Tchad : quand le ridicule ne tue jamais

Tchad : quand le ridicule ne tue jamais

LIBRES PROPOS. Il faut croire que le ridicule ne tue jamais. Sinon, comment expliquer l’incohérence abyssale de la politique tchadienne actuelle, oscillant entre discours de souveraineté rigide et quête désespérée de reconnaissance extérieure ? Hier encore, les autorités tchadiennes brandissaient la souveraineté nationale pour refuser l’intervention d’avocats français dans le dossier du Dr Succès Masra, au nom d’une justice prétendument indépendante. Aujourd’hui, après l’échec retentissant du Plan National de Développement (PND), les mêmes responsables se précipitent à Paris, la tête basse, pour rencontrer le MEDEF et supplier les investisseurs français de venir « sauver » une économie exsangue. Cherchez l’erreur. Le PND : beaucoup de bruit pour rien Le PND, annoncé à grands renforts de communication et de chiffres mirobolants, devait être le levier du redressement économique. Il n’aura été qu’un tapage coûteux, un spectacle politique sans lendemain. Des milliards promis, des forums organisés, des délégations envoyées… et au final, aucun investissement structurant, aucune transformation réelle. La montagne a accouché d’une souris. Pire encore, cet échec n’a pas été suivi d’un mea culpa, mais d’une fuite en avant : dépenses excessives, endettement continu, et absence totale de stratégie crédible. Un risque juridique dissuasif Soyons sérieux : aucun investisseur digne de ce nom ne peut envisager de mettre un pied au Tchad dans un contexte où le risque juridique est énorme. Quand un État refuse l’assistance d’avocats internationaux dans un dossier politique sensible, comment peut-il ensuite garantir la sécurité juridique des capitaux étrangers ? La confiance ne se décrète pas, elle se construit, et elle est aujourd’hui inexistante. Un pays pauvre, surendetté et discrédité Le Tchad est un pays pauvre, très endetté, et désormais discrédité sur le marché financier régional. Incapable de lever des fonds parce qu’il est perçu comme un mauvais payeur, l’État accumule les arriérés pendant que les entreprises locales sont à l’arrêt, étranglées par l’incertitude et l’absence de paiements. Dans ce contexte, le refus catégorique de régler les dettes intérieures apparaît comme une faute économique majeure, pendant que l’endettement extérieur continue, hypothéquant davantage l’avenir. Le rôle central et controversé du ministre des Finances Au cœur de ce désastre, le ministre des Finances, Tahir Hamit, est de plus en plus pointé du doigt. Accusé de manipuler les chiffres, de présenter une réalité économique enjolivée, et de jouer un jeu dangereux avec certaines instances internationales notamment le FMI, il incarne aujourd’hui l’échec d’une gouvernance financière sans vision. Selon plusieurs observateurs, les informations sensibles sur l’exportation de l’or auraient été transmises au FMI dans un contexte de règlements de comptes internes, notamment pour affaiblir certains responsables du secteur minier. Quelles qu’en soient les motivations, le résultat est là : une perte de crédibilité supplémentaire pour l’État tchadien. Un président prisonnier de mensonges Le plus inquiétant est sans doute que le président Mahamat Idriss Déby Itno semble aujourd’hui pris en otage par ces mensonges, ces chiffres arrangés et cette gouvernance opaque. Gouverner sur la base d’informations fausses ou manipulées conduit inévitablement à de mauvaises décisions, et donc à l’impasse actuelle. À la croisée des chemins Le Tchad est aujourd’hui au bord de la faillite, à la croisée des chemins. Continuer dans le déni, la communication creuse et la manipulation des chiffres ne fera qu’aggraver la crise. Sans réforme profonde, sans transparence, sans crédibilité juridique et financière, aucun forum, aucun pardon demandé à la France, aucun selfie avec le MEDEF ne sauvera l’économie tchadienne. Le problème du Tchad n’est pas un manque de partenaires. C’est un manque de vérité, de cohérence et de responsabilité. Par Makaila N’guebla Journaliste- défenseur des droits humains et militant altermondialiste.

