MAROC. Pression persistante sur la balance commerciale à fin avril : Nouvelle envolée du déficit commercial

MAROC. Pression persistante sur la balance commerciale à fin avril : Nouvelle envolée du déficit commercial

Le déséquilibre de la balance commerciale continue d’empirer. Selon les chiffres publiés par l’Office des changes, le déficit commercial s’est de nouveau creusé à fin avril 2026. Après un début d’année relativement modéré, il s’est élevé à plus de 127,04 milliards de dirhams (MMDH) au terme des quatre premiers mois de 2026 contre 107,28 MMDH un an auparavant. Comparé à la même période un an auparavant, il a bondi de 18,4%. Après analyse des données enregistrées depuis le début de l’année, on  constate que le déficit commercial est passé de -25,5 MMDH en janvier (5,1%), à -51,6 MMDH en février (1,7%), puis à -87,4 MMDH en mars (23,9%), pour atteindre -127,0 MMDH en avril (18,4%). Il s’est ainsi établi à un niveau près de cinq fois supérieur à celui enregistré en janvier 2026. Cette forte aggravation du déficit commercial s’explique par une hausse continue et soutenue des importations de biens plus importantes que celle des exportations dont le rythme de croissance demeure modeste. En progression de 18,4% sur un an, le déficit commercial a atteint plus de 127 milliards de dirhams à fin avril. Les données publiées par l’Office montrent que les importations ont progressé de +12,7% (+33,30 MMDH) pour atteindre 295,90 MMDH à fin avril 2026 contre 262,59 MMDH une année auparavant. Bien qu’en hausse également, les exportations sont moins dynamiques. Elles ont augmenté de +8,7% (+13.542MDH) pour s’établir à 168,85 MMDH contre 155,31 MMDH à fin avril 2025. Dépendance accrue aux achats extérieurs Ainsi, à fin avril dernier, le rythme de progression des importations est nettement supérieur à celui des exportations, soit une croissance environ 1,5 fois plus rapide. Le schéma global traduit une dépendance accrue aux importations face à une capacité exportatrice insuffisamment dynamique. En forte accélération depuis le début de l’année, les importations passent de +0,4% en janvier à +1,9% en février, puis à +11,1% en mars, avant d’atteindre +12,7% en avril. Dans le détail, les achats des produits finis d’équipement ont progressé de +21,8% (+13,01 MMDH), en raison principalement de la hausse des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+3,11 MMDH), des voitures utilitaires (+1,76 MMDH) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+1,55 MMDH). La hausse de +15,2% (+9,60 MMDH) des produits finis de consommation s’explique, de son côté, par l’accroissement des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+32,2% ou +3,46 MMDH), des voitures de tourisme (+25,6% ou +2,68 MMDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+16,6% ou +665MDH). Les produits bruts ont bondi de +48,8% (+6,30 MMDH), suite à la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+6,68 MMDH), des ferraille, déchets et autres minerais (+398MDH), explique l’Office des changes, indiquant en revanche une baisse de  -396MDH des achats de l’huile d’olive brute ou raffinée. L’évolution de la facture énergétique (+12% ou +4,48 MMDH) « fait suite essentiellement à la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de +23,5% (+4,14 MMDH), et ceux des huiles de pétrole et lubrifiants de +37,4% (+1,43 MMDH) », a justifié l’institution. Quant aux achats des demi-produits, ils ont progressé de +2,7% (+1,51 MMDH) suite à la progression des achats de fils, barres et profilés en cuivre (+1,38 MMDH) et des accessoires de tuyauterie et constructions métalliques (+720MDH). En revanche, ceux des demi-produits en fer ou en aciers non alliés ont connu une baisse de -963MDH. Enfin, les importations de produits alimentaires ont accusé un recul de -5,9% (-1,96 MMDH), après la baisse de celles du sucre brut ou raffiné (-1,49 MMDH) et des animaux vivants (-848MDH). Par contre, les approvisionnements en tourteaux et en blé ont augmenté respectivement de +502MDH et +150MDH. Malgré une amélioration progressive, le rythme de croissance des exportations reste nettement inférieur à celui des importations : -2,7% en janvier, puis +2% en février, +3,3% en mars avant de s’élever à +8,7% en avril. Dans le détail, les ventes dans l’automobile ont bondi de +18,6% (+9,12 MMDH), en raison principalement de l’augmentation des ventes du segment de la construction (+5,99 MMDH) et du segment du câblage (+3,05 MMDH). Les ventes du secteur aéronautique ont de leur côté progressé de +15,9% (+1,51 MMDH), suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,28 MMDH et des exportations du segment EWIS de +227MDH. En légère augmentation de +0,8% (+285MDH), les ventes dans le secteur de l’agriculture et de l’agro-alimentaire ont bénéficié essentiellement de la hausse des exportations de l’industrie alimentaire (+1,27 MMDH) et de l’industrie du tabac (+74MDH). Quant aux exportations de l’agriculture, de la sylviculture et de la chasse, elles ont dégringolé de -1,06 MMDH. En régression de 3,5% (-199MDH), l’évolution des exportations dans l’électronique et l’électricité est due à la baisse des ventes des composants électroniques (-260MDH) et des appareils électriques pour la téléphonie ou la télégraphie par fil (-176MDH), selon l’Office qui précise que les achats des fils et câbles ont par contre augmenté de +163MDH. A souligner également le recul des phosphates et dérivés de 1,5%, correspondant à une baisse en valeur de 415MDH due au recul des ventes des engrais naturels et chimiques (-788MDH) et des phosphates (-87MDH). Les exportations de l’acide phosphorique ont, quant à elles, bondi de +460MDH. Enfin, le secteur du textile et du cuir accuse une baisse des ventes de 6,7% (-995MDH) consécutive à celle des exportations des vêtements confectionnés (-597MDH) et des articles de bonneterie (-283MDH). Au final, le Maroc connaît une dépendance accrue aux importations face à une capacité exportatrice insuffisamment dynamique. Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial s’alourdit

