Mauritanie : la majorité présidentielle soumet ses observations sur la feuille de route du dialogue national

POLITIQUE. En Mauritanie, les partis de la majorité présidentielle ont présenté récemment leur réponse au document du dialogue national au coordinateur du dialogue, Moussa Fall, rapporte l’agence mauritanienne d’information (ANI), précisant qu’elle a été transmise par le président du parti El Insaf, Mohamed Ould Bilal. Lors de cette rencontre, le président du parti El Insaf a expliqué que les 21 partis de la majorité- représentant 84% des sièges de l’Assemblée nationale – ont présenté une réponse unifiée sur l’ensemble des axes du document, comprenant des observations et des propositions concernant la feuille de route proposée. D’après Mohamed Ould Bilal, les observations sont conformes aux objectifs du dialogue, à savoir : le renforcement de l’unité nationale, le renforcement de la cohésion sociale et l’amélioration du système électoral, en plus d’axes importants tels que la lutte contre les séquelles de l’esclavage, le règlement des dossiers du patrimoine humain, le renforcement de la gouvernance institutionnelle, l’attention portée aux groupes vulnérables et le développement de l’école républicaine, rapporte l’AMI. S’exprimant également à cette occasion, Moussa Fall a salué l’accord des partis de la majorité sur les propositions relatives à la feuille de route, estimant qu’il reflète leur responsabilité, leur sérieux et leur volonté de faire réussir le dialogue. Il a également indiqué que toutes les propositions seront synthétisées et harmonisées d’ici la fin du mois en cours, avant de les présenter au Président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, en prélude au lancement du dialogue prévu le mois prochain. Adrien Thyg
Quand l’opposition congolaise devient son propre obstacle

HAUT-ET-FORT. Au Congo-Brazzaville, dix-huit partis de la majorité présidentielle se sont récemment réunis pour réaffirmer leur soutien total au président Denis Sassou Nguesso. Cette mobilisation, à la fois massive et sans équivoque, confirme que le chef de l’État incarnera, une nouvelle fois, la candidature unique de sa famille politique à l’élection présidentielle de mars 2026. Face à cette démonstration d’unité, l’opposition congolaise peine à parler d’une seule voix. Plusieurs figures annoncent déjà leur intention de se présenter, sans concertation, sans stratégie commune, et sans vision collective. Une dispersion qui, au lieu de représenter la diversité démocratique, illustre une faiblesse structurelle et un manque de maturité politique. Aujourd’hui, le principal argument de l’opposition congolaise, c’est » Denis Sassou Nguesso doit partir » . Au-delà de critiques souvent virulentes, cette opposition peine à proposer une véritable alternative. Elle est incapable de se rassembler pour porter un programme commun, ni de désigner un leader unique autour duquel fédérer l’espoir populaire. Il est donc crucial de rappeler que la lutte menée par l’opposition congolaises ne doit pas être une lutte contre un homme. Ce n’est pas une bataille personnelle pour faire partir le président Denis Sassou Nguesso car rien ne garantit qu’après lui, la démocratie s’installera d’elle-même. Ce que les partisans de l’opposition exigent c’est bien plus fondamental : l’instauration de la démocratie, de la justice, de la transparence, de l’alternance pacifique, de la liberté de la presse, de la responsabilité politique, de la cohésion sociale et de l’inclusion de la diaspora. Et cette exigence vaut pour tous, majorité comme opposition. Or, au lieu d’incarner cette exigence démocratique, une partie de l’opposition s’enferme dans des comportements contraires aux principes qu’elle revendique. Dernier exemple en date : un opposant, Mr Clément Mierassa, probablement en quête de légitimité, n’a pas hésité à poser un genou à terre pour demander pardon, s’imaginant ainsi s’imposer comme candidat naturel au nom de son âge ou de son statut. Cette genouflexion, loin d’être un acte d’unité, est un symbole de soumission. Elle dénature le débat démocratique. Elle montre combien l’opposition peut se perdre dans le théâtre politique au lieu de construire un avenir commun. Il faut que cela change. Et cela passe par l’organisation de primaires ouvertes au sein de l’opposition. Ces primaires doivent reposer sur une méthode claire et rigoureuse : 1- Création d’un comité d’organisation indépendant, composé de membres de la société civile, de la diaspora, d’intellectuels, d’experts électoraux et de représentants de chaque candidat déclaré. 2- Élaboration d’une charte démocratique, engageant chaque participant à respecter les résultats des primaires et à soutenir le vainqueur. 3- Débats publics et campagnes internes, afin que les Congolais puissent évaluer les candidats sur la base de leur programme, de leur capacité à rassembler, et de leur engagement pour l’intérêt général. 4- Vote transparent et inclusif, organisé à Brazzaville, dans d’autres grandes villes du pays, et dans les communautés de la diaspora (Europe, Amérique du Nord, Afrique centrale…), grâce à des mécanismes adaptés. 5- Proclamation d’un candidat unique, qui portera le projet collectif de l’opposition et qui pourra, avec légitimité, affronter le candidat de la majorité présidentielle. C’est ce processus qui donnera du sens à l’alternance. C’est cette démarche qui prouvera que l’opposition est capable de faire mieux que ce qu’elle dénonce. Refuser d’organiser ces primaires, c’est refuser le jeu démocratique. C’est trahir les attentes des Congolais. C’est un abus de confiance. L’opposition congolaise doit rompre avec les vieilles méthodes. Elle doit sortir de la critique permanente pour entrer dans la proposition constructive. Elle doit démontrer, non par les mots mais par les actes, qu’elle est prête à gouverner autrement. Sinon, elle perd toute légitimité à critiquer ceux qui, eux, ont su préserver l’unité de leur camp et présenter un candidat unique. Il est temps que les grands intellectuels de l’opposition congolaise se penchent avec responsabilité sur la crise qui mine leur camp, afin d’ouvrir, ensemble, un chemin digne des exigences démocratiques que portent les opposants congolais. Louis Modeste ZOUBABELA
Congo. Le président de la République DSN, le 1er opposant de la majorité présidentielle

