CONGO. LE CONSEIL SUPÉRIEUR DE LA LIBERTÉ DE COMMUNICATION DANS L’EXERCICE DE SES ATTRIBUTIONS

Quand le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication prend ses responsabilités en mettant de l’ordre au sein de Télé-Congo Le 26 décembre 2019, devant la Cour Suprême, la nouvelle équipe du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, sous la houlette de son président Philippe Mvouo, prêtait serment en jurant de faire un bon travail de régulation au niveau de la Communication. D’ailleurs, après cette prestation de serment, il avait interpelé judicieusement sa nouvelle équipe : « Les choix opérés sur vous me laisse espérer un mandat apaisé et prometteur de solides résultats éloquents dans la mission que nous allons ensemble accomplir ». À peine cinq mois après, le dérapage du ministre de la Communication et des Médias, en suspendant manu militari le journaliste Rocil Otouna dans l’exercice de son métier, n’a pas laissé indifférent le collège des Membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication ; ces derniers ont pris leur responsabilité en demandant au ministre de tutelle de changer de logiciel d’appréciation dans le traitement des journalistes. De l’affaire Rocil Otouna, la Commission Administrative et Juridique du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, chargée de la Déontologie et de l’Éthique a, sur invitation, auditionné M. Rocil Otouna, ainsi que Mme Aline France Étokabéka, Directrice de l’information. Invité à cette audition, à l’instar de la Directrice de l’information, M. André Ondélé, Directeur général de Télé-Congo, ne s’est pas présenté pour des raisons personnelles. À cette audition a été aussi invité M. Arsène Sévérin Mbouéla, Directeur général du Groupe Vox Médias, cité dans cette affaire. Après audition de ces trois personnes présentes, la Commission chargée de la Déontologie et de l’Éthique n’a relevé aucun fait constitutif de faute professionnelle de la part du journalise, paradoxalement sanctionné. Aussi, le collège des Membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication a demandé la réhabilitation sans délai, par la Direction générale de Télé-Congo de M. Rocil Otouna dans l’exercice de son métier de rédacteur et de présentateur de journal. Plongée dans la recommandation du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication faite à Brazzaville le 12 mai 2020, pour essayer de comprendre les tenants et les aboutissements de cette affaire Rocil Otouna, déclaration consécutive à la plénière du collège des Membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication du 12 mai 2020 à Brazzaville. Recommandation sur la réhabilitation du journaliste Rocil Oouna dans l’exercice de son métier à Télé Congo : -Considérant que l’exercice de la profession de journalisme est encadré, en République du Congo, par la Loi n°8-2001du 12 novembre 2001 sur la liberté de l’information et de la communication appuyée par le Code de l’éthique et la déontologie issu des assises de la presse congolaise tenues à Brazzaville du 25 au 28 novembre 2008 ; -Considérant que par ses missions définies par la Loi organique n°4-2003 du 18 Janvier 2003, le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication doit « suivre les médias et assurer leur protection contre les menaces et les entraves dans l’exercice de leur fonction d’information libre et complète » ; -Considérant que l’affaire de la « suspension présumée de Rocil Otouna, journaliste présentateur à Télé-Congo », la Commission Administrative et Juridique, chargée de la Déontologie et de l’Ethique n’a révélé aucun fait constitutif de faute de faute professionnelle, ni constaté aucun acte d’indiscipline posé par le Journaliste au regard du Règlement intérieur de Télé-Congo ; Prenant acte de la mise au point du Ministre de la Communication et des Médias, assurant la tutelle de Télé-Congo ; mise au point dans laquelle le Ministre dit n’avoir jamais infligé de sanction à ce journaliste, alors qu’il ressort de l’audition menée par la commission, que le Journaliste a été bel et bien sanctionné, le Collège des Membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication recommande la réhabilitation, sans délai, par la Direction générale de Télé-Congo, du journaliste Rocil Otuna. Au regard des révélations de la Commission Administrative et Juridique, chargée de la Déontologie et de l’Ethique, on peut affirmer, sans ambages, que la recommandation du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication va dans le sens de la défense des journalistes dans l’exercice de leur métier. Aussi, le collège des Membres du Conseil Supérieur de la Liberté de Communication, dans cette affaire Rocil Otouna, a jugé bon la réhabilitation de ce dernier par sa hiérarchie. Même si, selon le Directeur général de la télévision nationale, cette suspension « serait venu d’en haut ». De cette malheureuse situation qui n’honore pas les médias du pays, M. Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de Reporters Sans Frontières (RSF) a aussi mené ses enquêtes à propos de cette suspension de Rocil Otouna. D’après lui, ce dernier a été injustement suspendu, suite à une émission avec un ministre congolais à Télé Congo. Aussi, a-t-il exigé sa réhabilitation dans l’exercice de ses fonctions de journaliste, comme l’a recommandé le Conseil Supérieur de la Liberté de Communication pour « instaurer un climat de saine collaboration entre responsables à différents niveaux, de l’organisation et de la réalisation du travail au sein de la Télévision nationale ». Noël Kodia-Ramata
Médias : Des journalistes reçoivent leur carte de presse