Maroc. Le déficit commercial s’alourdit

Le commerce extérieur sous pression à fin mars 2026 Selon les données du commerce extérieur établies sur la base des déclarations douanières, le déficit commercial s’est aggravé de 23,9% à fin mars 2026 pour atteindre 87,37 milliards de dirhams (MMDH) contre 70,54 MMDH un an auparavant, a indiqué l’Office des changes. Dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’institution publique explique ce déficit par une hausse des importations de biens de +11,1% (+20,71 MMDH), plus marquée que celle des exportations, qui ont progressé de +3,3% (+3,88 MMDH). Une progression modérée des exportations face à une forte hausse des achats à l’étranger Dans le détail, les importations se sont chiffrées à 208,11 MMDH à fin mars 2026 au lieu de 187,40 MMDH une année auparavant, tirées notamment par la hausse de plusieurs produits. D’après l’Office, les importations de produits finis d’équipement ont bondi de +24,7%, soit +10,24 MMDH, principalement suite à l’augmentation des achats d’avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,31 MMDH), des voitures utilitaires (+1,69 MMDH) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+1,17 MMDH). L’accroissement des importations de produits finis de consommation de +14,6% (+6,59 MMDH) est justifié par la hausse des achats de parties et pièces pour voitures de tourisme (+38,1%, soit +2,90 MMDH), des voitures de tourisme (+40,9%, soit +2.706MDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+16,2%, soit +485MDH). La hausse des importations de produits bruts (+42,2%, soit +3,87 MMDH) est attribuée à l’augmentation de celles des soufres bruts et non raffinés (+4,32 MMDH), de la ferraille, des déchets et autres minerais (+348MDH), a fait savoir l’institution soulignant en revanche une baisse des importations d’huile d’olive brute ou raffinée de 277MDH. S’agissant de l’évolution des demi-produits (+2,1%, soit +809MDH), les données montrent que cet accroissement fait suite à la hausse des achats des fils, barres et profilés en cuivre (+1,01 MMDH) et des engrais naturels et chimiques (+626MDH). En revanche, les importations des achats de demi-produits en fer ou en aciers non alliés ont baissé de 737MDH au cours de la même période. En hausse de +1,1% (+312MDH), l’évolution de la facture énergétique a été soutenue par la hausse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de +14,7% (+1,96 MMDH), a indiqué l’Office précisant que la hausse de la facture énergétique s’établit à +40% (+3,61 MMDH) en glissement mensuel. Enfin, les produits alimentaires ont accusé un recul de 6% (-1,42 MMDH),  suite, essentiellement, à la baisse des importations de sucre brut ou raffiné (-1,00 MMDH) et des animaux vivants (-982MDH). A l’inverse, les approvisionnements en blé ont augmenté de +748MDH. A noter que les exportations ont dans l’ensemble atteint 120,74 MMDH à fin mars 2026 au lieu de 116,86 MMDH une année auparavant (+3,3%, soit +3,88 MMDH). Durant cette période, les ventes du secteur automobile à l’étranger se sont accrues de +12,1% pour s’élever à +4,51 MMDH, suite « principalement à la hausse des ventes du segment de la construction (+3,23 MMDH) et du segment du câblage (+1,57 MMDH), atténuée par la baisse des exportations du segment powertrain (-550MDH) », a expliqué l’Office. La hausse enregistrée dans l’aéronautique de +12,6% correspondant à +886MDH, fait suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +846MDH et des exportations du segment EWIS de +39MDH, a-t-il fait savoir. A l’inverse, les exportations du secteur de l’électronique et de l’électricité ont reculé de 4,7% (-199MDH), pénalisées essentiellement par la baisse des exportations des appareils électriques pour la téléphonie ou la télégraphie par fil (-123MDH) et des composants électroniques (-112MDH). Même tendance du côté de l’agriculture et de l’agro-alimentaire où les exportations ont affiché une baisse de 2,3% (-621MDH), notamment suite à celle des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (-1,03 MMDH) et de la pêche et de l’aquaculture (-45MDH). Idem pour le secteur des phosphates et dérivés en baisse de 7,4% (-1,51 MMDH), suite au recul des ventes des engrais naturels et chimiques (-1.661MDH) et des phosphates (-75MDH). Les exportations de l’acide phosphorique, quant à elles ont augmenté de +224MDH. Quant à la baisse des exportations du textile et cuir de 14,1% (-1,604MDH) elle est consécutive à celle des exportations des vêtements confectionnés (-1,16 MMDH), des articles de bonneterie (-315MDH) et des exportations des chaussures (-54MDH). Alain Bouithy

