Congo/Infrastructures : Denis Sassou-N’Guesso ouvre la route Boundji-Ewo

La ville d’Ewo, au nord du Congo, est définitivement sortie de l’enclavement et de l’obscurité. Le Chef de l’Etat congolais a inauguré la route bitumée reliant le chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest à la ville de Boundji dans la Cuvette. L’inauguration de cette route départementale par Denis Sassou-N’Guesso a été couplée à la mise en service du poste de desserte d’Ewo en électricité. L’ouverture de cette nouvelle route a été unanimement saluée comme un catalyseur pour le développement socio-économique, non seulement de la localité d’Ewo, mais aussi de tout le département. L’événement a réuni plusieurs membres du gouvernement et une foule en liesse. Longtemps synonyme de voyage éprouvant et de longs jours de déplacement, l’axe routier Boundji-Ewo est désormais un modernisé et sécurisé. Il offre, dorénavant, un gain de temps considérable aux usagers qui n’ont plus que 40 minutes de route, entre les deux localités, au lieu des heures, voire des jours entiers auparavant. Dans son discours, Jean Jacques Bouya, ministre d’État, en charge des grands travaux a réaffirmé le rôle essentiel de la route comme facteur de désenclavement et de cohésion nationale. Pour lui, « La route du développement passe par le développement de la route ». Cette nouvelle route a pour vocation de faciliter l’évacuation des produits agricoles, de dynamiser le commerce et d’assurer un accès plus rapide aux services sociaux de base, notamment la santé et l’éducation, pour les populations de la Cuvette-Ouest. L’impact économique attendu La fluidité du trafic est attendue pour stimuler, vigoureusement, les activités commerciales et faciliter des échanges. Aussi, la réduction drastique des coûts de transport : les acteurs économiques bénéficieront d’une baisse significative des frais logistiques. Cette route, longue de 76 km constitue un maillon vital de la Route Nationale n°2 (RN2) et apportera une attractivité à la région, en améliorant des infrastructures. Elle envoie un signal fort, gage de confiance pour les investisseurs potentiels, a déclaré le ministre d’État, Jean-Jacques Bouya qui a mis en lumière la portée stratégique de l’ouvrage. L’achèvement de cet axe est la concrétisation d’une vision présidentielle visant le désenclavement total de l’intérieur du pays, a déclaré le ministre. Le calvaire de la population de la Cuvette Ouest appartient au passé, a déclaré le ministre Jean Jacques Bouya. Les témoignages des habitants d’Ewo reflètent un optimisme en l’avenir. Résumant le sentiment général, Mme Marie-Laure, commerçante, a déclaré : « C’est la fin d’un calvaire ! Avant, nos produits mettaient des jours à arriver de Brazzaville… Maintenant, avec le goudron, tout va aller plus vite. Le prix des marchandises va baisser, et nos enfants pourront avoir plus facilement accès aux soins si besoin. Nous disons merci au Président. » M. Marien Kependa, natif d’Ewo, a mis l’accent sur l’aspect social : « Cette route est une promesse tenue qui ramène la dignité dans nos communautés. C’est un lien qui nous unit concrètement au reste de la République. » Les jeunes ont également manifesté leur enthousiasme, y voyant un accès facilité aux opportunités d’études et d’emploi. L’inauguration de la route Boundji-Ewo, couplée à l’arrivée de l’électricité, marque incontestablement un tournant historique pour la Cuvette-Ouest, désormais fermement engagée sur la voie d’un développement équilibré et prometteur. Wilfrid Lawilla D.
