Maroc. La performance du secteur automobile amortit le recul des exportations en début d’année

Aggravation du déficit commercial de 5,1% à fin janvier 2026 Les échanges commerciaux ont enregistré des évolutions contrastées en début d’année 2026, selon les chiffres publiés par l’Office des changes qui font état d’une aggravation du déficit commercial de 5,1%. En effet, sous l’effet combiné de la stabilité des importations et du repli global des exportations, il a atteint près de 25,52 milliards de dirhams (MMDH) à fin janvier 2026, contre 24,28 MMDH un an auparavant, indique l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, précisant que le taux de couverture a perdu 1,9 points à 57,5%. En légère progression de 0,4% (+265 MDH), les importations de biens se sont établies à 60,02 MMDH à fin janvier 2026, contre 59,75 MMDH à la même période en 2025. En baisse de 2,7%, soit -969 MDH, les exportations se sont élevées à 34,50 MMDH contre 35,47 MMDH à fin janvier 2025. Dans le détail, les importations de produits finis de consommation ont bondi de +17,1% (soit +2,26 MMDH), atteignant 15,51 MMDH, suite à l’accroissement des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+28,2% ou +697 MDH), des voitures de tourisme (+34,1% ou +691 MDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+7,7% ou +57 MDH). En hausse de +12,9% (+1,76 MMDH), les importations de produits finis d’équipement se sont chiffrées, pour leur part, à 15,39 MMDH, en raison principalement de l’augmentation des achats d’avions (+847 MDH), des voitures utilitaires (+508 MDH) et parties et pièces pour turboréacteurs (+180 MDH). Quant aux importations de produits bruts, elles ont progressé de +38,4% (+1,13 MMDH) pour s’établir à 4,10 MMDH, après une hausse des importations de soufre brut et non raffiné (+1,14 MMDH), de ferraille, déchets et autres minerais (+273 MDH) ; alors que les achats de l’huile de soja brute ou raffinée ont baissé de 100 MDH. A l’inverse, l’Office annonce que les importations de produits alimentaires ont accusé une baisse de 15,4% (-1,26 MMDH) à 6,984 MMDH, due, essentiellement, au recul des importations de sucre brut ou raffiné (-895 MDH), des animaux vivants (-186 MDH) et des pommes de terre (-149 MDH), précisant toutefois que les approvisionnements en blé ont augmenté de 12%, soit +139 MDH. Autre baisse, celle de la facture énergétique qui a atteint 6,85 MMDH à fin janvier dernier. Les données relatives à ce secteur font état d’un recul de 19,5% (-1,66 MMDH), en raison essentiellement de la baisse des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures de 31,4% sous l’effet de prix en recul de 38,6%, et ce malgré la hausse des quantités importées de +11,9%. Quant aux demi-produits, ils enregistrent un recul de 16,1% (-2,10 MMDH) et s’établissent à 10,94 MMDH, en raison de la baisse des achats des produits chimiques (-520 MDH), des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (-442 MDH) et des demi-produits en fer ou en acier non alliés (-442 MDH). En ce qui concerne les exportations, les chiffres de l’Office montrent un recul du secteur « Phosphates et dérivés » de 43,4% (-2,41 MMDH) qui a atteint 3,15 MMDH, dû à la baisse des ventes des engrais naturels et chimiques (-2,19 MMDH) et de l’acide phosphorique (-286 MDH). Egalement en recul, les exportations de l’«Agriculture et agro-alimentaire » ont dégringolé de 9,5% (-904 MDH) pour se situer à 8,57 MMDH, suite au recul des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (-675 MDH) et de l’industrie alimentaire (-203 MDH). Au niveau du « Textile et cuir », il a été constaté une baisse de 5,9% (-209 MDH) à 1,37 MMDH, selon l’Office qui justifie cette évolution essentiellement, par la diminution des exportations des vêtements confectionnés (-156 MDH). Les données suggèrent en revanche une quasi-stabilité du secteur « Electronique et électricité » à 1,37 MMDH justifiée par la baisse des exportations des composants électroniques (-68 MDH) et des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (-31 MDH), atténuée par la hausse des exportations des fils et câbles (+48 MDH). La hausse de 8,7% des exportations dans l’« Aéronautique » à 2,43 MMDH s’explique par l’accroissement des ventes du segment de l’Assemblage de +244 MDH, atténué légèrement par la baisse des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring InterConnect System) de -48 MDH. Enfin, le secteur « Automobile » dont la performance a permis d’amortir partiellement le recul global des exportations, a vu ses exportations bondir de +19,1% (+1,96 MMDH) pour s’établir à 12,24 MMDH. Cette évolution s’explique principalement par la hausse des ventes du segment de la construction (+1,64 MMDH) et du segment du câblage (+436 MDH). Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial se creuse à près de 353,15 MMDH en 2025