Maroc. La performance du secteur automobile amortit le recul des exportations en début d’année

Maroc. La performance du secteur automobile amortit le recul des exportations en début d’année

Aggravation du déficit commercial de 5,1% à fin janvier 2026 Les échanges commerciaux ont enregistré des évolutions contrastées en début d’année 2026, selon les chiffres publiés par l’Office des changes qui font état d’une aggravation du déficit commercial de 5,1%. En effet, sous l’effet combiné de la stabilité des importations et du repli global des exportations, il a atteint près de 25,52 milliards de dirhams (MMDH) à fin janvier 2026, contre 24,28 MMDH un an auparavant, indique l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, précisant que le taux de couverture a perdu 1,9 points à 57,5%. En légère progression de 0,4% (+265 MDH), les importations de biens se sont établies à 60,02 MMDH à fin janvier 2026, contre 59,75 MMDH à la même période en 2025. En baisse de 2,7%, soit -969 MDH, les exportations se sont élevées à 34,50 MMDH contre 35,47 MMDH à fin janvier 2025. Dans le détail, les importations de produits finis de consommation ont bondi de +17,1% (soit +2,26 MMDH), atteignant 15,51 MMDH, suite à l’accroissement des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+28,2% ou +697 MDH), des voitures de tourisme (+34,1% ou +691 MDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+7,7% ou +57 MDH). En hausse de +12,9% (+1,76 MMDH), les importations de produits finis d’équipement se sont chiffrées, pour leur part, à 15,39 MMDH, en raison principalement de l’augmentation des achats d’avions (+847 MDH), des voitures utilitaires (+508 MDH) et parties et pièces pour turboréacteurs (+180 MDH). Quant aux importations de produits bruts, elles ont progressé de +38,4% (+1,13 MMDH) pour s’établir à 4,10 MMDH, après une hausse des importations de soufre brut et non raffiné (+1,14 MMDH), de ferraille, déchets et autres minerais (+273 MDH) ; alors que les achats de l’huile de soja brute ou raffinée ont  baissé de 100 MDH. A l’inverse, l’Office annonce que les importations de produits alimentaires ont accusé une baisse de 15,4% (-1,26 MMDH) à 6,984 MMDH, due, essentiellement, au recul des importations de sucre brut ou raffiné (-895 MDH), des animaux vivants (-186 MDH) et des pommes de terre (-149 MDH), précisant toutefois que les approvisionnements en blé ont augmenté de 12%, soit +139 MDH. Autre baisse, celle de la facture énergétique qui a atteint 6,85 MMDH à fin janvier dernier. Les données relatives à ce secteur font état d’un recul de 19,5% (-1,66 MMDH), en raison essentiellement de la baisse des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures de 31,4% sous l’effet de prix en recul de 38,6%, et ce malgré la hausse des quantités importées de +11,9%. Quant aux demi-produits, ils enregistrent un recul de 16,1% (-2,10 MMDH) et s’établissent à 10,94 MMDH, en raison de la baisse des achats des produits chimiques (-520 MDH), des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (-442 MDH) et des demi-produits en fer ou en acier non alliés (-442 MDH). En ce qui concerne les exportations, les chiffres de l’Office montrent un recul du secteur « Phosphates et dérivés » de 43,4% (-2,41 MMDH) qui a atteint 3,15 MMDH, dû à la baisse des ventes des engrais naturels et chimiques (-2,19 MMDH) et de l’acide phosphorique (-286 MDH). Egalement en recul, les exportations de l’«Agriculture et agro-alimentaire »  ont dégringolé de 9,5% (-904 MDH) pour se  situer à 8,57 MMDH, suite au recul des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (-675 MDH) et de l’industrie alimentaire (-203 MDH). Au niveau du « Textile et cuir », il a été constaté une baisse de 5,9% (-209 MDH) à 1,37 MMDH, selon l’Office qui justifie cette évolution essentiellement, par la diminution des exportations des vêtements confectionnés (-156 MDH). Les données suggèrent en revanche une quasi-stabilité du secteur « Electronique et électricité » à 1,37 MMDH justifiée par la baisse des exportations des composants électroniques (-68 MDH) et des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (-31 MDH), atténuée par la hausse des exportations des fils et câbles (+48 MDH). La hausse de 8,7% des exportations dans l’« Aéronautique » à 2,43 MMDH s’explique par  l’accroissement des ventes du segment de l’Assemblage de +244 MDH, atténué légèrement par la baisse des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring InterConnect System) de -48 MDH. Enfin, le secteur « Automobile » dont la performance a permis d’amortir partiellement le recul global des exportations, a vu ses exportations bondir de +19,1% (+1,96 MMDH) pour s’établir à 12,24 MMDH. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des ventes du segment de la construction (+1,64 MMDH) et du segment du câblage (+436 MDH). Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial se creuse à près de 353,15 MMDH en 2025

