Présidentielle au Congo : Destin Gavet Elengo dénonce une campagne écourtée

HAUT ET FORT. Melaine Destin Gavet Elengo, président du Mouvement Républicain (MR) et candidat à cette élection interpelle l’opinion publique sur les contraintes imposées par le calendrier électoral et appelle les citoyens à la vigilance, à la responsabilité et à une participation éclairée au vote. « Mes chers compatriotes, Congolaise, Congolais, Chers frères et sœurs de la République du Congo, C’est avec courage et une profonde inquiétude que je m’adresse à vous aujourd’hui au sujet de la réalité de notre processus électoral en cours. La loi électorale, notamment « l’Article 25 nouveau de la loi n°50-2020 du 21 septembre 2020 », prévoit que la campagne électorale doit durer quinze (15) jours francs avant la date du scrutin et qu’elle se termine l’avant-veille à minuit. Ce principe devrait garantir à tous les candidats le temps nécessaire pour présenter leurs projets de société au peuple congolais. Malheureusement, l’application de cet article dans le contexte du vote par anticipation des forces publiques crée aujourd’hui une situation particulièrement préoccupante. En effet, alors que la campagne avait été ouverte le 28 Février 2026, elle a été suspendue le 10 Mars 2026 à minuit, conformément à l’arrêté du ministère de l’Intérieur à venir, lié au vote anticipé. Elle ne reprendra que le Vendredi 13 Mars 2026, pour se clôturer le même jour à minuit. Ainsi, deux journées entières, les 11 et 12 Mars 2026, se retrouvent sans aucune activité électorale autorisée. En pratique, cela signifie que l’élection présidentielle de cette année se déroule avec une campagne réelle d’environ 12 jours seulement, au lieu des 15 jours prévus par l’esprit de la loi. C’est vrai que nous avions accepté de mener cette campagne en 13 jours comme défini initialement, mais là, nous avons une situation difficile à comprendre et à accepter pour toute démocratie moderne. Comment peut-on sérieusement demander à des candidats de présenter leur projet pour l’avenir du pays, d’aller à la rencontre des populations et de parcourir l’ensemble du territoire national en seulement douze (12) jours ? Comment peut-on espérer toucher toutes les sensibilités, toutes les régions et toutes les réalités d’un pays aussi vaste que le nôtre, 342 000 km², dans un laps de temps aussi réduit ? Ailleurs en Afrique centrale, des pays dont la superficie est pourtant plus petite que la nôtre accordent plusieurs mois de campagne électorale pour l’élection du Président de la République. En Ouganda, par exemple, la campagne présidentielle peut durer plus de trois mois. Notre pays mérite mieux. Notre démocratie en construction mérite mieux. Congolaise, Congolais, Je tiens à préciser que ce message n’est pas un appel à la division, mais un appel : – au bon choix le jour du vote, celui de la raison et du changement, – à la réflexion et à l’amélioration de notre système électoral, – et enfin, à la prise de conscience global, afin d’éviter de donner une chance supplémentaire à ce régime qui ne respecte rien de gouverner au-delà de Mars 2026. Les règles électorales doivent permettre une compétition équitable, transparente et réellement démocratique. Le peuple congolais a droit à une information complète, à un débat d’idées réel, et à un temps suffisant pour écouter les propositions des différents candidats. Malgré ces difficultés, je reste déterminé, avec les militants et sympathisants du Mouvement Républicain (MR), ainsi que nos partenaires politiques, à poursuivre notre engagement au service de la République du Congo et de son avenir, pour une victoire au soir du 15 Mars 2026. Je vous invite toutes et tous à rester calmes, vigilants et mobilisés, dans le respect des lois de la République et des valeurs démocratiques. La République du Congo appartient à tous les Congolais. Et l’avenir de notre pays doit se construire dans la justice, la transparence et l’égalité des chances pour tous. Les nouvelles dates de nos meetings vous serons communiquées très rapidement. N’ayez pas peur. Que Dieu bénisse la République du Congo. Melaine Destin GAVET ELENGO, Président du Mouvement Républicain (MR), Candidat à l’élection présidentielle des 12 et 15 Mars 2026″.
