ONEE: Tarik Hamane signe à Nouakchott un accord pour la mise en œuvre de l’interconnexion électrique Maroc-Mauritanie

ONEE: Tarik Hamane signe à Nouakchott un accord pour la mise en œuvre de l’interconnexion électrique Maroc-Mauritanie

M. Tarik Hamane, Dg de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) et son homologue M. Sidi Salem Mohaned Elabd, Dg de la Société Mauritanienne d’électricité (SOMELEC) ont procédé signé, mardi 4 à Nouakchott, un accord pour le développement et la réalisation de l’interconnexion électrique entre le Royaume du Maroc et la République Islamique de Mauritanie. La cérémonie de signature s’est déroulée en présence de M.  Hamid Chabar, Ambassadeur de Sa Majesté le Roi en Mauritanie, a annoncé l’ONEE dans un communiqué indiquant que le projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et la Mauritanie s’inscrit dans le cadre de l’Initiative Royale Atlantique visant à renforcer l’intégration africaine et promouvoir la coopération Sud-Sud. Selon la même source, ce projet « constitue une avancée majeure qui permettra de renforcer davantage la fiabilité des réseaux électriques des deux pays,améliorer leurs performances et faciliter les échanges d’énergie électrique entre le Maroc et la Mauritanie et entre l’Europe et l’Afrique de l’Ouestdans le cadre du WAPP ». Il constitue également l’opportunité de valoriser et tirer pleinement profit de la complémentarité en reliant les réseaux électriques des deux pays, notamment pour une meilleure intégration et optimisation des ressources en énergies renouvelables dont ils bénéficient, a fait savoir l’Office soulignant que  les équipes techniques de l’ONEE et de SOMELEC ont immédiatement entamé des travaux de concertation dans le cadre de la mise en œuvre du Projet, à l’issue de la cérémonie de signature de l’Accord. « À travers cette initiative stratégique, l’ONEE et la SOMELEC consolident leur partenariat en faveur du développement du secteur électrique des deux pays et du renforcement de l’intégration régionale des réseaux électriques », a souligné le communiqué. Et de conclure: le Royaume du Maroc et la Mauritanie réaffirment ainsi leurs rôles de hub énergétique au niveau continental et régional, en renforçant les interconnexions électriques et en favorisant l’intégration des marchés de l’énergie pour un développement durable et partagé. Martin Kam

Mauritanie. Un panel ministériel pour libérer le potentiel énergétique régional au MSGBC 2023

Mauritanie. Un panel ministériel pour libérer le potentiel énergétique régional au MSGBC 2023

