France 24 dans le Top 3 des chaînes d’information internationales au Maghreb

France 24 dans le Top 3 des chaînes d’information internationales au Maghreb

France 24 confirme son succès au Maghreb, où elle figure parmi les chaînes d’information internationales les plus regardées par l’ensemble de la population, selon les résultats de l’étude Kantar-Sofres / Maghreboscope 2023 (Kantar Sofres / Maghreboscope 2023*). Sa notoriété reste maximale auprès des cadres et dirigeants (91% de cette cible déclare connaître la chaîne). France 24 figure dans le Top 3 des chaînes les plus suivies chaque jour, sa durée d’écoute moyenne est de près d’une heure (57 minutes). Ce succès de la chaîne au Maghreb est particulièrement porté par la qualité et l’expertise de l’information délivrée par ses journalistes ; 70% des téléspectateurs hebdomadaires pensent que France 24 a un « vrai savoir-faire » et qu’elle « apporte quelque chose de différent ». En diffusion broadcast, la chaîne en arabe reste la plus suivie, et représente près de 80% de l’audience hebdomadaire totale de France 24. Les chaînes en français et en anglais enregistrent également de très bons résultats avec une hausse de leurs audiences hebdomadaires (+2,6 pts et +1 pt respectivement). Ces bons résultats sont complétés par le succès des offres numériques de France 24 dans la région qui comptent près de 1 million (Piano Analytics) de visites chaque mois, mais aussi par une très forte communauté sur Facebook, avec 8,1 millions d’abonnés (Facebook Business + Quintly) provenant des trois pays du Maghreb étudiés. *Réalisée entre le 23 octobre et le 30 novembre 2023 en Tunisie, en Algérie et au Maroc.

Les envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord continuent de chuter

Les envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord continuent de chuter

Les remises migratoires vers les pays du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord continuent de baisser, a annoncé récemment la Banque mondiale. L’analyse de l’évolution des données suggère un recul d’environ 5,3%, selon les estimations de la dernière note d’information sur les migrations et le développement publiée par l’institution financière internationale. En effet, d’après l’institution de Bretton Woods, « les envois de fonds des migrants à destination du Moyen-Orient et Afrique du Nord poursuivent leur tendance à la baisse et devraient s’établir à 61 milliards de dollars en 2023 ». La baisse des remises migratoires « est imputable principalement à une chute des flux vers l’Égypte, où un écart important entre le taux de change officiel et le marché parallèle s’est probablement traduit par la non-comptabilisation d’une grande partie des transferts d’argent », a-t-elle expliqué. L’organisation basée à Washington affirme cependant que «la hausse des envois de fonds vers les pays du Maghreb a en partie compensé cette baisse», précisant que les frais d’envoi pour un montant de 200 dollars s’élevaient à 5,9% en moyenne au deuxième trimestre de 2023. Elle assure par ailleurs que « les remises migratoires vers le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord devraient renouer avec une croissance de 2,1% en 2024, à la faveur du redressement anticipé des flux vers l’Égypte». A l’échelle internationale, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire auraient augmenté de 3,8% en 2023. Ils marquent ainsi le pas par rapport aux fortes hausses enregistrées ces deux dernières années, a fait remarquer la Banque mondiale dans sa note alertant sur le risque d’une baisse des revenus réels des migrants en 2024 dans un contexte mondial marqué par l’inflation et de faibles perspectives de croissance économique. La résilience des marchés du travail dans les économies avancées et les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) ayant préservé la capacité des migrants à envoyer des fonds dans leur pays d’origine, les envois de fonds vers les pays à revenu faible et intermédiaire auraient alors atteint 669 milliards de dollars en 2023, selon l’institution. Poursuivant son analyse de l’évolution des envois de fonds au niveau des régions de destination, la Banque mondiale rapporte « une hausse des remises migratoires vers l’Amérique latine et les Caraïbes (8 %), l’Asie du Sud (7,2 %), l’Asie de l’Est et le Pacifique (3 %), et l’Afrique subsaharienne (1,9 %) ». Les transferts d’argent vers l’Europe et Asie centrale ont de leur côté fléchi de 1,4%, alors qu’elles avaient connu un boom de plus de 18 % en 2022, a-t-elle noté. Selon la note d’information de l’institution, les Etats-Unis restent la principale source d’envois de fonds des migrants citant comme principaux pays bénéficiaires cette année : l’Inde (125 milliards de dollars), le Mexique (67 milliards de dollars), la Chine (50 milliards de dollars), les Philippines (40 milliards de dollars) et l’Égypte (24 milliards de dollars). La même source ajoute que « les pays dans lesquels le poids des remises migratoires en pourcentage du produit intérieur brut (PIB) est particulièrement élevé – signe de l’importance de la contribution de ces fonds au financement des déficits du compte courant et des finances publiques – sont le Tadjikistan (48% du PIB), les Tonga (41%), le Samoa (32%), le Liban (28%) et le Nicaragua (27%). Enfin, tenant compte des tendances à la baisse de l’activité économique mondiale, la Banque mondiale s’attend à ce que la croissance des transferts d’argent vers les pays à revenu faible et intermédiaire ralentisse encore en 2024. Selon les projections de l’organisation, elle devrait s’établir à 3,1% en raison du ralentissement de la croissance économique et de l’essoufflement des marchés de l’emploi dans plusieurs pays à revenu élevé. A en croire l’institution, « la volatilité des prix du pétrole et des taux de change, ainsi qu’un coup de frein plus marqué que prévu dans les économies à revenu élevé sont autant de risques susceptibles de dégrader ces prévisions ». Alain Bouithy

