Maroc. Découverte « significative » de gaz au large de Larache

Maroc. Découverte « significative » de gaz au large de Larache

Chariot, société énergétique de transition axée sur l’Afrique, annonce une découverte «significative» de gaz au large de Larache, selon un communiqué rendu public lundi 10 janvier. La société britannique, qui a déjà démarré ses opérations de forage le 15 décembre dernier, a en effet annoncé le résultat du puits d’évaluation et d’exploration Anchois-2 sur le projet gazier Anchois dans le cadre du permis Lixus («Lixus»), au large du Maroc. «Je suis ravi d’annoncer que Chariot, en plus de mener avec succès une opération de puits d’évaluation, a fait une découverte de gaz importante au puits Anchois-2 qui dépasse largement nos attentes », a déclaré Adonis Pouroulis, PDG par intérim de Chariot. Cité par le communiqué, il a affirmé que «nous continuons à mener des analyses plus approfondies sur les données recueillies à partir du puits, mais dans l’état actuel des choses, nous pensons que le résultat est transformationnel pour l’entreprise», soulignant qu’il s’agit d’un résultat formidable et que la compagnie britannique est impatiente de fournir une nouvelle mise à jour du marché une fois la campagne d’évaluation terminée. L’annonce de cette importante découverte intervient moins d’une semaine seulement après que le directeur Pays du Groupe au Maroc, Pierre Raillard, affirmait «faire du Maroc le point d’ancrage de sa stratégie gazière avec le développement du gisement d’Anchois comme priorité», comme l’a récemment rapporté la MAP. Le puits Anchois-2 a été foré en toute sécurité et efficacement à une profondeur totale mesurée de 2.512 m par la plate-forme de forage Stena Don dans 381 m d’eau, a d’emblée rassuré la compagnie britannique. «Une évaluation complète du puits a été entreprise par diagraphie filaire, y compris une évaluation pétrophysique, des tests de formation souterraine, y compris des pressions de réservoir et un échantillonnage de gaz, des carottes latérales et des profils sismiques de puits de forage», a ensuite expliqué la société dans le communiqué. Selon le document, «l’interprétation préliminaire des données confirme la présence d’accumulations importantes de gaz dans les objectifs d’évaluation et d’exploration du puits Anchois-2 avec une valeur nette calculée de gaz totalisant plus de 100 m, comparativement à 55 m dans le puits de découverte Anchois-1 original», a souligné la compagnie. Selon les explications de Chariot, qui détient une participation de 75% et l’exploitation de Lixus en partenariat avec l’Office national des hydrocarbures et des mines («ONHYM») qui détient une participation de 25%, «Gas Sand B a une valeur nette totale calculée de gaz de plus de 50 m dans deux réservoirs empilés d’épaisseur similaire». Et de préciser : «Le réservoir supérieur est le prolongement d’un réservoir foré dans le puits de découverte d’origine, Anchois-1, le réservoir inférieur étant nouvellement identifié». A signaler que les sables à gaz C, M et O ont été rencontrés avec succès avec de multiples intervalles gazeux sur un intervalle brut de 250 m de distance mesurée sans réservoirs aquifères identifiés, dépassant sensiblement les attentes avant le forage, selon le communiqué. La même source ajoute que «le sable à gaz A précédemment découvert n’a pas été ciblé dans le puits Anchois-2, en raison de l’intention de l’évaluer dans les opérations ultérieures de rentrée d’Anchois-1, cependant, le puits Anchois-2 a rencontré des sables gazeux à ce niveau fournissant des données souterraines supplémentaires». Des réservoirs de haute qualité ont été trouvés dans tous les sables gazeux. Aussi, une analyse plus approfondie sera entreprise pour bien comprendre les implications positives sur les ressources gazières dans le champ élargi d’Anchois et l’ampleur du développement gazier potentiel, a conclu le communiqué. Alain Bouithy

Maroc: coup d’envoi à Larache du Festival national des petits fruits rouges

Maroc: coup d’envoi à Larache du Festival national des petits fruits rouges

Le Festival national des petits fruits rouges, qui se tient du 16 et 19 mars, à Larache a été inauguré hier, vendredi 17, en présence du ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime et de M. Mustapha Nouhi gouverneur de la province de Larache. « Valorisation des petits fruits rouges dans le cadre du Plan Maroc Vert, levier de développement agricole ». Tel est thème de cette édition organisée sous l’égide du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, la Province de Larache, la Chambre d’Agriculture de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, le Conseil provincial, la Municipalité de Larache et les professionnels de la filière des petits fruits rouges du bassin du Loukkos. L’organisation de ce festival traduit la dynamique insufflée par le Plan Maroc Vert pour la promotion et le développement de la filière des petits fruits rouges au Maroc, soulignent les organisateurs. En effet, peut-on lire dans un document, « un contrat programme primeur sa été conclu en 2009 entre l’Etat et les Associations professionnelles concernées visant à l’horizon 2020 d’atteindre pour les fruits rouges, une superficie de 8.900 Ha et une production de 360.000 T par an, dont 80.000 T destinées à l’exportation ». Selon cette même source, les objectifs du contrat programme ont ainsi été dépassés. La filière a connu une très grande évolution lors des dernières années. Il faut dire qu’au cours de la campagne 2015-2016, la superficie de fruits rouges a dépassé 8.900 ha et la production a totalisé 268.000 Tonnes dont plus que la moitié est concentrée au niveau du périmètre du Loukkos. Notons que l’encadrement de cette filière est assuré par deux associations professionnelles membres de la FIFEL : l’Association Marocaine des Conditionneurs Exportateurs de Fraise (AMCEF) et l’Association marocaine de production des fruits rouges (AMPFR) qui veillent à la mise à niveau des entreprises agricoles, la diffusion des informations sur le marché, l’amélioration du niveau technique et organisationnel des entreprises agricoles et la participation à la formation des agriculteurs et des agro-industriels. Pour rappel, la filière des petits fruits rouges (fraise, framboise et myrtille) joue un rôle socio-économique important. Elle montre également une grande dynamique à l’export grâce à la forte demande de la part des pays européens en particulier.