SM Mohammed VI au Président Macron: « Je me réjouis de la position claire et forte que la France adopte au sujet du Sahara marocain »

SM Mohammed VI au Président Macron: « Je me réjouis de la position claire et forte que la France adopte au sujet du Sahara marocain »

Sa Majesté le Roi Mohammed VI a adressé récemment un message au Président français, Emmanuel Macron, suite à l’annonce du soutien officiel de la France à la souveraineté du Royaume sur son Sahara. Nous reproduisons ci-dessous une copie, dans son intégralité, le texte du Message du Souverain publié par le ministère marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’Etranger : « Monsieur le Président de la République, J’ai reçu avec intérêt le Message important que Vous avez bien voulu M’adresser à l’occasion du 25ème anniversaire de la Fête du Trône. Je Vous remercie de Vos vœux chaleureux et de Votre engagement personnel en faveur du renforcement du partenariat entre Nos deux pays. Je me réjouis, tout particulièrement, de la position claire et forte que la France adopte, dans Votre Message, au sujet du Sahara marocain. J’apprécie pleinement le soutien clair que Votre pays apporte à la souveraineté du Maroc sur cette partie de son territoire, la fermeté de l’appui français à l’autonomie sous souveraineté marocaine comme issue à ce différend régional, consacrant, par là même, le plan proposé par le Maroc, dès 2007, comme la seule base pour y parvenir. En reconnaissant au Maroc ses titres juridiques et ses droits immémoriaux, la France contribue à renforcer la dynamique internationale que portent d’ores et déjà de très nombreux pays et à mettre ainsi un terme à un conflit hérité d’une autre époque. À la faveur de l’évolution significative de la position française et de Votre détermination à agir en conséquence aux niveaux interne et international, Nos deux pays pourront travailler conjointement afin de parvenir à une solution qui, dans le cadre des Nations Unies, respecte pleinement la souveraineté du Maroc sur son Sahara. Le peuple marocain et ses forces vives mesurent toute l’importance de cette décision, qui émane d’un membre permanent du Conseil de Sécurité, intime connaisseur du passé et du présent de l’Afrique du Nord et témoin privilégié de l’évolution de ce différend régional. Dans ce contexte, et grâce à la dynamique positive que connaissent Nos relations bilatérales, des perspectives prometteuses s’ouvrent à Nos deux pays dans de nombreux secteurs stratégiques, permettant de renforcer le partenariat d’exception bâti, des décennies durant, sur l’amitié et la confiance. A ce titre, et comme cela avait été évoqué lors de Nos précédents échanges, Je serai heureux de Vous recevoir au Maroc dans le cadre d’une Visite d’Etat dont les dates seront arrêtées par la voie diplomatique. Je vous prie de croire, Monsieur le Président, l’assurance de Ma haute considération ».