En progression de 15,8% sur un an Le déficit commercial s’est aggravé en 2025. Selon les statistiques publiées récemment par l’Office des changes, il a grimpé de 15,8% comparativement à 2024 pour atteindre près de 353,15 milliards de dirhams (MMDH) à fin décembre 2025 contre 304,93 MMDH un an auparavant. En hausse de +8% (+60,95 MMDH), les importations de biens se sont chiffrées à 822,22 MMDH à fin décembre 2025 contre 761,27 MMDH une année auparavant. Elles dépassent ainsi les exportations qui n’ont augmenté que de +2,8% (+12,73 MMDH) pour atteindre 469,07 MMDH contre 456,34 MMDH à fin décembre 2024. Les importations ont contribué à la détérioration de la balance commerciale Dans le détail, les données du commerce extérieur montrent que les produits finis d’équipement ont progressé de +13,3% (+23,41 MMDH) en raison principalement de l’augmentation des achats des voitures utilitaires (+4,31 MMDH), des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+2,75 MMDH) et des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,29 MMDH). Il ressort des chiffres, élaborés sur la base des déclarations douanières, que les produits finis de consommation ont pour leur part bondi de +11,8% (+21,44 MMDH), indique l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Cette évolution est justifiée par la hausse des achats des voitures de tourisme (+37,7%, soit +10,80 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+16,5%, soit +1,78 MMDH) et des appareils récepteurs radio et télévision (+27,2%, soit +920MDH). En hausse de +31,5% (+10,47 MMDH), les importations de produits bruts ont fortement progressé après la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+5,97 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+1,28 MMDH) et des déchets, ferraille et autres minerais (+1,23 MMDH). Autre progression enregistrée au cours de cette même période, celle des demi produits (+4,8%, soit +7,92 MMDH). L’Office des changes attribue cette augmentation « essentiellement, à la hausse des achats des produits chimiques (+1,55 MMDH), des fils, barres et profilés en cuivre (+1,40 MMDH) et des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+1,11 MMDH) ». Soulignons également la hausse de +3,3% (+3,01 MMDH) des produits alimentaires, après une augmentation des importations des animaux vivants (+1,39 MMDH) et du maïs (+1,21 MMDH), indique l’Office. A l’inverse, les approvisionnements en sucre brut ou raffiné et en blé ont connu une baisse respectivement de 1,79 MMDH et 1,02 MMDH. Egalement en baisse, la facture énergétique qui a reculé « de 5,5% (-6,26 MMDH), suite, essentiellement à la baisse des approvisionnements en gas-oil et fuel-oil de -9,7% sous l’effet prix en recul de -14,5%, et ce malgré la hausse des quantités importées de +5,6% », a précisé l’Office. S’agissant des exportations, les données montrent une progression des ventes de phosphates et dérivés de +14,6% (+12,72 MMDH) due à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+9,03 MMDH), de l’acide phosphorique (+2,20 MMDH) et des phosphates (+1,48 MMDH). Les ventes dans l’aéronautique ont pour leur part progressé de +10% (+2,64 MMDH), suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,89 MMDH et des exportations du segment EWIS de +758MDH, selon les explications contenues dans le bulletin. La même source relève, en revanche, une quasi-stabilité à 86,82 MMDH des ventes dans l’agriculture et agro-alimentaire, qui s’explique par la « baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-1,46 MMDH) et de la pêche, aquaculture (-149MDH), contrebalancée par l’accroissement des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1,48 MMDH) », peut-on lire. Dans le registre des baisses, on retiendra celles enregistrées dans les branches électronique et électricité (-8,8% soit -1,60 MMDH), suite au recul des exportations des composants électroniques (-3,02 MMDH), atténué par la hausse des exportations des fils et câbles (+1,04 MMDH) et textile et cuir (-4,5%, soit -2,07 MMDH) en raison, essentiellement, de la baisse des exportations des vêtements confectionnés (-1,14 MMDH), combinée au recul des exportations des articles de bonneterie (-672MDH). Autre baisse, celle de la branche automobile (-2%, soit -3,10 MMDH), attribuée principalement à la baisse des ventes du segment de la construction (-9,65 MMDH), atténuée par la hausse des exportations du segment du câblage (+4,13 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+609MDH). Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial se creuse de nouveau à fin juillet

