Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Union du Maghreb Arabe renforcent leur partenariat pour accélérer l’intégration régionale et l’emploi des jeunes

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Union du Maghreb Arabe renforcent leur partenariat pour accélérer l’intégration régionale et l’emploi des jeunes

Le Groupe de la Banque africaine de développement et l’Union du Maghreb Arabe (UMA) ont tenu le 15 décembre 2025, à Tunis, la première réunion de leur Comité de pilotage conjoint afin de renforcer l’intégration régionale, stimuler l’emploi des jeunes et accroître l’impact des investissements au Maghreb. Cette réunion de haut niveau, marque une nouvelle étape dans le partenariat stratégique entre la Banque et l’Union, fondée sur une vision commune de l’intégration régionale comme levier essentiel de transformation économique, sociale et humaine dans les pays du Maghreb. Elle s’inscrit dans le cadre de l’accord de coopération signé en 2000 et renouvelé par une feuille de route triennale ambitieuse (2026–2029). Les échanges entre les différentes parties ont porté sur les réalités économiques régionales, les perspectives d’intégration dans un contexte mondial marqué par des chocs multiples, ainsi que sur les priorités opérationnelles à fort impact régional. Les participants ont également examiné le portefeuille régional de la Banque en Afrique du Nord, les enseignements tirés de la mise en œuvre du Document de stratégie d’intégration régionale (2020–2026) et les orientations du futur cadre stratégique. « L’intégration régionale est au cœur du mandat de la Banque africaine de développement depuis sa création. À travers ce partenariat avec l’UMA, nous renforçons notre engagement à soutenir des projets structurants capables de transformer durablement les économies du Maghreb de manière inclusive et au bénéfice des populations », a déclaré Malinne Blomberg, directrice générale adjointe pour l’Afrique du Nord du Groupe de la Banque. La directrice du Bureau de coordination de l’intégration régionale de la Banque, Joy Kategekwa, a rappelé : « La mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) offre à l’Afrique du Nord une fenêtre d’opportunité pour s’intégrer davantage avec le reste du continent. Le dialogue renouvelé entre nos deux institutions et la coopération dynamique qui en découle permettront, avec l’appui actif du secteur privé qui a un rôle prépondérant à jouer, de faire progresser l’Agenda de l’intégration régionale du Maghreb comme jamais auparavant. » Au cours de la réunion, une attention particulière a également été accordée à l’insertion professionnelle et à l’emploi des jeunes et des femmes, considérés comme une priorité stratégique pour la stabilité et la prospérité de la région. Les discussions ont mis en lumière le potentiel encore largement inexploité du commerce intra-maghrébin, qui demeure parmi les plus faibles au monde, ainsi que le rôle central du secteur privé dans la création de chaînes de valeur régionales, la promotion de la ZLECAf et la diversification économique. Des pistes concrètes ont été identifiées dans les domaines des infrastructures régionales, de la connectivité énergétique et numérique, de la sécurité alimentaire et du développement des statistiques régionales. « Face aux défis économiques, climatiques et géopolitiques, le partenariat entre l’UMA et la Banque africaine de développement constitue un levier essentiel pour relancer la dynamique d’intégration régionale et renforcer la résilience de nos économies », a souligné Amina Selmane, directrice de l’Union du Maghreb Arabe. À travers cette initiative, la Banque africaine de développement réaffirme son engagement à accompagner l’UMA et ses États membres dans la construction d’un Maghreb plus intégré, plus inclusif et tourné vers une croissance durable, conformément à ses priorités stratégiques et aux objectifs de l’Agenda 2063 de l’Union africaine.  À propos de l’UMA : L’Union du Maghreb Arabe (UMA) est une organisation économique et politique formée par les cinq pays du Maghreb — à savoir l’Algérie, la Libye, le Maroc, la Tunisie, ainsi que la Mauritanie — et dont le siège du secrétariat général est situé au Maroc, à Rabat. Fondée en février 1989, son objectif est de créer des rapports de fraternité entre les états membres et faciliter la libre circulation des biens et des personnes. Banque africaine de développement

Martin Fayulu : La souveraineté de la RDC n’est pas négociable et l’intégration régionale n’est possible qu’entre États égaux et respectueux des frontières