«La carte de presse est devenue une chimère aux yeux des professionnels de l’information et du micro que vous êtes. Non ! Elle ne l’est pas et ne saurait l’être. La carte de presse est désormais une réalité concrète. Hélas, malgré une vaste campagne menée à Brazzaville et Pointe-Noire, le CSLC n’a enregistré aucun dossier de demande d’attribution de celle-ci. Cette attitude blâmable est encouragée par les promoteurs et dirigeants des médias, qui n’ont fait d’efforts qu’à entretenir l’anonymat de leurs journalistes », a déclaré le président du Conseil Supérieur de la Liberté de la Communication, Philippe Mvouo. Le président du CSLC a fait cette déclaration le 17 janvier 2019 à l’occasion de la cérémonie d’échange de vœux avec les professionnels de la communication. Il a, à cet effet délivré la carte de presse à un échantillon de journalistes honoraires. L’obtention de cette carte de presse est soumise au dépôt de dossiers des journalistes actifs évoluant dans leurs médias par les responsables et promoteurs d’organes de presse en vue de son établissement. A l’occasion du lancement de cette carte professionnelle, des journalistes honoraires, entre autres, Bernard Makiza, Anne-Marie Samba, Marcel Malet, Edouard Adzotsa et Françoise Kitouka, ayant marqué de leurs empreintes ce métier jusqu’à leur retraite ont reçu leur précieux document. Le président du CSLC a en outre déploré la réticence des promoteurs et responsables d’organes de presse qui hésitent à déposer les dossiers d’attribution de la carte de presse à leurs collaborateurs auprès des services du régulateur. Le président du CSLC a reconnu au cours de cette cérémonie les efforts fournis par des médias du secteur audiovisuel comme Vox TV, DRTV et Top TV pour avoir innové, se plaçant sur le chemin du professionnalisme. Il a cependant déploré le fait que d’autres médias aient encore du chemin à parcourir. S’agissant de la presse écrite, le CSLC a noté que la pratique journalistique, de manière globale, n’a pas connu d’amélioration significative en 2018. Il a toutefois reconnu le professionnalisme du quotidien « Les Dépêches de Brazzaville« et du bihebdomadaire « La Semaine Africaine ». Pour les perspectives de l’année 2019, le CSLC a indiqué que la régulation, l’autorégulation et la co-régulation afficheront une nouvelle donne dans ses relations avec les organes de presse, les journalistes, les associations des journalistes professionnels ainsi que les plates-formes d’associations des journalistes qui vont naître sous peu. Florent Sogni Zaou
Médias : l’Agence congolaise d’information sur la plus haute marche de la FAAPA

Le directeur général de l’Agence Congolaise de l’Information, Anasth Wilfrid Mbossa, a annoncé, le 9 octobre 2017 à Brazzaville, que l’Agence congolaise d’information qu’il dirige a récemment remporté le grand prix du meilleur article de presse pour l’année 2017 du concours organisé le 3 octobre 2017, à Abidjan en Côte d’Ivoire par la Fédération Atlantique des Agences de Presse Africaines (FAAPA). Il a fait cette annonce au cours d’un point de presse, précisant que ce concours a connu la participation de trente-sept pays dont le Congo représenté par l’ACI. Le test visait à identifier la meilleure agence de presse d’Afrique en termes d’écriture d’agence et de rédaction d’un article de presse. L’ACI a remporté ce prix grâce son article de presse intitulé «Afrique environnement : Fonds bleu, un espace de développement économique pour les pays africains », a dit le directeur général. Le Prix de la meilleure photo a été décerné à la Côte-d’Ivoire. La remise officielle des trophées aura lieu en novembre prochain. Cet article porte la signature de la journaliste Alexandrine Mbemba Banzouzi. Le choix du thème, a-t-il indiqué, est basé sur l’actualité du Congo afin de relayer l’initiative du président de la République en ce qui concerne le Fonds bleu. « L’article avait été écrit conformément au règlement de ce concours approuvé en décembre 2016, à Casablanca, au Maroc exigeant 1200 mots et un thème d’actualité. Il a commenté que cet article allait être porté partout dans tous les réseaux officiels du monde entier en portant haut le Congo comme pays initiateur de ce Fonds qui assurera le développement des pays de l’Afrique ». La remise officielle de ce prix aura lieu en novembre 2017 à Casablanca au Maroc à l’occasion de l’assemblée générale de la FAAPA. L’Agence congolaise d’information a vu le jour en 1961.
Médias : Bientôt une radio citoyenne des jeunes à Brazzaville