Le déficit commercial du Maroc s’est creusé de nouveau au terme des sept premiers mois de l’année 2025, atteignant près de 195 milliards de dirhams (MMDH). Selon l’Office des changes, comparativement à la même période un an auparavant, il s’est aggravé de 15,9% (-194,92 MMDH à fin juillet 2025 contre -168,20 MMDH un an auparavant). D’après les statistiques publiées par l’institution publique, cette évolution couvre une hausse de +8,8% (+37,8 MMDH) des importations de biens à 469,7 MMDH contre 431,8 MMDH une année auparavant et une augmentation des exportations de +4,2% (+11,13 MMDH) à 274,8 MMDH au lieu de 263,6 MMDH à fin juillet 2024. Dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office des changes justifie la hausse des importations de biens par celle des importations de produits bruts qui ont bondi de +28,8% (+5,45 MMDH) au cours des sept premiers mois, suite notamment à la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+2,6 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+756MDH) et de ferraille, déchets et autres minerais (+697MDH). La hausse des importations est aussi attribuée à l’augmentation des produits finis d’équipement de +14,5% (+13,9 MMDH), due à l’augmentation des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,70 MMDH), des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+2,2 MMDH) et des machines et appareils divers (+1,05 MMDH). Elle est également justifiée par l’accroissement des produits finis de consommation de +13,7% (+13,9 MMDH), en raison de la hausse des achats des voitures de tourisme de +39,9% (+5,9 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques de +17,6% (+1,1 MMDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage de +23,2% (+736MDH). A noter aussi la hausse des demi-produits de +6,8% (+6,4 MMDH), suite, essentiellement, à la hausse des achats des produits chimiques (+1,2 MMDH), des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+931MDH), et des fils, barres et profilés en cuivre (+762MDH) ainsi que celle des produits alimentaires de +2,7% (+1,4 MMDH) soutenue par la hausse des importations des animaux vivants (+1.048MDH), de maïs (+869MDH) et de café (+530MDH). En ce qui concerne les exportations, l’Office des changes explique qu’elles ont augmenté en raison principalement de la progression des ventes de phosphates et dérivés de +20,9% (+9,5 MMDH), suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+6,5 MMDH), des phosphates (+2,04 MMDH) et des ventes de l’acide phosphorique (+980MDH). L’évolution des exportations a été aussi soutenue par les expéditions dans les secteurs de l’aéronautique qui ont progressé de +8,9% (+1,3 MMDH), grâce à l’accroissement des ventes du segment de l’Assemblage de +895MDH et des exportations du segment EWIS de +488MDH. A noter également la hausse des exportations dans le secteur de l’agriculture et agro-alimentaire qui ont bondi de +3,4% (+1,7 MMDH), soutenues par la hausse des exportations de l’agriculture, sylviculture, chasse (+2,7 MMDH), atténuée par la baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-808MDH). Hausse des exportations de services de 13,7 milliards de dirhams Enfin, les statistiques de l’Office des changes suggèrent par ailleurs un accroissement de l’excédent de la balance des services de 10,8% (+7,9 MMDH) à plus de 82,1 MMDH, contre +74,1 MMDH à fin juillet 2024. Cette évolution fait suite à l’augmentation des importations de +7% (+5,6 MMDH) à 86,7 MMDH et des exportations de +8,8% (+13,6 MMDH) à 168,9 MMDH. Alain Bouithy
Maroc. Progression de l’aéronautique et recul de l’automobile en janvier 2025