La Banque mondiale soutient l’investissement dans les infrastructures du sud du Niger

La Banque mondiale a approuvé (19 mai, DNR) un financement de 400 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), comprenant un crédit de 380 millions de dollars et une subvention de 20 millions de dollars, pour un nouveau projet visant à améliorer la résilience des infrastructures routières et à libérer le potentiel économique grâce à une meilleure logistique dans le sud du Niger. Le Projet d’intégration et de connectivité du sud du Niger financera la réhabilitation du tronçon Maradi-Zinder de la route nationale 1 (RN1) et la modernisation de 525 km de routes de desserte et de routes rurales pour les rendre conformes aux normes de résilience au climat. Ces investissements faciliteront la connectivité en toute saison et amélioreront l’accès aux marchés, aux centres de santé, aux écoles et aux opportunités d’emploi. Parallèlement, le projet appuiera des réformes visant à garantir la durabilité du réseau routier, en améliorant la gestion des actifs routiers et la planification de l’entretien pluriannuel. Dans le cadre de la vision à long terme du Niger pour renforcer la connectivité et améliorer l’accès aux services et à l’emploi, le projet financera également des études en vue de futurs investissements en infrastructures et en chaînes de valeur dans le bassin de la RN1.. « La RN1 entre Maradi et Zinder constitue le moteur économique du pays. Grâce à son réseau de routes secondaires, elle dessert plus de 16 millions de personnes au Niger et au Nigéria », souligne Han Fraeters, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Niger. « Avec cet investissement, le Niger met en place les fondations nécessaires à la création d’emplois à grande échelle. Il stimulera la circulation des produits agricoles et la création de nouvelles entreprises dans un pays qui compte la population la plus jeune du monde. » Le Niger accueille environ un million de personnes déplacées de force, dont 10 % se trouvent dans le bassin de la RN1 de la région de Maradi. Les populations déplacées présentent des taux de pauvreté plus élevés, et comptent environ 75 % de femmes et d’enfants. C’est pourquoi le projet mettra un accent particulier sur ces populations vulnérables et leurs communautés d’accueil. « À travers la réduction de l’insécurité alimentaire, l’amélioration de l’accès aux services essentiels et la création d’opportunités d’emploi, le projet améliorera considérablement leurs conditions de vie », souligne Guillermo Diaz-Fanas, chef d’équipe du projet à la Banque mondiale. « Les habitants de cette région ont le potentiel de devenir un moteur de développement pour le bassin de la RN1. » La durée prévue du projet est de six ans. Dix pour cent des fonds sont mobilisés par le biais du guichet pour les réfugiés et les communautés d’accueil de l’IDA. BM
Guinée/ Programme Simandou 2040 – Infrastructures : Cérémonie de signature de contrats de reconstruction des routes nationales Mamou-Faranah et Mamou-Labé, Boké-Gaoual, Kankan-Kissidougou

Sous la présidence du Général Amara Camara, Ministre Secrétaire Général de la Présidence, et en compagnie du Ministre Directeur de Cabinet de la Présidence, Djiba Diakité, s’est tenue, le mardi 1er avril 2025, une importante cérémonie de signature de contrats relatifs à la reconstruction de deux axes routiers stratégiques de la Guinée : la RN2 (Mamou-Faranah) et la RN5 (Mamou-Labé). Ces travaux, financés par le Budget National de Développement (BND), seront exécutés dans un délai de 24 à 36 mois par les entreprises chinoises Henan Chine, CBTC, CRBC et SDHS. La route nationale Mamou-Faranah, longue de 185 km, sera confiée aux entreprises Henan Chine et CBTC, tandis que les 140 km de la RN5 Mamou-Labé seront réalisés par Henan Chine, CRBC et SDHS. Cette initiative s’inscrit pleinement dans le cadre du troisième pilier du Programme stratégique Simandou 2040, porté par le Président de la République, S.E le Général Mamadi DOUMBOUYA, qui place les infrastructures, transports et technologies au cœur de la refondation de l’État. La cérémonie a réuni, aux côtés des autorités de la Présidence, le ministre de