Les ministres de la Jeunesse et de l’éducation civique, Destinée Hermella Doukaga et son collègue de la communication, Thierry Moungalla, ont procédé le 13 février 2017 à Brazzaville, au lancement du projet de création de la radio citoyenne des jeunes à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la radio sur le thème : « La radio c’est vous » en présence des représentants de l’Unesco et du Systèmes des Nations Unies. Destinée Hermella Doukaga a dit en substance que cette radio est un outil de communication, de conscientisation aux vertus de la paix, de la morale citoyenne pour le progrès de notre pays. Le projet est soutenu par le fonds japonais à environ 70 millions de FCFA et le matériel technique devant ravitailler ce projet a couté 25 millions FCFA. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Thierry Lézin Moungalla, a quant à lui, rappelé que, la radio peut et est sûrement un outil pédagogique mais aussi de lutte sociale et de résistance, promettant de revisiter l’action des dizaines de radios locales que compte le Congo. L’initiative de création de cette radio communautaire est pilotée par le gouvernement du Congo avec l’appui de deux agences du système des Nations unies notamment le Pnud et l’Unesco. La radio des jeunes entend créer un espace d’expression des jeunes sur les sujets ayant trait à la lutte contre la radicalisation, l’extrémisme violent des jeunes, les valeurs morales et civiques, la citoyenneté, le vivre ensemble, la lutte contre les violences scolaires, la discrimination à l’égard des femmes, la tolérance, la protection de l’environnement, le développement durable, les droits humains, l’entreprenariat des jeunes, l’éducation sexuelle et la reproduction ainsi que le dialogue interculturel et religieux. Le matériel radiophonique devant alimenter cette radio a été réceptionné par le Réseau national des radios locales et communautaires du Congo qui est du reste le partenaire technique dans la mise en œuvre du projet. Sur le plan technique, quinze journalistes sont actuellement formés pour le compte de cette radio qui sera implantée dans l’enceinte de l’Institut national de recherche et d’action pédagogique (Inrap). Notons que les fréquences d’émission seront attribuées par le Conseil supérieur de la liberté de communication. L’objectif de la célébration de cette journée vise à sensibiliser le grand public et les médias sur la valeur de la radio et encourager les décideurs à développer l’accès à l’information par le biais de la radio. Au Congo, cette commémoration consiste à informer le public sur le rôle que peut jouer la radio dans l’éducation des jeunes et la promotion des valeurs de citoyenneté, du vivre ensemble, l’égalité des genres et la liberté d’expression. Dans la phase de mise en œuvre de ce projet, le directeur de l’Inrap, Thomas Makosso, a assuré que son institut sera le partenaire pédagogique pour les animateurs de cette radio afin d’assurer aux jeunes la maîtrise des concepts, des contenus à partager à travers leurs émissions. Il sied de rappeler que la Journée mondiale de la radio avait été proclamée au cours de la 36ème Conférence générale de l’Unesco sous la recommandation de son conseil exécutif.
L’OIF, RFI et RSF lancent le Prix francophone de l’innovation dans les médias

L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Radio France internationale (RFI) et Reporters sans frontières (RSF) ont lancé mardi 15 septembre « Le Prix francophone de l’innovation dans les médias », qui sera remis en mars 2016. Ce prix, qui récompensera les innovations dans les contenus, les usages et dans les modèles économiques ou d’organisation, s’adresse à tous les médias (radio, télévision, presse écrite et nouveaux médias) des 57 Etats et gouvernements membres de la Francophonie ayant développé des offres innovantes prenant en compte les nouveaux modes de consommation et d’accès à l’information. Dans un communiqué dont nous avons eu une copie, les organisateurs expliquent que les lauréats seront désignés par un jury composé de représentants des partenaires ainsi que de personnalités issues du monde des médias francophones et qu’ils bénéficieront d’une dotation de 10 000 euros (1er Prix), 6 500 euros (2e Prix) et 3 500 euros (3e Prix) destinée à consolider le développement de leur entreprise. Il est à signaler que les candidatures sont ouvertes du 15 septembre au 15 décembre 2015 sur les sites Internet de l’Organisation internationale de la Francophonie, de RFI et de Reporters sans frontières. « Par cette 1ere édition du Prix francophone de l’innovation dans les médias, les trois partenaires souhaitent encourager un secteur en pleine évolution, incubateur d’idées et de talents. L’innovation doit en effet contribuer à renforcer la liberté de la presse et le droit à l’information des populations, valeurs défendues par les trois organisations », indique-t-on de mêmes sources. Patricia Engali avec CP