Al Boraq, le 1er Train à Grande Vitesse en Afrique est marocain.

Al Boraq, le 1er Train à Grande Vitesse en Afrique est marocain.

Le Président français, Emmanuel Macron, a effectué, le 15 novembre 2018, une visite au Maroc sur invitation du Roi Mohammed VI pour le lancement de la Ligne Grande Vitesse (LGV) Tanger-Casablanca, projet phare de la relation bilatérale entre la France et le Maroc.​ Après son accueil par le Souverain marocain à l’aéroport de Tanger-Inou Battouta, les deux Chefs d’Etat ont pris par la suite la direction de la capitale du Détroit, Tanger, où ils ont procédé à l’inauguration de la LGV Tanger-Casablanca.​ Le Train à Grande Vitesse (TGV) marocain a été baptisé par le Roi Mohammed VI « Al Boraq », en référence à une fantastique monture ailée, à bord duquel le Souverain marocain et le Président français ont pris le déjeuner et se sont entretenus des sujets bilatéraux et régionaux, dont la lutte contre l’immigration illégale, la sécurité et la situation dans le Sahel et ce, alors que le TGV les ramenait à la capitale administrative du Royaume du Maroc, Rabat, d’où le Chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, a regagné l’Hexagone.​ La LGV Tanger-Casablanca se veut être un projet phare de la relation bilatérale entre la France et le Maroc. Longue de 200 km, elle relie les deux régions les plus dynamiques du Maroc, le pôle Rabat-Casablanca et Tanger, important hub entre l’Afrique du Nord et l’Europe ainsi que leurs zones d’activités adjacentes et ce, en 2h10 au lieu de 4h45. Elle n’est en fait que le tout premier pas d’un projet plus ambitieux visant à doter le territoire national marocain d’un réseau LGV de 1.500 kilomètres.​ La LGV aura un impact certain sur la croissance économique, la démographie, l’urbanisme, l’aménagement et l’image du territoire qui l’accueille. Les Régions de Tanger-Tétouan-El Hoceima, de Rabat–Salé–Kénitra et le Grand Casablanca seront les premières concernées mais les régions avoisinantes tireront également avantage de l’arrivée de ce nouveau mode de transport notamment avec la création de 1.500 emplois directs et 800 indirects.​ A rappeler que de nombreuses entreprises françaises ont participé au projet dont Alstom (fourniture des rames), le consortium Ansaldo-Ineo (signalisation et télécoms), Cegelec (sous-stations électriques) et le consortium Colas Rail-Egis Rail (voies et caténaires). La Société Nationale des Chemins de Fer (SNCF) assure quant à elle l’assistance à maîtrise d’ouvrage auprès de l’Office National des Chemins de Fer marocain (ONCF). Une inauguration qui permettra très certainement d’ouvrir la voie à de nouvelles formes de coopération entre opérateurs marocains et français du secteur.​ D’ailleurs, la LGV et sa gestion bénéficient des dernières technologies et du savoir-faire d’un personnel chevronné et le pôle LGV, dirigé par les meilleurs cadres de l’ONCF, attend près de 06 millions de voyageurs par an en vitesse de croisière au bout de trois ans d’exploitation commerciale, soit un doublement par rapport aux 03 millions de personnes transportées actuellement sur la ligne ferroviaire traditionnelle.​ De plus, les villes desservies attireront plus de touristes, d’entreprises, de foires et de salons et les nouvelles gares accéléreront le développement économique, le commerce ou encore l’urbanisme. Ces nouveaux TGV seront donc de véritables pôles de développement urbain et auront un effet direct sur les commerces, le tourisme, l’hôtellerie et l’immobilier.​ Enfin, il y a lieu de rappeler qu’une future ligne maghrébine, dite « Train Maghrébin à Grande Vitesse » (TGV-M), destinée à relier Casablanca à Alger (Algérie), les deux mégapoles du Maghreb, en quatre heures est inscrite dans un projet allant de Casablanca à Tripoli (Libye) en passant par Tunis (Tunisie). Le projet, dévoilé pour la première fois en avril 2015, devrait être mise en place d’ici à 2030.​ Farid Mnebhi.​

Discours du Roi du Maroc célébrant le 43eme anniversaire de la Marche Verte : une main tendue à l’Algérie.