Martin Fayulu : La souveraineté de la RDC n’est pas négociable et l’intégration régionale n’est possible qu’entre États égaux et respectueux des frontières

ACTUALITE. « Aucun accord de prétendue intégration économique régionale ne peut être envisagé tant que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont bafouées », a déclaré l’opposant congolais Martin Fayulu. « Comment peut-on parler de coopération, lorsque les forces rwandaises et ougandaises occupent nos terres, exploitent nos ressources et provoquent les déplacements, la mort et la souffrance de nos concitoyens ? » a-t-il dénoncé dans une vidéo mise en ligne récemment. Dans un ton ferme, le président de la plateforme politique Lamuka a affirmé que l’accord cadre signé le samedi 15 novembre 2025 à Doha ne saurait constituer la base d’un accord de paix durable. De l’avis de l’opposant, « la discussion de Doha devait se limiter à la mise en œuvre intégrale et sans complaisance de la résolution 2773 des Nations Unies et la définition des modalités du cessez-le-feu et non à la signature d’un accord d’abdication qui mettrait en péril l’avenir de nos enfants ». Quoi qu’il en soit, « notre nation n’est pas à vendre, notre souveraineté n’est pas négociable et l’intégration régionale ne peut se faire qu’entre États égaux, libres et respectueux des frontières », a-t-il rappelé expliquant en conséquence qu’aucune pression ne doit primer sur la sécurité du Congo, aucune manœuvre ne doit détourner la marche du pays vers la cohésion nationale. Dans cette perspective, Martin Fayulu en appelle au président Félix Tshisekedi et à tous les Congolais à œuvrer pour la cohésion nationale, « une cohésion véritable qui ne peut naître que d’un dialogue national inclusif ». A ce propos, et au nom du « peuple, meurtri mais toujours debout », l’opposant invite le chef de l’Etat « à convoquer sans délai le dialogue national ». Sinon, l’a-t-il prévenu l’histoire le tiendra responsable de la balkanisation du Congo avec M. Kagame et Kabila. Adrien Thyg

Intégration régionale : le tronçon routier Ketta-Djoum va faciliter les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Congo et dans la région

Intégration régionale : le tronçon routier Ketta-Djoum va faciliter les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Congo et dans la région

Le ministre camerounais des Travaux publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a inauguré, le 22 décembre dernier à Ntam, le corridor routier Sangmélima-Ouesso menant du Cameroun vers le Congo, marquant ainsi l’ouverture officielle du tronçon régional Ketta-Djoum, dont la Banque africaine de développement est le principal bailleur de fonds. La cérémonie s’est déroulée en présence du ministre des Transports, Jean-Ernest Massena Ngalle, du ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé, de représentants officiels   congolais, et de représentants de la Commission économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ainsi que du chef de Division Infrastructures pour l’Afrique centrale à la Banque africaine de développement, Joseph Kouassi N’guessan, et d’autres bailleurs de fonds. « Ce projet de facilitation de la chaîne logistique des transports en Afrique centrale cible la connexion par la route des deux pays et l’intensification des échanges commerciaux », a déclaré le ministre Djoumessi. « Aujourd’hui, c’est une fierté de voir les deux capitales de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) réunies par voie routière. C’est l’ambition de la Banque africaine de développement de voir ce genre d’initiative se multiplier dans cette partie du continent », a souligné pour sa part, M. N’guessan. Au-delà des avantages que présente le projet pour le développement des échanges entre le Cameroun et le Congo, « ce corridor renforcera l’intégration régionale en permettant l’interconnexion sur des axes routiers reliant le Cameroun, le Congo, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée Equatoriale, y compris la République démocratique du Congo », a-t-il ajouté. La section Sangmélima-Ouesso du projet de construction de la route Ketta-Djoum a été réalisée en cinq lots du côté du Cameroun : Sangmélima-Bikoula (65 km), Bikoula-Djoum (38 km), Djoum-Mintom (98 km), Mintom-Llé (67,5 km) et Lélé-Mbalam (53 km). Cela représente 321,5 kilomètres de routes aménagées pour faciliter la circulation des biens et des personnes ainsi que le désenclavement des bassins de production agricole. La Banque africaine de développement est le principal bailleur de fonds des travaux de cette section, qui a coûté 119,8 milliards francs CFA (215 millions de dollars américains). Les autres bailleurs sont la Banque de développement des États de l’Afrique centrale, la Banque islamique de développement et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). L’intégralité des travaux du corridor Brazzaville-Yaoundé, dont fait partie la section Sangmélima-Ouesso, s’élève à 228,8 milliards FCFA (424 millions de dollars). Les financements ont été mobilisés par le Cameroun et le Congo avec l’appui des partenaires au développement cités précédemment, ainsi que la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, le Fonds saoudien pour le développement et le Fonds koweïtien.