l’Économie et des Finances Mourana SOUMAH, le ministre des Infrastructures et des Travaux publics Mahamadou Abdoulaye DIALLO, Ismael NABÉ du Plan et de la Coopération Internationale, la ministre des Postes et Télécommunications Rose Pola PRICEMOU, ainsi que les représentants de l’Agence de Gestion des Routes (AGEROUTE), de l’administration de contrôle des grands projets, des entreprises contractantes et des missions de contrôle. Dans son message, le Général Amara Camara a rappelé les longues démarches techniques et diplomatiques ayant précédé la conclusion de ces accords. Les ministres ont également insisté sur les enjeux stratégiques de ces projets routiers, qui contribueront à désenclaver les régions et préfectures du Pays, à faciliter la circulation des biens et des personnes, et à stimuler l’économie locale. Ils ont tous salué les retombées concrètes de la participation du Président de la République S.E le Général Mamadi DOUMBOUYA au dernier Forum sur la Coopération Sino-Africaine (FOCAC). Les représentants des entreprises chinoises ont, pour leur part, pris l’engagement formel de respecter scrupuleusement les termes des cahiers de charges. Ce vendredi 4 avril 2025, toujours au Petit Palais, s’est déroulée une seconde cérémonie de signature de contrats concernant cette fois des entreprises guinéennes chargées de la reconstruction des routes Kankan–Kissidougou et Boké–Gaoual. Les sociétés Guicopres, Guiter et BGEC ont été sélectionnées pour ces chantiers d’envergure. La cérémonie a été présidéee par le Ministre secrétaire Général de la Présidence le Général Amara Camara. Fait marquant de cette seconde cérémonie : le Général Amara Camara a solennellement invité les responsables des entreprises et des missions de contrôle à prêter serment sur le Livre Saint, en guise d’engagement moral à respecter les délais et les standards de qualité fixés. Ce geste fort symbolise la volonté du Chef de l’État d’instaurer une gouvernance fondée sur l’éthique, la transparence et la responsabilité. La reconstruction de ces axes routiers vient répondre directement à la vision du Chef de l’État : bâtir une Guinée moderne, connectée et résiliente, où les infrastructures constituent le socle du développement économique et social. Ces travaux s’inscrivent aussi dans une dynamique régionale, avec un renforcement des liaisons entre la Guinée et ses pays voisins, facilitant ainsi le commerce transfrontalier et l’intégration sous-régionale. Les entreprises signataires se disent conscientes de ces enjeux. En mettant à contribution aussi bien des partenaires internationaux que des entreprises locales, le gouvernement démontre sa capacité à conjuguer vision stratégique et action concrète, pour le bien-être du peuple guinéen.
Burkina/Infrastructures : le Président Ibrahim TRAORÉ remet un millier d’engins à Initiative présidentielle Faso Mêbo

Jeudi 27 mars, le Président Ibrahim TRAORÉ a remis un premier lot de matériel comprenant plus de 900 engins au Commandant Zoodnoma Ahmed SAKANDÉ, Coordonnateur national de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, un programme visant à accélérer le désenclavement des villes et des campagnes par la construction de routes et le développement de l’urbanisme durable. « Ce matériel est composé de véhicules Pick up 4X4, de machines recycleuses, de bulldozers, de pelles hydrauliques, de pelles chargeuses, de niveleuses, de bétonnières, de camions grues, de camions bennes, de camions citernes, de portes chars, de camions ateliers, d’engins compacteurs, de projecteurs mobiles, etc.», a fait savoir la Présidence dans un communiqué. Il constitue le premier lot pour la première phase d’acquisition dont le coût d’investissement global est d’environ 200 milliards de FCFA, a précisé le chef de l’Etat burkinabé soulignant un processus de révolution des infrastructures du pays qui a commencé. Et d’ajouter : « si dans des petits pays qui n’ont pas de ressources, ils ont des routes départementales qui sont bitumées, il n’y a pas de raison qu’au Burkina Faso, nous ne puissions pas bitumer nos voies pour rallier nos différentes localités ». Etant donné que la reconquête du territoire burkinabé engagée par les forces combattantes requiert un réseau routier en bon état, « nous avons besoin de construire beaucoup plus de routes pour leur permettre d’effectuer avec audace et témérité leur mission », a déclaré le Capitaine Ibrahim TRAORÉ ajoutant par ailleurs que les producteurs, les transporteurs, les commerçants ont aussi besoin d’un réseau routier praticable pour leurs activités. Ainsi, « l’objectif étant de pouvoir bitumer chaque année entre 3000 et 5000 km de routes au Burkina Faso », à en croire le Coordonnateur national de l’Initiative présidentielle Faso Mêbo, le Commandant Zoodnoma Ahmed SAKANDÉ. Martin Kam
