Algérie. Réunion consacrée à la restitution des travaux sur le développement des compétences dans le secteur financier

Algérie. Réunion consacrée à la restitution des travaux sur le développement des compétences dans le secteur financier

Le Ministre des Finances, Monsieur Laaziz FAID,  a présidé le mercredi 22 janvier 2025, une réunion stratégique dédiée à la restitution des travaux du groupe de travail chargé de l’élaboration d’un plan de développement des compétences dans le secteur financier. Cette initiative, qui englobe les domaines de la banque, des assurances et du marché financier, témoigne de la priorité accordée à la valorisation de la ressource humaine et à l’amélioration de ses compétences. Lors de l’ouverture de la réunion réunissant les représentants des professions financières et les directeurs des centres de formation du secteur, Monsieur le Ministre a réaffirmé l’engagement du ministère à faire du développement des compétences humaines une priorité centrale des réformes économiques et financières en cours. Monsieur le Ministre a indiqué, également, que les principaux objectifs de ce plan consistent à préparer les équipes à relever les défis liés à la transformation numérique, à diversifier les instruments de financement et à renforcer les avantages comparatifs de l’économie nationale. Au cours de de cette rencontre, une présentation globale des travaux a été effectuée par le Directeur Général du Trésor et de la Comptabilité, suivie d’une restitution détaillée des conclusions et recommandations par le Délégué Général de l’UAR, qui a assuré la coordination des travaux du groupe et enfin, le Directeur des Ressources Humaines a exposé le plan opérationnel pour la mise en œuvre de ces recommandations. Le plan proposé met l’accent sur la formation continue et la spécialisation pour les cadres et employés des institutions bancaires et financières, l’adoption de nouvelles technologies et le renforcement des compétences numériques et le développement de compétences en gestion des risques, en conformité avec les meilleures pratiques internationales, notamment dans les domaines de l’assurance et des marchés financiers. Ce plan propose, également, la promotion de partenariats académiques et de collaborations internationales pour garantir une expertise de haut niveau. M.FAID a tenu à souligner que ce plan stratégique vise à anticiper les évolutions du marché, à renforcer l’attractivité du secteur financier en offrant des opportunités de développement professionnel, à améliorer les performances opérationnelles et à fidéliser les talents. Il a également insisté sur l’importance d’identifier objectivement les insuffisances et de proposer des mesures correctives constructives en optimisant les moyens existants. En conclusion, Monsieur le Ministre a rappelé que l’investissement dans les compétences humaines est un levier essentiel pour renforcer la compétitivité globale du secteur financier et accompagner les réformes économiques de notre pays. Il a appelé les acteurs concernés à s’engager pleinement dans la mise en œuvre de ce plan ambitieux, soulignant qu’ »il n’est de richesse que d’hommes. »

Gouvernance au Congo : le nouveau ministre des finances déjà en difficulté avec le Salmigondis de la loi des finances 2025 et autres ?

Gouvernance au Congo : le nouveau ministre des finances déjà en difficulté avec le Salmigondis de la loi des finances 2025 et autres ?

