La Banque mondiale soutient la connectivité et la résilience des infrastructures routières au Mali

La Banque mondiale soutient la connectivité et la résilience des infrastructures routières au Mali

La Banque mondiale a approuvé (récemment) un crédit de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 219.8 millions de dollars (environ 133 milliards F CFA) pour soutenir le Mali dans l’amélioration de la connectivité résiliente au climat des corridors routiers prioritaires du pays. Le Programme d’amélioration de la connectivité et la résilience des infrastructures routières (Mali Nafa Soro Siraw, Mali-NSS) réhabilitera et modernisera le tronçon Diéma-Sandaré, long de 137,7 km, du Corridor Bamako – Dakar par le Nord aux normes de résilience climatique. Il financera également la réhabilitation des aménagements annexes et hydrauliques le long des routes et pistes rurales dans les régions de Nioro et Kayes, autour de la zone d’influence du tronçon Diéma-Sandaré. Enfin, le projet renforcera les agences routières nationales par le biais d’un renforcement des capacités et d’investissements dans les institutions publiques. « La remise en état des tronçons détériorés améliorera la capacité d’adaptation du réseau routier national dans son ensemble, compte tenu de l’importance cruciale du Corridor Bamako – Dakar pour la connectivité. » a déclaré Clara de Sousa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali. « Grâce à cette nouvelle opération, des infrastructures routières de meilleure qualité, plus sûres et résilientes au climat amélioreront l’accès à l’éducation, aux soins de santé et aux marchés ; elles permettront également l’accès aux opportunités économiques, en particulier pour les femmes et les jeunes filles. » Le projet bénéficiera indirectement à un million d’habitants situés dans un rayon de 150 km le long de la route. Les bénéficiaires directs sont les usagers de la route et les populations proches des routes rénovées et entretenues. Le projet réduira également la durée des trajets et les coûts de transport pour les usagers de la route. BM

Maroc : des experts japonais confirment la résilience du réseau autoroutier national et l’efficacité de son dispositif antisismique

Maroc : des experts japonais confirment la résilience du réseau autoroutier national et l’efficacité de son dispositif antisismique

La Société nationale des autoroutes du Maroc (ADM) a accueilli des experts de la société japonaise Hanshin Expressway pour une mission d’inspection post-séisme des ouvrages d’art de l’autoroute Marrakech-Agadir. S’inscrivant dans le cadre d’un partenariat de transfert technologique entre Autoroutes du Maroc et la société nippone depuis 2015, « cette mission a pour objectif de confirmer les résultats préalablement obtenus par ADM lors de l’auscultation réalisée immédiatement après le séisme du 08 septembre 2023, dans le cadre de son plan d’urgence », indique un communiqué de la société. Les deux partenaires ont également échangé lors de cette mission autour des dernières techniques utilisées en matière de dispositifs antisismiques au niveau des infrastructures autoroutières internationales et notamment celles du Japon où le risque de tremblement de terre est des plus importants au monde. A l’issu de cette mission, poursuit la même source, « les experts japonais ont reconfirmé l’absence de tout dommage causé par le séisme sur les ouvrages d’art de l’autoroute Marrakech-Agadir ». Ce qui, selon Autoroutes du Maroc, met en évidence la résilience du réseau autoroutier national, conçu, réalisé et entretenu selon les meilleurs standards internationaux. Pour rappel, les actions entreprises par la Société nationale au lendemain du séisme d’Al Haouz avaient conclu que l’infrastructure autoroutière nationale n’a subi aucun dégât grâce à l’efficacité de sa conception parasismique. La société japonaise HanshinExpressway est connue pour son expérience de plus d’un demi-siècle dans le domaine de la gestion et de la maintenance des autoroutes, souligne-t-on. Patricia Engali Avec CP

Tunisie : la Banque africaine de développement accorde un prêt de 104 millions d’euros pour moderniser les infrastructures routières

Tunisie : la Banque africaine de développement accorde un prêt de 104 millions d’euros pour moderniser les infrastructures routières

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 17 décembre dernier à Abidjan, un prêt de quelque 104 millions d’euros à la Tunisie pour mettre en œuvre la seconde phase du Programme de modernisation des infrastructures routières (PMIR II). Ce programme entend promouvoir un système de transport efficient et durable, capable de développer les échanges intra et inter-régionaux. Il vise à assurer une plus grande accessibilité des régions prioritaires et des principaux pôles de développement du pays afin de soutenir la croissance et de créer les conditions favorables à l’emploi des jeunes. « D’ici à 2026, cette nouvelle opération contribuera à mieux intégrer les territoires en améliorant l’accès au réseau routier pour 700 000 usagers, a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour l‘Afrique du Nord. Elle permettra en moyenne de réduire, de plus de la moitié, la durée du trajet sur la RN2. Près de 1 800 nouveaux emplois seront créés. C’est un nouveau jalon d’une coopération réussie qui, sur la dernière décennie, a permis de moderniser plus de 70 % du réseau routier classé tunisien. » Le programme a pour objectif de réhabiliter et renforcer un linéaire de plus de 230 kilomètres de routes classées dans les gouvernorats de Gafsa, Kairouan, Kasserine, Sidi Bouzid et Siliana. Il contribuera aussi à l’entretien périodique d’un linéaire de 1 000 kilomètres, dont une partie sera prise en charge par 80 microentreprises créées à cet effet. Il soutiendra également l’aménagement, en 2 x 2 voies, de la RN2 reliant Enfidha à Kairouan. Le projet est en adéquation avec les priorités stratégiques de la Banque africaine de développement, les « High 5 ». Il s’inscrit dans la Stratégie décennale 2013-2022 de la Banque, dont l’objectif est d’asseoir les conditions d’une croissance durable et inclusive sur le continent. Le 30 novembre 2021, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement en Tunisie s’élevait à 1,8 milliard d’euros. Il couvre les secteurs de la santé, du développement social, de l’eau, de l’agriculture, de l’énergie, des transports, de l’industrie, du numérique et du secteur financier.