OPINION. Lors de son adresse 2022 à la nation devant le parlement réuni en congrès, le Président de la République s’est livré dans une litanie dont il est le seul maestro. Les discours rébarbatifs qui n’inspirent plus les Congolais ni les parlementaires, cette fois-ci aucune standing Ovation pour montrer le caractère ennuyeux de cet exercice. Le Président de la République s’est comporté comme le 1er opposant de la majorité présidentielle lors de son galimatias. Il n’a pas arrêté de critiquer son propre gouvernement qui est dans l’immobilisme total (je demande au gouvernement, j’exhorte le Gouvernement, j’enjoins le gouvernement). Il a même égratigné son fils et le pouvoir judiciaire. Enfin il a jeté les pierres contre les dirigeants qu’il a lui-même nommé à des hautes fonctions de l’état. Le Président de la République a le pouvoir des décisions conformément à la constitution du 25 octobre 2015 (articles 64,83,84,85,88,89,90) par ailleurs comment qualifier le manque de sanctions auprès de celui qui dispose les pouvoirs de mettre un terme aux antivaleurs, à la corruption, à la concussion, etc… LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FAIT LE TRAVAIL DE L’OPPOSITION DE DÉNONCER LES ÉGAREMENTS DE L’EXÉCUTIF, DU LÉGISLATEUR ET DU JUDICIAIRE. En retour, il ne propose rien de concret pour mettre un terme à cette bamboula qui règne au sommet de l’état. LES CONGOLAIS ONT COMPRIS L’AVEU D’IMPUISSANCE DU CHEF DE L’ÉTAT QUI A DÉCIDÉ MAINTENANT DE FAIRE PARTIE DE L’OPPOSITION CONTRE SON PROPRE CAMP. Plus personne n’est séduit par des redites du chef de l’état qui est devenu lui-même otage de son propre système qui le conduira jusqu’à l’abîme. Nous nous réjouissons de voir le Président de la République rejoindre le camp de l’opposition qui avait disparu des radars du pays. Nous espérons qu’avec le chef de l’état nous allons booster l’opposition pour apporter le véritable changement tant attendu par nos concitoyens. « L’immobilisme n’est pas une vertu, mais seul moyen pour les simples d’esprit de croire qu’ils avancent. » Michel Partenza. « La vérité appelle le changement, le mensonge l’immobilisme. » Patrick Louis Richard. Fait à Annecy, le 02 décembre 2022. Evrard NANGHO.
Congo-2021 : La majorité présidentielle choisit Sassou N’Guesso comme candidat