Discours du Roi du Maroc célébrant le 43eme anniversaire de la Marche Verte : une main tendue à l’Algérie.

TRIBUNE. Le 16 octobre 1975, Feu le Roi Hassan II avait annoncé l’organisation de la plus grande marche pacifique de l’Histoire, la Marche Verte, à laquelle avaient participé 350.000 Marocaines et Marocains ; un événement phare qu’ont connu les Marocains après l’indépendance.​ Le peuple marocain se rappelle de ce jour mémorable du 05 Novembre 1975 où Feu le Roi Hassan II avait adressé un discours aux volontaires Marocains devant participer à cette Marche Verte en disant : « Demain, tu franchiras la frontière. Demain, tu entameras ta Marche. Demain, tu fouleras une terre qui est tienne. Tu palperas des sables qui sont tiens. Demain, tu embrasseras un sol qui fait partie intégrante de ton cher pays ».​ C’est ainsi qu’une marée humaine de 350.000 Marocains de toutes les régions du Maroc, Femmes et Hommes, outre des délégations d’Arabie Saoudite, de Jordanie, du Qatar, des Émirats Arabes Unis, d’Oman, du Soudan, du Gabon et du Sénégal ainsi que le Secrétaire Général de l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI), munie de la seule foi en la justesse de sa cause et brandissant le Saint Coran et le drapeau national marocain, a convergé, en toute sérénité, vers Tarfaya dans une véritable illustration de la parfaite symbiose entre un Roi militant et un peuple valeureux.​ Cette grande marche populaire et patriotique du 06 novembre 1975 a ouvert la voie à la libération des provinces du Sud marocain et ce, après que la Cour Internationale de Justice de La Haye a confirmé l’existence de liens juridiques et d’allégeance entre les Sultans du Maroc et les tribus sahraouies.​ Cette Marche Verte témoigne aussi du génie d’un Roi unificateur qui a réussi de manière civilisée et pacifique à la faveur d’une conviction ferme en le droit au recouvrement des provinces du Sud marocain, à faire hisser, le 28 février 1976, le drapeau national dans le ciel de Laâyoune, annonçant ainsi la fin de la présence coloniale dans le Sahara marocain.​ Elle a aussi démontré au monde entier la ferme volonté de ce peuple courageux de concrétiser ses objectifs en brisant les frontières artificielles entre les fils de la même Patrie qu’est le Maroc.​ Cette volonté à défendre la Patrie marocaine n’a cessé de se confirmer au fil des années en dépit des manœuvres des adversaires de l’intégrité territoriale qui ne ménagent aucun effort pour porter atteinte à la réputation du Royaume du Maroc, à sa Souveraineté Nationale et à son Intégrité Territoriale. Des ennemis du Maroc qui ont oublié que les provinces de Laayoune-Sakia El Hamra et de Dakhla-Oued Dahab sont pour le Maroc, ce qu’ont été l’Alsace et la Lorraine pour la France, ses deux mamelles.​ Cette Marche Verte a permis la libération des provinces du Sud du Maroc et la réintégration des marocaines et marocains sahraouis à la Mère-Patrie, a mis un terme final à près de 75 ans de colonisation et d’occupation et a ouvert la voie au Maroc pour parachever son intégrité territoriale dans ses frontières du Sud.