RDC. Un mariage de plus ou une occasion ratée de faire mieux de plus

INDISCRETION. Le mariage est une très bonne chose, et on ne peut que féliciter celles et ceux qui décident de s’unir pour la vie devant les hommes, l’État et… le Très Haut, pour les croyants. Mais dans un pays en guerre, où la grande majorité de la population vit dans la misère la plus abjecte, et où tirer le diable par la queue est même devenu le « rêve » de millions de gens, les dirigeants devraient se garder d’étaler une certaine opulence. En France, un ancien président de l’Assemblée nationale et ministre sous Emmanuel Macron (François de Rugy) a été contraint à la démission à cause d’une affaire de homards géants et de champagne dans un resto parisien. En période de disette budgétaire, beaucoup en France ont du mal à accepter que l’élu dépense les fonds publics (quelques milliers d’euros) pour des affaires sans lien apparent avec ses fonctions, et la polémique a fait des vagues au sein même du parti présidentiel. Comparaison n’est pas raison, diront certains. Mais la situation désastreuse dans laquelle se trouve la République à démocratiser du Congo n’autorise pas le genre de spectacle auquel le couple Tshisekedi et la présidence se livrent pour assouvir leurs désirs. On ne peut aborder un tel problème sans se poser des questions sur le professionnalisme et la rigueur de l’équipe de communication de la présidence de la République. À quoi sert-elle finalement ? À faire découvrir aux Congolais clochardisés les frasques du clan Tshisekedi ? Le mariage de la fille Tshisekedi aurait dû être organisé dans la discrétion et la sobriété. Faire l’économie de frasques inutiles, se garder d’étaler une certaine opulence dans l’océan de la misère qui nous entoure, se comporter comme monsieur et madame tout le monde… sont autant de façons de communiquer [à privilégier], de faire comprendre au peuple que le pouvoir est conscient de la situation dramatique dans laquelle se trouve le pays. Bref. Un mariage de plus, une occasion ratée de faire mieux de plus… Félicitations aux mariés… Par Patrick Mbeko
Homme marocain, mode d’emploi avant mariage

TRIBUNE. La femme marocaine n’a pas eu un modèle du couple et du mariage heureux, sain et équilibré. Toute petite, elle n’a pas vu des parents respectueux l’un envers l’autre, n’a pas vu de tendresse et la douceur chez ses parents, comme elle n’a pas vu l’égalité des droits entre eux. Au contraire, elle a vu un père tyran et une mère « victime » totalement soumise. Elle n’a vu que de la violence entre ses parents, un père autoritaire et une qui n’a aucun mot à dire. En gros, elle n’a appris de ce modèle du mariage qu’une communication désastreuse s’appuyant sur le rapport de force. De l’autre côté, la femme marocaine rêve d’un prince charmant et d’une vie heureuse et elle croit savoir comment faire, en étant capable de vivre le bonheur contrairement à sa mère. Seulement, une fois mariée, elle se retrouve en enfer et à reproduire le même scénario de ses parents. Ainsi, je propose aux femmes marocaines le mode d’emploi de l’homme marocain et arabe. En revanche, cette stratégie ne marche pas avec les hommes occidentaux. Ce mode d’emploi n’est pas un simple avis personnel, comme le croient les lecteurs marocains, mais c’est le fruit de 18 ans de recherche psychanalytique de la société marocaine et de milliers de femmes et d’hommes. 