Maroc-Gabon: Un modèle de coopération interafricaine

Libreville, 28/07/2023 (MAP) – Les liens stratégiques, étroits et fraternels liant le Maroc au Gabon constituent un bel exemple de coopération sud-sud, fondée sur les valeurs de solidarité, d’échange et de partage, tel que voulu par Sa Majesté le Roi Mohammed VI et le Président Ali Bongo Ondimba.Depuis plusieurs décennies, les deux pays frères ne cessent d’entretenir des relations profondes et riches, se reflétant positivement sur tous les domaines: politique, économique, sanitaire, commercial… Cette relation d’exception, dont les bases ont été fondées par feus SM Hassan II et le président Omar Bongo Ondimba s’est raffermie sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, un panafricaniste dans l’âme, et le président Ali Bongo Ondimba, qui ne cessent d’asseoir une coopération interafricaine agissante de nature à ériger le Continent en un pôle d’émergence qui rivalise avec les autres. Sous l’impulsion des deux chefs d’Etat, le Royaume du Maroc et la République du Gabon partagent les mêmes points de vue sur nombre de questions liées, en l’occurrence, a la paix et la sécurité a l’échelle continentale, à la lutte contre les changements climatiques et la protection de l’Environnement, ainsi qu’à la sécurité et souveraineté alimentaires. En effet, l’image à forte teneur symbolique de SM le Roi Mohammed VI, accompagné du président Ali Bongo Ondimba, procédant à la remise de 2.000 tonnes de fertilisants au profit d’agriculteurs gabonais, traduit, à bien des égards, la place centrale qu’occupe la sécurité alimentaire dans la vision panafricaine du Souverain. Ces engrais adaptés au sol et aux cultures gabonaises permettront aux agriculteurs locaux d’avoir accès à des fertilisants de qualité. « Le don de fertilisants remis par Sa Majesté le Roi Mohammed VI pour accompagner le Gabon dans sa quête d’autosuffisance alimentaire, est « un grand geste de bienveillance et de soutien à l’adresse des agriculteurs du pays », a affirmé le ministre gabonais de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire, chargé de la Valorisation de la Ruralité, Charles MVE Ellah. Dans une interview accordée à la MAP, M. MVE Ellah a indiqué que ce geste Royal témoigne du « prisme africain » de SM le Roi et du soutien appuyé et multiforme apporté par le Souverain aux pays africains frères, pour asseoir les bases d’une sécurité alimentaire durable. Le responsable gouvernemental a, ainsi, souligné que la coopération Sud-Sud, notamment, dans le domaine de la sécurité alimentaire demeure une démarche importante que Sa Majesté le Roi ne cesse de soutenir. Dans le même sillage, il a fait savoir que la question des fertilisants reste « extrêmement importante pour les agriculteurs gabonais et pour l’agriculture du pays ». « Je suis convaincu que notre production va énormément en bénéficier », a-t-il relevé. Par ailleurs, le ministre gabonais a réaffirmé l’excellence des relations entre le Maroc et le Gabon, les qualifiant de « profondes, riches, basées sur une amitié profonde, une estime mutuelle et une entente cordiale », sous l’impulsion des deux chefs d’État, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et le président Ali Bongo Ondimba. « Pratiquement dans tous les secteurs d’activités, le Royaume du Maroc et la République du Gabon sont liés par un partenariat actif, privilégié et mutuellement bénéfique », s’est-il félicité. En outre, le ministre de l’Agriculture a rappelé sa participation au Salon international de l’Agriculture au Maroc et ses entretiens « intenses », notamment avec son homologue marocain, Mohammed Sadiki, ainsi qu’avec des responsables du Groupe OCP. Dans ce sens, le responsable gabonais a indiqué que l’OCP va contribuer au « renforcement des capacités agricoles, en formant des coopératives gabonaises ». « Le Gabon est en train de mettre en place des zones agricoles à forte productivité. L’objectif serait d’assurer 50% de la productivité localement », a relevé M. Charles MVE Ellah. Il a noté que l’OCP, fort de son expérience, « va nous appuyer afin de former les agriculteurs, renforcer nos capacités et mettre en place de bonnes cultures ». Sur un autre registre, le responsable gabonais a affirmé que la distribution des fertilisants dans les neuf provinces gabonaises se déroule adéquatement, après que les agriculteurs ont bénéficié d’une formation sur la manière de les utiliser, assurée par l’OCP. Par Anouar AFAJDAR (MAP)

Rabat: Arlette Soudan-Nonault reçue par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita

Rabat: Arlette Soudan-Nonault reçue par le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita

Mme Arlette Soudan-Nonault, ministre de l’Environnement, du Développement durable et du Bassin du Congo, a été reçue mardi 25 avril par le ministre marocain des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita. Porteuse d’un message écrit à SM le Roi Mohammed VI du président Denis Sassou Nguesso, la ministre congolaise, par ailleurs coordinatrice de la Commission Climat du Bassin du Congo, a indiqué dans une déclaration à la presse, Mme Soudan-Nonault a indiqué que sa visite au Maroc s’inscrit dans le cadre de la préparation du sommet des trois bassins forestiers mondiaux prévu en octobre prochain à Brazzaville. « Mme Soudan-Nonault a, dans ce sens, hautement salué l’engagement de SM le Roi Mohammed VI en faveur de la biodiversité et du climat, particulièrement dans la région continentale africaine, rappelant que le Souverain a été à l’origine de l’initiative de création des trois commissions climats à l’occasion du Sommet africain de l’Action, tenu le 16 novembre 2016 à Marrakech en marge de la COP22 », souligne un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères. SM le Roi est le « grand parrain des trois commissions climatiques de la région continentale africaine », a affirmé la ministre congolaise à l’issue de son entretien avec M. Nasser Bourita, notant que le Souverain soutient pas à pas la commission climatique du bassin du Congo depuis sa création. Dans sa déclaration, elle a aussi souligné que le Maroc, sous le leadership de SM le Roi, est « un grand partenaire » dans le cadre de la commission climatique aux côtés des 15 pays du bassin du Congo qui représentent 10 pc de la biodiversité mondiale. « Nous avons besoin de cette coalition portée par SM le Roi pour nous permettre de parler d’une seule voix dans le cadre d’une coopération Sud-Sud sans oublier d’associer les pays du Nord », a-t-elle insisté, faisant remarquer que l’urgence climatique exige la mobilisation de financements de projets intégrateurs et souverains qui répondent aux aspirations des populations de la région, peut-on lire de même source. Ainsi que le relève le communiqué, la ministre congolaise a affirmé à ce propos que le sommet de Brazzaville des trois bassins de biodiversité africaine mondiale va permettre de « nous inscrire dans la dynamique de l’accord de Paris ». Et de rappeler que la réunion de Brazzaville portera également sur le bassin d’Amazonie, de Bornéo-Mékong en Asie du Sud-Est, qui représentent 80% de la biodiversité mondiale. Adrien Thyg 

Guinée/Palais Mohammed VI : le chef de l’Etat laisse parler son cœur et vole au secours de Binta Laly Sow

Guinée/Palais Mohammed VI : le chef de l’Etat laisse parler son cœur et vole au secours de Binta Laly Sow

SOCIETE. L’icône de la musique guinéenne, Binta Laly Sow, a été reçue en audience dans la matinée de ce mardi 30 août 2022 par le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Colonel Mamadi Doumbouya. Satisfait de rencontrer à nouveau celle qui force son respect et qu’il couve d’un intérêt quasiment maternel, le Chef de l’Etat a eu un bon moment d’entretien avec Binta Laly Sow de qui il a bénéficié de nombreuses prières et bénédictions et à qui il a lui aussi salué l’engagement d’appeler tous les Guinéens à l’unité et à la paix afin de faire de ce pays un havre de pardon et de réconciliation. Il faut rappeler que le cri de cœur de la diva de la musique guinéenne, en marge de la cérémonie officielle de lancement des Assises Nationales le 22 mars 2022 au Palais Mohammed V n’a pas laissé indifférent le Président de la Transition, Chef de l’État. Séance tenante, il s’était engagé à répondre à l’appel de détresse de l’interprète du grand classique “Bhoulin Djouri” qui aura bercé plusieurs générations et continue encore de le faire. Et comme le dit l’adage : chose promise, chose due. Et le Colonel Mamadi Doumbouya n’est pas du genre à faire des promesses à tout va sans lendemain. Et ce mardi 30 août, au Palais Mohammed V, en présence du manager de l’artiste, Oudy Premier, du Ministre Directeur de cabinet de la Présidence, M. Djiba Diakité, du Conseiller personnel du chef de l’État, Elhadj Thierno Mamadou Bah, le Chef Suprême des Armées a remis officiellement à Binta Laly Sow, les clés d’une voiture 4X4 sortie d’usine et une forte enveloppe. De quoi s’offrir le toit qu’elle a toujours espéré avec le projet d’album charité  » Un toit pour Binta Laly ». Fidèle à ses principes patriotiques, le Chef Suprême des Armées a déjà fait parler son cœur à plusieurs occasions à l’endroit des artistes, porte-flambeaux de la culture guinéenne. Notamment lors du mois saint de Ramadan passé, où il a octroyé aux hommes de culture des vivres. Ce fut également le cas dans le cadre de l’initiative du ragaeman Elie Kamano « Sauvons des vies » où le Chef de l’État a fait une assistance d’un fonds portant sur un milliard deux cents millions (1.200.000.000 GNF) pour venir au secours des artistes frappés par des maladies. À toutes ces occasions où il est sollicité et quand ça l’interpelle, le Président Mamadi Doumbouya a toujours laissé parler son coeur. Ce qui lui vaut le profond respect des Guinéens qui l’ont désormais adopté comme leur sauveur. L’homme en effet en a le mérite.

