Josky Kiambukuta, l’icône de la rumba est mort

DISPARITION. Le chanteur Josky Kiambukuta, âgé de 72 ans, est mort dimanche 07 mars à la clinique Ngaliéma de Kinshasa (RDC), des suites d’une maladie qui le rongeait, depuis son AVC intervenu il ya quelques années. Le rumberos aux 52 ans d’une carrière record et aux trois générations de fans est intervenu dans des albums vendus par milliers au sein des orchestres Fiesta Sukisa du Dr Nico (1969), Continental (1971), OK Jazz (1973) et Bana OK (1994). Retour sur la carrière de l’illustre disparu. Chanteur compositeur ténor, il a subi les influences de quelques éminents chanteurs avant lui. Au confluent de ses influences il s’est crée un style personnel et original. Né à Gombe Matadi le 14 février 1949 en RD Congo, il a beaucoup écouté dans sa jeunesse les artistes populaires de la musique congolaise des années 50. Sa musique en est imprégnée. C’est bien plus tard, précisément en 1969 qu’il attire l’attention du célèbre guitariste soliste Nico Kasanda qui l’enrôle dans son orchestre « African Fiesta Sukisa ».  Dans ce groupe JOSKY commence de faire la preuve d’un exceptionnel talent de compositeur, cultivant dans l’écriture comme dans son travail de chanteur, un goût extraordinaire pour la danse. Avec Nico Kasanda, c’est un grand moment dans la réussite des titres comme : « Sadi naboyi masumu », « Motema se likolo », « Bolingo ya sens unique », « Okosuka wapi », « Chérie Julie » et « Marianne », chantés en duo Kiambukuta / Lessa Lassan et qui ont donné un atout décisif dans la rivalité qui opposait à cette époque African Fiesta Sukisa du Dr Nico et African Fiesta National de Tabu Ley. En 1971, JOSKY est devenu, en tout cas l’un des grands hommes fondateur d’un style de musique jeune, au point où il trouve le moment venu de quitter African Fiesta Sukisa pour créer l’Orchestre « Continental » avec les musiciens : Blaise Pascal Wuta Mayi, Bopol Masiamina, Cam Camille, Tino Muinkwa, Blaise Pascal, Mwepu… Dans ce groupe la chanson prend des formes rituelles qui s’inscrivent par la rigueur de construction et apporte bien sûr une ambiance certaine à travers plusieurs chansons, parmi lesquelles : « Mokili », « Nakombela bolingo », « Bokokamwa, » « Djo motéma »… En 1973, Luambo Makiadi « Franco », qui ne laissait passer autour de lui aucune étoile montante, va s’assurer les services de JOSKY pour un duo de charme avec Ndombe Opetum. Possédant toutes les qualités d’un grand vocaliste de la rumba dans toutes ses variantes, JOSKY a surtout marqué en effet, de sa forte personnalité des superbes disques avec un sens harmonique très sûr et beaucoup de feeling. », « Faria » « Alita Shamala » « Sincérité », « Bisengambi » « Missile » « Soweto », « Lokusa Tansi », etc. Au fil des années, et en dépit de nombreux soubresauts connu par ce groupe, JOSKY est resté fidèle à l’OK Jazz et à Luambo Makiadi « Franco » jusqu’à sa mort le 12 Octobre 1989. La  suite on la connaît,  l’OK Jazz après Luambo ne va durer que quatre ans, (1989 – 1993) juste le temps de sauvegarder la mémoire du grand maître qui a laissé à la prospérité des milliers de chansons dans le genre propre à son école (l’école OK Jazz) et que le monde entier continu encore bien volontiers à fredonner et à danser 1993, après des relations de plus en plus orageuses entre les musiciens et la famille Luambo Makiadi, la dissolution de l’OK Jazz est inévitable pour cette formation qui a marqué quarante sept ans durant,  la musique congolaise  d’une empreinte indélébile. L’avènement du groupe « Bana OK » Avec la dissolution de l’O.K. Jazz en 1993, on pouvait croire l’héritage musical de Luambo Makiadi « Franco » voué à la disparition. Mais l’invention de Josky Kiambukuta et de Simaro Lutumba a prouvé qu’elle avait encore de ressources. En 1993, effectivement ils contournent l’appellation OK Jazz pour éviter des démêlés avec les ayants droit de Luambo  et  donner naissance  au Groupe BANA O.K.  « Les enfants du TP OK JAZZ ». A l’exception du chanteur Madilu « System » qui a souhaité faire une carrière solo, les musiciens du groupe BANA OK sont demeurés les mêmes qui constituaient  depuis l’ossature  de BANA OK : Josky Kiambukuta, Simaro Lutumba, Dombe Opetun, Makosso, Zinga Ngole, Augustin Ndilu, Papy Balay, Endo, Flavien Makabi, Kajos, Olivier Shimanga, Maurisson Ndeke « Sadam », Elba Top A, et Chakembo. Pendant des années, BANA OK  s’est accroché au genre  de la « Rumba Odemba », et a gardé les faveurs de nombreux adeptes de l’OK JAZZ. Dans ce processus, la musique s’est développée grâce au nombre important des beaux enregistrements réalisés et des tournées effectuées à travers le monde. Poursuivant sa route, Josky Kiambukuta qui tient à la promotion d’une musique congolaise qui doit intégrer progressivement les circuits occidentaux de production, s’est installé en France en 2003, pour une longue durée  avec son groupe « BANA OK » (made in France). C’est-à-dire ne faisant plus partie de « Bana OK » de Lutumba « Simaro » Kiambukuta et son groupe se sont assurés des outils nécessaires en vue d’exploiter les nouvelles facettes de leur talent : La participation aux festivals mondiaux, les enregistrements discographiques, les tournées artistiques pour maintenir la flamme de la véritable rumba congolaise « Odemba », l’esprit et la mémoire du TP OK JAZZ du grand maître Luambo Makiadi « Franco » Enfin, notons à l’actif de Josky Kiambukuta, leader  de BANA O.K.  France : Les albums « Dernier avertissement » – « Chandra » « Médecin de nuit » (Edition Sans Frontière) – « Destin » : Josky/Madilu (Edition PAV Diffusion) – « Double vie » (Solfège Universal production) – « Chic choc » (Matalanza – « Toucher jouer » : Bana OK (Jacko production) – « Cabinet molili : Bana OK (Bono Music Brazza) – « Oui ça va » : Bana OK (Clarys Music) Les distinctions : Les prix congolais à différentes années de : Meilleur chanteur – Meilleur compositeur – Meilleure chanson « Kita mata » La participation aux Festivals européens : Sfinks Festival – : Boeckout – Festival Antillanse Feesten à Hoogstraten – Africa Festival à Hertme ( Belgique) – African Festival de Delft – Festival Mundial à Tilburg – Festival Amsterdam Roots – Festival Afrika mama à Utrecht  ( Hollande ) Les tournées : dans l’Union Européenne, en Afrique et aux U.S.A. Josky Kiambukuta et son Bana OK ont été sponsorisés par : l’Agence  COPPAAC « Casa Tropicale Musica » de Suana José Kapesa Enfin