1-Tout se joue avant le mariage a-Le marocain est séducteur Le marocain étant immature par rapport à la femme sur le plan cognitif et affectueux, et comme il est un mâle physiologiquement, comme le reste des animaux mâles il se sert de la « parade prénuptiale ». Il essaie alors de séduire la femme par tous les moyens possibles et satisfaire ainsi ses besoins sexuels et affectueux. Aussi, il est prêt à satisfaire tous les désirs de sa proie. b-Contrôle et rééducation C’est à ce stade précisément que la femme tient les rennes et doit contrôler son séducteur par le bout du nez. La femme doit en tirer profit et le rééduquer à sa manière. C’est dans cette période de séduction qu’elle doit poser toutes ses exigences et ses règles et ne jamais permettre à son séducteur de la traiter comme une marchandise ou un bien. c-Egalité des sexes C’est le moment d’exiger d’être traitée comme son égale et ne pas lui permettre de contrôler sa vie. C’est le moment de lui apprendre comment il doit se comporter avec elle. C’est le moment aussi de lui faire comprendre qu’elle n’est ni sa propriété, ni sa cuisinière, ni sa machine à laver, ni sa femme de ménage ou une machine à produire des enfants. d-Former le marocain sur ses tâches domestiques Oui, il faut lui faire apprendre qu’il a un rôle dans le travail de la maison, qu’il a tout autant des tâches ménagères à accomplir et qu’il doit s’occuper de l’éducation des enfants. Il faut lui apprendre qu’en accomplissant ses tâches il ne s’agit pas « d’aider sa femme » mais plutôt d’accomplir ses devoirs. Il est important donc d’établir avant le mariage la liste des tâches ménagères de l’un et de l’autre. e-Apprendre au séducteur marocain comment être un véritable associé Il faut lui faire comprendre que le mariage est une institution, la maison est le bâtiment de son administration, qu’ils sont tous les deux des associés égaux à gérer cette entreprise et qu’ils sont tous les deux des patrons. f-Interdire les mauvaises habitudes de l’homme marocain C’est le moment de lui interdire de fréquenter les cafés « le nid des mâles » et de rentrer tard à la maison. Il faut lui apprendre que sa place est à la maison et lorsqu’il est au travail, elle aussi travaille à la maison et peut être à l’extérieur. Après le travail, ils doivent se retrouver ensemble pour partager les tâches à accomplir à la maison y compris l’éducation et les devoirs des enfants. g-La gestion de l’argent Il faut rappeler au séducteur marocain que dans l’institution du mariage, l’homme et la femme sont des gestionnaires égaux. Même si la femme ne travaille qu’à la maison, l’argent gagné par le mari appartient à tous les deux. Ils sont donc responsables de sa gestion l’un comme l’autre et elle a autant de droit sur cet argent que lui. Fini l’époque où la femme mendie de l’argent au mari, utilisé comme un pouvoir sur la femme. h-La consultation Il faut se mettre d’accord qu’aucun associé ne peut prendre une décision quelle que soit son importance sans consulter avec l’autre. La consultation est la pièce maitresse d’une bonne communication. Apprendre à l’homme à demander l’avis de sa femme pour tout, même pour aller rendre visite à ses parents ou acheter quoi que ce soit par exemple. La même règle s’applique aussi à la femme. i-La liberté mutuelle L’homme marocain a l’habitude de jouir d’une liberté individuelle en privant la femme de la sienne. Ainsi, il trouve normal que ce soit lui qui interdise ou autorise la femme à sortir par exemple ou bien voir ses amies ou même ses parents, de faire du sport ou toute autre activité. Il arrive qu’il interdise même à son épouse de voyager pour rendre visite à ses parents. La femme marocaine doit sortir de ce schéma injuste et affirmer avec conviction à son mâle séducteur qu’il n’a aucun droit sur elle et qu’elle est libre d’agir en fonction de ses envies et de ses décisions. De même, elle doit le prévenir en tant qu’associé qu’il n’a aucun droit de lui interdire quoi ce soit et qu’il ne doit pas agir comme un dictateur qui n’en fait qu’à sa tête. Elle doit le rééduquer à l’égalité et au commun accord sur les projets de chacun d’eux. De même, il faut exiger qu’il n’ait aucun droit sur ses préférences vestimentaires, sur son maquillage ou sa coupe de cheveux. Il est important de consulter avec lui et d’arriver à un consensus commun, mais en aucun cas le laisser interdire quoi ce soit et de répéter par la suite cette maudite phrase « Il ne
Trois questionnements incontournables, avant de se marier ?