Lancement de l’opération « Ramadan 1442 » par le Roi du Maroc

Lancement de l’opération « Ramadan 1442 » par le Roi du Maroc

L’opération de distribution alimentaire « Ramadan 1442 », initiée par le Roi Mohammed VI a débuté, ce 14 avril 2021, suite aux Instructions du Souverain marocain. Le lancement de cette 22ème édition de l’opération de distribution alimentaire « Ramadan 1442 » profitera à trois millions de personnes, soit 600 000 foyers au niveau national dont 459 504 issus des zones rurales, annonce la Fondation Mohammed V pour la Solidarité. Cette initiative louable, initiée depuis 1999 par le Roi du Maroc en chaque mois sacré de Ramadan, apportera un soutien alimentaire en faveur des populations vulnérables et démunies. Cette opération solidaire de grande envergure s’est inscrite dans la continuité, malgré le contexte d’urgence sanitaire car, en ce temps de pandémie, la solidarité nationale et l’entraide sont essentielles pour soulager les familles modestes, fragilisées par les incidences socio-économiques de la crise sanitaire. Aussi, différentes mesures de prévention du risque sanitaire ont-elles été adoptées au niveau des comités de suivi locaux afin d’assurer la santé et la sécurité des population. Il s’agit notamment de la désinfection des centres d’approvisionnement, des paniers alimentaires ainsi que des véhicules de transport, de la distanciation physique, de la réduction des effectifs humains dédiés et de la remise directe de l’aide. Les chefs de foyer bénéficiaires (veuves, personnes âgées, personnes en situation de handicap et personnes vivant en situation de précarité), identifiés par les comités provinciaux, encadrés par le Ministère de l’Intérieur, sont informés en amont par les Caïdats pour la distribution des denrées alimentaires en porte à porte. A cet effet, une logistique spéciale sera déployée en coordination avec le Ministère de l’Intérieur afin d’éviter le déplacement des bénéficiaires. Elle fera intervenir, en équipes réduites sur le terrain, les autorités locales, les Directions Régionales de l’Entraide Nationale, la Gendarmerie Royale ainsi que les assistantes sociales de la Direction Générale des Services Sociaux des Forces Armées Royales. L’opération « Ramadan 1442 », organisée avec le concours financier du Ministère de l’Intérieur (Direction Générale des Collectivités Locales) et du Ministère des Habous et des Affaires Islamiques, repose sur un soutien alimentaire composé de sept produits alimentaires (10 kilogrammes de farine, 5 litres d’huile végétale, 4 kg de sucre, 1 kg de lentilles, 1 kg de vermicelle, 850 grammes de concentré de tomate et 250 grammes de thé) et contribuera à alléger le poids des besoins alimentaires liés au mois sacré du Ramadan, a fait savoir la Fondation. Farid Mnebhi.