Mondial 2030 : Quelles opportunités d’investissements dans les infrastructures en modèle PPP

Le Maroc se prépare pour le Mondial 2030 : Opportunités d’investissement dans les infrastructures et un soutien renforcé pour les investisseurs Jeudi 27 février, la Chambre de Commerce Britannique pour le Maroc a organisé un webinaire de haut niveau sur le thème » Mondial 2030 : Quelles opportunités d’investissements dans les infrastructures en modèle PPP « , réunissant deux intervenants clés pour partager leurs perspectives. M. Said ADDI, Adjoint au directeur des budgets au Ministère de l’Economie et des Finances, et M. Salman BARRADA, Directeur du Pôle Investissement du CRI de Casablanca-Settat, ont exposé les priorités du gouvernement marocain et les opportunités d’investissements stratégiques pour accompagner cet événement mondial. Casablanca-Settat : un hub stratégique pour le Mondial 2030 Casablanca-Settat, locomotive économique du Maroc, sera l’une des régions hôtes du Mondial 2030. Cet événement constitue un levier stratégique pour accélérer la transformation des infrastructures. La région, qui représente près d’un tiers du PIB national, bénéficie déjà d’une attractivité économique soutenue grâce à ses hubs industriels, financiers et logistiques. Le CRI, aux côtés des autorités locales et du comité d’organisation, travaille activement pour répondre aux exigences de la FIFA et positionner Casablanca comme une destination incontournable pour l’événement, avec l’ambition d’accueillir potentiellement des matchs de demi-finale et finale. Des secteurs porteurs pour l’investissement Selon M. BARRADA, le Mondial 2030 représente une opportunité exceptionnelle pour le développement d’infrastructures stratégiques, notamment dans les secteurs de l’hôtellerie, du transport et des loisirs. Casablanca-Settat verra la construction d’un nouveau stade à Benslimane, ainsi que la mise en place d’un centre de diffusion Broadcasting Center et la modernisation d’infrastructures sportives et culturelles. L’objectif est d’inscrire ces investissements dans une vision à long terme afin d’attirer d’autres événements internationaux. Un accompagnement renforcé pour les investisseurs Le CRI de Casablanca-Settat joue un rôle clé dans l’accompagnement des investisseurs étrangers, en facilitant l’accès aux opportunités d’affaires et aux incitations mises en place par l’État. La charte d’investissement offre des avantages significatifs, notamment des exonérations fiscales et douanières, ainsi que des subventions pouvant atteindre 30 % du montant de l’investissement, en fonction des critères d’emplois créés, de durabilité et de localisation. La Charte de l’Investissement : un levier clé pour accélérer les projets Enfin, M. BARRADA a rappelé l’importance de la nouvelle Charte de l’Investissement, qui vise à faciliter et accélérer la mise en œuvre des projets stratégiques. Cette réforme, très attendue, permet désormais de mieux structurer et orienter les investissements, tout en offrant une visibilité et des garanties accrues aux investisseurs étrangers. Priorités du gouvernement pour les infrastructures liées au Mondial 2030 M. Said ADDI, Adjoint au directeur des budgets, a détaillé les priorités du gouvernement marocain pour les infrastructures nécessaires à l’organisation de la Coupe du Monde 2030 avec une attention particulière portée aux infrastructures essentielles. Les infrastructures de transport et de logistique, notamment l’expansion du réseau autoroutier avec des projets comme l’autoroute continentale et l’aménagement des échangeurs