Congo – gouvernance :les turpitudes infinies du triumvirat Sassou, Collinet et Mvouba

Congo – gouvernance :les turpitudes infinies du triumvirat Sassou, Collinet et Mvouba

TRIBUNE. Le début du mois d’avril au Congo fait tâche : des sanctions et interpellations discriminatoires des tiers en violation des procédures sont constatées à l’assemblée nationale et à la primature alors qu’à côté, des grands criminels se la coulent douce. Entre-temps, le pays stagne. Décryptage Entre les études de faisabilité des projets et les approches méthodologiques que le Premier ministre Anatole Collinet Makosso (ACM) aime à prôner, on est perdu dans les dédales de la parole gouvernementale. ACM nous a habitué aux formules sibyllines telles que « le gouvernement y travaille », reprises en chœur et à tue-tête par ses ministres dont le bilan est plus que mitigé. On a l’impression que des grains de sable enrayent la machine de l’Exécutif. On ne peut pas dire que c’est le fait d’un complot pour nuire à l’action du gouvernement. La machine s’est auto-enrayée par l’incompétence des animateurs des départements ministériels. Qu’il s’agisse d’éradiquer les phénomènes d’insécurité, de corruption, de concussion et de vol ou qu’il s’agisse d’améliorer les conditions de vie des populations, le gouvernement patauge et peine à donner les résultats escomptés. Au contraire, Il laisse se perpétrer et se développer les anti-valeurs. Des dirigeants d’entreprises nationales dont on sait qu’ils ont amassé des fortunes colossales en détournant les deniers publics ne sont pas inquiétés ou sont, pour quelques uns, théâtralisés par une fausse présentation devant le procureur et envoyés en petite et courte villégiature à la maison d’arrêt pour en ressortir illico presto comme si aucune charge ne pesait contre eux. La toute dernière est celle de Ludovic Itoua, D.G des impôts. ACM a lâché son bâton de commandement. Il ne frappe pas, surtout pas ceux de ses ministres indélicats à la boulimie financière reconnue, ou d’autres responsables tels que le DG du CHU de Brazzaville ou celui de E2C qui brillent par une gestion peu orthodoxe. Ce sont de trop gros poissons, lourds à prendre au filet. La sanction est réservée aux petites personnes, à l’instar de Jean Aimé Njembo, chef de département de la logistique et du parc de la primature, suspendu de ses fonctions, il y a peu. Il est reproché à ce capitaine retraité depuis 2019, plusieurs fautes lourdes dont la dernière a été la subtilisation de deux véhicules 4×4 de commandement dont il a changé l’immatriculation avant de les prêter à Raoul Tchicaya qui s’en est gaiement servi aux obsèques de sa cousine, pour la frime rien de plus. La suspension de Njembo est l’exemple des petits fretins que l’on s’empresse de sanctionner tandis que les gros poissons continuent de vaquer à leurs activités de lucre. Njembo a été sanctionné et Tchicaya, le conseiller occulte d’ACM qui est à l’origine du problème, se frotte les mains. Une fois encore, la pression ethnique sera si forte que Njembo sera réhabilité sans doute. ACM est même allé à la rescousse d’Adou Danga pour soutenir l’incompétence d’un DG qui ment chaque jour pour justifier le manque de fourniture d’électricité : en décembre 2023, il parlait de révisions des turbines, après ce fut les fortes précipitations qui ont endommagé les turbines, après c’est le manque d’entretien, puis la canicule, etc. Pire, ce dernier n’arrive pas à s’acquitter souvent des factures de la Snel (RDC) alors que E2C génère mensuellement 5 milliards de FCFA au minimum qui devraient lui permettre d’améliorer les services et régler divers problèmes de ladite société. Curieusement ACM dédouane tous ces malfrats y compris Denis Christel Sassou Nguesso qui brade les terres arables et des polymétaux au profit des Rwandais sans tirer les conséquences que subissent les voisins de la RDC. On se demande ce que retiendra le citoyen lambda de la gouvernance d’ACM. De même, quid de l’Assemblée nationale où le maillet d’Isidore Mvouba dévie de la trajectoire réglementaire ? Les manœuvres du président de l’Assemblée, Isidore Mvouba (Isis) L’article 130 de la constitution congolaise de 2015 et 73 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale interdisent l’interpellation d’un député sans lever son immunité parlementaire. Isis s’est passé desdits articles en laissant les services de sécurité kidnapper le député Hydevert Moigny. Plus grave, pour montrer sa complicité avec les services de renseignements, Isis impose à ses collègues le vote à main levée alors qu’il existe, dans l’hémicycle, le système de vote électronique qui permet dans la discrétion à chaque député d’appuyer juste sur un bouton comme cela se fait au Sénat. Sassou Nguesso à la manœuvre. Mais ACM et Isis ont-ils assez de courage politique pour être objectifs et contrarier leur mentor Sassou Nguesso, pourraient se demander les âmes naïves ? Par le passé et même aujourd’hui, le Congo connaît les patriotes qui ont le courage et le sens de l’honneur, comme Gnali Gomez qui avait démissionné de ses fonctions, Clément Mouamba, Marcel Ntsourou et Cie qui ont pu résister aux injonctions de M. Sassou. Mais les gouvernants actuels ne sont aux affaires que pour se remplir les poches et non pour le bien être et l’avenir harmonieux des congolais. Face au désordre observé dans diverses administrations et à la violation permanente des libertés fondamentales et des droits humains, les Congolais patriotes doivent prendre des vraies résolutions pour faire bouger les lignes et ne pas laisser leurs terres aux Rwandais expansionnistes et hégémoniques. Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Congo/Actualité. Affaire Alain Mvouba : fallait-il laisser les basses choses mourir d’elles-mêmes ?