Signature d’un partenariat stratégique entre le Maroc et le Nigeria

Signature d’un partenariat stratégique entre le Maroc et le Nigeria

Le Royaume du Maroc et la République Fédérale du Nigeria ont paraphé, le 25 mars 2021, un accord portant sur la mise en place d’une plateforme pour la production d’engrais dont la signature de cet accord a été annoncé, le jour même à Abuja, par le Président nigérian, Monsieur Muhammadu Buhari. Ladite plateforme de produits chimiques de base devrait produire de l’ammoniac, de l’acide phosphorique, de l’acide sulfurique et divers azote, phosphore et potassium (NPK) et les engrais au phosphate de diammonium (DAP), en utilisant les réserves de gaz du pays et nécessitera un investissement de 1,3 milliard de dollars au Nigeria. Cette plateforme, en cours de construction dans le cadre de ce partenariat marocco-nigérian, sera chargée de produire de l’ammoniac et des engrais pour ce pays d’Afrique de l’Ouest, tout en étant mutuellement avantageux entre le Maroc et le Nigeria, il sera un exemple à suivre sur la manière dont le commerce et le partenariat intra-africain devraient fonctionner. Le Chef de l’Etat nigérian, qui s’exprimait, le 25 mars 2021, lors d’une rencontre avec l’Association des Producteurs et Fournisseurs d’Engrais du Nigeria (FEPSAN), a déclaré que « le Souverain du Maroc, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, et moi-même sommes convenus de prolonger l’accord actuel d’approvisionnement en phosphates conclu entre le Royaume du Maroc et le Nigeria. Nous sommes convaincus que pour consolider et fortifier les réussites enregistrées jusqu’à présent, nous devons garantir la fourniture de matières premières à nos mélangeurs ». Il a, en outre, souligné que la nouvelle usine, une fois achevée, viendra s’ajouter aux installations existantes de Dangote et d’Indorama Chemicals qui produisent de l’urée, de l’ammoniac et d’autres matières premières industrielles. « Lorsque ces projets seront associés aux 44 usines de mélange existantes, le Nigéria deviendra, en effet, un hub régional et mondial en matière d’engrais », s’est réjoui le Président nigérian. A cette occasion, le Président Buhari a tenu à remercier, au nom de tous les Nigérians, Sa Majesté le Roi Mohammed VI, pour son accompagnement durant cette expérience à la fois difficile et passionnante. Pour rappel, le Groupe OCP avait reçu, début mars 2021, une délégation nigériane, menée par le Ministre d’Etat des Ressources Pétrolières Timipre Marlin Sylva, dans le cadre du partenariat entre OCP et le Gouvernement Nigérian visant l’accompagnement et le développement de l’agriculture nigériane. Cette visite fait suite à l’accompagnement par le Groupe marocain de la 1ère phase du Presidential Fertilizer Initiative (PFI) et au projet de développement d’une plateforme de production d’engrais et d’ammoniac, lancé en juin 2018 et qui sera dotée d’une capacité annuelle de production de 750.000 tonnes d’ammoniac et de 1 million de tonnes d’engrais d’ici 2025. Plusieurs accords visant à concrétiser les prochaines étapes de ce partenariat ont été signés à l’issue de cette visite et interviennent quelques semaines après l’entretien téléphonique du Roi Mohammed VI du Maroc et du Président nigérian Muhammadu Buhari. Entretien au cours duquel les deux Chefs d’Etat avaient affirmé leur détermination commune à poursuivre et concrétiser, dans les meilleurs délais, les projets stratégiques entre les deux pays, particulièrement le gazoduc Nigeria-Maroc et la création d’une usine de production d’engrais au Nigeria. Signé lui aussi durant la visite du Président nigérian au Maroc en 2018, ce gazoduc long de 5600 kilomètres devrait relier le Nigeria, premier gisement africain avec des réserves estimées à 180,1 trillions de pieds cubes, vers les quinze pays de la CEDEAO, la Mauritanie, le Maroc, et jusqu’à l’Europe. Farid Mnebhi.

Une première historique, le Roi Mohammed VI et le Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahou, ont eu un entretien téléphonique

Une première historique, le Roi Mohammed VI et le Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahou, ont eu un entretien téléphonique