Le président par intérim de la majorité présidentielle, Pierre Moussa, a affirmé le 10 décembre 2020 à Brazzaville, en présence de la quasi-totalité des leaders de 17 partis qui composent ce groupement politique, que le choix de la majorité présidentielle se porte sur la personne de Denis Sassou N’Guesso pour la conquête du pouvoir en mars 2021. Pour Pierre Moussa, l’organisation des élections à la période prévue est un impératif constitutionnel, ainsi, tous les partis ou groupements politiques doivent s’organiser pour choisir leurs candidats pour les échéances futures. Il a ajouté que l’ensemble des partis allait demander humblement à Denis Sassou N’guesso d’accepter le choix des partis sur sa modeste personne, précisant que ce choix est soutenu par sa sagesse, sa finesse sur les questions diplomatiques, son sens d’ouverture, son rayonnement sur le plan national et international et son engouement sur le maintien et la restauration de la paix. Pierre Moussa a également expliqué que le groupement politique de la majorité présidentielle, acceptera le verdict des urnes, même si cela serait en leur défaveur, avant d’ajouter aux autres formations ou groupements politiques de faire la même chose cette fois-ci. Il s’agit pour lui, d’éviter les querelles post-électorales. Face à cela, les partis de la majorité se sont déployés autour du gouvernement, pour essayer de donner, quelques réponses concrètes. Au cours de cette conférence de presse, le président par intérim du PCT était en compagnie de Claude Alphonse Nsilou, président du Rassemblement Citoyen ; Jean Marc Thystère Tchicaya, président du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès Social ; Roland Bouity Viaudo, président du Mouvement Action et Renouveau ; Euloge Landry Kolelas, président du Mouvement Congolais pour la démocratie et le développement intégral. Il a été également noté la présence de Juste Désiré Mondele, Secrétaire général du Parti pour l’unité et la République ; Helot Matson Mampouya, président de la Dynamiqique républicaine pour la démocratie et de Benjamin Bounkoulou, président de l’Union pour la République. La majorité présidentielle compte 17 partis sur les 45 partis recensés par le ministère de l’Intérieur au terme de l’arrêté n°13-205 du 21 octobre 2020, Florent Sogni Zaou
André-Alain Atundu au sujet de la candidature de Moïse Katumbi: « Nous n’avons peur d’aucun candidat»

La Majorité présidentielle (MP) a rejeté les accusations de la plateforme de l’opposition Ensemble qui l’accuse d’instrumentaliser la justice pour empêcher le retour de Moïse Katumbi en République démocratique du Congo. « Nous n’avons peur d’aucun candidat », a lancé le porte-parole de la Majorité, André-Alain Atundu sur les antennes de Radio Okapi. « Ceux qui soutiennent Moïse Katumbi soient honnêtes pour reconnaître que quelles que soient les qualités de leur candidat, aujourd’hui il n’est pas partant ». André-Alain Atundu a soutenu que des « preuves existent qu’il a eu la nationalité italienne, qu’il a renoncé à cette nationalité, mais des preuves n’existent pas qu’il a fait une démarche pour recouvrer la nationalité congolaise, condition essentielle pour se présenter à une élection ». André Thyg