TRIBUNE. Après le limogeage de Jean Baptiste Ondaye, la nature semble déjà reprendre ses droits au gouvernement . Du fait de la non inscription de La loi des finances 2025 (LF2025 ) à l’ordre du jour du conseil des ministres du 17 janvier 2025 et en attendant la confirmation des premiers collaborateurs qui accompagneront le ministre Christian Yoka, tout prête à croire au « come-back » de la cacophonie gouvernementale dans la gestion des finances publiques congolaises. La loi de finances 2025 (LF2025) prévue à l’origine pour 36 départements ministériels et passée à 38 en raison de multiples scissions/fusions ministérielles : Enseignement supérieur d’avec le Ministère de la Recherche scientifique et de l’innovation ; Energie et Hydraulique d’avec l’assainissement ; Intérieur et décentralisation d’avec le développement local ; Économie et finances d’avec le Plan, les statistiques et l’intégration ; Grands travaux d’avec l’entretien routier… Tout ceci semble anecdotique, mais cache un premier obstacle certes surmontable, mais aux conséquences majeures. En effet, avec la loi organique n°36-2017 du 5 octobre 2017 relative aux lois des finances, l’approche budget-programme est un imperium juridique qui malheureusement n’a strictement aucune espèce de valeur pour le gouvernement Makosso et l’Assemblée nationale . Suivant les articles 19, 20, 21 et 22, il va falloir recommencer avec un découpage-réattribution de la quasi-totalité des dotations budgétaires des départements modifiées en raison des seuils (1% de la masse totale au maximum) et du mur de l’approche-programme. Les chaînes des résultats attendues en termes d’Impact -> Effets -> Produits -> Activités alignées sur les Cadres de dépenses à moyens termes (CDMT) de 3 ans obligent à revoir la cohérence interne des programmes pour tirer parti des synergies stratégiques internes liées. Par exemple, il n’y a rien en commun entre entretien routier, assainissement et développement local. C’est un nouveau programme à réécrire entièrement. Mais les problèmes sérieux et graves sont ailleurs, surtout pour Christian Yoka embarqué dans une folie technique à laquelle il n’a rien à voir. Quels sont les problèmes laissés à gérer ? Ludovic Ngatsé (!) a laissé en héritage un vrai salmigondis appelé indûment LF2025 et qui repose sur les hypothèses macroéconomiques présentées officiellement par lui-même en conseil des ministres du lundi 7 octobre 2024 : (i) taux de croissance économique projeté à 3,8% ; (ii) taux d’inflation projeté à 3,6% ; dans la CEMAC le maximum admis est de 3% ; (iii) production pétrolière nationale estimée à 100,0 millions de barils contre 107,775 millions dans le budget 2024 ; (iv) prix du brut congolais établi à 74 dollars US, contre 75 dans le budget 2024 ; (v) taux de change du dollar : 615,5 FCFA ; (vi) production de gaz livré à la CEC et à la CED estimée à 2 371 833 tonnes métriques ; (vii) Gaz Naturel Liquéfié (GNL) ENI à 631 169 239 tonnes métriques ; (viii) prix du gaz établi à 7,22 USD par unité. Suivant les deux premières lignes (i) et (ii), la croissance réelle projetée est de 3,8%-3,6% = 0,2%. L’accroissement de la population selon le dernier RGPH est de 3,2%. Pour faire simple, 3% des enfants à naitre le seront d’emblée « pauvres et sans revenus » car jamais pris en compte dans la croissance économique. Cela représente 184 265 enfants rien que pour 2025 ! Le calcul de la production nationale pétrolière est des plus étonnants en s’appuyant sur les données fournies par Ludovic Ngatsé lui-même en (iii), (iv) et (v) : 74$ x 615,5 XAF x 100 000 000 de barils = 4 554 700 000 000 milliards (4 554,7 milliards de FCFA). D’où viennent les 1 231 milliards inscrits dans la LF2025 ? Comment justifier le gap de 4 554,7-1231 = 3 323,7 milliards ? Où sont-ils allés ? De même, les lignes (vii) et (viii) posent : 2 371 833 tm x 7,22$ = 17,12 milliards et 631 169 239 tm x 7,22$ = 4,55 milliards, soit un total de 17,12 + 4,55 = 21,67 milliards. Dans la LF2025, cette ligne est valorisée à 26,606 milliards, soit un « gain dissimulé » de 26,606-21,67 = 4,936 milliards ! Bigre ! Il apparaît donc que la LF2025 est un véritable torchon, car tout le reste est bâti sur ces hypothèses centrales qui pèsent 75% des recettes globales. C’est une loi des finances « Caca » qu’il va falloir revoir de fond en comble ! Comment la commission Economie et finances a-t-elle pu laisser passer de telles énormités, en ne se focalisant uniquement que sur le GUP/CUT ? Rien n’étonne plus, car Ludovic Ngatsé en menteur pathologique, avait affirmé devant la représentation nationale que le GUP était sous l’autorité exclusive de M. Ngondo, Directeur général du trésor. Non seulement c’est faux, mais la note n°0428/MFB/MDB/DGID/DRC du 29 avril 2021 signée par Ludovic Itoua, DGID, pour un montant de 2 milliards de francs CFA au profit de l’office notarial, Note portant acquisition d’un bien immobilier, démontre à suffisance comment n’importe qui a pu s’improviser ordonnateur délégué au mépris du grand argentier et sans rapport. Pire encore, l’annexe 6 du mandat établit « le directeur de cabinet » comme signataire des ordres de mission de contrôle qui constituent des engagements juridiques… Sylvain Lekaka et/ou Henri Loundou ont bel et bien engagé des opérations sur le compte pendant la maladie de Calixte Nganongo. La publication de ces comptes s’avère laide et honteuse ! Quoiqu’il en soit, l’obligation d’audit constitue une option pour Christian Yoka et la Cour des Comptes et de Discipline Budgétaire de Charles Emile Apesse qui reste inamovible. Techniquement enfin, trois points noirs sont à souligner : (i) l’inclusion du solde social (CNSS/CRF) dans le calcul des comptes de la nation vient d’achever comptablement la survie du Congo. En effet, la balance structurellement déficitaire de l’emploi pèsera désormais lourdement et de façon continue sur les finances publiques (sur le solde primaire hors pétrole), entraînant le Congo dans la spirale d’une chute sans fond, d’autant plus que son accélération restera proportionnelle au chômage qui est endémique ; (ii) l’avenir