​ On peut donc affirmer sans risque d’erreur que cette Marche Verte, enclenchée il y a 43 ans et unique dans le monde, se poursuit aujourd’hui sous le règne du Roi Mohammed VI qui a doté les provinces Sahariennes du Maroc d’un nouveau modèle de développement économique prévoyant de forts investissements.​ La double question fondamentale est donc celle-ci : où se trouvaient ces responsables algériens, Boumediene et Bouteflika tout particulièrement, de 1963 à 1975, eux qui n’ont jamais été intéressés ou concernés d’un iota par ce dossier ? Pourquoi subitement le sont-ils devenus ?​ Quoiqu’il en soit, le Roi Mohammed VI, fidèle à ce lourd héritage qui lui a été confié par Son défunt Père, Feu le Roi Hassan II, et le peuple marocain, a prononcé, le 06 novembre 2018, le discours de la Marche Verte.​ Ce discours du Roi du Maroc à l’occasion du 43ème Anniversaire de la Glorieuse Marche Verte intervient, quelques jours après l’adoption par le Conseil de Sécurité de l’ONU, soit le 31 octobre 2018, d’une résolution jugeant le projet d’autonomie comme sérieux et crédible.​ Ceci étant, le Roi du Maroc, dans son discours du 06 novembre 2018, a tendu la main à son voisin algérien afin de lever tout malentendu et a déclaré la disposition du Maroc à un dialogue direct et franc avec l’Algérie.​ Pour cela, le Roi Mohammed VI propose un mécanisme politique et insiste sur le fait que son niveau de représentation, son format et sa nature sont à convenir d’un commun accord avec l’Algérie. En vertu de son mandat, ce mécanisme « devra s’engager à examiner toutes les questions bilatérales, avec franchise, objectivité, sincérité et bonne foi, sans conditions ni exceptions, selon un agenda ouvert », a précisé le souverain marocain.​ Le souverain marocain a insisté également, et surtout, sur l’avenir. Le mécanisme à créer sera un cadre pratique d’une coopération centrée notamment sur la valorisation des opportunités de développement que recèle le Maghreb et le renforcement de la coopération sur des registres comme la lutte anti-terroriste et la problématique migratoire. Le tout, dans un total respect des institutions nationales de l’Algérie. « Nous ne ménagerons aucun effort, au Maroc, pour asseoir nos relations bilatérales sur de solides bases de confiance, de solidarité et de bon voisinage », s’est ainsi engagé le Souverain marocain.​ Poursuivant son discours, le Roi du Maroc a souligné que la Marche Verte a été un tournant décisif dans la lutte, progressive et continue, pour le parachèvement de l’intégrité territoriale du Royaume du Maroc. « Aujourd’hui, nous tendons des passerelles entre le passé et le présent en s’attachant avec une égale opiniâtreté à défendre notre intégrité territoriale, a affirmé le Souverain marocain.​ « Quant à l’ambition qui nous anime en la matière, elle se trouve reflétée dans la collaboration sincère du Maroc avec Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies, ainsi que dans le soutien apporté aux efforts de son Envoyé Personnel pour poser les jalons d’un processus politique sérieux et crédible », a déclaré le Roi du Maroc. Cela étant, le Maroc est fermement persuadé de la nécessité que les