Maroc. Le déficit commercial se creuse à près de 353,15 MMDH en 2025

En progression de 15,8% sur un an Le déficit commercial s’est aggravé en 2025. Selon les statistiques publiées récemment par l’Office des changes, il a grimpé de 15,8% comparativement à 2024 pour atteindre près de 353,15 milliards de dirhams (MMDH) à fin décembre 2025 contre 304,93 MMDH un an auparavant. En hausse de +8% (+60,95 MMDH), les importations de biens se sont chiffrées à 822,22 MMDH à fin décembre 2025 contre 761,27 MMDH une année auparavant. Elles dépassent ainsi les exportations qui n’ont augmenté que de +2,8% (+12,73 MMDH) pour atteindre 469,07 MMDH contre 456,34 MMDH à fin décembre 2024. Les importations ont contribué à la détérioration de la balance commerciale Dans le détail, les données du commerce extérieur montrent que les produits finis d’équipement ont progressé de +13,3% (+23,41 MMDH) en raison principalement de l’augmentation des achats des voitures utilitaires (+4,31 MMDH), des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+2,75 MMDH) et des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,29 MMDH). Il ressort des chiffres,  élaborés sur la base des déclarations douanières, que les produits finis de consommation ont pour leur part bondi de +11,8% (+21,44 MMDH), indique l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Cette évolution est justifiée par la hausse des achats des voitures de tourisme (+37,7%, soit +10,80 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+16,5%, soit +1,78 MMDH) et des appareils récepteurs radio et télévision (+27,2%, soit +920MDH). En hausse de +31,5% (+10,47 MMDH), les importations de produits bruts ont fortement progressé après la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+5,97 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+1,28 MMDH) et des déchets, ferraille et autres minerais (+1,23 MMDH). Autre progression enregistrée au cours de cette même période, celle des demi produits (+4,8%, soit +7,92 MMDH). L’Office des changes attribue cette augmentation « essentiellement, à la hausse des achats des produits chimiques (+1,55 MMDH), des fils, barres et profilés en cuivre (+1,40 MMDH) et des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+1,11 MMDH) ». Soulignons également la hausse de +3,3% (+3,01 MMDH) des produits alimentaires, après une augmentation des importations des animaux vivants (+1,39 MMDH) et du maïs (+1,21 MMDH), indique l’Office. A l’inverse,  les approvisionnements en sucre brut ou raffiné et en blé ont connu une baisse respectivement de 1,79 MMDH et 1,02 MMDH. Egalement en baisse, la facture énergétique qui a reculé « de 5,5% (-6,26 MMDH), suite, essentiellement à la baisse des approvisionnements en gas-oil et fuel-oil de -9,7% sous l’effet prix en recul de -14,5%, et ce malgré la hausse des quantités importées de +5,6% », a précisé l’Office. S’agissant des exportations, les données montrent une progression des ventes de phosphates et dérivés de +14,6% (+12,72 MMDH) due à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+9,03 MMDH), de l’acide phosphorique (+2,20 MMDH) et des phosphates (+1,48 MMDH). Les ventes dans l’aéronautique ont pour leur part progressé de +10% (+2,64 MMDH), suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,89 MMDH et des exportations du segment EWIS de +758MDH, selon les explications contenues dans le bulletin. La même source relève, en revanche, une quasi-stabilité à 86,82 MMDH des ventes dans l’agriculture et agro-alimentaire, qui s’explique par la « baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-1,46 MMDH) et de la pêche, aquaculture (-149MDH), contrebalancée par l’accroissement des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1,48 MMDH) », peut-on lire. Dans le registre des baisses, on retiendra celles enregistrées dans les branches électronique et électricité (-8,8% soit -1,60 MMDH), suite au recul des exportations des composants électroniques (-3,02 MMDH), atténué par la hausse des exportations des fils et câbles (+1,04 MMDH) et textile et cuir (-4,5%, soit -2,07 MMDH) en raison, essentiellement, de la baisse des exportations des vêtements confectionnés (-1,14 MMDH), combinée au recul des exportations des articles de bonneterie (-672MDH). Autre baisse, celle de la branche automobile (-2%, soit -3,10 MMDH), attribuée principalement à la baisse des ventes du segment de la construction (-9,65 MMDH), atténuée par la hausse des exportations du segment du câblage (+4,13 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+609MDH). Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial se creuse de nouveau à fin juillet