Sénégal : le Document de stratégie-pays 2021-2025 décline ses objectifs entre intégration régionale, transformation agricole, infrastructures et développement industriel

A l’appui de performances économiques solides entre 2014 et 2019, le Sénégal bénéficie d’une confiance renouvelée de la Banque africaine de développement. Pour la période 2021‑2025, l’institution panafricaine de développement accompagnera le pays dans le renforcement de ses infrastructures et son intégration régionale ainsi que la résilience de son économie par la transformation agricole et le développement industriel. Le Document de stratégie-pays (DSP 2021-2025), validé et rendu public par la Banque le 19 avril, a pour objectif de soutenir la croissance inclusive, robuste et stable du Sénégal et contribuer au renforcement de la résilience du pays. Les interventions de la Banque permettront d’améliorer l’accès et la qualité des services de transport : pour les routes revêtues, de 82% en indice « bon/moyen » en 2019 à 85% en 2025, et pour les routes non revêtues, en « bon/moyen » de 55% à 60% sur la période. Il est prévu de réhabiliter 500 kilomètres de routes revêtues et de construire 100 kilomètres de routes revêtues, ainsi que des aménagements sociaux économiques connexes. La construction du pont de Rosso (entre le Sénégal et la Mauritanie) doit permettre de réduire à deux minutes la traversée du fleuve Sénégal et contribuera, avec le chemin de fer Dakar-Bamako et la construction de la route Farim-Tanaff (Sénégal-Guinée Bissau), à l’amélioration de l’indice de performance logistique de 2,32 en 2019 à 2,60 en 2025. Ces différents ouvrages contribueront au renforcement des infrastructures d’intégration régionale afin de dynamiser les échanges avec les principaux partenaires. Elles permettront surtout d’assurer une meilleure connexion entre le Sénégal et ses voisins, notamment la Gambie, la Mauritanie et le Mali, mais aussi le développement des activités de transport le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar d’une part et entre l’Europe et l’Afrique subsaharienne d’autre part. Le Sénégal devrait être ainsi mieux préparé pour la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) afin d’exploiter pleinement son potentiel de commerce intrarégional. Pour atteindre l’accès universel à l’électricité et renforcer le mix énergétique, il est prévu de construire 819 km de lignes moyenne tension et 2 466 km de lignes basse tension. Le réseau national sera étendu à 786 nouvelles localités d’ici à 2025, portant l’accès à l’électricité à 85% en 2025, contre 76% en 2019, avec une hausse de la part d’énergie renouvelable de 21% à 30% et une réduction de la demande de 20 MW. Le second domaine prioritaire du DSP 2021-2025 vise à accroître la résilience de l’économie du Sénégal par la transformation agricole et le développement industriel, notamment la mise en place des agropoles. La Banque mise sur le potentiel agricole en appuyant les filières à haute valeur ajoutée afin d’améliorer la productivité agricole et la création d’emplois, de redynamiser les exportations agricoles, de réduire le déficit de la balance commerciale sur les cultures céréalières (mil, riz et maïs) et d’intensifier les bassins agricoles irrigués pour faire face aux chocs climatiques. La production de riz devrait passer de 1,1 million à 1,5 million de tonnes entre 2019 et 2025 et les exportations horticoles de 108 000 tonnes à 135 000 tonnes sur la période, grâce à la mise en valeur de 15 000 hectares et l’encadrement de 30 000 producteurs. Cette stratégie permettra de réduire la prévalence de l’insécurité alimentaire qualifiée de « modérée/grave » de 16,5% en 2019 à 10% en 2025. Le soutien aux chaînes de valeur agricoles et de l’agro-industrie permettra de porter la part de l’emploi industriel sur le total des emplois à 16% en 2025, contre 13,8% en 2019, et la part de la valeur ajoutée manufacturière dans le Produit intérieur brut devrait augmenter de 12% à 20%. « La mise en œuvre du DSP 2021-2025 permettra d’accompagner le Sénégal dans sa mise en œuvre du Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré pour la relance économique post‑Covid-19, mais aussi d’augmenter la productivité et la création d’emplois, en particulier pour les jeunes et les femmes a indiqué Mohamed Chérif, responsable-pays pour la Banque africaine de développement. La performance du portefeuille de la Banque au Sénégal est jugée satisfaisante, avec une note de 3 sur 4 en 2020. Environ 54% des opérations sont ainsi jugées satisfaisantes et seulement 18% des projets sont épinglés. Parmi les opérations réalisées au cours des dernières années figurent notamment les travaux relatifs à l’aéroport international Blaise Diagne, au pont Sénégambie et à l’autoroute à péage. Les performances économiques enregistrées de 2014 à 2019, dans un contexte de stabilité politique, ont permis au Sénégal de redevenir un pays à revenu intermédiaire.