Le Roi du Maroc et la jeunesse marocaine

Le Roi du Maroc et la jeunesse marocaine

Le Roi du Maroc a inauguré, le 25 octobre 2018, à Marrakech, la piscine semi-olympique couverte Sidi Youssef Ben Ali et des terrains de proximité « Askjour », deux projets à forte valeur sociale.​ Ces projets attestent de la forte Sollicitude du Roi Mohammed VI envers les jeunes et leur devenir à travers la création d’un climat à la fois sain et attractif pour leur épanouissement en les mettant à l’abri de toute forme de toute conduite à risque dont la radicalisation.​ Ainsi, cette nouvelle piscine, d’une superficie globale de 4.357 m2, comporte un bassin semi olympique (6 couloirs), des gradins (200 places), une salle de remise en forme, des vestiaires, une infirmerie, un café-restaurant, un espace d’accueil et un bureau de gestion.​ Cette piscine, répondant aux normes internationales en matière d’efficience énergétique et d’économie d’eau, permettra aux jeunes de disposer d’une infrastructure adéquate pour exercer et valoriser leurs talents, contribuera à la dynamisation de la vie associative sportive, comme elle favorisera l’émergence de nouveaux athlètes en mesure de concourir au niveau national et international.​ La piscine couverte « Sidi Youssef Ben Ali » offrira en conséquence à une large frange de la population de pratiquer cette discipline et dans les meilleures conditions d’encadrement et de sécurité.​ Quant au second projet lancé par le Roi du Maroc, le même jour, il est relatif aux terrains de proximité « Askjour » avec l’aménagement de 10 terrains de football en gazon synthétique, de pistes de course, d’une aire de jeux pour enfants, d’espaces verts et de récréation, d’une cafeteria, d’une infirmerie et de vestiaires, le tout sur une superficie globale de 20.000 m2.​ Rappelons que ces deux projets font partie du programme national de construction de 832 complexes sociosportifs de proximité qui viendront s’ajouter aux multiples actions entreprises par le Roi du Maroc afin d’offrir des espaces de divertissement, de détente et d’entrainement pour les jeunes des quartiers d’implantation, les protégeant contre toutes formes de conduites à risque et participant à leur sociabilisation et à leur épanouissement.​ Des projets qui sont en droite ligne avec le Discours donné le 20 août 2018 par le Roi Mohammed VI dans lequel l’accent a été mis, clairement et sans équivoque, sur la crise de confiance qu’éprouvent les jeunes au Maroc. Ainsi, le Souverain marocain, a indiqué que « à ce jeune, nous devons offrir du concret, particulièrement en termes d’enseignement, d’emploi, de santé et dans bien d’autres domaines. A ce jeune, nous devons donner espoir et confiance en son avenir ».​ Et c’est, entre autres, dans cette optique de « donner espoir et confiance », que le 25 octobre 2018, le Souverain marocain a reçu à Marrakech, le Ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie Numérique et le PDG du Groupe Renault, M. Carlos Ghosn.​ Lors de cette audience Royale, il a été question du projet d’extension de la Société marocaine de constructions automobiles (SOMACA) par le doublement de sa capacité de production.​ Ce projet, visant à atteindre une capacité de production d’un million de véhicules, devra répondre notamment aux besoins des jeunes en termes d’emploi, d’employabilité et d’insertion sociale et professionnelle de ces jeunes diplômés issus des grandes écoles ou de l’OFPPT.​ Ces multiples activités du Roi Mohammed VI à Marrakech confirment bien que l’approche multisectorielle voire multidimensionnelle est la solution pour résoudre les problèmes liés à la jeunesse.​ Farid Mnebhi.​