La politique migratoire de la France vue du Maghreb : « Les droits des migrant·e·s sont en danger ! »

La politique migratoire de la France vue du Maghreb : « Les droits des migrant·e·s sont en danger ! »

« Les mesures annoncées le 6 novembre 2019 par le Premier ministre français sur la révision de la politique migratoire de la France auront un impact négatif sur les droits des personnes migrantes originaires du Maghreb, même si cette politique restrictive est déjà à l’œuvre avec, par exemple, une baisse de 30% des visas accordés aux Algériens en 2018 », a souligné Catherine Teule. La vice-présidente d’EuroMed Droits et représentante de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) s’est ainsi exprimée lors d’une conférence de presse conjointe tenue dernièrement au siège de la Ligue des droits de l’Homme (LDH) avec une délégation de représentant·e·s de la société civile d’Algérie, du Maroc et de la Tunisie. A noter que cette conférence concluait une série de réunions avec des responsables politiques français visant à les sensibiliser sur l’impact qu’auraient certaines des mesures proposées par le gouvernement et de suggérer des recommandations pour assurer le respect des droits des migrant·e·s originaires des pays du Maghreb. Pour le président du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique d’Algérie (SNAPAP), Rachid Malaoui, on devait s’attendre « à une hausse du nombre de demandes d’asile en provenance des pays du Maghreb notamment d’Algérie où plus de 200 personnes ont été arrêtées suite à leur implication dans les mouvements du Hirak ». Pour sa part, la directrice du dialogue avec la société civile sur la région EuroMed pour EuroMed Droits, Lilia Rebaï, « certaines lois restrictives en matière de droits LGBTQ, droits des femmes et la criminalisation des sorties irrégulières au Maroc et en Tunisie alimentent également ce phénomène ». A noter que les représentant·e·s ont souligné la nécessité de ne pas restreindre les conditions d’accès au regroupement familial, décrivant la situation précaire des familles séparées dont les demandes n’aboutissent pas. Ils demandent également d’assurer une prise en charge effective des mineurs non accompagnés dont l’accueil et l’accompagnement doivent être centrés sur l’intérêt supérieur de l’enfant, dans le respect de la Convention internationale des droits de l’enfant dont la France est partie. Saïd Tbel, représentant de l’Association marocaine des droits de l’Homme observe que « le regroupement familial a commencé à poser problème depuis quelque temps. On a notamment recensé le cas de personnes malades qui se sont vu refuser un visa pour se faire soigner en France ». Par ailleurs, la délégation a souligné que la mesure visant à définir des quotas professionnels par métier risquait d’entrainer une « fuite des cerveaux » des pays du Maghreb vers la France, sans répondre aux aspirations de la jeunesse issue des systèmes de formation.  Pour l’ancien ministre tunisien et président d’honneur d’EuroMed Droits Kamel Jendoubi, « les quotas professionnels retirent, à leurs dépens, des compétences essentielles aux pays du Maghreb dans des domaines comme la médecine, l’informatique et l’ingénierie. Nous ne sommes pas opposés à la libre circulation des personnes mais celle-ci doit prendre place dans un cadre plus global, ouvert à d’autres catégories socioprofessionnelles dont les travailleurs non-qualifiés et les jeunes qui doivent avoir la possibilité de se former en France ou en Europe ». L’accent mis sur le renvoi des personnes en situation irrégulière est un autre sujet de préoccupation de la société civile maghrébine au vu de l’insistance des autorités françaises – à l’image de nombreux pays européens – de faire pression sur les partenaires des pays tiers pour accroître la réadmission de leurs ressortissants et d’accélérer les procédures de retour. « Nous regrettons que la France fasse réadmettre aujourd’hui des migrants en situation précaire et notamment des mineurs non accompagnés alors même qu’elle est signataire de la Convention internationale sur les droits de l’enfant » a ajouté Lilia Rebaï. La délégation a appelé la France à adhérer à la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, et a invité la Tunisie à suivre la même voie ainsi que ses voisins maghrébins (Algérie, Maroc).