Le mariage n’est jamais une obligation, mais pour celui ou celle qui veut se marier, une méditation individuelle est nécessaire
Blaise Matuidi du PSG et Isabelle Malice se sont dit « Oui » à Paris

Le milieu de terrain du Paris Saint-Germain et de l’équipe de France Blaise Matuidi a célébré son union avec sa campagne de longue date, Isabelle Malice, a annoncé lundi 3 juillet l’heureux marié sur sa page instagram. La star du PSG et son élue se sont mariés le week-end dernier à Paris en présence de plusieurs footballeurs dont l’international français Kevin Gameiro et Alphonse Areola. Isabelle Malice est la mère des trois enfants, deux filles et un garçon, de l’international français. Vive les mariés !
Lecruche et Vivien Diambouila se sont dit « oui » dans une belle ambiance

Le couple Lecruche et Vivien Diambouila a offert samedi soir une magnifique réception à l’occasion de la célébration de leur mariage. Une soirée très colorée et conviviale, bercée par des sonorités diverses et du moment, à laquelle ont pris part quelque 250 invités venus notamment des grandes villes du Maroc et de France. Le couple, qui s’est dit « oui » quelques heures plus tôt, dans la matinée, à l’Ambassade du Congo, en présence des parents et proches, était très entouré tout au long de cette soirée. En effet, outre les parents et intimes des nouveaux mariés, de nombreux compatriotes, collègues de service et amis du couple avaient répondu à l’invitation. Au point que s’est posé un problème d’espace tant il y avait vraiment du monde. Une forte présence qui témoigne de la générosité du couple que tous les invités n’ont cessé de solliciter pour immortaliser cet important moment de leur vie. Elégamment vêtus, Congolais, Sénégalais, Camerounais, RD Congolais et Marocains ont chacun à leur manière honoré l’événement jusque tard dans la nuit, sans jamais se soucier du temps qui passait. A la joie des heureux mariés qui vivaient ce soir-là la grande soirée de leur vie. Normal ! Souhaitons-leur longue vie, bonheur et prospérité. Vive les mariés !
Littérature: Un mariage peut-il être interdit?

C’est dans une compagnie pétrolière à Pointe-Noire, Houyivane épouse à coup de billets de banque Zibline, une femme séduisante à la peau décapée, rencontrée au sélect club le Lianzi. Dix ans après leur union, il est rattrapé par le démon de midi. Il reprend des libertés qui avaient été étouffées en lui et trompe sa femme. « Il était de bon aloi, à Ndjindji, qu’un homme, lorsqu’il avait de plus en plus d’argent, ait beaucoup d’épouses ou de concubines, c’était cela un vrai homme ». (page 13) Après quatorze ans de mariage et quatre enfants, elle devient une femme battue qui va apprendre, sur le tas, à rendre les coups. Son mari utilise ce climat pourri pour multiplier sorties, au prétexte qu’il a plus de paix hors de chez lui. S’en suivent le refus de la femme de tout rapport sexuel par crainte d’attraper le sida puis le divorce. Le confort matériel cache parfois de grands pièges Ainsi, dans le roman « le mariage interdit » qu’Édouard Kali-Tchikati vient de publier aux éditions l’Harmattan, après un passage à vide, Houyivane qui ne manque pas d’argent, fait la rencontre de Landou, une jeune mère chrétienne abandonnée avec son enfant. Celle-ci jette finalement son dévolu sur cet athée après avoir vainement attendu les avances d’un chrétien. Chose que son entourage, en commençant par le pasteur, lui déconseille de faire. « Il insista sur le fait qu’elle devait absolument épouser un chrétien, c’est à dire quelqu’un qui vivait selon les prescriptions de la Bible et dans la crainte de Dieu. Son père aussi intervint et attira son attention sur le fait que cet homme n’était pas encore