Congo : chronique d’une adjudication fantôme et d’une gouvernance moribonde qui confirme la faillite ( lecture en 4 minutes )

Congo : chronique d’une adjudication fantôme et d’une gouvernance moribonde qui confirme la faillite ( lecture en 4 minutes )

PARLONS-EN. Le 19 août 2025, le Trésor public congolais a organisé une adjudication de Bons du Trésor Assimilables (BTA) censée rapporter dix milliards de francs CFA. Les résultats consignés dans le communiqué n°000403/MFBPP/DGT/DGAT/DOBM/SOMD publié, le 21 août 2025 pour le ministre des finances et par ordre, le D.G du trésor, tient de la farce tragique : à peine cent cinquante-trois millions ont été soumissionnés, soit un ridicule 1,53 % du montant recherché. Et de ce montant déjà dérisoire, rien n’a été servi. Le marché a tourné le dos, et l’État, obstiné, a préféré tout annuler plutôt que d’affronter la réalité du prix auquel il est désormais contraint de se financer. La scène est surréaliste. Sur vingt-cinq spécialistes en valeurs du Trésor (SVT) théoriquement agréés pour animer le marché, seuls quatre se sont manifestés. Les quelques propositions qui sont tombées plaçaient le coût du risque souverain congolais entre 6,5 et 8 %. Mais, dans un geste qui tient plus de l’aveuglement politique que de la rationalité financière, le Trésor a fixé un taux limite à zéro. Un taux nul, comme si le risque Congo ne valait rien, comme si les investisseurs pouvaient encore accepter de prêter gratuitement à un État dont la réputation est déjà ternie par l’endettement opaque, les scandales financiers et les retards de paiement. En agissant ainsi, l’émetteur s’est sabordé lui-même : plutôt que de reconnaître le prix réel du marché, il a décrété l’inexistence de ce marché. Ce fiasco n’est pas anecdotique, il est révélateur. Il traduit une rupture profonde de confiance. Quand le Trésor d’un pays n’arrive plus à lever le moindre franc sur son marché domestique, c’est le signal d’une défiance systémique. Le peu d’institutions qui ont osé soumissionner l’ont fait à des conditions raisonnables compte tenu du risque, mais la réponse du Trésor a été un refus catégorique, un déni pur et simple. Ainsi, le Congo envoie à ses partenaires financiers et à ses bailleurs un message catastrophique : il ne veut pas, ou ne peut pas, affronter la vérité du prix de sa dette. Les conséquences d’un tel blocage sont multiples. D’abord, la crédibilité de la signature souveraine s’effondre. Si les banques, les assurances congolaises et même la BSCA qui est montée en puissance depuis bientôt trois ans, rechignent à prêter à l’État aujourd’hui, comment convaincre des investisseurs extérieurs de le faire ? Ensuite, l’échec fragilise le système bancaire local, pris en étau entre des besoins massifs de refinancement du Trésor et l’impossibilité d’y répondre sans rémunération décente. Enfin, l’impasse budgétaire s’aggrave : faute de financement par le marché, le gouvernement sera tenté de se tourner vers la planche à billets ou vers des arrangements opaques avec des partenaires extérieurs, au prix d’une dépendance accrue et d’une perte de souveraineté économique. Ce qui choque le plus dans cet épisode, ce n’est pas seulement la faiblesse des soumissions mais l’entêtement du Trésor à préférer l’humiliation du zéro servi plutôt que d’assumer que le pays doit désormais se financer autour de 7 ou 8 %. Cette obstination est un scandale en soi. Elle illustre une gouvernance financière autiste, incapable d’admettre l’évidence, préférant nier le marché plutôt que de l’écouter. C’est un choix politique de façade : masquer la réalité du coût de la dette en proclamant une adjudication blanche, comme si l’absence de transaction effaçait le problème. En vérité, elle le grossit. Nous ne sommes plus dans l’anecdote technique mais au seuil d’une crise obligataire congolaise. Un État qui ne parvient plus à lever de l’argent sur son propre marché est un État en détresse de trésorerie. L’épisode du 19 août signe un point de bascule. Le marché congolais des titres publics, déjà fragile, bascule dans l’inopérant. Sans une réforme radicale — transparence accrue, acceptation de taux réalistes, élargissement de la base d’investisseurs —, le pays risque de se retrouver totalement exclu de son propre marché, condamné à mendier ailleurs à des conditions encore plus douloureuses. Il faut dire les choses comme elles sont : cette adjudication fantôme est un scandale d’État. Elle dévoile le gouffre entre un Trésor qui vit dans l’illusion et des investisseurs qui, eux, savent que le risque Congo a un prix. Ce prix, l’État refuse de l’assumer. Et dans ce refus s’esquisse une faillite larvée, une perte de confiance généralisée, une fragilisation de la monnaie commune de la CEMAC. Car si un État membre est incapable de lever le moindre franc CFA sur son marché, c’est toute l’union monétaire qui vacille. Le 19 août 2025 restera dans l’histoire financière congolaise comme le jour où le masque est tombé : derrière les communiqués ronflants et les discours sur la maîtrise budgétaire, il ne reste que le vide. Le marché a parlé, et il a dit non. Le Trésor a répondu par le silence. Entre les deux, le gouffre s’ouvre. Pourtant, le Congo n’est pas pauvre. Mais, les méchants – dignitaires préfèrent le piller pour se constituer un trésor de guerre ou investir dans l’immobilier et ailleurs à leur propre compte, témoin : les building qui poussent au quotidien çà et là. Bref, c’est la conséquence du manque de sanctions et de confier des responsabilités aux incompétents Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Algérie : la numérisation des relations entre les services du Ministère des Finances et les notaires au centre d’une réunion