La conférence et l’exposition MSGBC Oil, Gas & Power 2023, prévue pour commencer à Nouakchott le 21 novembre, débutera par une discussion en panel ministériel intitulée « Forger des liens, stimuler la croissance. » Ce panel réunira les ministres de l’Énergie de la région MSGBC pour orienter le secteur de l’énergie de la région. Les sujets à l’ordre du jour incluent la coopération régionale, l’infrastructure énergétique, les cadres réglementaires et les avancées technologiques. La discussion sera animée par NJ Ayuk, président exécutif de la Chambre africaine de l’énergie, et comprendra S.E. Nani Chrougha, ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie de la République islamique de Mauritanie ; S.E. Dr. Hotna Cufuk Na Doha, ministre des Ressources naturelles et de l’Énergie de la République de Guinée-Bissau ; S.E. Felix Antoine Diome, ministre du Pétrole et de l’Énergie de la République du Sénégal ; Hon. Abdoulie Jobe, ministre du Pétrole et de l’Énergie de la République de Gambie ; et S.E. Aly Seydouba Soumah, ministre de l’Énergie, de l’Hydraulique et des Hydrocarbures de la République de Guinée-Conakry, participant pour la première fois à MSGBC Oil, Gas & Power. La discussion portera sur l’impératif de renforcer l’intégration régionale dans le secteur de l’énergie. Le panel se penchera sur des stratégies visant à faciliter le commerce transfrontalier, à rationaliser l’accès au marché et à aligner les politiques énergétiques. Des initiatives collaboratives telles que le Pool énergétique ouest-africain et des accords conjoints sur la gestion des ressources et les flux de capitaux transfrontaliers ont le potentiel de libérer des ressources partagées, de réduire les coûts et d’élargir la portée du marché de l’énergie. Le deuxième domaine clé de discussion identifiera les opportunités de réduction des dépenses opérationnelles grâce à des projets d’infrastructure régionale collaboratifs. Les ministres débattront de la mise en place d’infrastructures partagées, notamment des projets tels que le gazoduc Nigeria-Maroc et des réseaux de transport intégrés tels que le système ferroviaire régional en Afrique de l’Ouest, qui peuvent faciliter le mouvement des ressources. Cette approche a le potentiel de réduire les coûts, de rationaliser les opérations et de mettre en place un écosystème énergétique plus robuste dans la région MSGBC. Les discussions se concentreront également sur la simplification du cadre réglementaire des activités pétrolières et gazières. L’objectif est de créer un ensemble cohérent de réglementations qui simplifient les processus d’exploration, de production et de transport. Un cadre réglementaire harmonisé peut favoriser la confiance des investisseurs, accélérer l’approbation des projets et garantir la conformité de l’industrie, promouvant un développement responsable et efficace des ressources. Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim, situé en offshore entre le Sénégal et la Mauritanie, sert d’exemple de l’harmonisation des réglementations régionales de l’exploration à la phase de production, avec une première arrivée de gaz prévue pour mi-2024. Le panel mettra également en lumière les technologies pour renforcer la coopération régionale, en examinant les mécanismes de partage des avancées technologiques au-delà des frontières. Des pays comme la Guinée-Conakry, qui a récemment investi dans un centre de recherche géologique, et la Gambie, qui a signé un protocole d’entente pour l’exploration du pétrole brut avec la Nigerian National Petroleum Corporation, peuvent bénéficier de l’expertise du Sénégal et de la Mauritanie. L’innovation collaborative peut conduire à des techniques d’exploration améliorées, à des pratiques de sécurité renforcées et à des méthodes d’extraction des ressources plus efficaces, garantissant que la région reste à l’avant-garde des avancées technologiques dans l’industrie de l’énergie. Les conditions préalables, la justification et l’importance du commerce inter-africain de l’énergie seront également abordées, notamment l’examen des exigences réglementaires et d’infrastructure pour étendre les échanges entre les pays africains. Sous le patronage du Président de la République islamique de Mauritanie, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, et en partenariat avec le Ministère du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, la Société mauritanienne des hydrocarbures et des mines, Petrosen, COS-Petrogaz et la Chambre africaine de l’énergie, la troisième édition de la conférence se déroulera du 21 au 22 novembre à Nouakchott.

La belle rouste, à la Terence Hill, prise par les polisariens et leurs mentors algériens au Sommet de l’Union Africaine à Nouakchott.

La belle rouste, à la Terence Hill, prise par les polisariens et leurs mentors algériens au Sommet de l’Union Africaine à Nouakchott.