Congo/Actualité. Affaire Alain Mvouba : fallait-il laisser les basses choses mourir d’elles-mêmes ?

PARLONS-EN. Comment au XXIème siècle, des personnes ayant un cerveau normal avec une instruction acceptable peuvent-elles avoir le courage d’humilier toute une famille et rester tranquilles, conscientes que leur information mensongère affecterait le moral, de près ou de loin, des proches et parents de la famille indexée ? Aussi se réveille souvent le côté négatif des réseaux sociaux avec l’éclosion des Fake news dans le monde de la libre communication de l’information sur la Toile. On commence à s’y habituer. Dans un post qui circule depuis un certain moment, M. Alain Mvouba, qui n’est autre que l’un des fils du Président de l’Assemblée nationale a subi l’opprobre, ô combien ridicule et dégradante, d’être pris pour une autre personne en situation on ne peut plus dégradante. Sous d’autres cieux, l’auteur de ce post serait juridiquement inquiété. Et pourtant ce segment-vidéo, dans sa première diffusion, stipule clairement que c’est un citoyen libanais qui serait le personnage central de cette insupportable plage filmique. Et ce personnage de Libanais se serait curieusement transformé en la personne de M. Alain Mvouba dans la deuxième diffusion de ce post. D’ailleurs, dans d’autres pays, par respect de cette personne en difficulté psychologique et ayant perdu ses facultés mentales, ce post ne serait jamais livrée au public. Comment peut-on avoir le courage de citer nommément une famille, de surcroit respectée dans le monde politique ? Dans l’univers houleux de la politique, pour s’attaquer implicitement à l’adversaire, on passe par la délation qui parfois se couvre du drap de l’anonymat. Se remarquent, de temps à autre, le mensonge et les infox au niveau de certains tableaux clandestins de l’audiovisuel que nous offrent les réseaux sociaux. Aussi,  concernant l’affaire Alain Mvouba, la mise au point de M. Hubert Bemba-Milandou, Directeur de cabinet du Président de l’Assemblée nationale s’inscrit en faux contre la deuxième diffusion de ce post. Et à ce propos, ce dernier s’insurge contre cette information mensongère et précise dans un communiqué datée du 06 septembre 2023 que « le compatriote marchant en tenue d’Adam sur la vidéo qui inonde les réseaux sociaux n’est pas Monsieur Alain Mvouba ». Fallait-il alors « laisser [les] choses basses mourir de leur propre poison ? ». se serait peut-être demandé le Directeur de cabinet du Président de l’Assemblée dans l’exercice de ses fonctions.  Aussi, avec la prolifération des Fake news qui inondent agréablement et désagréablement les réseaux sociaux, force est de dire que le monde politique et même culturel naviguerait dans une inquiétude stressant. Plus de vie privée pour le politique et le culturel car, avec les ingrédients de la liberté que nous a livrés les réseaux sociaux en « acceptant » la prolifération des bobards et des boniments, n’importe qui, à partir de son clavier, peut diffuser n’importe quoi à n’importe quel moment. Aux lecteurs  de séparer le bon grain de l’ivraie. Noël Kodia-Ramata