MAROC: Conseil des ministres du mercredi 10 octobre 2018

MAROC: Conseil des ministres du mercredi 10 octobre 2018

SM le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, a présidé le mercredi 30 Mouharram 1440 H correspondant au 10 octobre 2018, au Palais Royal à Rabat, un Conseil des ministres consacré à la présentation des orientations générales du projet de loi de finances au titre de l’année 2019 et à l’adoption de deux projets de loi ainsi que de plusieurs conventions internationales. Au début du Conseil, Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a interrogé le ministre de l’Economie et des Finances sur les mesures envisagées pour que certains établissements et entreprises publics puissent honorer leurs engagements et s’acquitter de leurs dettes et arriérées cumulées, particulièrement ceux connaissant des difficultés financières. À ce propos, le ministre de l’Economie et des Finances a proposé l’adoption d’un plan d’action visant la restructuration de certains établissements et entreprises publics, notamment à travers la révision du statut des filiales et des actifs qui ne sont pas directement liés avec l’objet principal desdits établissements et entreprises, ainsi qu’à travers la rationalisation de leurs dépenses et ce, dans le cadre de contrats-programmes avec l’Etat. D’autre part, Sa Majesté le Roi a demandé des éclaircissements au ministre de l’Economie et des Finances au sujet du paiement des arriérées des remboursements relatifs à la Taxe sur la valeur ajoutée. Le ministre a assuré qu’une opération de règlement immédiat de ces dettes au profit des entreprises du secteur privé et public a été lancée, et ce à travers un partenariat avec le secteur bancaire, relevant que l’impact financier de cette opération sur le budget de l’Etat sera échelonné sur les dix prochaines années. Sa Majesté le Roi, que dieu L’assiste, a bien voulu donner ses Hautes orientations pour examiner ces propositions et mesures, de manière à permettre au secteur public à consolider ses capacités d’investissement et jouer ses rôles stratégiques et à contribuer à la dynamique de l’économie nationale. Par la suite, le ministre de l’Économie et des Finances a présenté devant SM le Roi un exposé sur les orientations générales du projet de loi de finances de l’année prochaine. Ce projet, élaboré sur la base des Hautes Orientations Royales contenues notamment dans les discours du Trône et de l’anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, est axé sur quatre grandes priorités. Premièrement : donner la priorité aux politiques sociales particulièrement dans les domaines de l’enseignement, la santé et l’emploi, l’accélération du processus du dialogue social, notamment en ce qui concerne le renforcement du rôle du système éducatif dans la formation et l’intégration socio-économique des jeunes, l’amélioration des conditions d’accès des citoyens aux services de santé, la contribution à la restructuration des politiques de soutien et de protection sociale et la réduction des disparités entre les différentes catégories et régions. Deuxièmement : stimuler l’investissement privé à travers l’adoption rapide de la nouvelle charte de l’investissement, la mise en œuvre de la réforme des Centres régionaux d’investissements, l’amélioration du climat des affaires et l’appui aux entreprises particulièrement les PME. Troisièmement : poursuivre les grandes réformes institutionnelles et structurelles, notamment le parachèvement de la réforme de la justice, la mise en œuvre de la régionalisation avancée, l’accélération de la mise en œuvre de la déconcentration administrative et la poursuite de la réforme de l’administration publique. Quatrièmement : préserver les grandes équilibres macro-économiques en poursuivant la réduction du niveau du déficit budgétaire et une gestion vigilante de l’endettement. Dans le cadre de la Haute Sollicitude Royale en faveur de la promotion des conditions du personnel de la Direction générale de la Protection civile, le Conseil des ministres a adopté un projet de Loi relatif à la Fondation des Œuvres sociales du personnel de cette Direction générale. Ce projet de loi vise à améliorer les services sociaux offerts à cette catégorie, notamment en matière d’habitat et de couverture médicale complémentaire, et à offrir des aides exceptionnelles aux adhérents. Ce projet fixe de même les objectifs et les missions de cette Institution, les modalités de son fonctionnement et de son organisation financière et administrative, notamment en ce qui concerne son contrôle par l’Inspection générale des finances et la Cour des comptes, ainsi que l’audit annuel. Dans la même optique, le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi fixant l’âge légal du départ à la retraite des membres des Forces auxiliaires. Ce projet de loi vise à définir l’âge du départ à la retraite des forces auxiliaires, conformément aux mêmes modalités et conditions appliquées aux membres des Forces Armées Royales. Dans le cadre du respect des conventions régionales et internationales et du renforcement de la place et de la crédibilité du Maroc, le Conseil des ministres a approuvé six conventions internationales, dont une multilatérale relative à la convention de l’Union Africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption. Concernant les conventions bilatérales, elles visent à consolider les relations du Maroc avec plusieurs pays amis et frères, et concernent notamment les domaines de la coopération judiciaire dans les affaires pénales, les domaines civil, commercial et administratif, ainsi que le soutien administratif mutuel dans le domaine des douanes et des services aériens ».