Intégration régionale : lancement des travaux de construction du pont de Rosso entre le Sénégal et la Mauritanie

Des membres des gouvernements mauritanien et sénégalais ont participé, jeudi 25 mars, à la cérémonie de signature d’une série de contrats destinés à lancer les travaux de construction du pont de Rosso qui reliera les deux pays voisins. La Mauritanie était représentée par Mohamedou Ould M’Haïmid, ministre de l’Équipement et des Transports, et Mohamed Lemine Ould Dhehby, ministre des Finances, et le Sénégal par Mansour Faye, ministre des Infrastructures, des Transports terrestres et du Désenclavement, et Abdoulaye Daouda Diallo, ministre des Finances et du Budget. Les représentants des bailleurs de fonds du projet, notamment Mohamed Chérif, responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Sénégal, Irène Mingasson, ambassadrice de l’Union européenne au Sénégal et Ramon Ynaraja, représentant de la Banque européenne d’investissement, étaient présents à la cérémonie. L’absence d’un ouvrage de franchissement du fleuve Sénégal, frontière naturelle entre les deux pays, constitue un handicap majeur à la mobilité des personnes et des biens. La construction du pont de Rosso permettra ainsi de relier les 1 500 mètres qui séparent les deux rives du fleuve. En plus des mesures de facilitation des transports et de développement des échanges commerciaux, le pont de Rosso permettra de réduire la durée du trajet et de baisser les coûts de transport. Cet ouvrage contribuera également, par extension, à développer les activités de transport le long des corridors transafricains Tanger-Lagos et Alger-Dakar, dans une perspective de consolidation de l’intégration Sud-Sud entre l’Afrique de l’Ouest et le Maghreb. Le coût total du projet est d’environ 88 millions d’euros dont un don de 20 millions d’euros de l’Union européenne, deux prêts d’un total de 41 millions euros de la Banque africaine de développement en faveur des deux pays et de 22 millions d’euros de la Banque européenne d’investissement. Le restant des financements est assuré par des fonds de contrepartie engagés par les deux Etats. A l’occasion de la cérémonie, Irène Mingasson, ambassadrice de l’UE au Sénégal a déclaré : « Avec une contribution de 20 millions d’euros non remboursable pour les travaux de construction du pont de Rosso, l’UE est un partenaire important de l’intégration régionale ouest-africaine. Ce projet de construction de pont contribue à renforcer cette intégration économique et sociale nécessaire au développement de la région. Ce pont est aussi le lien entre la Méditerranée et l’Afrique de l’Ouest et par conséquent avec l’Europe. Il ne pourra que renforcer le partenariat Afrique-Europe. L’engagement de l’UE pour consolider ce partenariat en améliorant les performances de ce corridor côtier va se concrétiser avec la construction du pont ». « Le pont de Rosso est un véritable trait d’union entre le Maghreb et l’Afrique de l’Ouest. La Banque africaine de développement a mobilisé près de 41 millions d’euros pour améliorer la mobilité des personnes et des biens, au bénéfice des populations. Avec l’achèvement récent du pont Sénégambie financé par la Banque, le pont de Rosso ira compléter le seul maillon manquant du corridor Tanger-Lagos. Ce projet est un bel exemple de coopération entre bailleurs », a affirmé le responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Sénégal, Mohamed Cherif. « Le renforcement des transports transfrontaliers est essentiel pour le commerce, l’activité économique et la cohésion sociale. La Banque européenne d’investissement est heureuse de soutenir cette liaison de transport prioritaire, en partenariat avec le Sénégal, la Mauritanie, la Banque africaine de développement et l’Union européenne. Le projet Pont de Rosso facilite la coopération internationale et renforce le commerce transafricain. En promouvant le développement du secteur privé (notamment agricole), le projet favorise le maintien et la création d’emplois, et de ce fait contribue à lutter contre la pauvreté » a ajouté Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d’investissement.