divorcé d’avec sa première femme ». (page 29) Pourtant, elle espère qu’il sera transformé dans la maison de Dieu où à peine arrivé, il représente une cible de choix, « un véritable oiseau rare pour toutes les femmes célibataires de l’église ». Le récit de ce quatrième ouvrage de l’auteur donne d’abord de la joie au projet de Landou. « Houyivane avait radicalement changé et participait religieusement aux cultes de l’église », peut-on lire page 31. Néanmoins, après un an de vie commune sans mariage, elle ne parvient toujours pas à concevoir. La tradition souhaite une grossesse peu après le début d’une vie commune ou d’une union entre un homme et une femme afin de démontrer la fertilité de la paire. Face à cette situation, la belle-famille menace. Pour les belles-sœurs, si elle est incapable de concevoir, elle doit libérer leur frère, évoquant même l’éventualité de ramener Zibline, car, elle avait fait ses preuves dans le domaine de la fécondité (chap 5). Dans l’urgence, Landou multiplie les séances de prières, les journées de jeûne, les offrandes et dîmes diverses, en vain. Elle change d’église mais pour le même résultat. Et la belle-mère d’enfoncer le clou : « Nous avons appris que Landou fait désormais la ronde des églises…Pourquoi dois-tu continuer à vivre avec une femme stérile comme celle-là, alors que ton épouse légitime qui t’a fait de beaux enfants est toujours là, disponible ? » (page 44) En guise de dernier avertissement à son fils, elle affirme : « Nous réinstallerons Zibline, ton épouse officielle, dans ses droits, que tu le veuilles ou non ». Landou consulte finalement les guérisseurs qui lui donnent des gris-gris censés conjurer le mauvais sort. Mais là aussi rien n’y fait. Le récit écrit de belle manière en douze chapitres nous permet de voir ce qui se déroule parfois derrière les murs d’un foyer. Nathalie, la fille aînée du personnage principal ne supporte pas sa belle-mère. Elle n’hésite pas à lui faire savoir qu’elle n’est qu’une simple concubine stérile de son père et que ce dernier ne l’épousera jamais, car il demeure le mari de sa maman. Quant à l’intéressé, il ignore la cause de son incapacité à faire les démarches pour divorcer d’avec la précédente. En outre, soudainement, il se demande pourquoi il ne parvient pas non plus à faire ce qu’il faut pour épouser Landou, qui vit avec lui depuis des années. Le foyer rentre ensuite dans une zone de turbulences mystiques où la sorcellerie leur rend la vie impossible : aveuglement insolite, présences humaines invisibles dans la maison et dans le lit conjugal, flaque de sang sortant de nulle part devant la chambre, bruits d’animaux, apparitions d’immenses toiles d’araignées, décès étrange de leur chien, perte des sous vêtements dans la chambre…(chap 6) Tu maries les autres et tu es incapable de te marier toi-même L’épilogue nous rappelle « Le banquier de Dieu », un ouvrage du fortuné libanais Georges El Khoury, qui épousa réellement la mère de ses enfants après 31 ans de séparation et de divorce. Et, dans cette merveille littéraire d’Édouard Kali-Tchikati, dialoguée avec mesure, force et détail, la situation de Landou est difficile à vivre. Elle est hospitalisée après une forte dépression. D’autant plus que son compagnon qui est incapable de la conduire devant monsieur le maire, organise le mariage de sa fille Nathalie. Après 36 ans de vie commune sans mariage et âgée, Landou jette l’éponge et quitte définitivement leur domicile comprenant, enfin, que cet homme n’est pas le sien (chap 12). C’est alors que Zibline, qui est toujours, sur le papier « et selon Dieu », l’épouse de Houyivane et qui sera restée plus de trois décennies en embuscade, s’engouffre dans la brèche.