à Casablanca, figurent parmi les priorités majeures. Un projet ambitieux d’extension de la ligne LGV pour relier Marrakech et un partenariat signé pour le développement du transport ferroviaire avec une enveloppe de 29 milliards de dirhams témoignent de l’engagement en matière de mobilité. L’amélioration de la connectivité entre les grandes villes est également un objectif clé pour le pays. M. ADDI a également évoqué l’importance du secteur aérien, soulignant le programme de développement des aéroports marocains piloté par l’ONDA. La mise à niveau des principaux aéroports de Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir et Tanger vise à fluidifier le trafic aérien et à renforcer la capacité d’accueil des visiteurs. Ce programme s’inscrit dans le cadre d’une vision globale pour répondre à la fois aux besoins touristiques et aux exigences de l’événement sportif mondial. Les infrastructures sportives, cœur de la préparation à la Coupe du Monde, font également l’objet d’une mise à niveau profonde. Les grands stades du royaume subissent des travaux pour se conformer aux normes de la FIFA, avec un focus particulier sur la préparation du grand stade de Benslimane, qui pourrait accueillir la finale de la Coupe du Monde. En parallèle, un programme de mise à niveau urbanistique est en cours, avec une attention particulière portée aux villes hôtes et aux villes satellites qui accueilleront les équipes. L’amélioration des infrastructures hôtelières et touristiques constitue également un enjeu majeur pour garantir un accueil optimal des visiteurs et supporters. Un soutien à l’investissement étranger par des mécanismes innovants Pour réaliser ces projets ambitieux, le gouvernement met en place des dispositifs incitatifs pour attirer les investissements étrangers dans les projets PPP. M. ADDI a rappelé que le Maroc bénéficie d’un cadre juridique solide grâce à l’adoption de la loi relative au contrat de PPP en 2014, qui a permis la réalisation de grands projets d’infrastructures, tels que l’autoroute Marrakech-Agadir et le parc éolien de Tarfaya. Ce cadre juridique est renforcé par des mécanismes financiers innovants, garantissant la viabilité économique des projets. Dans le cadre des projets PPP, la Direction du Budget veille également à l’évaluation de la rentabilité et de l’impact économique des projets avant leur lancement. Un comité national présidé par le ministère de l’Économie et des Finances mène une analyse approfondie des risques, de la rentabilité et de l’impact des projets, afin de garantir leur succès et leursoutenabilité. Innovation et transition numérique : des leviers pour la réussite du Mondial 2030 Enfin, M. ADDI a souligné l’importance de l’innovation technologique dans la réussite des projets liés au Mondial 2030. Le gouvernement a mis en place des incitations pour encourager la transformation numérique du pays, avec des initiatives telles que la stratégie Maroc Digital 2030, le développement de la 5G et des infrastructures de cyber sécurité. Par ailleurs, le Maroc s’engage à atteindre 52% d’énergie verte dans le mix énergétique d’ici 2030, avec des projets innovants dans le domaine de l’hydrogène vert et de l’énergie éolienne. Les projets d’infrastructures liés au Mondial 2030 représentent une occasion unique pour les investisseurs étrangers de participer au développement d’un pays en pleine transformation. Grâce au modèle PPP, le Maroc offre un environnement favorable aux investissements, tout
Côte d’Ivoire/CAN 2023 : Le Premier Ministre Beugré Mambé satisfait des infrastructures réalisées à San-Pedro

