Infrastructures ferroviaires : Alstom renforce son ancrage au Maroc avec un contrat de signalisation pour la ligne Kénitra-Settat

jeudi 25 septembre 2025, Alstom a annoncé la signature d’un contrat stratégique avec le consortium réunissant INEO Rail et INEOLUM pour la mise en œuvre des installations de signalisation et de sécurité sur la liaison grandes lignes entre les villes de Kenitra et Settat. D’une valeur d’environ 260 millions d’euros dont une part pour Alstom s’élevant à 150 millions d’euros, ce contrat « constitue une étape clé dans le développement d’infrastructures ferroviaires intelligentes dans le Royaume », indique le leader mondial de la mobilité intelligente et durable dans un communiqué. La même source ajoute que le projet comprend la conception, la fourniture et la mise en service d’un système complet intégrant la signalisation, les télécommunications, les travaux de câblage et l’alimentation électrique. Et de préciser qu’il fournira son système de signalisation Onvia Control basé sur la technologie ERTMS de Niveau 1, qui améliorera la sécurité, la ponctualité et la capacité de la ligne. Selon les termes du contrat, INEO Rail et INEOLUM assureront des télécommunications, du câblage, de l’alimentation électrique et de l’installation poursuit Alstom affirmant que ce projet contribuera à fluidifier le trafic ferroviaire tout en réduisant l’empreinte carbone du réseau. Pour Mehdi Sahel, Managing Director d’Alstom Maroc, cité dans le communiqué, « ce contrat stratégique reflète notre ambition commune de faire progresser la mobilité au Maroc grâce à des solutions technologiques de pointe. En apportant notre expertise en signalisation, nous contribuons à bâtir un réseau ferroviaire plus sûr, plus performant et plus durable, au service des passagers et des territoires ». Présent au Maroc depuis un siècle, Alstom joue un rôle central dans l’évolution du réseau ferroviaire national. Le Groupe a notamment livré les tramways Citadis à Rabat et Casablanca, ainsi que les locomotives Prima et les trains Avelia pour la première ligne à grande vitesse du continent africain. Avec plus de 1 300 kilomètres de voies équipées de ses solutions de signalisation et un site industriel stratégique à Fès dédié à la production de transformateurs Mitracet de câbles, Alstom Maroc confirme son rôle de partenaire de référence pour le développement de projets ferroviaires d’envergure. Martin Kam avec CP
Alstom: le financement des infrastructures ferroviaires dans les pays à faibles revenus et à revenus moyens inférieurs permettra d’atteindre les objectifs du « Net Zero » dans le monde entier

PLANETE. Une étude d’Alstom démontre que le financement des infrastructures ferroviaires dans les pays à faibles revenus et à revenus moyens inférieurs permettra d’atteindre les objectifs du « Net Zero » dans le monde entier A l’occasion de la COP28 qui s’est tenue à Dubaï du 30 novembre au 12 décembre 2023, Alstom, leader mondial des solutions de mobilité durable et verte, a participé à une étude approfondie soulignant le potentiel de l’expansion des infrastructures ferroviaires pour atténuer les changements climatiques. Menée conjointement avec l’Union internationale des chemins de fer (UIC), l’Université de Birmingham et Roland Berger, l’étude présente des recommandations clés pour l’optimisation de coopération entre les gouvernements, les institutions financières internationales, la communauté mondiale et l’industrie ferroviaire afin de promouvoir l’investissement dans le rail et briser la corrélation entre la croissance économique et les émissions de CO2. Le rapport suggère que l’investissement dans la construction de 192 000 km d’infrastructures ferroviaires pourrait permettre d’éviter jusqu’à 1,8 Gt d’émissions de CO2 d’ici à 2050, tout en améliorant les réseaux de transport et l’accessibilité. Les défis restent cependant importants, notamment le financement, la durée de vie des projets ferroviaires et la difficulté de pour les bailleurs de fonds de quantifier et de monétiser les avantages. Un plan d’action coordonné est nécessaire pour résoudre ces problèmes. L’étude démontre la puissance de la transformation des infrastructures ferroviaires en s’appuyant sur l’exemple du Sénégal. Dakar est la première ville d’Afrique centrale à s’être équipée d’un train régional, financé par de multiples institutions de développement, permettant à 36 millions de passagers de voyager, depuis 2021, de et vers la capitale. La seconde phase, actuellement en construction, stimulera davantage la croissance économique durable et l’inclusion, avec la création de près de 75 000 emplois. L’ensemble du projet permettra de réduire jusqu’à 340 000 tonnes de CO2 sur une durée de vie de 40 ans. L’étude propose plusieurs mesures Ces mesures combinées pourraient aider à financer efficacement les projets ferroviaires tout en répondant aux objectifs environnementaux et de développement. Mehdi Sahel, Directeur général d’Alstom Maroc déclare que « Le Maroc entend ancrer sa trajectoire de résilience et bas carbone à l’horizon 2050 et souhaite faire de la décarbonation un levier de compétitivité ; Alstom se tient prêt à accompagner le Royaume dans sa vision de modernisation des infrastructures de transport et de l’industrie ferroviaire ». Il ajoute que « Le développement des sites industriels de Fès illustre parfaitement notre stratégie qui consiste à concevoir et à développer un écosystème ferroviaire localisé au Maroc. Les équipes Alstom se tiennent prêtes à accompagner le pays en proposant des solutions innovantes et respectueuses de l’environnement pour améliorer la mobilité des citoyens et promouvoir le développement économique du pays ».