RWANDA -OUGANDA : POSSIBLE ACTION COORDONNÉE…

RWANDA -OUGANDA : POSSIBLE ACTION COORDONNÉE…

PARLONS-EN. Dans une déclaration fracassante faite hier (samedi 13, dnr) à la presse, le président ougandais Yoweri Museveni a annoncé : « La province de l’Ituri en RDC faisait désormais partie de Bunyoro (une ancienne région de l’Ouganda). ». Un véritable pavé dans la mare qu’est cette annexion déclarée d’une partie du territoire congolais par l’Ouganda au moment même où la ville d’Uvira venait de tomber il y a quelques jours. À mon entendement, ce qui s’annonce sur le destin d’Ituri n’est pas un fait isolé, il doit être compris en corrélation avec l’avancée toujours en profondeur des troupes rwandaises qui se dirigent vers la ville de Kalemie déjà infiltrée. Un scénario qui nous rappelle la coalition rwando -ougandaise de 1996 s’étant soldée par la chute du maréchal Mobutu et par la prise de Kinshasa. Que personne ne se méprenne de belles déclarations de l’ambassadeur américain au siège de l’ONU, que personne ne se laisse distraire par les menaces « VERBALES » des officiels américains contre le Kigali au moment même où deux soldats américains œuvrant pour le compte de M23 ont été arrêtés hier avec des documents ultrasensibles contre l’intégrité territoriale congolaise. Cette coalition militaire Rwando-ougandaise utilisant chacun ses frontières limitrophes pour annexer des grandes superficies du territoire congolais semble bien être coordonnée dans un plan d’ensemble avec le soutien d’une redoutable guerre de communication dans laquelle le pouvoir congolais semble déjà vaincu… En utilisant hier sur les FARDC la formule d’une « armée des clochards », le Commandant en chef des armées Congolaises a enfoncé le clou dans le processus de démobilisation de ceux qui sont sensés former le dernier rempart contre l’action coordonnée de Kalemie et de l’Ituri. Cette coordination bien huilée Usa-Rwanda-Ouganda soutenue par le vide stratégique du pouvoir de Kinshasa semble désormais constituer le triangle de Bermudes où le navire Congo court sérieusement le risque de couler… Par Germain Nzinga

RD Congo : suspension des activités minières en Ituri pour vérifier la conformité des entreprises

RD Congo : suspension des activités minières en Ituri pour vérifier la conformité des entreprises

L’annonce de la suspension de toutes les activités minières sur l’ensemble du territoire provincial a été faite, vendredi 29 août, à Bunia, par le gouverneur de la province de l’Ituri, le général Luboya N’kashama Johnny. Cette décision vise à remettre de l’ordre dans le secteur minier, tout en garantissant que les ressources naturelles profitent à l’État congolais et non aux groupes armés, rapporte Radio Okapi relevant que le général Luboya justifie cette suspension comme une étape nécessaire pour contrôler la conformité des entreprises minières, en particulier celles qui exploitent de l’or dans la région. Ce dernier précise que cette mesure n’est pas une attaque contre les opérateurs économiques, mais plutôt une démarche de régularisation : « Nous allons discuter avec eux, voir comment ils ont géré les mines, s’ils ont payé les impôts et les taxes. Ensuite, nous rouvrirons les sites, une fois que Kinshasa aura évalué la situation sur place ». Patricia Engali

RDC/ Carnage en Ituri : une attaque des ADF fait 43 morts et d’importants dégâts à Komanda

RDC/ Carnage en Ituri : une attaque des ADF fait 43 morts et d’importants dégâts à Komanda

Une attaque attribuée aux rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF) a fait 43 morts à Komanda, en province de l’Ituri. Parmi les victimes, une vingtaine ont été tuées à l’arme blanche lors d’une veillée de prières dans une église catholique dans la nuit de samedi à dimanche 27 juillet. Les victimes ont été prises par surprise, rapportent des témoins. D’autres corps ont été découverts dans des maisons et commerces incendiés non loin de l’église, y compris celui d’un homme calciné retrouvé dans un camion incendié par les assaillants, selon des sources sécuritaires. La population de Komanda s’est réveillée sous le choc en apprenant cette tragédie qui a frappé ce centre commercial. De nombreux habitants se sont rendus sur place pour identifier les victimes et constater les dégâts. D’après les autorités militaires, l’alerte a été donnée vers 2 heures du matin suite à la montée de fumée provenant des maisons en feu. À leur arrivée, les assaillants avaient déjà quitté les lieux. Ils seraient partis de leur bastion de Mont Hoyo et auraient emprunté la route de Bogi, située à environ 12 kilomètres du centre de Komanda, pour commettre ces actes. Ce dimanche matin, toutes les activités sont suspendues dans la ville, où tristesse, désolation et panique règnent. Certains habitants commencent à fuir la zone, craignant de nouvelles attaques. Les forces de sécurité, incluant les Forces armées de la RDC (FARDC), les militaires ougandais (UPDF) ainsi que la police locale, sont mobilisées pour sécuriser la zone et traquer les miliciens responsables. Cette attaque intervient après plusieurs mois d’accalmie dans cette région, période durant laquelle de nombreux déplacés étaient retournés dans la ville. Radio Okapi