Destin GAVET : Le peuple congolais n’est pas favorable à la cession des terres du pays au Rwanda

Président exécutif du Mouvement Républicain (MR) et vice-président de l’inter-coalition des partis politiques de l’opposition en République du Congo, Destin Gavet ELENGO est aussi le Coordonnateur de l’ONG Urgences Panafricanistes dans le pays. Ingénieur géologue de profession, il occupe actuellement le poste de Directeur général de l’établissement GED Services, avec une expérience antérieure dans les secteurs forestier et pétrolier. Le MR, parti politique qu’il a fondé en août 2017, est le fruit de son engagement politique. En mars 2021, il a conclu un accord de gouvernement avec feu Guy Brice Parfait Kolelas, Président fondateur de l’UDH-Yuki, lors de l’élection présidentielle de cette année-là. Cet accord l’a désigné comme son représentant dans les départements du Niari, de la Bouenza et de la Lékoumou, trois des douze départements du Congo. PAGESAFRIK.COM : Après plusieurs années passées au pouvoir, le président de la République du Congo, Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO a enfin eu une pensée pour la jeunesse congolaise en décrétant l’année 2024 comme étant l’année de la jeunesse. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Destin GAVET ELENGO: Choisir l’année 2024 comme année de la jeunesse est une manière de berner la jeunesse et de la détourner de son aspiration réelle qui est le changement de système et de régime. La jeunesse congolaise est en manque de tout. Elle souffre de nombreux maux, tels que le chômage, l’absence d’allocations chômage, le manque de soutien social et le non-paiement des bourses d’études, tant pour les étudiants de l’intérieur que de l’extérieur, depuis plusieurs années. Cette annonce relève davantage de la démagogie, sans véritable intention de changement. Elle s’inscrit dans une stratégie de diversion et d’endoctrinement similaire aux années précédentes où l’on a décrété des années de santé et d’éducation à deux reprises, alors que la réalité dans nos hôpitaux et nos écoles demeure préoccupante. Il s’agit là encore des paroles en l’air. Si le Président Denis SASSOU NGUESSO se préoccupe réellement du sort des jeunes, qu’il rapatrie les quatorze mille milliards des générations futures. Cet argent pourrait être investi dans la création d’emplois, le paiement des bourses et d’autres initiatives pour le bien-être de la population congolaise en général. PAGESAFRIK.COM : Le Congo-Brazzaville, et particulièrement la ville capitale Brazzaville, est en proie aux violences attribuées à certains jeunes appelés communément « bébés noirs ». Quel regard portez-vous sur ce phénomène inquiétant ? La montée de l’insécurité en République du Congo est très préoccupante. Nous assistons aujourd’hui à un abandon des responsabilités régaliennes de l’Etat envers le peuple. Ce dernier se retrouve livré à lui-même et décide de se faire justice. Nous voyons désormais régulièrement des cas de lynchage de présumés criminels qui sont dans la plupart des cas brûlés après avoir été battus à mort par la population. De telles pratiques vont à l’encontre des dispositions de l’article 8 de notre constitution du 25 Octobre 2015 qui stipule : La personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Chaque citoyen a droit au plein épanouissement de sa personne dans le respect des droits d’autrui, de l’ordre public, de la morale et des bonnes mœurs. La peine de mort est abolie. Le député Hydevert MOUAGNI se retrouve en détention pour avoir notamment dénoncé l’insécurité croissante en République du Congo Malheureusement, l’État n’est pas en mesure d’assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens. D’ailleurs, le député de la majorité présidentielle Hydevert MOUAGNI se retrouve ainsi en détention pour avoir notamment dénoncé l’insécurité croissante en République du Congo et l’incapacité du ministère de l’Intérieur et de la police à relever ce défi. Il est impératif que l’Etat assume pleinement son rôle de protection des citoyens. Ce n’est pas négociable. C’est impératif et un devoir fondamental. PAGESAFRIK.COM : Alors que la crise sociale sévit au Congo, les détournements de fonds sont monnaie courante et les auteurs