Mise en œuvre de la TVA en RDC : Le Gouvernement lance la facture normalisée pour optimiser les recettes fiscales

Mise en œuvre de la TVA en RDC : Le Gouvernement lance la facture normalisée pour optimiser les recettes fiscales

En vue de matérialiser la vision de Son Excellence Monsieur le Président de la République Chef de l’Etat, Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Gouvernement de la République démocratique du Congo, sous l’impulsion de la Première Ministre, Judith Suminwa Tuluka, a confié au Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la mission de faire de la réforme de la TVA une priorité. Cette réforme vise à maximiser la mobilisation des ressources internes en optimisant  la TVA grâce à l’introduction de la facture normalisée et des dispositifs électroniques fiscaux, une mesure clé pour améliorer le rendement fiscal de cet impôt. Le jeudi 12 septembre 2024, le Ministre des Finances a tenu une séance de travail avec d’une part la Direction Générale des Impôts (DGI) et d’autres experts du Ministère des Finances et d’autre part, les sociétés S.I TAX et Huawei ainsi que d’autres prestataires techniques. Cette rencontre visait à finaliser les préparatifs du lancement de la phase pilote de collecte de la TVA, prévue pour le 15 septembre 2024. Au cours de cette réunion, plusieurs points essentiels ont été discutés, notamment l’évaluation du niveau d’avancement des activités prévues dans le cadre de ladite réforme, les prochaines étapes du processus, ainsi que les possibilités d’élargir l’échantillon des entreprises retenues pour la phase pilote à d’autres filières de l’activité économique. Le Ministre a souligné l’importance de prendre en compte les aspects liés à l’infogérance en vue de s’assurer du bon fonctionnement des dispositifs à mettre en place. Ceci à travers un processus rigoureux d’homologation des équipements nécessaires et de la transparence de la procédure d’acquisition des machines indispensables à la réforme de la facture normalisée. Après la phase pilote, il est prévu celle de la généralisation de l’utilisation de la facture normalisée, à partir du 1er novembre 2024. En prélude au lancement de la phase pilote, la formation des formateurs ainsi que des contribuables qui s’est achevée à Kinshasa, se poursuivra à travers tout le territoire national. Il s’en suivra une campagne de vulgarisation, associée à un programme de conduite de changement, en vue d’assurer une appropriation de la réforme de la facture normalisée. Cette mesure doit permettre de renforcer la transparence et l’efficacité du système de collecte de la TVA, en permettant de capter en temps réel les différentes transactions liées à la TVA. Des discussions ont porté sur la nécessité de garantir une bonne gestion des processus d’agrément et d’homologation, conformément aux dispositions légales et réglementaires en vigueur ainsi que des avantages ou facilités accordés aux opérateurs économiques dans le cadre de cette réforme. Le Ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer la cohérence des réformes en cours, en établissant des passerelles entre différents projets dans le domaine du numérique. Ceci permettrait d’optimiser les ressources allouées par le gouvernement dans ce cadre et d’éviter le gaspillage des moyens qui sont limités. Il a à ce sujet invité les différents prestataires à collaborer efficacement, au regard de la complémentarité des différents projets informatiques en cours. Cette réforme s’inscrit dans la continuité des efforts du Gouvernement pour améliorer la gestion des finances publiques et renforcer la transparence dans les transactions économiques. Le Ministre des Finances a rappelé l’importance de la coopération de tous les acteurs impliqués pour garantir le succès de cette initiative, qui devrait avoir un impact significatif sur la mobilisation des ressources en République démocratique du Congo.