Ambassadeur du Congo au Maroc : Jean Marie Mowelle présente ses lettres de créance au Roi Mohammed VI

Ambassadeur du Congo au Maroc : Jean Marie Mowelle présente ses lettres de créance au Roi Mohammed VI

M. Jean Marie Mowelle a présenté, vendredi 24 août, à Sa Majesté le Roi Mohammed VI, ses lettres de créances en tant que nouvel Ambassadeur plénipotentiaire et extraordinaire de la République du Congo au Royaume du Maroc. Pour rappel, le nouvel Ambassadeur de la République du Congo au royaume chérifien, en poste à Rabat depuis plusieurs mois, avait remis en février dernier une copie figurée de ses lettres de créance à l’Ambassadeur, Secrétaire-Général du Ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, M. Mohammed Ali Lazreq. Ancien Ambassadeur du Congo en République fédérale du Nigéria (avec juridiction sur le Bénin, le Togo et le Ghana), le diplomate congolais succède à M. Valentin Ollessongo qui a été nommé Ambassadeur du Congo en République du Cameroun. Adrien Thyg

La participation de SM le Roi au Sommet du climat et du Fonds bleu du Bassin du Congo, objet d’un nouvel ouvrage de M. Abdelhak Lamrini

La participation de SM le Roi au Sommet du climat et du Fonds bleu du Bassin du Congo, objet d’un nouvel ouvrage de M. Abdelhak Lamrini

« La participation royale au Sommet du climat et du Fonds bleu du Bassin du Congo à Brazzaville et la visite royale de travail et d’amitié en République du Congo » est l’intitulé d’un nouvel ouvrage paru récemment aux éditions du Palais royal, réalisé par l’historiographe du Royaume, porte-parole du Palais royal, Abdelhak Lamrini. L’ouvrage de 84 pages comprend un compte rendu détaillé des activités de Sa Majesté le Roi lors du Sommet du Climat et du fonds bleu du bassin du Congo à Brazzaville et de la visite de travail et d’amitié du Souverain en République congolaise, les 29 et 30 avril 2018. Images à l’appui, la nouvelle publication renferme le communiqué annonçant la participation de Sa Majesté le Roi à ce sommet et à la cérémonie d’ouverture des travaux du premier Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Climat et du Fonds Bleu du Bassin du Congo (29 avril), outre le discours royal à cette occasion. L’ouvrage comprend également les interventions de plusieurs Chefs d’Etat participant au Sommet, la signature par le Souverain du Protocole instituant la Commission Climat du Bassin du Congo, le déjeuner offert par le président congolais en l’honneur des Chefs d’Etat et de gouvernement et auquel a pris part SM le Roi. Il fait état aussi de l’audience que le Souverain a accordée à Brazzaville au Président de la République d’Angola. Le livre évoque également la désignation de SAR la Princesse Lalla Hasnaa Ambassadeur de bonne volonté de la Commission climat du bassin du Congo et du fonds bleu pour le bassin du Congo, ainsi que le texte intégral de la déclaration finale des Chefs d’État et de gouvernement réunis dans le cadre de ce premier sommet, en plus des échos de la participation royale audit sommet. En outre, deux articles parus respectivement dans le quotidien congolais « Les Dépêches de Brazzaville » et l’Agence de presse bahreïnie (BNA) ainsi qu’un communiqué de la députée européenne Rachida Dati figurent dans la nouvelle publication. S’agissant de la visite de travail et d’amitié de SM le Roi en République du Congo, le livre comprend une fiche technique sur la République du Congo Brazzaville et la chronologie des conventions signées entre le Maroc et le Congo. L’ouvrage aborde les entretiens en tête-à-tête entre SM le Roi et le président de la République du Congo et la cérémonie de signature de plusieurs accords de coopération, présidée par le Souverain et le Président de la République du Congo. Le livre se penche aussi sur le lancement par SM le Roi et le Président du Congo, des travaux de construction d’un point aménagé de débarquement de poisson à Yoro à Brazzaville et sur le texte intégral du communiqué conjoint maroco-conglais rendu public au terme de la visite royale à Brazzaville. MAP

Maroc – Nigeria: Communiqué conjoint à l’issue de la visite officielle de travail et d’amitié du Président Muhammad Buhari au Maroc

Maroc – Nigeria: Communiqué conjoint à l’issue de la visite officielle de travail et d’amitié du Président Muhammad Buhari au Maroc