Le déficit commercial s’est aggravé de 13,3% en début d’année, selon l’Office des changes L’Office des changes rapporte une aggravation de 13,3% du déficit commercial à fin janvier 2025. Selon les chiffres publiés par l’institution publique, il a atteint 24,48 milliards de dirhams (MMDH) contre 21,60 MMDH à la même période de l’an dernier. Elaborées sur la base des déclarations douanières, les données du commerce extérieur révèlent une baisse des exportations de 2,4% (886 MDH) à 35,35 MMDH contre 36,24 MMDH à fin janvier 2024 et une hausse des importations de biens de +3,4% (1,99 MMDH) à 59,84 MMDH contre 57,85 MMDH une année auparavant. A titre de comparaison, le déficit commercial s’était creusé de 7,3% à fin décembre 2024. Il avait atteint 306,47 MMDH contre 285,54 MMDH un an auparavant. Cette évolution couvrait un accroissement des exportations de +5,8% (+24,76 MMDH) à 454,97 MMDH et une hausse des importations de biens de +6,4% (+45,69 MMDH) à 761,44 MMDH. A fin janvier 2025, les exportations ont été marquées par une contreperformance de la majorité des produits à l’instar de l’automobile dont les ventes ont accusé un recul de 10,9% (1,25 MMDH) avec une baisse des ventes du segment de la construction (1,54 MMDH), du segment de l’extérieur (51MDH). Cette contreperformance a cependant été atténuée par la hausse des ventes du segment du câblage (+121MDH). Les phosphates et dérivés ont enregistré une diminution de 10,7% (673MDH) due, principalement, à la baisse des ventes des phosphates (-249MDH), des engrais naturels et chimiques (-236MDH) et des ventes de l’acide phosphorique (-188MDH). Le segment agriculture et agro-alimentaire a pour sa part accusé un recul de 2,3% (201MDH) suite à la baisse des ventes du segment de l’industrie alimentaire de -310MDH, atténuée par la hausse des exportations du segment agriculture, sylviculture, chasse de +118MDH. Tandis que l’électronique et électricité reculait de 9,1% (143MDH) avec une baisse des exportations des composants électroniques (-308MDH). Selon l’Office des changes, « cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations de fils, câbles et autres conducteurs isolés pour l’électricité (+106MDH) ». A noter la performance de l’aéronautique qui a progressé de +14,2% à près de 2,23 MMDH, avec une hausse des exportations du segment de l’assemblage (+198MDH) et du segment de l’EWIS (+82MDH). Le textile et cuir a bondi de +5% à 3,75 MMDH, suite, essentiellement, à la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+184MDH). En parallèle, les « autres extractions minières » ont progressé de +21,2% à 408 millions de dirhams. Du côté des importations, les données montrent une progression de la majorité des produits, à l’exception de la facture énergétique qui a baissé de 11,6% (1,12 MMDH) suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de 26,1% sous l’effet prix en recul de 8,3%, conjugué à une baisse des quantités importées de 19,4%. Pour le reste, l’Office fait état de l’augmentation des produits finis d’équipement de +10,8% (1,38 MMDH) en raison de la hausse des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (250MDH), des centrifugeuses et appareils pour filtration des liquides ou des gaz (240MDH) et des machines pour le travail du caoutchouc ou des plastiques (129MDH). De son côté, la hausse des produits finis de consommation de +6,4% (+767MDH) est justifiée par l’augmentation des achats des tissus et fils de fibres synthétiques et artificielles (165MDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (82MDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage (68MDH). La progression de 17,8% (447MDH) des produits bruts est attribuée, essentiellement, à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés (+219MDH), de l’huile de palme ou palmiste brute ou raffinée (+86MDH) et de l’huile d’olive brute ou raffinée (+79MDH). Quant aux produits alimentaires, ils ont bondi de 3,1% (250MDH) suite à l’augmentation des importations de maïs (+333MDH), des animaux vivants (+325MDH), et des tourteaux (+157MDH). Enfin, le segment demi-produit a progressé de +1,7% (+222MDH) avec une hausse des importations des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+178MDH), des accessoires de tuyauterie et construction métallique (+165MDH) et de l’aluminium brut, déchets et poudres d’aluminium (+112MDH), atténuée par la baisse des achats de l’ammoniac (-323MDH). Alain Bouithy
Maroc. Les exportations aéronautiques continuent de cartonner