Le Premier Ministre, ministre des Sports et du Cadre de Vie, Robert Beugré Mambé, après une visite effectuée, le vendredi 05 janvier 2023, de la cité CAN de San-Pedro composée de 32 villas de luxe de 5 pièces chaque, des stades d’entraînement et du Stade Laurent Pokou, d’une capacité de 20 000 places, s’est dit satisfait de ces infrastructures sportives prêtes pour la 34ème édition de la CAN. « Nous avons pris le temps de visiter la Cité CAN, des stades d’entraînement et le stade Laurent Pokou. S’agissant de la cité CAN, nous avons été réjouis par la qualité des installations faites. Il reste juste les branchements électriques. Quant aux pelouses d’entraînement, elles sont belles. Au niveau du Stade Laurent Pokou, le point critique était la tribune de presse qui devait être déplacée. Les travaux sont achevés. C’est une grande joie pour nous », s’est réjoui Robert Beugré Mambé. À San-Pedro, dernière étape des visites des infrastructures liées à la CAN 2023, le Premier Ministre a félicité officiellement la presse nationale et internationale qui suit, depuis de longs mois, l’évolution de l’organisation de la CAN: « Elle fait un travail remarquable. Nous en sommes fiers ». Il a dit compter sur cette presse « pour mobiliser les Ivoiriens afin de réserver un meilleur accueil aux pays participants, car, a-t-il signifié, « nous sommes tous des ambassadeurs de la CAN ». Tout en se réjouissant des efforts du Président de la République, Alassane Ouattara, « de mettre à disposition des terrains d’entraînement magnifiques et motivants », le Chef du gouvernement a indiqué qu’après la visite des infrastructures, les prochaines étapes seront consacrées à la mobilisation de l’ensemble des populations vivant en Côte d’Ivoire pour que les stades soient pleins de supporters ». Déjà pour les populations autochtones de San-Pedro qu’il a rencontrées ce jour en présence des autorités administratives et politiques de la région, Beugré Mambé a relevé que « San-Pedro a donné la preuve d’une mobilisation exemplaire. Les populations sont prêtes à donner le meilleur accueil aux équipes quelles qu’elles soient ». La cité CAN bâtie sur 6,8 ha, accueillera la Poule F comprenant le Maroc, la RDC, la Zambie et la Tanzanie. Elle est également dotée de salles de loisirs, de réunions, de restaurants, de cuisine et de stockage.
Transport ferroviaire: la BAD accorde un prêt de 196 millions de dollar en vue de moderniser ses infrastructures

La Banque africaine de développement annonce avoir accordé un prêt de 196 millions de dollars à la Namibie pour moderniser les infrastructures de transport ferroviaire du pays. S’inscrivant dans la mise en œuvre la phase II du Projet d’amélioration des infrastructures de transport, l’appui financier de la Banque panafricaine représente 51,8 % du coût total du projet, le gouvernement namibien apportant les 48,2 % restants, souligne un communiqué de l’institution financière. La même source indique que « le projet permettra d’améliorer la chaîne de valeur logistique, en s’attaquant aux goulets d’étranglement de l’infrastructure de transport ferroviaire qui entravent la fourniture de services ferroviaires ». Selon la Banque panafricaine, qui opère en Namibie depuis 1991 lorsque le pays a adhéré à l’institution, la mise en œuvre de ce projet permettra de renforcer la compétitivité commerciale de la Namibie et de la sous-région de la Communauté de développement d’Afrique australe. Dans le détail, le projet prévoit de construire un nouveau tracé à proximité de la ligne existante de 207 kilomètres de voie ferrée permanente entre Kranzberg et Otjiwarongo grâce à l’utilisation de traverses en béton et de nouveaux rails de 48 kilogrammes par mètre. 16 ponts seront ainsi construits et deux gares rénovées, et 55 000 tonnes de rails et d’aiguillages seront fournis pour l’ensemble des 518 kilomètres de voies ferrées, poursuit le communiqué ajoutant que le projet prévoit également de moderniser le système de signalisation ferroviaire le long de la ligne Walvis Bay-Tsumeb, afin d’améliorer sa fiabilité, sa sécurité et sa capacité, ou le débit du système ferroviaire. Leïla Mokkadem, directrice générale de la Banque africaine de développement pour l’Afrique australe, assure que « le projet maximisera les avantages et sera transformateur pour la compétitivité de la Namibie. Il contribuera à réaliser la vision du pays de devenir un centre logistique régional d’ici 2030 tout en catalysant le changement de développement dans les pays voisins et dans la sous-région ». Par ailleurs, ajoute-elle, « ce projet ralliera également la Namibie à la ceinture de cuivre de l’Afrique et réalisera une connectivité ferroviaire régionale ». Martin Kam
Congo/Infrastructures: Les tours jumelles trônent désormais sur la ville de Brazzaville