TRIBUNE. Le Président de l’Union Africaine (U.A), Moussa Faki Mahamat, a ouvert, le 1er juillet 2018, le sommet de deux jours des Chefs d’Etat de l’U.A, dans la capitale Nouakchott, auxquels s’est joint le Président français Emmanuel Macron, pour se pencher sur les crises secouant le continent, notamment la guerre civile au Soudan du Sud, le dossier du Sahara marocain et les nombreuses crises sécuritaires du continent ainsi que l’exode de centaines milliers d’Africains essentiellement vers l’Europe mais également l’indépendance financière de l’Union Africaine, le dossier de la Zone de Libre-Echange (ZLEC) et le soutien unanime des pays du continent africain à l’actuelle Ministre rwandaise des Affaires Etrangères, Louise Mushikiwabo, pour lancer sa campagne pour la tête de l’OIF ; illustration parfaite de la nouvelle stratégie africaine pour ces grandes nominations, à savoir ne plus arriver en ordre dispersé, mais rassemblés derrière une personnalité. Egalement présent à ce sommet, le G5 Sahel (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, et Tchad) qui discutera de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale siégeant à Nouakchott pour lutter contre les jihadistes. S’agissant du dossier du Sahara marocain, il y a lieu de noter que ce Sommet de l’UA de Nouakchott signe une avancée notable du Maroc sur la question nationale et le rapport qui a été soumis le 1er juillet 2018 par Monsieur Moussa Faki Mahamat, aux Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’UA réunis en session à huis clos consacre la primauté du processus onusien dans la gestion de la question du Sahara marocain. Le rapport consacre la primauté du processus onusien dans la gestion de la question du Sahara. Ainsi le paragraphe 20C stipule que : « la nécessité pour l’UA d’inscrire sa démarche dans le cadre d’un appui renforcé aux efforts des Nations-Unies, pour accroitre leur chance d’aboutissement. En d’autres termes, il ne s’agirait pas pour l’UA de développer un processus parallèle à celui des Nations-Unies ». De même la recommandation 21B précise que « le rôle de l’UA devrait viser à accompagner et à soutenir les efforts des Nations-Unies, dont le Conseil de Sécurité demeure saisi de la question. Au demeurant, l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations Unies conduit, depuis sa prise de fonction, des consultations intensives avec les parties, lesquelles ont exprimé leur engagement à coopérer avec lui « . L’unique référence dans le traitement de la question sera les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations-Unies. En effet, la recommandation 21C souligne que « conformément à ce rôle d’accompagnement et de soutien, la Conférence de l’UA devrait apporter un appui efficace au processus conduit par les Nations-Unies, basé sur les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité. Celles-ci ont, de façon constante, demandé aux parties de reprendre les négociations sous les auspices du Secrétaire Général, de bonne foi, en vue de parvenir à une solution politique juste, durable et mutuellement acceptable dans le contexte d’arrangements conformes aux buts et principes énoncés dans la charte des Nations-Unies « . Les autres organes de l’UA et notamment ceux qui étaient instrumentalisés par les adversaires du Maroc tel le Conseil de Paix et de Sécurité (CPS) se trouvent dessaisis du traitement de cette question. La recommandation 21D souligne que « pour assurer la cohérence requise, la question du Sahara ne serait évoquée que dans ce cadre et à ce niveau » en faisant référence à la Conférence de l’Union Africaine et au niveau des Chefs d’Etats. Le rapport reflète fidèlement la position marocaine. Il rappelle ainsi dans le paragraphe 12 que « les autorités marocaines ont réaffirmé le rôle central des Nations-Unies dans la conduite du processus de négociation. Elles ont mis en garde contre les risques d’un processus parallèle, estimant qu’en reconnaissant la pseudo RASD, l’UA s’était d’elle-même exclue des efforts de recherche d’une solution : selon le Maroc, l’Union Africaine a, par ce fait, tranché le débat sur le statut du territoire que les Nations-Unies s’emploient à déterminer. Il est précisé dans le rapport que les autorités marocaines ont marqué leur appui aux efforts du nouvel Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations-Unies et leur attachement au processus de négociation conduit sous les auspices des Nations-Unies et que tout règlement du conflit requiert l’implication effective de l’Algérie ». Le rapport insiste dans le para 17 sur le rôle crucial que les autorités algériennes et mauritaniennes peuvent jouer dans la recherche d’une solution. Le Président de la Commission de l’Union Africaine a exhorté les deux pays à soutenir activement les efforts déployés pour la relance du processus de négociation, en ajoutant que le conflit n’avait que trop duré et que la situation actuelle entravait les efforts d’intégration dans le cadre de l’UMA et ceux visant à promouvoir plus efficacement la sécurité régionale. Le mécanisme de suivi requis dans le paragraphe 21C a été mis en place par la Conférence sous forme de troïka composé des présidents sortant, entrant et en cours avec le Président de la Commission de l’Union Africaine. Ce mécanisme présente l’avantage des principes de la continuité dans la position de l’UA et celui de l’équilibre dans ses approches basées sur les résolutions pertinentes du Conseil de Sécurité. Ce revers cuisant pris par certains responsables algériens et leurs affidés polisariens n’est pas sans rappeler celui pris, le 28 juin 2018, lors du passage à Alger du Secrétaire d’Etat Adjoint américain, John J. Sullivan, qui, d’un ton dépité, a évité soigneusement d’évoquer le dossier du Sahara marocain avec le Ministre algérien des Affaires Etrangères, Abdelkader Messahel, tirant ainsi le tapis sous les pieds du voisin de l’Est qui en fait pourtant le principal sujet de sa politique extérieure. Une position qui démontre, si besoin est, que l’Administration américaine n’envisage aucune reprise des négociations en dehors de l’Initiative du Maroc pour l’octroi d’un statut d’autonomie au Sahara marocain, « approche potentielle qui pourrait satisfaire les aspirations du Sahara occidental ». Et encore moins celle reçue après la déclaration de l’Envoyé Personnel du Secrétaire Général des Nations-Unies pour le Sahara marocain, Horst Köhler, s’est dit satisfait, le 1er juillet 2018, de sa première