Les données publiées par l’Office des changes montrent que les exportations du secteur aéronautique, qui se sont chiffrées à 21,86 milliards de dirhams (MMDH) au terme des 10 premiers mois de l’année 2024, continuent de cartonner. Elles avaient atteint 18,640 MMDH au cours de la même période de 2023. D’après les experts de l’institution publique, elles ont connu une progression de +17,3% à +3,22 MMDH au titre de cette période, grâce à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +26,9% à +3,01 MMDH et des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring Interconnection System – système d’interconnexion de câblage électrique) de +2,6% à +187MDH, atteignant respectivement 14,26 MMDH et 7,51 MMDH à fin octobre, indique l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Il est important de constater que l’évolution des exportations de ce secteur enregistre un léger ralentissement comparé au mois précédent. En effet, en septembre dernier, elles avaient progressé de +20,2% à +3,29 MMDH. Cette évolution avait été attribuée à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +3,07 MMDH et des exportations du segment EWIS de +205MDH. Rappelons que ces exportations avaient connu une forte progression de +21,2% en août dernier mais n’avaient progressé que de +3,04 MMDH après un accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +2,87 MMDH, et des exportations du segment EWIS de +156MDH. Quoi qu’il en soit, ces évolutions ne seraient qu’un leurre pour le Groupe socialiste-Opposition ittihadie qui s’est exprimé récemment sur l’évolution de ce secteur à la Chambre des conseillers. En effet, lors de la séance mensuelle des questions orales sur la politique générale du gouvernement axée sur «la politique nationale d’industrialisation», le président du Groupe socialiste-Opposition ittihadie, Youssef Aïdi, a déploré le fait que «le Maroc se cantonne principalement à la fabrication de pièces relativement simples ». Malgré l’implantation de plus de 140 entreprises internationales, ce dernier constate en outre que le Maroc ne dispose pas de « compétences avancées en matière de conception et d’ingénierie, ce qui le relègue au rang de sous-traitant et non de créateur dans la chaîne de valeur mondiale». Les critiques du Groupe socialiste ont porté aussi sur la politique du gouvernement dans le secteur de l’agro-industrie estimant qu’en dépit de l’abondance de ses ressources agricoles et ses capacités à produire plus, « le Maroc demeure fortement dépendant des importations de produits alimentaires». Pour l’opposition, «cela reflète notre faible capacité au niveau de l’industrie de transformation et, par conséquent, l’exportation de matières premières et leur importation après leur transformation constituent un fardeau majeur pour l’économie». Il est à souligner qu’au terme des 10 premiers mois de 2024, les exportations ont progressé de +2,9%, soit +1.972MDH pour atteindre 69,76 MMDH contre 67,790 MMDH enregistrés durant la même période de l’année écoulée. Selon les explications de l’Office, cette évolution est justifiée par l’accroissement des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1,56 MMDH) et des exportations de l’industrie alimentaire (+306MDH). Dans son bulletin, l’Office des changes fait également état d’une hausse de +8%, soit +9,75 MMDH des ventes dans le secteur automobile. Cette évolution fait suite à l’augmentation des ventes du segment de la construction (+3,76 MMDH), du segment du câblage (+3,32 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+1,33 MMDH). Rappelons également que lors de son intervention à la Chambre des conseillers, Youssef Aïdi a fait le constat suivant : «Dans le secteur de l’automobile, et bien que le Maroc soit leader en Afrique avec une capacité de production dépassant 700.000 véhicules par an, ce succès quantitatif masque une fragilité structurelle ». A ses yeux, « le taux d’intégration locale dans les composants technologiques de pointe reste modeste, le pays étant incapable de produire des éléments essentiels comme les moteurs et les systèmes électroniques avancés », avait-il ajouté constatant, par ailleurs, que les voitures made in Morocco peinent à gagner la confiance des Marocains, qui privilégient les véhicules importés. Egalement en progression, les exportations des phosphates et dérivés ont bondi de +12,5% (+7,60 MMDH) pour se chiffrer à 68,33 MMDH contre 60,734 un an plus tôt ; en raison, principalement, de la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+4,49 MMDH), des phosphates (+2,05 MMDH) et des ventes de l’acide phosphorique (+1,05 MMDH). Quant aux exportations du secteur textile, elles sont accusé un recul de 0,5% (-210MDH), du fait essentiellement de la baisse des exportations de chaussures (-201MDH). Alain Bouithy