Plus de 1 000 institutions financières participent au webinaire organisé dans le cadre du programme des Ponts du Commerce Arabo Africains, visant à développer l’Investissement, le commerce et le transfert de la technologie au niveau régional

Dans le cadre du programme des Ponts du Commerce Arabo Africains (AATB), trois entités du Groupe de la BID ont organisé un webinaire sur les principales composantes de financement du commerce et des investissements destinés à favoriser l’intégration régionale. La Société Islamique d’Assurance des Investissements et des Crédits à l’Exportation (SIACE), la Société Islamique pour le Développement du Secteur privé (SID) et la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), en collaboration avec le Forum des Affaires du Groupe de la BID (THIQAH) ont réuni au cours de ce webinaire plus de 1 000 institutions de développement, fonds souverains, banques, sociétés d’investissement et de capital-investissement, ainsi que des représentants clés des gouvernements et du secteur privé. L’événement, qui s’est concentré sur les piliers du Programme AATB tels que l’investissement, le commerce et l’assurance, a mis en évidence les opportunités d’Investissement potentielles existant entre les deux régions arabe et africaine, en particulier dans les industries à haute valeur ajoutée, telles que l’agroalimentaire, la santé et les produits pharmaceutiques, les matériaux et équipements de construction, ainsi que les machines et équipements électriques. Des projets et activités impliquant la croissance des investissements commerciaux et le transfert du savoir-faire et de technologie entre les pays arabes et africains ont été explorés dans le but de promouvoir les partenariats entre les communautés des affaires dans les 2 régions en général, et entre les membres de l’AATB en particulier. Le webinaire a été inauguré par les discours d’ouverture de M. Oussama Kaissi, directeur général de la Société Islamique d’Aassurance des Investissements et des Crédits à l’Exportation (SIACE), de M. Ayman Sejiny, directeur général de la Société Islamique pour le Développement du Secteur Privé (SID) et de M. Hani Salem Sonbol, directeur général de la Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC). Le webinaire a également permis de faire un bilan sur les progrès considérables dans la promotion des projets impliquant la croissance des investissements et du commerce et le transfert de technologies entre les deux régions et d’aborder les défis qui limitent la communauté des affaires et les autorités concernées en matière de commerce et d’investissement dans les pays des deux régions. Dans son discours d’ouverture, M. Oussama Kaissi a déclaré « Malgré les dégâts considérables engendrés par la pandémie, la SIACE croit profondément que grâce au programme AATB et nos efforts continus, nous sommes en mesure de proposer des solutions adaptées de renforcement des capacités, de sécurité économique, en fournissant aux citoyens des pays arabes et africains les connaissances et les moyens matériels nécessaires pour construire un avenir meilleur« . Malgré la tragédie qu’ a présenté la pandémie, ces temps sans précédent ont réuni les institutions de développement pour rechercher des solutions et encourager l’innovation, nous apprenant que la meilleure façon  pour avancer, c’est d’être ensemble. La SIACE estime que grâce au programme AATB, nos efforts multilatéraux peuvent améliorer les réponses à la pandémie, les efforts de renforcement des capacités et la sécurité économique, en fournissant aux citoyens des pays arabes et africains les connaissances et les moyens matériels nécessaires pour bâtir un avenir meilleur. M. Hani Salem Sonbol, a renforcé ce sentiment en déclarant « Depuis son lancement en 2017, l’AATB est devenue la principale plate-forme pour stimuler le commerce et les investissements entre les régions arabe et africaine, avec des initiatives importantes qui renforcent la croissance et la stabilité dans les pays bénéficiaires. Le programme facilite le soutien financier et technique des activités liées au commerce et à l’investissement visant à promouvoir le commerce intra-régional par des interventions spécifiques et des composantes dédiées au financement du commerce et de l’investissement« . “La SID dirigera le pilier investissement du programme AATB, qui vise à allouer des ressources à des projets d’investissements ayant un impact dans les pays arabes et africains, comprenant des plans de relance pour surmonter les effets négatifs de Covid-19. Nous avons pour objectif d’étendre les partenariats existants avec des institutions financières et à en créer de nouveaux afin d’aboutir à des projets financiers qui profitent aux pays membre sous l’égide du programme AATB« , a déclaré M. Ayman Sejiny. Modérée par M. Nasser M. Al-Thekair, Directeur Général, Développement du commerce et des affaires à l’ITFC, cette première session a examiné les principales caractéristiques et les avantages du pilier investissement de l’AATB pour les institutions financières et les principaux réseaux de partenaires. Une table ronde dédiée aux avantages du programme AATB a réuni des intervenants clés, notamment M. Aymen Kasem, Directeur de la Division du Développement du Commerce, de l’ITFC, M. Essaied Ben Ahmed, Infrastructure & Corporate Finance Global Markets & Fixed Income de la SID, et M. Ismail Filali Allach, directeur national de la division de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord du Maroc de la SIACE. L’AATB est un programme multi-donateurs, multi-pays et multi-organisations, qui vise à promouvoir et à accroître le commerce et l’investissement entre les pays africains et arabes en tirant parti de partenariats commerciaux. Actuellement, les pays membres sont le Bénin, le Cameroun, l’Égypte, le Maroc, le Sénégal, le Togo et la Tunisie et ses partenaires et membres sont la BID, l’ITFC, la SIACE, Afreximbank, La Banque Arabe pour le Développement Économique en Afrique (BADEA) et le Fonds de l’OPEP. Par APO

