RDC/Rutshuru : retour au calme après des accrochages entre M23 et FDLR à Kiwanja

RDC/Rutshuru : retour au calme après des accrochages entre M23 et FDLR à Kiwanja

Un calme relatif est observé, depuis ce dimanche 22 janvier dans la matinée, à Kiwanja, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu), après les échanges des tirs entre le M23 et les FDLR. Selon des sources locales, cet accrochage se serait produit au passage d’un camion des vivres que transportaient les rebelles M23 en provenance de Kazaroho,  dans le Bwito. Les FDLR, voulant s’opposer au passage de ce camion rempli des récoltes pillées par le M23 dans les champs des habitants, les deux forces se sont tirées dessus brièvement avant que la situation ne revienne au calme. Pour autant, la situation reste tendue dans la zone de Tongo notamment à Mudugudu, shonyi et Rusekera où la milice CMC Nyatura et autres tendent régulièrement des embuscades aux M23 et se suivent des affrontements à répétition. Plusieurs sources concordantes revelent  que certains rebelles du M23 seraient pris en otages par ces Mai-Mai vers Tongo. Les notables de la zone  regrettent les pillages continuels des récoltes de la population par le M23 et redoutent qu’une famine frappe bientôt cette partie de Rutshuru. Toutes les forces en présence conservent leurs positions et aucun retrait des rebelles n’a été signalé sur tous les axes qu’ils occupent.

RDC : Où va notre pays???

RDC : Où va notre pays???

OPINION. Selon de nombreux témoignages des habitants sur place, notre armée a été attaquée simultanément sur trois fronts : au poste frontalier Kitagoma par l’UPDF ougandais et par le M23/RDF rwandais sur le front Bunagana-Rutshuru tout comme sur le front Kalengera-Kako-Rumangabo. Après la prise de Rutsuru, Kiwanja et l’abandon du camp militaire de Rumangabo par les FARDC, l’ennemi semble mettre le cap sur la ville stratégique de Goma pour forcer le gouvernement congolais d’aller en position de faiblesse à la table de négociation et à accorder encore et encore des concessions nuisibles aux intérêts vitaux du grand Zaïre. Si nous tenons encore à ne pas tomber dans ce piège ennemi, il faut qu’on sache que la trop tardive mesure de l’expulsion du tout-puissant ambassadeur rwandais Vincent Karega s’avère largement INEFFICACE. Ce monsieur a beau être expulsé de Kinshasa mais rien ne changera sur le théâtre des opérations militaires aussi longtemps que : – la présidence de la République ne réussira pas à DISSOUDRE le cabinet parallèle formé des collaborateurs ( rwandais et congolais) connus de tous et qui rendent quotidiennement rapport à leur chef de Kigali – La présidence congolaise ne réussira pas à nettoyer la chaîne de commandement militaire de FARDC massivement infiltrée par des officiers rwandais de haut rang qui transmettent des informations top secret à l’ennemi – la présidence congolaise ne prendra pas le courage d’ANNULER le protocole d’accord de coopération pour l’exploitation de l’or produit par Sakima, signé en juin 2021 avec Kigali et également de l’exploitation des ressources minières, gazières et du coltan – la présidence ne se contentera plus de SUSPENDRE mais plutôt d’ANNULER ipso facto tous les Accords militaires permettant à l’Ouganda et au Rwanda d’opérer librement sur le territoire congolais et ainsi d’équiper ces rebelles là mêmes qui mettent le pays à feu et à sang – les dirigeants congolais n’arrêteront point leur naïveté insupportable d’accorder un moindre crédit aux pays membres de l’EAC qui visiblement interviennent plus en pyromanes qu’en pompiers dans le projet sous-régional d’éradiquer des groupes rebelles à l’Est congolais. Tant que ces cinq conditions draconiennes énumérées ci-haut ne seront pas prises en compte, il faut considérer l’expulsion de l’ambassadeur rwandais comme de la simple poudre jetée aux yeux des congolais, comme un simple sparadrap bandé sur la plaie béante et gangrenée de l’insécurité en RDC ou encore comme cette sempiternelle astuce destinée à couvrir l’ennemi qui reste pourtant bien installé dans la maison Congo avec la complicité de ses propres dirigeants. Par Germain Nzinga