En hausse de 20,3%, les exportations aéronautiques poursuivent leur bonne trajectoire

Progression des exportations des phosphates et dérivés de 14,1% durant les sept premiers mois de 2024 Les exportations du secteur aéronautique poursuivent leur bonne trajectoire. Selon l’Office des changes, elles ont atteint 15,34 milliards de dirhams (MMDH) au terme des sept premiers mois de l’année 2024 contre 12,75 MMDH il y a un an. Les données publiées par l’institution publique montrent que les ventes du secteur ont progressé de 20,3% (+2,58 MMDH) par rapport à la même période un an auparavant. Cette amélioration provient de l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +2,45 MMDH (+32,4%) et des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring Interconnection System – système d’interconnexion de câblage électrique) de +111MDH (+2,2%), qui ont atteint respectivement 10,04 MMDH et 5,21 MMDH à fin juillet 2024. Egalement en hausse, les exportations de l’automobile ont bondi de 8,5% (+7,23 MMDH) pour atteindre 92,75 MMDH au terme de la même période contre 85,51 MMDH une année auparavant, a fait savoir l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs de juillet 2024. L’Office justifie cette évolution par l’accroissement des ventes du segment de la construction (+2,77 MMDH), du segment du câblage (+2,48 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+838MDH), atteignant respectivement 40,83 MMDH (+7,3%), 32,25 MMDH (+8,3%) et 5,415 MMDH (+18,3%). Dans son bulletin, l’Office des changes fait également état de l’amélioration de 14,1% correspondant à +5,71 MMDH des exportations dans le secteur des « Phosphates et dérivés » qui ont ainsi atteint 46,16 MMDH à fin juillet 2024 contre 40,45 MMDH un an auparavant. Les chiffres recueillis suggèrent une hausse des ventes des phosphates (+49,4% ; +1,629 MMDH), des engrais naturels et chimiques (+11,2% ; +3,36 MMDH) et de l’acide phosphorique (+10,3% ; +721 MDH). Les exportations de l’industrie alimentaire et de l’agriculture à la traîne Toujours selon l’Office des changes, les exportations des secteurs « Textile et cuir », « Electronique et électricité » et « Agriculture et agro-alimentaire » ont accusé une baisse durant les sept premiers mois de l’année en cours. En effet, les données montrent que les ventes du secteur « Textile et cuir » ont reculé de 2,1% (-599 MDH) pour n’atteindre que 27,941 MMDH au lieu de 28,54 MMDH durant la même période de l’année écoulée, suite à la baisse des ventes des chaussures (-223 MDH) et des vêtements confectionnés (-182MDH). Même tendance du côté de l’« Electronique et électricité » qui a reculé de 2,6% (-276MDH) atteignant 10,18 MMDH au lieu de 10,45 MMDH un an plus tôt, après le recul des ventes des composants électroniques (-527MDH, -11,3%) et des appareils électriques pour téléphonie ou télégraphie par fil (-30 MDH, -2,6%). L’Office fait toutefois remarquer que cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+195 MDH, +20,7%) qui se sont élevées à 1,13 MMDH à fin juillet 2024 contre 942 MDH un an auparavant. Enfin, en recul de -0,9% correspondant à -483 MDH, les exportations du secteur « Agriculture et agro-alimentaire » se sont chiffrées à 51,13 MMDH au lieu de 51,61 MMDH un an plus tôt. Dans son bulletin, l’Office fait état du recul des exportations de l’industrie alimentaire (-367 MDH, -1,5%) et de l’agriculture, sylviculture, chasse (-270 MDH, -1,1%), atténué par la hausse des exportations de l’industrie du tabac (+138MDH, +23,0%). A noter enfin que les exportations marocaines ont atteint globalement 262,44 MMDH à fin juillet 2024 contre 248,732MMDH une année auparavant, correspondant à une progression de +5,5% équivalant à +13,71 MMDH. Alain Bouithy
Maroc. Les exportions aéronautiques en forte hausse au premier semestre