Algérie : la numérisation des relations entre les services du Ministère des Finances et les notaires au centre d’une réunion

Le Ministre des Finances a présidé, le dimanche 16 mars 2025, au siège du Ministère des Finances, une réunion de coordination en présence du Ministre de la Justice, Garde des Sceaux, et de la Ministre, Haut-Commissaire à la Numérisation. Cette réunion s’inscrit « dans le cadre de la mise en œuvre des orientations du Président de la République visant à numériser l’activité notariale et à renforcer son interconnexion avec les institutions concernées », a indiqué le ministère des Finances dans un communiqué. « Cette rencontre a regroupé, également, le Président de la Chambre Nationale des Notaires, des représentants des chambres régionales des notaires, ainsi que des cadres des Ministères des Finances et de la Justice, et du Haut-Commissariat à la Numérisation », a fait savoir la même source. A l’issue des discussions, qui ont porté sur la numérisation des relations entre les services du Ministère des Finances et les notaires, il a été retenu la mise en place d’un groupe de travail entre l’administration des finances, de la justice, du haut-commissariat à la numérisation ainsi que les notaires, apprend-on. Le communiqué précise que ce groupe est chargé de l’étude des modalités pratiques de la numérisation de ces relations. Martin Kam

Congo. Séance de travail du Ministre Christian Yoka à l’Inspection Générale des Finances (IGF)Séance de travail du Ministre Christian Yoka à l’Inspection Générale des Finances (IGF)

Congo. Séance de travail du Ministre Christian Yoka à l’Inspection Générale des Finances (IGF)Séance de travail du Ministre Christian Yoka à l’Inspection Générale des Finances (IGF)

Mardi 11 février 2025 à Brazzaville, le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, Christian Yoka, a eu une séance de travail avec l’Inspecteur général des finances (IGF), Darel Gildas Ngouala et ses équipes.  La présentation de la structure ; l’urgence de procéder aux nominations ; l’actualisation des textes relatifs aux statuts des Inspecteurs ; la formation du personnel sur l’éthique et la déontologie ; et la dotation sur le plan logistique pour effectuer les missions, ont été les points évoqués au cours de cette séance de travail. Présentant sa structure, Darel Gildas Ngouala a indiqué que l’inspection générale des finances est l’organe technique qui assiste le Ministre chargé des finances en matière d’inspection, d’audit, d’enquête, d’évaluation, de conseil et d’assistance. Ces missions s’exercent sur l’ensemble des administrations publiques, au nombre desquelles l’État, ainsi que tous ses démembrements, à savoir : le Gouvernement et les institutions constitutionnelles ; les établissements publics ; les collectivités locales ; les projets, les programmes et les organismes de partenariat public-privé. En outre, les missions de l’inspection générale des finances s’exercent aussi sur les entreprises bénéficiaires de conventions ou accords à caractère économique et financier, ainsi que sur les organismes et entreprises privés bénéficiant de concours financiers et matériels de l’État. Les défis de l’IGF  La centralisation de la fonction audit interne du ministère ; la formation du personnel sur l’éthique et la déontologie ; la présence de quatre Inspections, du Collège des inspecteurs des finances ; d’un Secrétariat technique et de la centrale d’appels dans l’organisation actuelle ; et l’initiation des missions d’inspection par l’Inspecteur général en cas de flagrance, d’urgence ou d’une dénonciation constituant une menace grave pour les finances publiques tout en informant le Ministre, font partie des urgences majeures à combler pour l’Inspection générale des finances. Pour y parvenir une dotation, sur le plan logistique, est souhaitable auprès de la hiérarchie.

Congo-Brazzaville : Qui de l’enfant prodige ou du Père sera le maitre attendu ?

Congo-Brazzaville : Qui de l’enfant prodige ou du Père sera le maitre attendu ?