RDC/Ituri : au moins 15 personnes tuées par des rebelles ADF dans le territoire de Mambasa en deux jours

RDC/Ituri : au moins 15 personnes tuées par des rebelles ADF dans le territoire de Mambasa en deux jours

Au moins 15 personnes ont été tuées par des rebelles ADF (Forces démocratiques alliées) depuis mercredi 14 août, dans les localités de Bana Congo, Limba, et Mayana, situées dans le territoire de Mambasa (Ituri). La Nouvelle société civile de Mambasa rapporte que parmi les victimes, huit ont perdu la vie lors d’une double attaque survenue jeudi 15 août, ayant également provoqué le déplacement de nombreux agriculteurs. Le bilan reste provisoire, car le sort d’une vingtaine d’autres personnes, enlevées par ce groupe armé, demeure inconnu. L’attaque qui s’est déroulée jeudi 15 août dans le village de Mayana, situé dans la chefferie de Babila Babombi, a fait cinq morts. Les victimes étaient des agriculteurs surpris dans leurs champs. Plus tard dans la journée, un autre groupe de rebelles ADF a attaqué la localité de Limba, tuant trois civils. La Nouvelle société civile rapporte également qu’une attaque menée par les ADF mercredi 14 août à Bana Congo, près de Mungamba, a fait sept morts, et qu’au moins 25 personnes ont été emmenées de force dans la brousse. La situation sécuritaire dans la région a poussé de nombreux habitants à fuir vers Lolwa, tandis que les activités agricoles, principale source de subsistance pour la population locale, sont complètement paralysées. Les acteurs de la société civile de Mambasa appellent le Gouvernement à organiser des opérations militaires pour traquer ces rebelles, à l’image des actions menées dans le Nord-Kivu, afin de démanteler ce groupe armé qui continue de semer la terreur dans la région.

RDC. État de siège : Le Président Félix Tshisekedi a échangé avec le caucus des parlementaires du Nord-Kivu et de l’Ituri

RDC. État de siège : Le Président Félix Tshisekedi a échangé avec le caucus des parlementaires du Nord-Kivu et de l’Ituri

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a échangé ce mercredi 13 octobre 2022 dans la soirée, à la cité de l’Union Africaine, avec une délégation du caucus des Parlementaires du Nord-Kivu et de l’Ituri au sujet de l’État de siège qui prévaut dans les deux provinces. Au cours de cette entrevue de près de trois heures élargie aux Présidents des commissions défense et sécurité de l’Assemblée nationale et du Sénat ainsi qu’aux autorités civiles et militaires concernées par cette question, il a été procédé à l’évaluation de l’état de siège dans les provinces précitées. Les discussions, à en croire le Ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya, se sont cristallisées autour de la perspective d’une table ronde qui décidera du maintien, de la requalification ou carrément de la levée de l’État de siège à la lumière du rapport de mission qu’avait effectuée sur terrain le Premier Ministre, Sama Lukonde, il y a quelques mois. Aussi, la réunion de ce mercredi était-elle considérée comme préparatoire à cette Table ronde qui associera les membres de la société civile pour trouver des réponses idoines à la problématique sécuritaire dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri. A travers cet échange citoyen, a précisé le porte-parole du Gouvernement, il sera question, pour le Chef de l’État, de s’en remettre auprès des populations locales via leurs représentants avant de décider de la suite à réserver à leur requête portant sur la levée de l’état de siège. Au cours de leur entrevue avec le Chef de l’Etat qui s’est mis à leur écoute, les élus du Nord-Kivu et de l’Ituri lui ont fait part du ras-le-bol des populations locales au regard des retombées néfastes de l’état de siège sur leur vécu quotidien avec, à la clé, des tracasseries et autres déviations. Qu’à cela ne tienne. Tout en exhortant les communautés locales à faire taire leurs antagonismes pour privilégier l’amour et l’entente, le Chef de l’Etat a, néanmoins, rassuré ses interlocuteurs sur la tenue des élections dans cette partie du pays ainsi que sur l’exécution du projet de 145 territoires, spécifiquement dans les provinces en proie à l’insécurité.