Selon l’Indice de l’intégration régionale africaine (ARI), l’intégration régionale reste faible

Selon l’Indice de l’intégration régionale africaine (ARI), l’intégration régionale reste faible

La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLEC) constitue une étape majeure pour l’Afrique. D’autant que les conclusions préliminaires de l’Indice de l’intégration régionale africaine 2019, publié samedi 23 mars à la Conférence des ministres qui se déroule au Maroc, indiquent que l’intégration régionale en Afrique demeure faible. L’indice a été créé pour évaluer la situation de l’intégration économique des pays africains ; il permet aux États membres de suivre leurs progrès. Les conclusions révèlent que la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC en anglais) est la région la plus intégrée en matière de commerce, l’Afrique du Sud étant le pays le plus intégré du continent. Dans les cinq secteurs analysés – intégration du commerce, infrastructures régionales, intégration productive, libre circulation des personnes et intégration macroéconomique –, l’Afrique du Sud arrive en tête du classement, tandis que le Sud Soudan est pays le moins intégré en raison de ses mauvaises performances en matière d’infrastructures régionales et d’intégration financière. L’intégration dans les services a contribué à plus de 53 % du PIB du continent, mais la ratification du protocole sur la libre circulation des personnes a été lente, malgré le lancement en 2016 du passeport biométrique africain et le Protocole de l’Union africaine sur la libre circulation des personnes. L’important déficit des infrastructures sur le continent demeure un obstacle majeur au commerce intra-régional. « C’est aux Africains eux-mêmes de s’assurer qu’ils tirent profit de cette initiative grâce à une mise en œuvre efficace des mécanismes de la ZLEC », affirme David Luke, coordinateur du Centre africain pour la politique commerciale, Division du commerce et de l’intégration régionale de la CEA (Commission économique pour l’Afrique). Leila Mokadem, directrice pays et représentante-résidente au Maroc pour la BAD (Banque africaine de développement) a ajouté que, malgré l’immense soutien politique dont bénéficie la ZLEC, de nombreux défis seront à surmonter lors de sa mise en œuvre, pour faire passer le commerce intra-africain – estimé entre 15% et 18 % aujourd’hui – à 25 % d’ici à 2023. Elle a cité, entre autres freins à la compétitivité de l’Afrique, la faible capacité productive en Afrique, les coûts élevés de production, et les importants déficits en infrastructures. Le nombre élevé de petits marchés et la présence de 16 pays enclavés compliquent la situation. « Il ne faut pas minimiser les défis, mais il est important de souligner le fait que l’on doit changer les choses pour que l’Afrique progresse. » L’indice final et le Rapport associé sur l’évaluation de l’intégration régionale en Afrique IX seront publiés ultérieurement cette année. APO