Le déficit commercial s’est cependant accentué à fin juin 2024 Le déficit commercial du Maroc s’est légèrement creusé durant les six premiers mois de l’année 2024, constate l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs (IMEE- 2024). Selon l’institution publique, il s’est établi à 139,43 milliards de dirhams (MMDH) au cours du premier semestre, au lieu de 138,81 MMDH un an auparavant. Ce qui correspond à un accroissement de 0,4% à fin juin 2024. Cette variation s’explique par la hausse des importations de biens de +2% (+7,302 MMDH) à 365,87 MMDH à fin juin 2024 contre 358,57 MMDH une année auparavant et l’accroissement des exportations de +3% (+6,680 MMDH) à 226,43 MMDH contre 219,75 MMDH à fin juin 2023. Dans le détail, les données montrent que les importations des produits finis d’équipement ont bondi de +6,8% (+5,40 MMDH) au cours des six premiers mois de l’année à 85,269 MMDH contre 79,86 MMDH un an auparavant. Selon les explications de l’Office des changes, cette « hausse est tributaire de l’augmentation des achats des voitures utilitaires (+51,8% ou +1,82 MMDH), des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+16,5% ou +1,15 MMDH) et des diodes, transistors thyristors, et des dispositifs photosensibles (+60,7% ou +523MDH) ». A fin juin 2024, les importations de Demi produits se sont accrues de +6,1% (+4,59 MMDH, suite à l’accroissement des achats de demi-produits en fer ou en aciers non alliés (+1,62 MMDH), des produits chimiques (+898MDH) et des papiers et cartons (+650MDH), a-t-il souligné dans son bulletin. Les importations de produits finis de consommation ont pour leur part cru de +3,1% (+2,46 MMDH), a également fait savoir l’Office attribuant cette hausse « à l’augmentation des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme (+8,4% ou +1,27 MMDH) et des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+22,1% ou +936MDH) ». En revanche, les chiffres font état de la baisse des importations de produits alimentaires de 0,9% au terme du premier semestre de l’année en cours (-410MDH), justifiée par le recul des importations des tourteaux (-1.472MDH) et du blé (-1.024MDH). L’Office note cependant que « cette baisse est contrebalancée par la hausse des achats des animaux vivants (+831MDH). Egalement en baisse, les importations de produits bruts ont accusé une baisse de 9,3% (-1,67 MMDH), attribuée à celle des importations de l’huile de soja brute ou raffinée (-1,33 MMDH) et de ferraille, déchets et autres minerais (-500MDH), atténuée par la hausse des importations des graines et fruits oléagineux (+343MDH). Enfin, la facture énergétique recule de 5,2% (-3.153MDH) à fin 2024. Une évolution qui « fait suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en gaz de pétrole et autres hydrocarbures de -24,1% et en houilles, cokes et combustibles de 29,7% », selon les explications de l’Office qui précise que ce recul est atténué par la hausse des achats du gas-oil et du fuel-oil de 8,9%. Parallèlement, les exportations du secteur automobile ont progressé de +9% (+6,63 MMDH), atteignant 80,54 MMDH à fin juin 2024 au lieu de 73,91 MMDH en 2023, grâce à l’accroissement des ventes du segment de la construction (+2,73 MMDH), du segment du câblage (+2,14 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+752MDH). Egalement en hausse, les exportations de phosphates et dérivés ont crû de +7,5% (+2,69 MMDH) à 38,57 MMDH au terme des six premiers mois de l’année contre 35,87 MMDH un an auparavant, suite principalement à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques et des phosphates dont les ventes ont progressé respectivement de +1,70 MMDH et de +1,00 MMDH. Du côté du secteur aéronautique, les chiffres font état d’une progression des exportations de +16,5% (+1,84 MMDH) pour atteindre 12,97 MMDH à fin juin 2024 contre 11,13 MMDH un an auparavant; suite, essentiellement, à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,83 MMDH. Les mêmes données suggèrent en revanche un recul des exportations de l’« Electronique et électricité » de 4,4% (-400MDH) à 8,65 MMDH au lieu de 9,05 MMDH, s’expliquant par la baisse des ventes des composants électroniques (-451MDH), toutefois contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+149MDH). En ce qui concerne les exportations dans le secteur de l’agriculture et de l’agro-alimentaire, l’Office annonce une baisse de 2,6% (-1,24 MMDH), à 46,24 MMDH contre 47,48 MMDH un an auparavant, due principalement au recul des ventes de l’industrie alimentaire (-1,24 MMDH). Quant aux exportations du textile et cuir, elles ont accusé une baisse de -7,2% (-1826MDH), à 23,44 MMDH contre 25,26 MMDH à fin juin 2023, « tributaire, essentiellement, de la baisse des exportations des vêtements confectionnés (-1.214MDH), et des chaussures (-237MDH) », selon l’Office. Alain Bouithy