En ce vendredi 25 décembre, le Roi du Maroc et le Premier Ministre israélien ont eu une conversation téléphonique au cours duquel le Souverain marocain a rappelé à son interlocuteur les liens forts et particuliers entre la communauté juive originaire du Maroc et la Monarchie marocaine. Le Chef de l’État marocain a, également, réitéré la position cohérente, constante et qui demeure inchangée du Royaume du Maroc au sujet de la question Palestinienne ainsi que le rôle pionnier du Maroc pour la promotion de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient. Dans ce contexte, le Roi du Maroc s’est félicité de la réactivation des mécanismes de coopération entre le Royaume du Maroc et l’Etat d’Israël, et de la reprise des contacts réguliers, dans le cadre de relations diplomatiques pacifiques et amicales. Pour sa part, le Premier Ministre israélien a assuré le Souverain marocain, de sa détermination à mettre en œuvre tous les engagements pris, selon un calendrier précis de mise en œuvre et déclaré que tout Israël était enthousiaste concernant la paix entre les pays. Il a également remercié le Roi du Maroc d’avoir accueilli la délégation israélienne dirigée par le Conseiller à la Sécurité Nationale israélienne, Monsieur Meir Ben Shabbat. Pendant cet entretien, le Premier Ministre Benyamin Netanyahou a invité le Roi Mohammed VI du Maroc à se rendre en Israël, lors de leur tout premier entretien téléphonique depuis la reprise des relations entre les deux pays, tandis que le Roi Mohammed VI a lui rappelé les liens chaleureux existant entre les juifs marocains et les expatriés marocains en Israël. La déclaration trilatérale entre le Royaume du Maroc, les États-Unis d’Amérique et l’Etat d’Israël, signée devant Sa Majesté le Roi, le 22 décembre 2020, constitue le cadre de référence pour le développement et l’évolution des relations entre le Maroc et Israël. Par cet Accord historique entre un pays Arabe et Musulman, dont son Souverain est Président du Comité El Qods, et l’État d’Israël, le Roi Mohammed VI du Maroc mériterait largement le Prix Nobel de la Paix. Farid Mnebhi.

Maroc. Un plan de relance à 120 MMDH pour redresser l’économie nationale: Le ministre Benchaâboun détaille l’ambitieux plan annoncé par S.M le Roi Mohammed VI

Maroc. Un plan de relance à 120 MMDH pour redresser l’économie nationale: Le ministre Benchaâboun détaille l’ambitieux plan annoncé par S.M le Roi Mohammed VI