France 24, première chaîne internationale d’information au Maghreb

France 24, première chaîne internationale d’information au Maghreb

France 24 confirme son succès au Maghreb, où elle arrive en tête des chaînes d’information internationales les plus regardées par l’ensemble de la population, selon les résultats de l’étude TNS-Sofres/Africascope Maghreb 2018*. Dans les trois pays du Maghreb étudiés (Algérie, Tunisie, Maroc), plus d’un quart des habitants (26,6%) regarde France 24 chaque semaine (+1,8 point vs 2017). La chaîne d’information française devance toutes ses concurrentes directes, y compris panarabes, sur tous les indicateurs d’audience dans les trois pays.  France 24 confirme également ses performances et son premier rang sur la cible des cadres et dirigeants qui sont 49% à la suivre chaque semaine. Ces très bons résultats sont complétés par le succès des offres numériques de France 24 dans la région qui représentent en moyenne près de 2 millions** de visites chaque mois, mais aussi par une très forte communauté sur Facebook, avec plus de 7 millions d’abonnés*** provenant des trois pays. En linéaire, France 24 est portée par le succès de sa version en arabe qui rassemble 77% de l’audience quotidienne de la chaîne, tandis que sur le numérique, le trafic se répartit à quasi-égalité entre les sites en français et en arabe (48/51). Au Maroc, France 24 confirme son succès et poursuit encore sa progression avec désormais plus d’un tiers des Marocains (36,6%) qui la regardent chaque semaine (+3,6 points). Cette hausse d’audience au Maroc, qui permet à la chaîne de conserver son statut de première chaîne d’information internationale, se traduit également sur la cible des cadres dirigeants qui la plébiscitent et en font leur chaîne la plus regardée dans le pays (toutes chaînes info et généralistes confondues). Ces derniers sont 95% à déclarer la connaitre et 63% à la suivre chaque semaine. En Algérie, France 24 enregistre une hausse de ses audiences et de sa durée d’écoute. Elle conserve son statut de chaîne d’information internationale la plus regardée quotidiennement et devient également la chaîne la plus suivie chaque semaine avec 7% des Algériens qui la suivent désormais (+1,1 point). Chez les cadres et dirigeants, France 24 arrive aussi largement en tête des audiences avec 22% d’entre-eux qui la regardent chaque semaine et ils sont 97% à déclarer la connaître (+21 points). La chaîne figure dans le Top 5 des chaînes les plus regardées par cette cible (toutes chaînes confondues). Ces bons scores sont confirmés par une durée d’écoute en nette augmentation (+33 minutes, soit un total de 86 minutes chaque jour). En Tunisie, où 43% des habitants la suivent chaque semaine (+0,2 point), France 24 reste incontournable, tout comme sur la cible des cadres et dirigeants qui atteint 59% d’audience hebdomadaire.Dans le pays, sa notoriété est quasi-maximale sur toutes les cibles. Ces très bons résultats de France 24 au Maghreb, complétés par ceux de TV5Monde sur cette même vague 2018, montrent une nouvelle fois l’attachement à la complémentarité du bouquet de chaînes offert par France 24 et TV5Monde, qui séduit un large public dans la région. *Source : Enquête TNS-Sofres / Africascope Maghreb 2018 réalisée en octobre, novembre et décembre 2018 en Tunisie, en Algérie et au Maroc. Échantillons représentatifs de la population : 1631 individus âgés de 15 ans et plus en Tunisie (dont 227 cadres et dirigeants) ; 1713 individus âgés de 15 ans et plus en Algérie (dont 238 cadres et dirigeants) ; 1602 individus âgés de 15 ans et plus au Maroc (dont 196 cadres et dirigeants). **Source AT Internet – Janvier à décembre 2018 – Algérie, Maroc, Tunisie ***Source Facebook Analytics – Février 2019.