Maroc. Le déficit commercial se creuse de nouveau à fin juillet

Le déficit commercial du Maroc s’est creusé de nouveau au terme des sept premiers mois de l’année 2025, atteignant près de 195 milliards de dirhams (MMDH). Selon l’Office des changes, comparativement à la même période un an auparavant, il s’est aggravé de 15,9% (-194,92 MMDH à fin juillet 2025 contre -168,20 MMDH un an auparavant). D’après les statistiques publiées par l’institution publique, cette évolution couvre une hausse de +8,8% (+37,8 MMDH) des importations de biens à 469,7 MMDH contre 431,8 MMDH une année auparavant et une augmentation des exportations de +4,2% (+11,13 MMDH) à 274,8 MMDH au lieu de 263,6 MMDH à fin juillet 2024. Dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office des changes justifie la hausse des importations de biens par celle des importations de produits bruts qui ont bondi de +28,8% (+5,45 MMDH) au cours des sept premiers mois, suite notamment à la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+2,6 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+756MDH) et de ferraille, déchets et autres minerais (+697MDH). La hausse des importations est aussi attribuée à l’augmentation des produits finis d’équipement de +14,5% (+13,9 MMDH), due à l’augmentation des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,70 MMDH), des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+2,2 MMDH) et des machines et appareils divers (+1,05 MMDH). Elle est également justifiée par l’accroissement des produits finis de consommation de +13,7% (+13,9 MMDH), en raison de la hausse des achats des voitures de tourisme de +39,9% (+5,9 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques de +17,6% (+1,1 MMDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage de +23,2% (+736MDH). A noter aussi la hausse des demi-produits de +6,8% (+6,4 MMDH), suite, essentiellement, à la hausse des achats des produits chimiques (+1,2 MMDH), des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+931MDH), et des fils, barres et profilés en cuivre (+762MDH) ainsi que celle des produits alimentaires  de +2,7% (+1,4 MMDH) soutenue par la hausse des importations des animaux vivants (+1.048MDH), de maïs (+869MDH) et de café (+530MDH). En ce qui concerne les exportations, l’Office des changes explique qu’elles ont augmenté en raison principalement de la progression des ventes de phosphates et dérivés de +20,9% (+9,5 MMDH), suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+6,5 MMDH), des phosphates (+2,04 MMDH) et des ventes de l’acide phosphorique (+980MDH). L’évolution des exportations a été aussi soutenue par les expéditions dans les secteurs de l’aéronautique qui ont progressé de +8,9% (+1,3 MMDH), grâce à l’accroissement des ventes du segment de l’Assemblage de +895MDH et des exportations du segment EWIS de +488MDH. A noter également la hausse des exportations dans le secteur de l’agriculture et agro-alimentaire qui ont bondi de +3,4% (+1,7 MMDH), soutenues par la hausse des exportations de l’agriculture, sylviculture, chasse (+2,7 MMDH), atténuée par la baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-808MDH). Hausse des exportations de services de 13,7 milliards de dirhams Enfin, les statistiques de l’Office des changes suggèrent par ailleurs un accroissement de l’excédent de la balance des services de 10,8% (+7,9 MMDH) à plus de 82,1 MMDH, contre +74,1 MMDH à fin juillet 2024. Cette évolution fait suite à l’augmentation des importations de +7% (+5,6 MMDH) à 86,7 MMDH et des exportations de +8,8% (+13,6 MMDH) à 168,9 MMDH. Alain Bouithy