Il nous appartient de saisir l’opportunité de redéfinir l’ordre des priorités, d’asseoir les bases d’une économie forte et compétitive et de construire un modèle social plus inclusif», avait déclaré Sa Majesté le Roi Mohammed VI dans son adresse à la nation à l’occasion de la Fête du Trône. Dans ce cadre, «il importe d’initier un plan ambitieux de relance économique pour permettre aux secteurs de production de se remettre d’aplomb, d’accroître leur capacité à créer des emplois et à préserver les sources de revenu », avait-il indiqué. Le Souverain avait, pour cela, appelé à « mobiliser tous les moyens disponibles en termes de financements, de dispositifs d’incitation et de mesures de solidarité, en vue d’accompagner les entreprises, essentiellement les petites et les moyennes qui constituent le maillon central du tissu économique national ». Au cours de son discours, considéré comme une feuille de route claire pour le présent et l’avenir par le président de la Chambre des représentants, le bureau de la Chambre, les présidents des groupes et du groupement parlementaires et les présidents des commissions permanentes, S.M le Roi Mohammed VI avait ainsi annoncé qu’« environ 120 milliards de dirhams seront injectés dans l’économie nationale, soit l’équivalent de 11% du PIB. Ce taux inscrit le Maroc parmi les pays les plus audacieux en matière de politique de relance économique post-crise ». Moins d’une semaine après cette importante annonce, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun, est revenu sur l’ambitieux plan de relance promis par le Souverain question d’éclairer l’opinion publique sur l’opérationnalisation des Hautes Orientations Royales contenues dans le discours du Trône. C’est ainsi que, lors d’une conférence de presse tenue mardi 4 août, à Rabat, le ministre a indiqué que des mesures immédiates seront prises pour opérationnaliser les Hautes Orientations Royales, regroupées en trois principaux points : la mise en place d’un plan de relance ambitieux, la généralisation de la couverture sociale et la réforme du secteur public. L‘élaboration dudit plan, qui se veut global et intégré, «comprend des mesures transverses tout en tenant compte des spécificités sectorielles. L’objectif étant d’accompagner le redémarrage progressif de l’activité des différents secteurs de l’économie et de créer les conditions propices pour une relance vigoureuse à la sortie de la crise», a-t-il souligné. Dans sa communication, le ministre des Finances a aussi indiqué que des mesures sectorielles spécifiques, concernant en particulier les secteurs les plus touchés par la crise, feront l’objet de contrats et de conventions qui seront signés avec les fédérations concernées : Contrat-programme 2020–2022 relatif à la relance du secteur touristique en phase post-Covid-19. A ce propos, il a précisé qu’un «pacte pour la relance économique et l’emploi» avec la CGEM et le GPBM et un «contrat programme relatif à la relance du secteur touristique» seront signés courant cette semaine. Concernant les 120 MMDH qui seront injectés dans l’économie nationale, le ministre a déclaré que 75 MMDH seront consacrés aux crédits garantis par l’Etat et profiteront à tous les segments d’entreprises dont les EEP (les établissements et entreprises publics) les plus impactés par la crise. La Caisse centrale de garantie (CCG) sera chargée de gérer ce système de garantie, selon les explications du ministre précisant que 5 MMDH seront apportés par le Fonds Covid-19 pour couvrir les risques de défaut des entreprises bénéficiaires. Quant aux 45 MMDH restants, ils seront affectés au Fonds d’investissement stratégique dont 30 MMDH mobilisés auprès d’institutionnels nationaux et internationaux et 15 MMDH financés par l’Etat (LFR-2020). Dans son exposé, Mohamed Benchaâboun explique que ce fonds interviendra directement par le financement des projets d’investissement en faisant appel au partenariat public privé (PPP) et indirectement par le renforcement des capitaux des entreprises aux fins de leur développement. Précisons que sur les 120 MMDH à injecter dans l’économie nationale, 20 MMDH seront mobilisés par l’Etat. Le ministre est également revenu sur la création d’un Fonds d’investissement stratégique également annoncé par le Souverain dans son discours du 29 juillet dernier. Il « devait être créé pour remplir une mission d’appui aux activités de production, d’accompagnement et de financement des grands projets d’investissement public-privé, dans une diversité de domaines », avait estimé S.M le Roi Mohammed VI soulignant qu’en sus de la participation de l’Etat, il devra compter sur la coordination et la rationalisation des différents fonds de financement. S’agissant de la généralisation de la couverture sociale, deuxième axe de son intervention, Mohamed Benchaâboun a d’emblée expliqué que la réforme de la protection sociale est une réforme sociétale de grande envergure qui interpelle des mutations profondes de la gestion et de la gouvernance du système de protection sociale au Maroc. Comme l’a souligné le ministre, cette réforme consacre une couverture sociale universelle à travers la généralisation de l’Assurance Maladie Obligatoire (AMO) à partir du mois de janvier 2021, des Allocations Familiales (AF) à tous les ménages à partir du mois de janvier 2021, une retraite au profit de la population active non couverte et une indemnité pour perte d’emploi (IPE) au profit de la population active. Conformément aux Hautes instructions de Sa Majesté le Roi, il a annoncé l’ouverture immédiate d’un dialogue social constructif avec tous les partenaires. Persuadé que la généralisation de la couverture sociale doit devenir un levier essentiel d’insertion du secteur informel dans le tissu économique national, le Souverain avait appelé dans son discours « le gouvernement, en concertation avec les partenaires sociaux, à parachever l’élaboration d’une vision pragmatique globale » qui devra inclure le planning, le cadre légal ainsi que les options de financement pour parvenir in fine à sa généralisation effective, avait-il insisté. Notons que le déploiement de cette réforme se fera sur une période de 5 ans en deux phases. 2021-2023 : le déploiement de l’Assurance maladie obligatoire et des Allocations familiales et 2024-2025 : la généralisation de la retraite et de l’indemnité pour perte d’emploi au profit de la population active. Aussi, afin de réussir cette réforme d’envergure, le ministre a annoncé des mesures préalables et d’accompagnement à mettre en place. En l’occurrence : la