DECRYPTAGE. L’arrivée de Christian Yoka au Ministère des Finances, du Budget et du Portefeuille Public entraine des bouleversements lourds de conséquences dans la structure de dévolution du pouvoir au sein du Clan d’Oyo. Décryptage chaud avec une ouverture à 45°. Passer maitre des secrets dans la vie fait que ce sont les devoirs qui s’imposent à vous, le jour comme la nuit. Dans le tumulte de la cité, dans la solitude du désert, le devoir est avec vous toujours impératif comme la Destinée ! Christian Yoka, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, arrive ainsi à la croisée des chemins. Les rivalités entre les deux principaux clans rivaux de Bokouelé-Tchikapika d’une part (Jean Jacques Bouya) et Ondébé-Kona Kona d’autre part (Jean Dominique Okemba) le font osciller entre fidélité à ses sources et devoirs à accomplir pour s’accomplir. C’est une déchirure qui traverse l’affectif parental mais exige de s’élever au-delà des contingences profanes. Cette marche doit passer par-dessus l’abîme pour entrevoir une possible lumière. C’est ainsi. Si des mauvais compagnons, qui vont toujours par trois, et sont avancés et vous ont frappé indistinctement à l’épaule ou à la tête pour vous faire sombrer dans un coma profond, Le Tout-Puissant vous relèvera toujours pour vous laisser contempler l’indicible lumière de l’Être. Ainsi donc, quand on est du bon bois sec et dur, on s’en relève toujours au centre des choses pour garantir l’équilibre des forces, seul gage de la pérennité des choses en ce monde. Le Clan porté par Jean Jacques Bouya va devoir se résoudre à laisser Christian filer vers sa destinée du côté paternel par Jean Dominique Okemba, qui par son rôle lumineux, revient sans coup férir, au centre du jeu politique, économique et même social. Il ne peut en être qu’ainsi pour ceux qui savent paitre. Son fidèle Assistant à l’Energie parrainera cette démarche. Mais c’est au Ministre des finances, du budget et du portefeuille public, Christian Yoka de se souvenir que la bâtisse précédente s’est effondrée sur elle-même et qu’il lui faut rebâtir tout au second plan pour s’acheminer vers la loi d’amour et envisager réunir tout et tous avec le troisième plan. Malheur à celui qui s’écartera de cette voie. Parti de très loin d’un certain orient français, le Chevalier Christian sombre en occident avec la pagaille laissée dans ce département. C’est un chemin Christique dans lequel il doit s’engager et dont la loi suprême sera celle de l’amour de son pays. Rose et rouge, elle sera la clé pour l’avantage de tous ceux qui espèrent que la bonne volonté finie toujours par triompher. L’ouverture de ces 33ème REHFRAM à Oyo est symbolique à plus d’un titre et marque, pour ceux qui veulent lire les signes, la fin d’un cycle dont nous avions déjà parlé dans nos précédentes livraisons. C’est le temps du Jubilé ! À trente-trois, « Tout est accompli » selon l’écriture de Jean 19 :30. Seul le cœur de feu qui se saigne pour tous les petits peut apporter la réponse : Aimons-nous les uns les autres et rebâtissons car nul ne sait quand viendra ce jour ou cette heure, pas mêmes les anges dans les cieux, ni même le Fils; le Père Seul le sait (Mathieu 24 :36). Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Algérie. Abdelkrim Bouzred prend ses fonctions de Ministre des Finances

Algérie. Abdelkrim Bouzred prend ses fonctions de Ministre des Finances

M. Abdelkrim Bouzred a officiellement pris ses fonctions de Ministre des Finances, ce lundi 3 février 2025, en succédant à M. Laaziz Faid, lors d’une cérémonie de passation de pouvoirs tenue au siège du Ministère des Finances, en présence des Directeurs Généraux et des cadres du ministère. À cette occasion, M. Bouzred a exprimé sa profonde gratitude à Monsieur le Président de la République pour la confiance accordée en le nommant à la tête de ce secteur stratégique. Il a réaffirmé son engagement à œuvrer avec dévouement et détermination afin de poursuivre la dynamique en cours et d’atteindre les objectifs fixés pour le développement du secteur et l’amélioration de sa performance. Le nouveau ministre a également tenu à remercier son prédécesseur, M. Laaziz Faid, pour les efforts déployés durant son mandat à la tête du ministère. De son côté, M. Faid a adressé ses félicitations à M. Bouzred pour sa nomination. Il est à noter que M. Bouzred a occupé plusieurs postes de haute responsabilité par le passé, notamment celui de Secrétaire Général du Ministère des Finances et de Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité.Le nouveau ministre a également tenu à remercier son prédécesseur, M. Laaziz Faid, pour les efforts déployés durant son mandat à la tête du ministère. De son côté, M. Faid a adressé ses félicitations à M. Bouzred pour sa nomination. Il est à noter que M. Bouzred a occupé plusieurs postes de haute responsabilité par le passé, notamment celui de Secrétaire Général du Ministère des Finances et de Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité.