RDC: les ministres des Finances et du Développement rural interdits de quitter le territoire

En République démocratique du Congo, les ministres des Finances, Nicolas Kazadi, du Développement rural François Rubota, et son prédécesseur Guy Mikulu, ont été interdits de quitter le territoire congolais ce week-end. Une décision par le procureur près la Cour de cassation qui enquête sur le détournement de fonds publics et la corruption dans la passation et l’exécution d’un juteux marché de construction de forages d’eau dans le pays. Le procureur général craint que ces deux ministres en fonction et l’ex-ministre ne se soustraient aux poursuites judiciaires. Il affirme qu’ils sont accusés d’avoir détourné des fonds publics et devront répondre devant la justice. L’un d’eux, Nicolas Kazadi, actuel ministre des Finances, a été débarqué d’un vol samedi soir alors qu’il était attendu par la délégation du président Félix Tshisekedi à Berlin, et à Paris, selon plusieurs sources aéroportuaires. Son passeport diplomatique lui aurait même été confisqué… Lire la suite sur RFI

Congo Brazzaville/Politique. Se servir et non servir

Congo Brazzaville/Politique. Se servir et non servir

TRIBUNE. L’argent et la politique n’en finissent pas d’entretenir des relations intimes, parfois incestueuses. La course à l’enrichissement illicite attire plus les nouveaux acteurs politiques congolais depuis l’ouverture démocratique en 1992. Pas tous cependant. L’information circule sous le manteau à Brazzaville, un ancien ministre des Finances du Congo, sur la période 2016- 2022, revend ses immobilisations. L’homme, rongé par le « mpiaka » (assèchement financier), a vu son train de vie fondre comme la marque de beurre Alima au soleil. Il n’est pas rare de voir un ministre congolais jouer au distributeur automatique pendant son séjour au gouvernement, avant d’en être réduit à la disette voire au mendiant de la République une fois qu’il en est defenestré. Depuis les attentats du 11 septembre 2001, perpétrés par des fondamentalistes musulmans, les Américains ont fait imposer au monde entier des mesures de tracking de flux financier en circulation. Ce qui, par conséquent, bloque l’alimentation de tout compte bancaire, en dizaines, centaines de millions ou plus, par une personne qui ne peut en justifier la provenance. Les paradis fiscaux et surtout la thesaurisation (des malles d’argent dans les maisons) seraient la dernière trouvaille des nouveaux riches politiques en Afrique. Ceux du Congo usent des mêmes pratiques quand ils ne se lancent pas dans l’acquisition des biens meubles et immeubles quel que en soit le prix. Une manière de se débarrasser du pactole chez lui. Un banquier ayant requis l’anonymat nous confiait récemment faire l’objet des sollicitudes de la part d’une autorité qui voulait se débarrasser des « nguiris » qu’il aurait gardés at home. Aïe! L’homme redoutait l’arrivée de la nouvelle gamme de billets de banque Beac. Plus peur que de mal, les anciens billets ne sont pas déclassés. L’argent et la politique au Congo entretiennent des rapports obsessionnels, rytmés d’effusions voluptueuses, de haines passionnées, et marques d’une propension à la perversité voire à l’enrichissement illicite. Dans un pays où un ministre, soupçonné d’actes de prévérication, croupit difficilement en prison, ce laxisme volontaire, à la fois honteuse et inaltérable, a toujours suscité curiosité et intérêt, alimentant une foisonnante littérature dans les réseaux sociaux et dans les discussions de « ngandas »(bistrots de fortune) », « foula foula »(transport intra urbain par bus) et autres lieux où s’exerce parfois la sagesse populaire ou le « songui-songui »(commérage). Il existe deux types de vie chez le politique congolais: quand il est aux affaires, et lorsqu’il est hors circuit. Un ministre congolais en fonction sait jouer au distributeur automatique pour entretenir la cour de ses nombreux affidés et « makangus »(maîtresses. Il y en a qui peuvent remettre des centaines de millions de fcfa aux sujets étrangers chargés de les fructifier dans le business. Ouest africains et libanais en tirent meilleur profit. Une fois hors circuit, un ancien ministre redescend sur terre et a le cou perclus d’humilité tel un enfant de chœur de l’église catholique. À l’observation, de nombreux politiques congolais n’ont pas su emboîter le pas à Alphonse Massamba Débat, Claude Ernest Ndalla, Camille Bongou, Ambroise Edouard Noumazalay, Lekoundzou Itihi Ossetoumba, André Obami Itou, Pierre Ngolo, Pierre Moussa…, hommes qui ont fait ou font la politique par amour et passion. Nombreux sont venus se servir et non servir la République. Juste un constat. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier

Congo Brazzaville. Qui est le vrai ministre des finances ?

Congo Brazzaville. Qui est le vrai ministre des finances ?

OPINION. Si l’on s’en tient au tract sorti, semble-t-il, des laboratoires politiques, au regard des libellés des attributions dévolues au ministre du Budget, des comptes publics et du portefeuille public, Ludovic Ngatsé, et à celui des finances et de l’économie, Jean Baptiste Ondaye (voir fac similé), force est de constater que la gestion des finances publiques au Congo(la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique, la Direction générale des Impôts, et la Direction générale des Douanes et droits indirects…) ne relève plus, comme à l’accoutumée, de l’autorité du ministre des finances. Ludovic Ngatsé pourrait donc être le grand bénéficiaire de ce morcellement (astucieux?). Il convient de noter que les finances publiques s’occupent du calcul des coûts, des ratios, des analyses plus pointues des comptes publics dans le cadre de la tenue d’une comptabilité analytique. Or, jusqu’à ce jour, le Congo n’a pas encore franchi ce cap, nonobstant les vives recommandations et directives de la CEMAC relatives aux Finances publiques. Au Gabon, par exemple, où existe un ministère du Budget et des comptes publics, dirigé par Édith Ekiri Mounombi épse Oyouomi, la conformité se fait par le biais de la ministre de l’Economie et de la Relance, Nicole Lydie Roboty, qui gère les finances publiques. En France, Bruno Le Maire est le ministre de l’Économie, des finances et de la Souveraineté industrielle et numérique; Le ministre de l’Economie et des Finances de Côte d’Ivoire, Adama Coulibaly; le ministère de l’Économie et des Finances est dirigé au Bénin depuis le 7 avril 2016 par Romuald Wadagni pendant les deux quinquennats du gouvernement Patrice Talon; Louis Paul Motaze est, quant à lui, ministre des finances au Cameroun… Tous ces ministres gérent les finances publiques. Au terme de la réunion tenue, selon nos sources, à la Primature la semaine dernière, à y regarder de près, seul le Chef peut mieux recadrer les choses. Pauvre Ondaye, de puissant secrétaire général à la Présidence de la République, à un poste de ministre des finances et de l’économie, sans réelle envergure! Par A. Ndongo Journaliste économique et financier.