Accueil chaleureux du Président Français par le Roi Mohammed VI du Maroc pour sa première visite au Maghreb

Accueil chaleureux du Président Français par le Roi Mohammed VI du Maroc pour sa première visite au Maghreb

Comme annoncé, l’avion présidentiel français a atterri à l’aéroport de Rabat-Salé, ce mercredi 14 juin 2017. A sa descente de l’avion, le Président français, Monsieur Emmanuel Macron, et son épouse, Madame Brigitte Macron, ont été accueillis par le Roi Mohammed VI, Son Altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, Son Altesse Royale le Prince Moulay Rachid, Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma et de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Keltoum. Au Palais Royal de Rabat, les deux Chefs d’Etat ont eu un entretien en tête-à-tête portant sur des sujets d’intérêt commun. A l’issue de cet entretien, le Président Emmanuel Macron a déclaré à la presse internationale et nationale « avoir été très touché par la marque d’amitié du Roi du Maroc et souhaiter la consolidation de la politique culturelle, linguistique et éducative liant la France et le Maroc ». Le Chef de l’Etat Français a également affirmé son entente parfaite avec le Roi Mohammed VI sur la situation en Libye, au Sahel, en Afrique et sur la crise du Golfe mais aussi sur la lutte contre le terrorisme et toutes les formes de son financement. S’agissant de la situation à Al Hoceima, le Chef de l’Etat Français a indiqué que « le Roi Mohammed VI estime qu’il est légitime qu’il y ait des manifestations dans cette région du Maroc, son souhait à l’apaisement et de répondre aux attentes des citoyens ». Quant à la question du Sahara marocain, il a été réaffirmé la position constante de la France sans possibilité de changement. Entre temps, Madame Brigitte Macron a visité en compagnie de Son Altesse Royale la Princesse Lalla Salma et Son Altesse Royale la Princesse Lalla Keltoum une exposition consacrée au grand artiste du XXème siècle, Pablo Picasso, au Musée Mohammed VI d’Art Moderne et Contemporain de Rabat (MMVI). En début de soirée, le couple présidentiel français a été reçu par le couple Royal Marocain en leur résidence de Dar Al Salam où le Roi Mohammed VI a offert à ses illustres hôtes un Iftar (rupture du jeûne) qui se voulait avant tout familial. On peut donc, au regard des intenses activités du Président Français en ce jour du 14 juin 2017, affirmer que cette visite de Travail et d’Amitiés a été un franc succès et annonce une nouvelle page dans le partenariat bilatéral fort et pérenne entre les deux pays. Cette visite du Président Macron au Maroc est aussi une première dans le sens où il a choisi de se rendre d’abord au Maroc avant tout autre destination maghrébine, provoquant l’ire de la presse algérienne ; un signal très clair émis par l’Elysée et une nouvelle victoire diplomatique marocaine, n’en déplaise aux responsables algériens qui ne pourront jamais s’opposer à ce qu’une nouvelle page dans les relations séculaires entre le Maroc et la France s’écrive en lettres d’or.

Le Président Français, Emmanuel Macron, effectuera sa première visite officielle pour un pays du Maghreb au Maroc

Le Président Français, Emmanuel Macron, effectuera sa première visite officielle pour un pays du Maghreb au Maroc