Le Royaume du Maroc et la République fédérale du Nigeria ont rendu public dernièrement un communiqué conjoint à l’issue de la visite officielle de travail et d’amitié effectuée les 10 et 11 juin dans le Royaume par le président nigérian, Son Excellence Muhammad Buhari, dont voici le texte intégral: « Sur l’invitation de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, Son Excellence Muhammadu Buhari, Président de la République Fédérale du Nigeria, a effectué une visite officielle de travail et d’amitié – la première visite d’un Chef d’Etat Nigérian – au Royaume du Maroc, le 10 et 11 juin 2018. Cette visite renforce les relations bilatérales positives entre le Maroc et le Nigeria depuis la visite royale à Abuja en décembre 2016. En tant que dirigeants de deux pays africains importants, Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Son Excellence le Président Buhari ont affirmé leur volonté de créer un modèle de coopération Sud-Sud. Dans cet esprit, ils se sont félicités des progrès significatifs réalisés dans divers domaines de coopération, tels que l’agriculture, les engrais, les infrastructures énergétiques et l’exploitation minière. Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Son Excellence le Président Buhari ont noté avec satisfaction les étapes franchies et ont souligné leur engagement à poursuivre la mise en œuvre du gazoduc régional, qui devrait relier les ressources gazières du Nigeria et de certains pays d’Afrique de l’Ouest au Maroc et à l’#Europe, favorisant ainsi l’intégration et le développement des pays de la région de l’Afrique de l’Ouest. Les deux Chefs d’Etat ont également noté les progrès importants réalisés dans d’autres domaines de la coopération bilatérale, comme en témoigne l’accord conclu entre l’#OCP du Maroc et l’Association des producteurs et fournisseurs d’engrais du Nigeria pour investir dans la production d’engrais; et le protocole d’accord entre l’OCP et la Nigeria Sovereign Investment Authority sur la création d’une plate-forme chimique de base, en particulier pour développer une importante usine de production d’ammoniac. Sur la base de leur coopération exemplaire, les deux chefs d’État ont convenu de développer un partenariat dans le domaine de l’agriculture, notamment par la signature d’un accord de coopération en matière de formation professionnelle et de supervision technique. Sur les questions régionales et internationales d’intérêt commun, Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Son Excellence le Président Muhammadu Buhari ont confirmé leur volonté de se concerter et de coordonner les positions des deux pays dans les organisations régionales et internationales, y compris l’Union Africaine. Son Excellence le Président Buhari a félicité Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour l’élection du Maroc au Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Il a également félicité Sa Majesté le Roi pour l’accomplissement de son mandat de leader africain sur les questions de migration, qui a abouti à la présentation de l’Agenda africain pour les migrations et à la création de l’Observatoire africain des migrations. Il a en outre rendu hommage à l’engagement personnel de Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour le développement durable en Afrique. Sa Majesté le Roi Mohammed VI a félicité Son Excellence le Président Buhari pour son leadership dans l’initiative régionale contre le terrorisme dans la région du Lac Tchad et a salué ses efforts en tant que Leader de l’Union Africaine pour la lutte contre la corruption. Dans l’esprit du mois sacré du Ramadan, les deux Chefs d’État ont souligné leur attachement à la modération, à la tolérance et à la coexistence pacifique, tels qu’ils sont enseignés par l’Islam. Ils ont exprimé leur profonde préoccupation au sujet de l’extrémisme violent, du terrorisme et de la persistance des menaces à la sécurité en Afrique. Ils ont affirmé leur volonté de renforcer la coopération en matière de déradicalisation en Afrique et au-delà. A la fin de la visite officielle de travail et d’amitié, Son Excellence le Président Buhari, au nom de sa délégation, a exprimé sa profonde gratitude pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, du Gouvernement et du peuple frère du Maroc ».