Congo. Adoption de la Loi de finances rectificative 2022 au Parlement

Congo. Adoption de la Loi de finances rectificative 2022 au Parlement

e projet de Loi de finances de la République du Congo, exercice -2022, a été voté à l’unanimité et sans amendements en séances plénières, la semaine dernière, à Brazzaville. C’était, respectivement, mercredi 27 à l’Assemblée nationale (présidée par Isidore Mvouba) et jeudi 28 juillet 2022 au Sénat (dirigée par Pierre Ngolo). En présence de trois membres de l’équipe gouvernementale ; en l’occurrence, Pierre Mabiala, Ministre d’Etat, Ministre des Affaires foncières et du domaine public, chargé des relations avec le Parlement ; Rigobert Roger Andely, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public ; et Ludovic Ngatsé, Ministre délégué au Budget. Ce projet de budget rectificatif, qui vient d’être adopté par les députés et les sénateurs (une semaine après sa présentation, mardi 19 juillet dernier, à chacune des deux chambres du Parlement, par le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public), s’élève à la somme de 2.825 milliards 58 millions, en recettes, et à 2.050 milliards 750 millions de F CFA, en dépenses. Approuvé dans un contexte marqué par les effets de la pandémie de Coronavirus (Covid-19) et de la guerre russo-ukrainienne, ce projet de budget est destiné, pour les six mois qui restent de l’année 2022, à financer, notamment, le Plan d’urgence du gouvernement face à la double crise alimentaire et énergétique découlant de cette guerre ; le remboursement progressif de la dette du Congo vis-à-vis des opérateurs économiques (au titre de la dette intérieure) ;… A noter que le Plan d’urgence du gouvernement prévoit l’entretien des routes pour l’évacuation des produits agricoles venant des bassins de production à destination de grands centres de consommation (villes) ; ainsi que la subvention à 100% par l’Etat du surcoût des prix du pain et du litre de carburant. Et cette option n’a pas manqué de susciter des préoccupations auprès des parlementaires à l’endroit du Gouvernement. Quelques préoccupations des parlementaires D’abord, la Route nationale n°2 (RN-2), qui n’est toujours pas totalement réhabilitée. A ce sujet, le Ministre des Finances a indiqué que, pour les travaux de saison sèche, 32 milliards de F CFA ont été prélevés de la deuxième tranche de décaissement du FMI (versée le 24 juin 2022). « La réhabilitation de cette voie de communication est bel et bien prise en compte par le Gouvernement, surtout qu’elle permettra d’aller au Cameroun et en République centrafricaine (RCA) par le Corridor n°13 », a souligné Rigobert Roger Andely. Ensuite, l’échec de la politique agricole constatée depuis les années 1960, à travers l’organisation des paysans en groupements.  En réponse, le Ministre des Finances du Congo a reconnu la délicatesse de la problématique du secteur agricole, depuis des millénaires. Il a rappelé les limites de l’expérience des Sovkhozes et autres Kolkhozes, dans l’ex-URSS (…). Bref, « le paysan a besoin de vivre de son métier ; c’est-à-dire, d’écouler sa marchandise et d’avoir un retour. Mais, pour cela, il faudrait un accompagnement de l’Etat. Et, c’est ce à quoi s’attèle le Gouvernement. Des rencontres sont prévues pour discuter des modalités d’utilisation des ressources que l’Etat a mises à la disposition des opérateurs agricoles », a rassuré l’argentier congolais. Autre préoccupation des parlementaires : la durée des subventions de l’Etat pour stabiliser les prix des produits de première nécessité.  « En ce qui concerne les produits pétroliers, l’Etat a aujourd’hui suffisamment de marge des manœuvres pour tenir le coup. Parce que le pétrole (dont le Congo est grand producteur) est bien vendu ». Enfin, les interlocuteurs du Gouvernement ont été préoccupés par les ressources que requièrent l’installation et le fonctionnement des Conseils départementaux et municipaux chargés d’animer les collectivités locales au lendemains des élections locales de juillet 2022. Le Ministre Andely a pris acte de cette doléance. « Des ressources seront dégagées pour le fonctionnement des collectivités locales », a-t-il promis.

Congo. Présentation du projet de Loi de finances rectificative 2022 aux deux chambres du Parlement

Congo. Présentation du projet de Loi de finances rectificative 2022 aux deux chambres du Parlement