Selon une annonce du Palais de l’Elysée faite le 08 juin 2017, le Chef de l’Etat français, Monsieur Macron, accompagné de son épouse, Madame Brigitte Macron, se rendra au Maroc le 14 juin 2017 pour une visite officielle de deux jours au cours de laquelle il rencontrera le Roi Mohammed VI. Les deux Chefs d’Etat auront une série d’entretiens portant sur les relations bilatérales, ainsi que sur des questions d’intérêt commun relatives au Maghreb, au Sahel et au Moyen-Orient et le Sahara marocain Le Roi Mohammed VI s’était dit convaincu que le partenariat franco-marocain gagnerait « en profondeur et en intensité » sous la présidence d’Emmanuel Macron, notamment dans la lutte contre le terrorisme, particulièrement dans la région sahélo-saharienne. Il est acquis que cette visite officielle au Maroc, première sortie maghrébine pour le Président français, consolidera les relations et les liens entre la France et le Maroc et illustrera, une nouvelle fois, l’excellence des relations de partenariat qu’entretiennent les deux pays qui s’étendent également aux domaines cultuel, scientifique, culturel, mais aussi et surtout sécuritaire. D’ailleurs, la France et le Maroc ont des appréciations identiques sur de nombreux dossiers internationaux, tels la stabilité du continent africain et la lutte contre le terrorisme. En outre, le Maroc est l’un des premiers partenaires stratégiques de l’Hexagone comme le témoigne l’implantation dans ce pays de milliers de sociétés françaises, dont l’essentiel des grandes entreprises du CAC 40, en plus de milliers d’autres PME opérant dans divers domaines, notamment l’industrie, les services ou l’offshoring. De plus, une importante diaspora française est installée au Maroc, tout comme de nombreux Marocains résident en France, qui forment l’une des communautés les plus importantes de la diaspora marocaine de part le monde. Enfin, le choix du Maroc par le Président français comme première destination au Maghreb, alors que d’habitude le privilège en revient à l’Algérie, est un véritable coup diplomatique pour le Maroc, un des premiers partenaires stratégiques français en Afrique et dans la région MENA.

La croissance des pays MENA devrait s’accélérer en 2018

La croissance des pays MENA devrait s’accélérer en 2018

La croissance économique de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) devait tombera cette année à 2,1%, selon les dernières prévisions de la Banque mondiale publiées dans son rapport semestriel sur les perspectives économiques mondiales. Les effets négatifs de la réduction de la production de l’OPEP sur les pays exportateurs de pétrole seraient les principaux responsables de cette baisse, si l’on en croit l’Institution. Ils emporteraient sur la modeste amélioration de la situation des pays importateurs de pétrole, a soutenu l’institution de Bretton Woods. Toutefois, dans l’hypothèse d’une atténuation des tensions géopolitiques et d’une hausse des cours pétroliers, l’institution internationale anticipe que la croissance de la région devrait s’accélérer en 2018 pour atteindre 2,9%. « En Arabie Saoudite, plus grande économie de la région, le taux de croissance devrait descendre à 0,6% sous l’effet de la diminution de la production pétrolière avant de rebondir pour atteindre 2% en 2018 », a-t-elle indiqué. Alors que l’expansion économique de la République islamique d’Iran devrait se tasser pour s’établir à 4% avant de reprendre un peu de vitesse et atteindre 4,1% en 2018. A ce propos, la BM a estimé que la quantité limitée des capacités de production pétrolière disponibles et les problèmes d’accès aux financements entravent la croissance du pays. La situation économique fléchirait aussi en Égypte, si l’en en croit les projections de l’institution. En effet, il ressort des analyses que la croissance fléchira durant l’exercice en cours avant de se renforcer de façon constante à moyen terme grâce à un surcroît de compétitivité et à la mise en œuvre de réformes destinées à améliorer le climat des affaires. Les prévisions seraient plutôt meilleures du côté de l’Afrique subsaharienne où la croissance devrait s’accélérer pour atteindre 2,6% en 2017 et 3,2% en 2018. Cette amélioration s’expliquerait par l’augmentation modérée des prix des produits de base et les réformes mises en place afin de corriger les déséquilibres macroéconomiques. Tout n’est pas pour autant rose. En effet, la production par habitant devrait se contracter de 0,1% en 2017 avant d’enregistrer une modeste croissance de 0,7% sur la période 2018-19. À ce rythme, la BM craint que la croissance ne soit pas suffisante pour permettre d’atteindre les objectifs de réduction de la pauvreté dans la région, surtout si les obstacles à une expansion plus robuste persistent. Dans ses projections, l’institution a relevé que la croissance sud-africaine se renforcera pour atteindre 0,6% en 2017 puis 1,1% en 2018. En revanche, a-t-elle soutenu, le Nigeria devrait passer d’une situation de récession à une croissance de 1,2 % en 2017 puis de 2,4 % en 2018. Appuyée par l’investissement dans les infrastructures, la résilience du secteur des services et la reprise de la production agricole, la Banque mondiale a soutenu que la croissance des pays pauvres en ressources naturelles devrait rester solide. Ainsi, tout porte à croire que l’Ethiopie devrait enregistrer un taux de croissance de 8,3 % en 2017, la Tanzanie de 7,2 %, la Côte d’Ivoire de 6,8 % et le Sénégal de 6,7%.