Maroc. Progression de l’aéronautique et recul de l’automobile en janvier 2025

Maroc. Progression de l’aéronautique et recul de l’automobile en janvier 2025

Le déficit commercial s’est aggravé de 13,3% en début d’année, selon l’Office des changes  L’Office des changes rapporte une aggravation de 13,3% du déficit commercial à fin janvier 2025. Selon les chiffres publiés par l’institution publique, il a atteint 24,48 milliards de dirhams (MMDH) contre 21,60 MMDH à la même période de l’an dernier. Elaborées sur la base des déclarations douanières, les données du commerce extérieur révèlent une baisse des exportations de 2,4% (886 MDH) à 35,35 MMDH contre 36,24 MMDH à fin janvier 2024 et une hausse des importations de biens de +3,4% (1,99 MMDH) à 59,84 MMDH contre 57,85 MMDH une année auparavant. A titre de comparaison, le déficit commercial s’était creusé de 7,3% à fin décembre 2024. Il avait atteint 306,47 MMDH contre 285,54 MMDH un an auparavant. Cette évolution couvrait un accroissement des exportations de +5,8% (+24,76 MMDH) à 454,97 MMDH et une hausse des importations de biens de +6,4% (+45,69 MMDH) à 761,44 MMDH. A fin janvier 2025, les exportations ont été marquées par une contreperformance de la majorité des produits à l’instar de l’automobile dont les ventes ont accusé un recul de 10,9% (1,25 MMDH) avec une baisse des ventes du segment de la construction (1,54 MMDH), du segment de l’extérieur (51MDH). Cette contreperformance a cependant été atténuée par la hausse des ventes du segment du câblage (+121MDH). Les phosphates et dérivés ont enregistré une diminution de 10,7% (673MDH) due, principalement, à la baisse des ventes des phosphates (-249MDH), des engrais naturels et chimiques (-236MDH) et des ventes de l’acide phosphorique (-188MDH). Le segment agriculture et agro-alimentaire a pour sa part accusé un recul de 2,3% (201MDH) suite à la baisse des ventes du segment de l’industrie alimentaire de -310MDH, atténuée par la hausse des exportations du segment agriculture, sylviculture, chasse de +118MDH. Tandis que l’électronique et électricité reculait de 9,1% (143MDH) avec une baisse des exportations des composants électroniques (-308MDH). Selon l’Office des changes, « cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations de fils, câbles et autres conducteurs isolés pour l’électricité (+106MDH) ». A noter la performance de l’aéronautique qui a progressé de +14,2% à près de 2,23 MMDH, avec une hausse des exportations du segment de l’assemblage (+198MDH) et du segment de l’EWIS (+82MDH). Le textile et cuir a bondi de +5% à 3,75 MMDH, suite, essentiellement, à la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+184MDH). En parallèle, les « autres extractions minières » ont progressé de +21,2% à 408 millions de dirhams. Du côté des importations, les données montrent une progression de la majorité des produits, à l’exception de la facture énergétique qui a baissé de 11,6% (1,12 MMDH) suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de 26,1% sous l’effet prix en recul de 8,3%, conjugué à une baisse des quantités importées de 19,4%. Pour le reste, l’Office fait état de l’augmentation des produits finis d’équipement de +10,8% (1,38 MMDH) en raison de la hausse des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (250MDH), des centrifugeuses et appareils pour filtration des liquides ou des gaz (240MDH) et des machines pour le travail du caoutchouc ou des plastiques (129MDH). De son côté, la hausse des produits finis de consommation de +6,4% (+767MDH) est justifiée par l’augmentation des achats des tissus et fils de fibres synthétiques et artificielles (165MDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (82MDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage (68MDH). La progression de 17,8% (447MDH) des produits bruts est attribuée, essentiellement, à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés (+219MDH), de l’huile de palme ou palmiste brute ou raffinée (+86MDH) et de l’huile d’olive brute ou raffinée (+79MDH). Quant aux produits alimentaires, ils ont bondi de 3,1% (250MDH) suite à l’augmentation des importations de maïs (+333MDH), des animaux vivants (+325MDH), et des tourteaux (+157MDH). Enfin, le segment demi-produit a progressé de +1,7% (+222MDH) avec une hausse des importations des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+178MDH), des accessoires de tuyauterie et construction métallique (+165MDH) et de l’aluminium brut, déchets et poudres d’aluminium (+112MDH), atténuée par la baisse des achats de l’ammoniac (-323MDH). Alain Bouithy