Elles sont désormais opérationnelles. Les tours jumelles de Mpila ont été inaugurées ce lundi, 23 octobre 2023 par le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, au cours d’une cérémonie solennelle et grandiose. Il y avait au Congo, la tour Nambemba avec ses 106 mètres, comme le plus long immeuble du pays. A ses côtés, se plaçait, la tour Mayombe à Pointe-Noire avec 82,64 mètres. Le siège du port autonome de Pointe-Noire boucle la marche avec 74 mètres de haut. Dorénavant, le classement n’est plus le même : les tours jumelles de Mpila à Brazzaville, avec 135 mètres de haut, ont détrôné la tour Nabemba. Brazzaville se tourne résolument vers le fleuve Les tours jumelle de Mplia prônent le mélange parfait de la science et de l’art, d’une qualité presque envoûtante, moulées en joyaux cristallins qui subliment, aujourd’hui les berges du majestueux fleuve Congo. Elles font désormais de Mpila « une dans une dynamique de transformation depuis quelques années », selon le Maire de Brazzaville, Bienvenu Bantsimba qui a souhaité la bienvenue, après avoir rappelé le « statut d’ancien village frénétique » de ce quartier « qui a vu passer les pêcheurs sénégalais, M. Thiam ». Le ministre d’Etat, en charge de l’aménagement du territoire, des infrastructures et de l’entretien routier a fait observer qu’en ce jour 23 octobre 2023, avec leur construction et leur inauguration, les tours jumelles confortent la vision de Denis Sassou N’Guesso de tourner ville de Brazzaville vers le fleuve. Les spécificités des tours jumelles Les caractéristiques techniques des ouvrages ont été données par Oscar Otoka, délégué général aux grands travaux. Pour lui, « les tours de Mpila ouvrent une nouvelle page de modernisation de la vie de Brazzaville. De leurs 135, 80 mètres d’ultime hauteur, après la tour Imob Business Tower en Angola qui toise le ciel à 145 mètres de hauteur et détient le record du point culminant de l’Afrique centrale ». Les tours jumelles de Mpila offrent une vue inédite de l’architecture moderne. Les deux tours, a poursuivi Oscar Otoka, sont séparées de 45 mètres d’une structure en béton armé de la haute résistance, constituées de plus de 120 colonnes et autres pièces en béton armé, judicieusement et rationnellement agencées, puis dimensionnées pour contenir tout type de sollicitation. Selon le délégué général aux grands travaux « les assises des deux tours sur une profondeur de 33 mètres d’encrage, au moyen de 431 pieux forés en béton armé de 80 cm de diamètre pour assurer l’équilibre statique et de se prémunir des inclinaisons accidentelles dues au tassement différentiel ». Il a ajouté que l’ossature des bâtiments, articulée sur 31 niveaux dont un sous-sol de 3 040 mètres carrés dédiés aux locaux techniques est composées de poteaux, poutres et dalles en béton armé et un tronc commun de solidarisation sur quatre niveaux. Le tout surmonté de 26 étages destinés principalement aux espaces à usage de bureaux, d’une part et, d’hôtellerie, d’autre part, offrant un poids total nominal de 237 000 tonnes, pour une surface bâtie de 120 100 mètres carrés. Vu de l’extérieur, a précisé Oscar Otoka, les deux tours, bien que présentant une physionomie gémellaire, offre une certaine asymétrie en matière de distribution. Car l’une est composée uniquement des espaces bureaux, tandis que l’autre est consacrée aux activités d’hôtellerie et d’hébergement. Les deux bâtiments comptent aussi, au niveau du hall, un salon présidentiel, un night-club karaoké, une cafétéria, des locaux techniques, des points d’accès aux dix escaliers de service et aux plateformes des vingt-huit ascenseurs, des salles de réunion, de fitness, de santé, de beauté, de sport, les salles de conférences, des boutiques et autres. L’aile de la tour hôtel est composée de 114 chambres standard, 40 suites ministérielles, 8 suites présidentielles avec des chambres attenantes, 48 appartements, soit au total 217 logements, couronné au sommet par un restaurant tournant, le 5ème en Afrique. Après des événements malheureux survenus à Mpila en mars de 2012, la volonté étatique est née, celle de donner à ce quartier sa noble beauté au fil du temps. Wilfrid Lawilla D.