RD Congo : Déclaration sur le meurtre de dizaines de personnes déplacées dans le camp de Plaine Savo, en Ituri

Le Conseil norvégien pour les réfugiés condamne dans les termes les plus forts le massacre de dizaines de civils dans la soirée du 1er février 2022 par un groupe armé dans le camp de déplacés de Plaine Savo près de Bule, dans la province de l’Ituri, en République démocratique du Congo (RDC).   « C’est la dernière d’une série d’attaques brutales en Ituri. Plaine Savo est peuplée de familles – des familles vulnérables – qui ont fui des violences similaires avec leurs enfants et qui ne demandent que le droit de vivre en paix », a déclaré Caitlin Brady, directrice du Conseil norvégien pour les réfugiés en RDC. « Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais aucune justification pour les attaques contre les civils. Les responsables doivent être tenus de rendre des comptes. » Les premiers rapports indiquent que 59 civils ont été tués et 40 autres blessés. Le directeur d’une école de la région, soutenue par le Conseil norvégien pour les réfugiés, a indiqué que deux de ses élèves figuraient parmi les morts. Les assaillants ont utilisé des armes à feu et des machettes pour attaquer les occupants du camp. Les blessés ont été emmenés dans un établissement de santé local pour y être soignés. Le camp de Plaine Savo abrite plus de 24 000 personnes qui ont fui les violences dans le territoire de Djugu en 2019. Elles ont une nouvelle fois été contraintes de fuir et ont trouvé refuge à la base de la mission de maintien de la paix des Nations unies (MONUSCO). On observe une forte recrudescence des attaques délibérées et ciblées des groupes armés contre les personnes déplacées en Ituri. En plus de l’attaque la plus récente, environ 68 personnes ont été tuées dans des attaques contre cinq camps différents dans la même zone depuis novembre 2021. Ces attaques ont déclenché de nouvelles vagues de déplacements massifs et plongé des populations déjà vulnérables dans un climat de terreur. « Nous exhortons les autorités congolaises à redoubler immédiatement d’efforts pour assurer la protection des civils et à prendre des mesures concrètes pour s’attaquer aux moteurs du conflit dans l’est du pays », a déclaré Mme Brady.

Ituri : les FARDC lancent des offensives contre des rebelles de la coalition FPIC et CODECO

Ituri : les FARDC lancent des offensives contre des rebelles de la coalition FPIC et CODECO

Les Forces armées de la RDC ont lancé, mardi 4 janvier, des offensives dans des points de cachette des miliciens de la coalition FPIC et CODECO dans la région de Lipri et Ngongo, à près de 35 km à l’Ouest de Bunia (Ituri). Selon le porte-parole militaire de l’armée dans cette province, le lieutenant Jules Ngongo, l’objectif est de pourchasser ces rebelles qui tentent de se réorganiser dans cette zone.  « Pour mener à bien ces offensives, le gouverneur militaire et commandant général des opérations, le lieutenant-général Luboya demande à sa population de demeurer vigilante et redynamiser la collaboration en cette période où les FARDC sont engagées dans ces opérations », a affirmé le lieutenant Jules Ngongo.  En effet, des combats à l’arme lourde et légère sont signalés à Lipri et Ngongo. Le bilan n’est pas encore disponible et le gouverneur Luboya encourage l’armée à détruire ces forces négatives et imposer la paix et la tranquillité en Ituri.  Le gouverneur de l’Ituri demande aussi aux FARDC de protéger « de mieux en mieux » la population de sa province. 

RD Congo. Nord-Kivu & Ituri : Il faut lever l’état de siège maintenant!

RD Congo. Nord-Kivu & Ituri : Il faut lever l’état de siège maintenant!