Les CVR sont indispensables pour une meilleure intégration régionale en Afrique du Nord

Les CVR sont indispensables pour une meilleure intégration régionale en Afrique du Nord

La Commission économique pour l’Afrique (CEA), une des cinq commissions régionales du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), a procédé jeudi 13 décembre au lancement du « Rapport sur le potentiel des chaînes de valeur régionales : cartographie sectorielle ». L’objectif général de ce rapport est de « proposer, sur la base d’une cartographie sectorielle de chaînes de valeur régionales existantes et une analyse de leur potentiel de développement, les opportunités et les défis pour la construction de chaînes de valeur régionales spécifiques », a indiqué la directrice du Bureau sous-régional en Afrique du Nord de la CEA, Lilia Hachem Naas. Produit dans le cadre du travail de la CEA en soutien à l’accélération de l’intégration régionale, au développement du commerce et à la transformation structurelle des économies par la promotion des échanges intrarégionaux, la nouvelle publication de la CEA est destinée aux administrations nationales, aux représentants du secteur privé, à l’Union maghrébine des employeurs et aux partenaires intervenant sur les thématiques de l’intégration régionale et du commerce. Le document étudie concrètement « les opportunités et les défis liés à la mise en place de chaînes de valeur régionales (CVR) dans dix secteurs d’activité ciblés en fonction de leur importance pour les économies de la sous-région et leur potentiel de développement », a souligné la Commission. Présenté en marge de la Foire commerciale intra-africaine qui se tient du 11 au 17 décembre au Caire en Egypte, cette publication s’intéresse aux secteurs de l’aéronautique, de l’automobile, du textile et de l’habillement, des phosphates, du pétrole et du gaz, des énergies renouvelables, des fruits, légumes et produits dérivés, des huiles essentielles et produits dérivés, de la pêche, des céréales et du sucre. « L’analyse produite dans le présent rapport intègre (également) une esquisse de plan d’action ainsi que des recommandations pour faciliter le commerce, réformer le cadre institutionnel et réglementaire existant et renforcer les capacités des acteurs clés pour une meilleure intégration régionale », a ajouté Lilia Hachem Naas. Il faut dire que l’intégration régionale en Afrique du Nord est des plus faibles au niveau continental. En effet, « les relations économiques et commerciales entre les sept pays de la sous-région ne répondent pas aux ambitions dessinées et ne traduisent pas la proximité géographique, culturelle, linguistique et religieuse de ces pays », a-t-elle déploré. Ainsi, outre le fait qu’il vise à renforcer la capacité des pays à mettre en place des politiques publiques favorables au développement de chaînes de valeur en Afrique du Nord, l’ouvrage se penche en particulier sur les difficultés liées au développement des CVR sur les plans réglementaire, institutionnel et logistique, a indiqué la CEA dans un communiqué rendu public le jour même de la présentation du rapport. Sachant que le niveau d’intégration régionale en Afrique du Nord est parmi les plus faibles du continent africain, le rapport présente également « des recommandations sous forme d’un plan d’action régional axé sur la facilitation du commerce entre les pays de l’Afrique du Nord, les réformes institutionnelles requises et le développement des capacités des parties prenantes locales du secteur privé et du secteur public », a-t-on souligné de même source. Ainsi que l’a relevé Lilia Hachem Naas, le développement des CVR est indispensable pour une meilleure intégration régionale en Afrique du Nord. Dans ce sens, il « induirait une augmentation de la croissance économique, tirée par une amélioration des investissements intrarégionaux et une augmentation du commerce entre les pays membres ». Avec une meilleure intégration, « les tissus productifs des différentes économies deviendraient interdépendants ayant un rôle catalyseur à la fois pour une intégration réelle et une transformation structurelle des économies de la sous-région », a-t-elle soutenu. Alain Bouithy