Maroc. Les exportations aéronautiques continuent de cartonner

Maroc. Les exportations aéronautiques continuent de cartonner

Les données publiées par l’Office des changes montrent que les exportations du secteur aéronautique, qui se sont chiffrées à 21,86 milliards de dirhams (MMDH) au terme des 10 premiers mois de l’année 2024, continuent de cartonner. Elles avaient atteint 18,640 MMDH au cours de la même période de 2023. D’après les experts de l’institution publique, elles ont connu une progression de +17,3% à +3,22 MMDH au titre de cette période, grâce à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +26,9% à +3,01 MMDH et des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring Interconnection System – système d’interconnexion de câblage électrique) de +2,6% à +187MDH, atteignant respectivement 14,26 MMDH  et 7,51 MMDH à fin octobre, indique  l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Il est important de constater que l’évolution des exportations de ce secteur enregistre un léger ralentissement comparé au mois précédent. En effet, en septembre dernier, elles avaient progressé de +20,2% à +3,29 MMDH. Cette évolution avait été attribuée à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +3,07 MMDH et des exportations du segment EWIS de +205MDH. Rappelons que ces exportations avaient connu une forte progression de +21,2% en août dernier mais n’avaient progressé que de +3,04 MMDH après un accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +2,87 MMDH, et des exportations du segment EWIS de +156MDH. Quoi qu’il en soit, ces évolutions ne seraient qu’un leurre pour le Groupe socialiste-Opposition ittihadie qui s’est exprimé récemment sur l’évolution de ce secteur à la Chambre des conseillers. En effet, lors de la séance mensuelle des questions orales sur la politique générale du gouvernement axée sur «la politique nationale d’industrialisation», le président du Groupe socialiste-Opposition ittihadie, Youssef Aïdi, a déploré le fait que «le Maroc se cantonne principalement à la fabrication de pièces relativement simples ». Malgré l’implantation de plus de 140 entreprises internationales, ce dernier constate en outre que le Maroc ne dispose pas de « compétences avancées en matière de conception et d’ingénierie, ce qui le relègue au rang de sous-traitant et non de créateur dans la chaîne de valeur mondiale». Les critiques du Groupe socialiste ont porté aussi sur la politique du gouvernement dans le secteur de l’agro-industrie estimant qu’en dépit de l’abondance de ses ressources agricoles et ses capacités à produire plus, « le Maroc demeure fortement dépendant des importations de produits alimentaires». Pour l’opposition, «cela reflète notre faible capacité au niveau de l’industrie de transformation et, par conséquent, l’exportation de matières premières et leur importation après leur transformation constituent un fardeau majeur pour l’économie». Il est à souligner qu’au terme des 10 premiers mois de 2024, les exportations ont progressé de +2,9%, soit +1.972MDH pour atteindre 69,76 MMDH contre 67,790 MMDH enregistrés durant la même période de l’année écoulée. Selon les explications de l’Office, cette évolution est justifiée par l’accroissement des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1,56 MMDH) et des exportations de l’industrie alimentaire (+306MDH). Dans son bulletin, l’Office des changes fait également état d’une hausse de +8%, soit +9,75 MMDH des ventes dans le secteur automobile. Cette évolution fait suite à l’augmentation des ventes du segment de la construction (+3,76 MMDH), du segment du câblage (+3,32 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+1,33 MMDH). Rappelons également que lors de son intervention à la Chambre des conseillers, Youssef Aïdi a fait le constat suivant : «Dans le secteur de l’automobile, et bien que le Maroc soit leader en Afrique avec une capacité de production dépassant 700.000 véhicules par an, ce succès quantitatif masque une fragilité structurelle ». A ses yeux, « le taux d’intégration locale dans les composants technologiques de pointe reste modeste, le pays étant incapable de produire des éléments essentiels comme les moteurs et les systèmes électroniques avancés », avait-il ajouté constatant, par ailleurs, que les voitures made in Morocco peinent à gagner la confiance des Marocains, qui privilégient les véhicules importés. Egalement en progression, les exportations des phosphates et dérivés ont bondi de +12,5% (+7,60 MMDH) pour se chiffrer à 68,33 MMDH contre 60,734 un an plus tôt ; en raison, principalement, de la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+4,49 MMDH), des phosphates (+2,05 MMDH) et des ventes de l’acide phosphorique (+1,05 MMDH). Quant aux exportations du secteur textile, elles sont accusé un recul de 0,5% (-210MDH), du fait essentiellement de la baisse des exportations de chaussures (-201MDH). Alain Bouithy