Première visite d’amitié et de travail d’un Chef d’Etat nigérian au Maroc

Première visite d’amitié et de travail d’un Chef d’Etat nigérian au Maroc

Le Président de la République Fédérale du Nigéria, Muhammadu Buhari, est arrivé, le 10 juin 2018, à l’aéroport de Rabat-Salé où il a été accueilli par le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince Héritier, Moulay El Hassan, et du Prince Royal Moulay Rachid. Après avoir été salué par les officiels marocains et diplomatiques, Monsieur Buhari, effectue, les 10 et 11 juin 2018, une visite d’amitié et de travail officielle au Maroc à l’invitation du Roi Mohammed VI. Les deux Chefs d’Etat se sont ensuite rendus au Palais Royal pour la cérémonie officielle d’accueil, puis ont eu des entretiens portant sur le gazoduc Maroc-Nigéria, mais aussi sur le partenariat entre les deux pays dans le domaine de l’agriculture, notamment le soutien que le Maroc peut apporter au plan de développement agricole du Nigeria, et sur le volet sécuritaire, notamment la lutte contre le terrorisme. Par la suite, les deux Chefs d’Etats ont présidé la cérémonie de signature de trois accords de coopération bilatérale, dont un relatif au projet stratégique du Gazoduc Nigéria-Maroc. Le premier accord est une déclaration conjointe entre le Maroc et la République du Nigeria relative à la réalisation de la phase suivante du projet stratégique du Gazoduc régional connectant les ressources gazières du Nigeria aux pays de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc. Le second document signé est un protocole d’accord entre l’Office Chérifien des Phosphates (OCP) et le Fonds Souverain Nigérian « Nigeria Sovereign Investment Authority » pour le développement d’une plateforme industrielle au Nigeria pour la production d’ammoniaque et des produits dérivés. Quant au troisième accord, il concerne le domaine de la formation professionnelle agricole et de l’encadrement technique entre le Ministère marocain de l’Agriculture, de la Pêche Maritime, du Développement Rural et des Eaux et Forêts, et le Ministère nigérian de l’Agriculture et du Développement Rural. Lors de cette cérémonie de signature d’accord, le Directeur Général de la Compagnie de Pétrole Nationale Nigériane (NNPC) et la Directrice Générale de l’Office National des Hydrocarbures et des Mines (ONHYM) ont prononcé, respectivement, une allocution sur le contenu de la déclaration conjointe entre le Maroc et la République Fédérale du Nigéria relative à la réalisation de la phase suivante du projet stratégique du Gazoduc régional connectant les ressources gazières du Nigeria aux pays de l’Afrique de l’Ouest et au Maroc. Ils ont aussi affirmé que, « pour des raisons d’ordre économique, politique, juridiques et sécuritaire, le choix s’est opéré sur une route combinée onshore/offshore ». Ce projet permettra de donner à l’Afrique une nouvelle dimension économique, politique et stratégique et placera le Maroc et le Nigeria comme deux leaders de la coopération Sud-Sud au niveau du continent africain, ont-ils assuré. Par la suite, le Roi Mohammed VI, accompagné du Prince Héritier Moulay El Hassan et du Prince Royal Moulay Rachid, a offert un iftar officiel en l’honneur du Président de la République Fédérale du Nigéria, Muhammadu Buhari et de la délégation l’accompagnant. Ont été conviés également à cet iftar, le Chef du Gouvernement, les Présidents des deux Chambres du Parlement, les Conseillers du Roi, les membres du gouvernement, les Présidents des instances constitutionnelles, les représentants du corps diplomatique accrédité au Maroc, ainsi que plusieurs autres personnalités civiles et militaires. Cette visite, qui s’achève ce 11 juin 2018, est la première d’un Président nigérian au Maroc et fait suite à la première visite du Roi Mohammed VI au Nigeria , en décembre 2016 au cours de laquelle plusieurs accords de coopération ont été signés. Depuis, les relations entre le Maroc et le Nigeria continuent de se renforcer dans tous les domaines. Une évolution constante, un éventail de plus en plus large et d’énormes potentialités de part et d’autre, les relations entre le Maroc et le Nigéria, deux poids-lourds du continent africain, sont promis à un bel avenir, particulièrement dans leur déclinaison économique. Farid Mnebhi.