RD Congo. « MASUMBUKU », le capitaine de bateau émérite

RD Congo. « MASUMBUKU », le capitaine de bateau émérite

RETROSPECTIVE. Léopoldville – Coquilhatville en bateau en 1958 : Ce fut l’expérience la plus enrichissante de la vie de L’orchestre OK JAZZ Réaliser une montée du fleuve Congo en bateau, c’était le rêve de nombreux musiciens, orchestres, autres voyageurs et bien sûr l’OrchestRETROSPECTIVE. re OK JAZZ dans sa plus grande forme de 1958 : Luambo Franco, Armando Brazzos (guitares), Daniel Loubélo « De la lune » (guitare basse), Vicky Longomba, Ganga Edo, Célestin Kouka (chant) – Isaac Musekiwa (Saxo) – Bosuma Dessoin (tumbas) Pour mener à bien cette aventure : Léopoldville, Coquillhtville, Stanteyville, l’OTRACO (Office Des Transports Coloniaux), puis, par la suite (Office des transports congolais) mettait à la disposition de ses clients privilégiés : -1) Son meilleur bateau « Gouverneur Costermans » doté de plus de 20 cabines ayant chacun deux lits, un Bar et un Restaurant d’une proprété irréprochable. -2) Son meilleur capitaine : MASUMBUKU MASUMBUKU c’est donc ce meilleur capitaine de l’OTRACO sur le Bateau « Gouverneur Costermans » que LUAMBO FRANCO a immortalisé par la chanson « MASUMBUKU », sortie dans les bacs le 18 décembre 1958 aux Editions Loningisa. Rappelons que les villes Coquilhatville et Stlanleyville (Congo Belge) s’appellent depuis 1966 et respectivement « Mbandaka » et « Kisangani » (Province de l’Equateur). Quant à Léopoldville, (capitale du Congo-Belge depuis 1881 est devenue Kinshasa en 1966) Clément OSSINONDE