En hausse de 20,3%, les exportations aéronautiques poursuivent leur bonne trajectoire

En hausse de 20,3%, les exportations aéronautiques poursuivent leur bonne trajectoire

Progression des exportations des phosphates et dérivés de 14,1% durant les sept premiers mois de 2024 Les exportations du secteur aéronautique poursuivent leur bonne trajectoire. Selon l’Office des changes, elles ont atteint 15,34 milliards de dirhams (MMDH) au terme des sept premiers mois de l’année 2024 contre 12,75 MMDH il y a un an. Les données publiées par l’institution publique montrent que les ventes du secteur ont progressé de 20,3% (+2,58 MMDH) par rapport à la même période un an auparavant. Cette amélioration provient de l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +2,45 MMDH (+32,4%) et des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring Interconnection System – système d’interconnexion de câblage électrique) de +111MDH (+2,2%), qui ont atteint respectivement 10,04 MMDH et 5,21 MMDH à fin juillet 2024. Egalement en hausse, les exportations de l’automobile ont bondi de 8,5% (+7,23 MMDH) pour atteindre 92,75 MMDH au terme de la même période contre 85,51 MMDH une année auparavant, a fait savoir l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs de juillet 2024. L’Office justifie cette évolution par l’accroissement des ventes du segment de la construction (+2,77 MMDH), du segment du câblage (+2,48 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+838MDH), atteignant  respectivement 40,83 MMDH (+7,3%), 32,25 MMDH (+8,3%) et 5,415 MMDH (+18,3%). Dans son bulletin, l’Office des changes fait également état de l’amélioration de 14,1% correspondant à +5,71 MMDH des exportations dans le secteur des « Phosphates et dérivés » qui ont ainsi atteint 46,16 MMDH à fin juillet 2024 contre 40,45 MMDH un an auparavant. Les chiffres recueillis suggèrent une hausse des ventes des phosphates (+49,4% ; +1,629 MMDH), des engrais naturels et chimiques (+11,2% ; +3,36 MMDH) et de l’acide phosphorique (+10,3% ; +721 MDH).  Les exportations de l’industrie alimentaire et de l’agriculture à la traîne  Toujours selon l’Office des changes, les exportations des secteurs « Textile et cuir », « Electronique et électricité » et « Agriculture et agro-alimentaire » ont accusé une baisse durant les sept premiers mois de l’année en cours. En effet, les données montrent que les ventes du secteur « Textile et cuir » ont reculé de 2,1% (-599 MDH) pour n’atteindre que 27,941 MMDH au lieu de 28,54 MMDH durant la même période de l’année écoulée, suite à la baisse des ventes des chaussures (-223 MDH) et des vêtements confectionnés (-182MDH). Même tendance du côté de l’« Electronique et électricité » qui a reculé de 2,6% (-276MDH) atteignant 10,18 MMDH au lieu de 10,45 MMDH un an plus tôt, après le recul des ventes des composants électroniques (-527MDH, -11,3%) et des appareils électriques pour téléphonie ou télégraphie par fil (-30 MDH, -2,6%). L’Office fait toutefois remarquer que cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+195 MDH, +20,7%) qui  se sont élevées à 1,13 MMDH à fin juillet 2024 contre 942 MDH un an auparavant. Enfin, en recul de -0,9% correspondant à -483 MDH,  les exportations du secteur « Agriculture et agro-alimentaire » se sont chiffrées à 51,13 MMDH au lieu de 51,61 MMDH un an plus tôt. Dans son bulletin, l’Office fait état du recul des exportations de l’industrie alimentaire (-367 MDH, -1,5%) et de l’agriculture, sylviculture, chasse (-270 MDH, -1,1%), atténué par la hausse des exportations de l’industrie du tabac (+138MDH, +23,0%). A noter enfin que les exportations marocaines ont atteint globalement 262,44 MMDH à fin juillet 2024 contre 248,732MMDH une année auparavant, correspondant à une progression de +5,5% équivalant à +13,71 MMDH. Alain Bouithy