de ces actes ne sont guère inquiétés par la justice congolaise. Quel est votre commentaire sur une telle gouvernance ? En ce qui concerne les détournements de fonds publics et l’impunité qui en découle, nous pouvons dire qu’ils témoignent du dysfonctionnement de notre pays. La séparation des pouvoirs est une illusion, car la justice semble être soumise à des influences extérieures. L’on assiste ainsi à une justice aux ordres. Le Président de la République ne cesse de pointer du doigt la faiblesse de la justice en affirmant même que « le ver est dans le fruit » dans le secteur judiciaire. Je tombe des nues lorsque j’écoute ce dernier évoqué les questions judiciaires. Il est important de se demander qui préside le Conseil supérieur de la magistrature, qui en est le vice-président ? Ce sont respectivement le Président et son Ministre de la Justice. Alors que le pays fait face à une corruption endémique, nous sommes l’un des pays les plus corrompus au monde, le Président Denis SASSOU NGUESSO en porte la responsabilité première. Des ministres ont été accusés de détournements de fonds sans pour autant être démis de leurs fonctions. Cela soulève des questions sur les liens entre le pouvoir et la corruption. La justice congolaise traque les faibles et reste muette face aux caciques du pouvoir en place Un de ses ministres a construit une route imaginaire de plusieurs dizaines de milliards de FCFA, mais paradoxalement ce dernier est toujours Ministre. Un autre était épinglé par la Commission de la lutte contre la corruption avec plusieurs rapports à la clé, mais ce dernier est toujours au gouvernement aussi. Vous comprendrez que le Président de la République aime travailler avec les corrupteurs et du coup nous avons une justice qui traque les faibles et reste muette face aux caciques du pouvoir. PAGESAFRIK.COM : Nous avons reçu un communiqué de presse annonçant un concert de casseroles prévu le 21 avril 2024 dans la ville de Brazzaville. Pouvez-vous nous expliquer les raisons de cette manifestation ? Et quelles sont vos attentes ? Le concert de casseroles que nous avons initié s’inscrit dans la suite logique de ce que nous observons à Brazzaville et Pointe-Noire, les deux grandes
Congo: Destin Gavet, président du Mouvement Républicain, réagit à son agression

« Mes chers (res) compatriotes, Je viens par ce message vous remercier, en mon nom propre, au nom de ma famille biologique et politique, du soutien très salvateur que vous m’avez apporté, à la suite de l’agression physique dont j’ai été victime le Jeudi 02 Septembre 2021 à mon domicile privé à Pointe-Noire au Congo-Brazzaville. Par ailleurs, je tiens à souligner et à rappeler à l’opinion nationale et internationale que, nous ne baisserons pas les bras à cause de cet acte ignoble, barbare et voyou. Nous sommes engagés dans le combat du changement tant voulu par plus de la moitié de notre population plongée dans une misère et une précarité indescriptible. L’enquête est entre les mains des autorités compétentes, afin de pouvoir identifier et appréhender ce ou ces délinquant(s), auteurs de cette agression. L’argument de la force n’étant pas plus fort que la force de l’argument, le Congo de demain, est un Congo du renouveau, du changement, du développement, de la liberté et de la prospérité. Le Mouvement Républicain, continue et poursuivra ses activités politiques selon son calendrier déjà établi. Ceci de manière pacifique, crédible et démocratique, avec une grande ouverture d’esprit critique, car on ne peut parler de l’avenir politique du Congo sans parler du Mouvement Républicain, qui incarne le Présent et l’avenir du Congo. En définitive, je tiens également à rassurer le peuple Congolais que, nous membres du Mouvement Républicain, sommes de coeur avec vous, et avons aussi besoin de votre soutien multiforme pour vaincre ensemble les forces hostiles au bien-être de ce merveilleux et adorable peuple. Le MR reste ouvert au dialogue avec toutes les forces acquises au Changement pour l’intérêt du peuple congolais et rappelle que le testament de Guy Brice Parfait KOLELAS reste et demeure d’actualité pour un changement profond dans toutes ses formes. Vive le MR, Vive le CONGO unifié et démocratique. Destin Gavet