Congo: qui est Christian Yoka, nouveau ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Congo: qui est Christian Yoka, nouveau ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public

Christian Yoka est un expert dans le domaine du financement du développement Avant d’être nommé Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Christian Yoka a eu une expérience internationale de premier plan au sein de l’Agence Française de Développement où il occupait les fonctions de Directeur Afrique. Il avait auparavant assumé divers postes de responsabilités, en tant que Responsable-pays pour le Cameroun et la République Centrafricaine, puis, tour à tour, Directeur-pays en République Démocratique du Congo, en Éthiopie et au Cameroun. Il sera par la suite nommé Directeur Régional pour l’Afrique de l’Est au Kenya. Ce parcours de plus de 20 ans lui a permis de développer une maîtrise des problématiques du développement, dans une variété de domaines et en faveur d’une multiplicité d’acteurs de la sphère publique comme du secteur privé. Christian Yoka a également exercé divers mandats en tant qu’administrateur pour des entités telles qu’Alucam et Africa Guarantee Fund. En outre, il a présidé le Comité d’Investissement Consultatif du Fonds de Soutien aux Entreprises en Afrique (FISEA), géré par Proparco, la filiale du Groupe AFD dédiée au secteur privé. Titulaire d’un diplôme d’études supérieures en Droit des Affaires et Fiscalité de l’Université Paris-I-Panthéon-Sorbonne ainsi que d’un Master en Droit Bancaire et Financier International de Boston University, Christian Yoka est également ancien élève en politiques publiques de la London University (SOAS). Avec Min.

L’activité de capital-investissement, une priorité pour le financement de l’économie algérienne

L’activité de capital-investissement, une priorité pour le financement de l’économie algérienne

Le Ministre algérien des Finances, Laaziz FAID, a présidé mercredi 15 janvier dernier, une réunion de coordination regroupant les Directeurs Généraux des Sociétés de Capital-Investissement (SCI), des banques publiques actionnaires de ces sociétés, ainsi que le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité (DGTC). « Cette rencontre visait à examiner l’état des lieux de l’activité de capital-investissement en Algérie et à identifier les voies de son renforcement pour mieux répondre aux besoins de financement de l’économie nationale », a indiqué le ministère dans un communiqué. En ouverture de la séance, le Ministre des Finances a réaffirmé l’importance stratégique accordée à l’amélioration et à la diversification des modalités de financement de l’économie, en insistant sur le rôle grandissant que doivent assumer les SCI dans la mobilisation des financement d’appoint alternatifs aux financements bancaires. Le Ministre a souligné que, bien que le paysage des sociétés de Capital Investissement en Algérie soit relativement riche et diversifié, des efforts restent à fournir pour instaurer des mécanismes de gestion et de gouvernance efficaces. Il a précisé que ces efforts s’inscrivent dans le cadre des réformes multidimensionnelles engagées par le pays, visant à consolider la croissance économique et à mobiliser toutes les ressources domestiques de l’ingénierie financière. Il a également insisté sur trois axes principaux où les SCI sont appelées à jouer un rôle essentiel, à savoir, le développement des entreprises à fort potentiel de croissance, grâce à un apport significatif de ressources financières, la reconfiguration industrielle et technologique des entreprises pour accompagner les transformations structurelles de l’économie, ainsi que la dynamisation du marché financier, notamment par la session en bourse des parts sociales détenus par les SCI. Lors de la réunion, le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité a présenté une analyse détaillée de la situation actuelle des SCI en Algérie, mettant en lumière les défis auxquels elles sont confrontées, notamment en matière de gouvernance, de management et de formation. Cette présentation a permis d’identifier les insuffisances et d’ouvrir la voie à des propositions constructives pour leur correction. Un tour de table a suivi, permettant aux SCI et à leurs actionnaires d’exprimer leurs points de vue et de formuler des recommandations concrètes, parmi lesquelles : la mise en place de programmes de formation adaptés pour développer les compétences des ressources humaines, l’amélioration des mécanismes de gouvernance et de management des SCI et l’instauration de contrats d’objectifs et de performance pour les dirigeants des SCI. En clôture, le Ministre des Finances a exhorté les participants à dynamiser ce segment d’activité dès à présent, notamment par l’établissement d’une feuille de route précise et par la mise en œuvre immédiate des recommandations prioritaires issues de cette réunion. Avec CP