Niger: Le Président Issoufou Mahamadou reçoit le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel

Le Président nigérien Issoufou Mahamadou a reçu, vendredi 1er janvier 2021, le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS), M. Mohamed Ibn Chambas. L’entretien a porté sur l’organisation du scrutin présidentiel et législatif du 27 décembre 2020, a dit M. Ibn Chambas, précisant que son séjour au Niger est « une visite de solidarité avec la CEDEAO et l’Union Africaine dans le cadre de leurs missions d’observation des élections et aussi une visite de solidarité avec le peuple du Niger », rapporte un communiqué de la Présidence. « J’ai félicité le Président de la République et le Niger pour l’organisation pacifique des élections présidentielle et législatives », a-t-il affirmé avant de « saluer le peuple nigérien pour son engagement à travers les élections, pour la consolidation de la paix et de la démocratie.» M. Ibn Chambas a encouragé « tous les acteurs politiques et civils à recourir aux voies légales pour résoudre tout contentieux éventuel », poursuit la même source. Il a réitéré, au nom du Secrétaire Général des Nations Unies, « toute notre disponibilité à accompagner le Niger dans son évolution démocratique qui est exemplaire dans la région et en Afrique et dans la réalisation des objectifs de développement économique et social. » Avec CM
Mohamed Ibn Chambas au Sommet de la CEDEAO: Nous devons inverser l’état de non-droit qui affecte une grande partie du Sahel

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la région, Mohamed Ibn Chambas, a appelé les Etats membres de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) à rester mobilisés sur les questions de paix et de sécurité, sans négliger le développement et les droits de l’homme. « Nous devons inverser l’état de non-droit qui affecte une grande partie du Sahel, créant des zones entièrement ingouvernables où la présence de l’État peut difficilement être ressentie », a déclaré Mohamed Ibn Chambas au 51e sommet de la CEDEAO qui s’est tenu dimanche 4 juin à Monrovia, au Libéria. Au cours de son intervention, le Représentant spécial a également noter que malgré la vigilance, le crime organisé, les prédicateurs de haine et les trafiquants de stupéfiants, de personnes et d’armes continuent de traverser les frontières. Le diplomate ghanéen a par ailleurs rappelé que le vide sécuritaire à travers le Sahel a produit deux forces qui s’opposent, a relevé le site officiel des Nations Unies dans un communiqué: d’une part, les extrémistes violents et les réseaux criminels sont en concurrence pour combler le vide. D’autre part, cela a conduit les communautés locales à s’armer pour protéger leurs familles, leurs terres et leurs biens, y compris leur bétail. Poursuivant dans le même sens, Chambas a ajouté que « Face à de telles lacunes, les gens se tournent vers les liens primordiaux de la langue et de la lignée pour rechercher la protection au sein des groupes, même s’ils ne sont pas d’accord avec leurs idéologies extrémistes qui menacent de déchirer les communautés ». Enfin, le Représentant spécial a exhorté l’organisation à « continuer de faire tout notre possible pour éviter, à tout prix, que la quête de la sécurité ne se transforme en conflit et en davantage de violence criminelle ».