TRIBUNE. Le 06 Mai 2021, le président Felix Tshisekedi a instauré un état de siège dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri en vue, selon lui, de mieux protéger les civils et neutraliser les groupes armés négatifs qui y sèment la terreur. Au lendemain de la déclaration du Président de la République de déclarer l’état de siège, notre mouvement avait soulevé des inquiétudes sur le manque d’une évaluation préalable de la situation avec toutes les parties prenantes et d’une préparation conséquente de l’état de siège. Trois mois après la déclaration de l’état de siège dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri, la violence venant des groupes armés négatifs et des éléments de l’armée s’est intensifiée, les droits des citoyens sont de plus en plus piétinés et l’administration locale est complètement à l’arrêt. En effet, depuis l’instauration de l’état de siège le 06 Mai 2021, au moins 533 personnes ont été tuées dans les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri soit une moyenne de 6 civils tués par jour. Les FARDC, toujours rongées par ce que nous dénonçons chaque jour : l’affairisme de certains de ses membres ainsi que le manque de soutien logistique et financier conséquent de la part du gouvernement, n’ont fait qu’assister impuissamment aux tueries des civils et les voir s’étendre aux zones géographiques qui étaient jadis calmes. C’est le cas de la localité de Kalunguta en territoire de Beni qui a subi sa toute première attaque meurtrière le 15 Juillet 2021 depuis le début des tueries de Beni en octobre 2014 ou encore la ville de Beni qui a à nouveau été attaquée le 01 Juillet 2021 après près de 15 mois de relative accalmie. Sur le plan des droits de l’Homme, il s’observe une hausse inquiétante des violations des droits de l’Homme, la restriction forte de l’espace civique ainsi que des difficultés d’accès à la justice depuis l’instauration de l’état de siège. Les membres des services de sécurité se croient désormais tout permis et n’hésitent pas d’arrêter, de torturer, d’imposer des frais illégaux aux citoyens pour des faits non infractionnels. Les libertés publiques sont carrément mises en veilleuses et toutes les voix discordantes sont vigoureusement réprimées par un puissant arsenal militaire visiblement préparer à taire toute protestation contre la persistance de l’insécurité plutôt que taire l’insécurité elle-même. Les tribunaux militaires, désormais habilités à juger les civils pour toute infraction, sont très peu nombreux, sans moyens et personnel suffisants et ne présentent pas suffisamment de garanties d’une justice équitable, indépendante, rapide et impartiale. Les détentions préventives prolongées sont ainsi devenues la norme en raison des capacités opérationnelles très limités de la justice militaire. Sur le plan de la gouvernance locale, l’état de siège a complètement normalisé le dysfonctionnement de l’Etat, paralysé l’administration et bloqué les initiatives de développement locale en ordonnant le remplacement des dirigeants civils par des militaires qui ne sont ni formés, ni destinés à administrer les entités territoriales. Au Nord Kivu comme en Ituri, il s’observe une tendance dangereuse à focaliser les actions de gouvernance vers des initiatives d’enrichissement des nouvelles autorités sur le dos des paisibles citoyens dont le pouvoir économique a été largement affaibli par des années de conflit. Le fait que les activités des assemblées provinciales soient suspendues pendant l’état de siège et que les libertés publiques soient très largement surveillées compromet toute initiative de contrôle de la gouvernance des dirigeants militaires et accroit le risque sérieux de prédation des ressources publiques. Du fait du manque d’une évaluation sans complaisance des causes et des acteurs des violences armées ainsi que des échecs des opérations militaires successives depuis 2014, l’échec de l’Etat de siège était prévisible malgré la bonne foi des populations et des organisations comme la nôtre qui se sont résignées à l’accepter. Il faut maintenant tirer les leçons de ces limites majeures de l’état de siège comme stratégie de pacification et envisager des alternatives crédibles. Ainsi, la LUCHA appelle les autorités Congolaises à lever l’Etat de siège afin de faire ce qui aurait dû être fait il y a trois mois : une évaluation transparente, sans complaisance et avec la participation des populations affectées, afin d’identifier les vrais remèdes aux tueries, à l’insécurité et aux violences armées à l’Est de la RDC et les appliquer. À défaut ou en attendant une levée totale de l’Etat de siège, nous appelons à : Démilitariser complètement les administrations publiques (perception des impôts et taxes, gestion financière des provinces et des entités locales/décentralisées, questions économiques, sociales et culturelles…) pour permettre à l’armée de concentrer ses efforts spécifiquement sur les opérations militaires et non sur des questions de gouvernance locale ; Rétablir les juridictions civiles dans leur compétence ordinaire et fixer les infractions spécifiques ayant trait à la sécurité pour lesquelles les juridictions militaires seront compétentes conformément à l’article 156 de la constitution ; Tout en félicitant l’armée pour ses nouvelles initiatives de contrôle des fonds alloués aux opérations militaires, identifier et écarter des opérations militaires en cours et de la chaîne de commandement de l’armée, de la police et des services de renseignements les officiers et militaires soupçonnés de violations graves de droits humains, des collisions avec les groupes armés ou de trafics divers et les mettre à la disposition de la justice ; Soutenir financièrement et sur le plan logistique les opérations militaires fortes en dotant l’armée d’une logistique de guerre conséquente, d’une solde digne et payée à temps, de la ration alimentaire suffisante, des soins médicaux complets, des camps militaires mieux équipés, etc. ; Mettre en œuvre un vrai programme de démobilisation, désarmement, réinsertion communautaire et éventuellement rapatriement des membres de groupes armés étrangers. La nomination à la tête du programme DDRC de Tommy Tambwe Ushindi Rudima, un rebelle multirécidiviste qui a encore récemment dirigé l’Alliance de Libération de l’Est du Congo, un mouvement armé visant à créer une « République Indépendante du Kivu », est une entorse majeure au processus de pacification de notre pays. Nous appelons à son remplacement. En remplacement de la fainéante force militaire de la MONUSCO, associer aux opérations militaires