Maroc. Les exportations du secteur aéronautique bondissent de 17,6% à fin mai

Les exportations marocaines ont progressé de +4,4%, soit +8,02 milliards de dirhams (MMDH) au terme des cinq premiers mois de l’année 2024, a annoncé l’Office des changes. Selon les chiffres publiés par l’institution publique dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, elles se sont établies à 191,73 MMDH à fin mai contre 183,70 MMDH durant le même mois de l’année 2023. Dans le détail, les exportations du secteur de l’aéronautique se sont chiffrées à 10,68 MMDH à fin mai 2024 contre 9,08 MMDH une année auparavant. Comparativement à la même période de l’année écoulée, elles ont enregistré une croissance de 17,6% équivalant à +1.596MDH. Cette évolution est justifiée par l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +27,8% (+1,50 MMDH) à 6,9 MMDH. Elle s’explique aussi par la légère hausse des exportations du segment de l’EWIS de +2,2% (+80 MDH) à 3,7 MMDH, d’après l’Office. En hausse de 12% (+7,23 MMDH) à plus de 67,46 MMDH contre 60,23 MMDH durant la même période de l’année précédente, les exportations de l’automobile se sont de leur côté également envolées. Cette performance s’explique par l’accroissement des ventes du segment de la construction de 11,7 % (+3,08 MMDH) à 29,3 MMDH contre 26,27 MMDH un an auparavant, de 11% du segment du câblage (+2.349MDH) à 23,68 MMDH au lieu de 21,33 MMDH et de 21,9% du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+709MDH) à 3,94 MMDH au lieu de 3,23 MMDH. Egalement en hausse, les exportations des phosphates et dérivés ont pour leur part progressé de 5,3% (+1,61 MMDH) à 32 MMDH contre 30,39 MMDH un an plus tôt, a en outre fait savoir l’Office dans son bulletin. Selon la même source, cette évolution s’explique par la progression des ventes des engrais naturels et chimiques de +7,3% (+1,61 MMDH) à 23,63 MMDH (au lieu de 22,01 MMDH, un an auparavant) et des phosphates de +23% (+627 MDH) à 3,35 MMDH (contre 2,72 MMDH). Cette hausse est cependant atténuée par la baisse des ventes de l’acide phosphorique de 11,2% (-631MDH), à 5,02 MMDH au lieu de 5,65 MMDH au terme de la même période de l’année dernière, a fait remarquer l’Office. Dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office fait en revanche état de la baisse des ventes des secteurs de l’électronique, du textile ainsi que de l’agriculture et agro-alimentaire. En ce qui concerne les exportations du secteur de l’électronique et l’électricité, les chiffres montrent qu’elles ont accusé un recul de 6,7% (-492 MDH), chutant à 6,89 MMDH à fin mai dernier contre 7,38 MMDH durant la même période de 2023. Cette contre-performance s’explique par la baisse des ventes des composants électroniques de 23% (-757 MDH) à 2,53 MMDH contre 3,29 MMDH un an auparavant et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage qui ont dégringolé de 42,9% (-12 MDH) passant de 28 MDH en mai 2023 à 16 MDH au terme des cinq premiers mois de 2024. « Cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+107 MDH) », a cependant noté l’institution, indiquant qu’elles ont bondi de 16,2% à 766 MDH au lieu de 659 MDH, il y a un an. En recul de 4% (-830 MDH), les ventes du secteur textile et cuir se sont établies à 19,87 MMDH au lieu de 20,70 MMDH enregistrés un an auparavant. Ce recul est tributaire, principalement, de la baisse des ventes des chaussures de 12,9% (-183 MDH) à 1,23 MMDH au lieu de 1,41 MMDH, des vêtements confectionnés de 3,6% (-494 MDH) à 13,17 MMDH (au lieu de 13,66 MMDH) et de 1,5% des articles de bonneterie (-56 MDH) à 3,76 MMDH (contre 3,82 MMDH). Concernant le secteur de l’agriculture et agro-alimentaire, ses exportations se sont repliées de 0,7% (-313 MDH), passant de 42,03 MMDh à fin mai 2023 à 41,72 MMDH à fin mai 2024, suite au recul des ventes de l’industrie alimentaire de 2,2%(-406 MDH) à 18,36 MMDH et de l’agriculture, sylviculture, chasse de 0,1% (-32 MDH) à 22,26 MMDH. Signalons cependant que « ce recul est atténué par la hausse des ventes de l’industrie tabac (+124MDH) », comme le fait remarquer l’Office dans son bulletin précisant qu’elles ont progressé de +32,5% à fin mai 2024 (124 MDH) pour s’établir à 506 MDH au lieu de 382 MDH un an auparavant. Alain Bouithy