Mardi 19 juillet 2022 à Brazzaville, le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely, a présenté séparément à l’Assemblée nationale (présidée par Isidore Mvouba), puis au Sénat (dirigé par Pierre Ngolo), le projet de Loi de finances rectificative 2022.  Ce projet, présenté dans un contexte marqué par la crise du Covid-19 et la guerre entre la Russie et l’Ukraine, prévoit 2.825 milliards 058 millions de F CFA en recettes et 2.049 milliards 250 millions de F CFA en dépenses. Les recettes et les dépenses budgétaires projetées tiennent, en effet, compte des hypothèses macroéconomiques, des différentes mesures prises par le Gouvernement pour accroître les recettes fiscales et non fiscales, ainsi que pour rendre efficace la dépense publique. Les orientations générales du projet de Loi de finances rectificative demandent un assainissement budgétaire progressif, tout en augmentant les dépenses d’aide sociale, de santé, d’éducation et d’infrastructures. Ces objectifs stratégiques concernent, notamment :  le maintien de l’équilibre entre le soutien d’une reprise économique et la sauvegarde de la viabilité de la dette ; la mobilisation des recettes et la rationalisation des subventions induites par l’augmentation des prix de l’énergie ; l’application du Plan de résilience adopté par le Gouvernement, en vue d’assurer l’appui aux filières prioritaires de l’industrie agro-alimentaire. Dans la perspective de soutenir la reprise et renforcer la résilience de l’Economie, le Gouvernement entend poursuivre la mise en œuvre des mesures ciblées de politique budgétaire, qui portent sur l’efficacité du recouvrement et la sécurisation des recettes publiques ; la rationalisation de la dépense publique et la maîtrise de la dette. Des nouvelles hypothèses sur l’évolution des cours du baril de pétrole et leur impact sur les prévisions budgétaires Les hypothèses macroéconomiques relatives au secteur pétrolier se déclinent comme suit.  Production : 100 millions de barils en 2021 ; 100,2 millions de baril en 2022 ; Prix de baril du Brent : 69,7 $ en 2021 et 106,8 $ en 2022 ; Décote appliquée au pétrole congolais : 2,9 $ en 2021 et 10,0 $ en 2022 ; Prix du brut congolais : 69,5 $ en 2021 ; 96,0 $ en 2022 ; Taux de change : 1$ = 554, 2 F CFA en 2021 et 590,0 $ F CFA en 2022.  Sur ces bases, les ressources budgétaires s’établiraient à la somme de 2.825 milliards 058 millions de F CFA, soit un accroissement de 45,97% par rapport aux prévisions initiales de 1.935 milliards 253 millions de F CFA. Avec la poursuite de la mise en œuvre des mesures visant à améliorer la capacité de mobilisation des recettes fiscales, la lutte contre la fraude et l’évasion fiscale, ainsi que la réduction des exonérations non conventionnelles, les recettes fiscales et douanières se fixeraient à 714 milliards 215 millions de F CFA, contre 701 milliards de F CFA, soit 13 milliards 215 millions de F CFA d’écart, induisant une pression fiscale négligeable de 1,86 % , contrainte, en partie, par des mesures prises par le Gouvernement, dans le cadre du Plan de résilience économique pour faire face aux risques de crise alimentaire. Les dons, legs et fonds de concours, ainsi que les cotisations sociales n’ont connu aucune variation par rapport à la Loi de finances initiale et demeurent respectivement à 37 milliards de F CFA et 73 milliards 753 millions de F CFA.  Les autres recettes se situent à 2.000 milliards 090 millions de F CFA dans la Loi de finances rectificative, contre 1.123 milliards 500 millions de F CFA dans sa version initiale, soit un accroissement de 876 milliards 590 millions de F CFA, représentant 78,02% des prévisions initiales. Cette augmentation est manifestement tirée des recettes pétrolières, qui se situeraient à 1.952 milliards 590 millions de F CFA, contre 1.086 milliards de F CFA des prévisions initiales soit, un dépassement de 866 milliards 590 millions de F CFA, qui représenteraient 79,79% des prévisions pétrolières de la loi de finances initiale. Plan de résilience en 6 axes Le Ministre des Finances a indiqué que les 6 axes du Plan de résilience du Gouvernement face à la crise alimentaire requièrent, au total, 23 milliards 479 millions de FCFA (promotion d’une production agricole de substitution aux importations 5 milliards 900 millions de F CFA ; facilitation du transport des produits de base, 3 milliards 580 millions de F CFA ; appui aux producteurs agricoles locaux, 1 milliard 980 millions de F CFA; stabilisation des prix des produits alimentaire et agricoles essentiels, 6 milliards de F CFA; mise en œuvre des mesures administratives, 815 millions de F CFA; protection des couches sociales fragiles, 3 milliards de F CFA ). S’agissant des mesures de subvention du Gouvernement face à la crise énergétique, il faudrait débourser 173 milliards 607 millions de F CFA (dont 123 milliards 207 millions pour le carburant, 9 milliards 100 millions pour le gaz, et 41 milliards 300 millions pour l’électricité). Rigobert Roger Andely a expliqué que « la politique des subventions est l’apanage des pays riches. Mais, l’Etat congolais a décidé de le faire pour épargner la population de la flambée des prix. L’Etat prend ainsi totalement en charge les surcoûts ».