Maroc. Un début d’année morose pour l’industrie nationale

Stagnation de la production et baisse des ventes enregistrées à fin janvier 2026, selon Bank Al-Maghrib L’enquête mensuelle de conjoncture de Bank Al-Maghrib (BAM) au titre du mois de janvier 2026 fait ressortir une stagnation de la production industrielle et une baisse des ventes, annonce l’institution publique affirmant, dans ces conditions, que le taux d’utilisation des capacités (TUC) se serait situé à 77%. Selon les résultats de l’enquête, menée du 2 au 26 février 2026, la production aurait enregistré une hausse dans l’«agroalimentaire» et dans la « mécanique et métallurgie» et une baisse dans le «textile et cuir» et dans la «chimie et parachimie». Synthétisés sous forme de soldes d’opinion dans la récente enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie (N°277, Janvier 2026) de la Banque centrale, ils montrent une évolution contrastée des ventes qui auraient évolué différemment, selon les secteurs, tout en enregistrant un repli global aussi bien sur le marché local qu’à l’export. D’après BAM, les ventes auraient ainsi connu une augmentation dans l’«agroalimentaire» et dans le «textile et cuir», une stagnation dans la « mécanique et métallurgie» et une baisse dans la «chimie et parachimie». Par destination, les ventes globales auraient reculé aussi bien sur le marché local qu’à l’étranger. L’institution ajoute que les commandes auraient, pour leur part, enregistré une stagnation, recouvrant une hausse dans l’«agroalimentaire» et dans la « mécanique et métallurgie» et une diminution dans le «textile et cuir» et dans la «chimie et parachimie». Quant aux carnets de commandes, l’enquête révèle qu’ils se seraient situés globalement à un niveau normal, avec des niveaux supérieurs à la normale dans l’«agroalimentaire» et dans la «mécanique et métallurgie» et inférieurs à la normale dans le «textile et cuir» et dans la «chimie et parachimie». Il est à souligner que les industriels anticipent une hausse globale de la production et des ventes dans toutes les branches au cours des trois prochains mois, à l’exception du «textile et cuir» où ils s’attendent à une stagnation de la production. Il faut toutefois noter que près d’une entreprise sur quatre indique des incertitudes quant à l’évolution future de la production. Dans le détail, la production de la branche «agroalimentaire» aurait augmenté et le TUC se serait situé à 70%; les ventes auraient progressé, recouvrant un accroissement sur le marché local et une baisse des expéditions à l’étranger, tandis que les commandes se seraient accrues, avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale. Bien que les chefs d’entreprise s’attendent à une hausse de la production et des ventes pour les trois prochains mois, une entreprise sur quatre déclare cependant des incertitudes quant à l’évolution future de la production et des ventes. Toujours selon BAM, la production de la branche « textile et cuir » est ressortie en baisse dans l’ensemble des sous-branches, à l’exception de l’«industrie textile» où elle aurait augmenté. Le TUC se serait établi à 82% alors que les ventes auraient progressé dans toutes les sous-branches hormis l’«industrie de l’habillement et des fourrures » où elles auraient stagné. Pour leur part, les commandes auraient reculé dans l’ensemble des sous-branches, à l’exception de l’«industrie du cuir et de la chaussure»; tandis que les carnets de commandes se seraient situés à un niveau inférieur à la normale dans toutes les sous-branches. Ainsi, «pour les trois prochains mois, les industriels s’attendent à une stagnation de la production et à une hausse des ventes», révèle l’institution, notant toutefois que 41% des entreprises déclarent des incertitudes quant à leur évolution future. S’agissant de la «chimie et parachimie», les résultats de l’enquête montrent que la production aurait connu un repli et que le TUC se serait établi à 76%, tandis que les ventes se seraient repliées aussi bien sur le marché local qu’à l’étranger et les commandes auraient baissé, avec un carnet qui se serait situé à un niveau inférieur à la normale. Malgré ces replis, les entreprises anticipent une hausse de la production et des ventes dans les trois mois à venir. Enfin, la production de la «mécanique et métallurgie» se serait accrue et le TUC se serait établi à 87% au cours de la même période, alors que les ventes auraient enregistré une stagnation, avec une hausse des expéditions à l’étranger et une baisse des ventes locales et les commandes auraient progressé, avec un carnet qui se serait situé à un niveau supérieur à la normale. « Pour les trois prochains mois, les industriels anticipent une hausse de la production et des ventes », a précisé Bank Al-Maghrib, rappelant toutefois que près du tiers des industriels indiquent des incertitudes quant à l’évolution future de la production. Alain Bouithy
AUTOMOBILE. Signature d’un protocole d’accord entre le Ministère de l’Industrie et les fabricants de véhicules en Algérie

Dans le cadre des efforts visant à renforcer et développer l’industrie nationale, le Ministre de l’Industrie a supervisé (mardi 18, Dnr) a signature d’un protocole d’accord entre le ministère, les fabricants de véhicules en Algérie et le Comité de suivi de l’activité de fabrication de pièces de rechange. Cette initiative stratégique vise à instaurer une industrie nationale avancée de fabrication de véhicules, avec un taux d’intégration locale significatif, tout en réduisant la dépendance aux importations. Dans son allocution, le Ministre a souligné que ce protocole d’accord s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations du Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, visant à bâtir une industrie automobile réelle et durable, fondée sur le renforcement de la compétitivité, la promotion de l’investissement local et la consolidation des synergies entre les différents acteurs du secteur. Cette convention vise à atteindre plusieurs objectifs stratégiques, notamment : • Renforcer l’intégration locale en permettant aux fabricants de s’appuyer sur des produits nationaux et de réduire l’importation des composants. • Assurer le respect des cahiers des charges, en particulier les exigences relatives à l’augmentation progressive du taux d’intégration locale. • Soutenir l’industrie des pièces de rechange en créant un environnement favorable aux fabricants de composants pour intégrer la chaîne de production nationale et internationale. • Encourager la coopération entre les fabricants de véhicules et les producteurs de pièces et accessoires, afin de garantir une production de haute qualité répondant aux normes techniques requises. • Faciliter l’homologation des pièces de rechange et accessoires pour permettre aux fabricants d’obtenir les certifications techniques approuvées par les constructeurs automobiles. Le Ministre a insisté sur la nécessité d’intensifier les efforts entre tous les acteurs du secteur et de créer un climat d’investissement attractif, basé sur un partenariat entre le secteur public et privé, tout en mettant en place un cadre réglementaire incitatif garantissant une croissance durable pour cette filière clé. En conclusion, le Ministre de l’Industrie a réaffirmé l’engagement du ministère à soutenir toutes les initiatives visant à développer ce secteur, en collaboration avec les partenaires, afin de concrétiser une vision industrielle intégrée. Cette dynamique contribuera à la création de nouveaux emplois et à renforcer la position de l’Algérie sur le marché de la construction automobile, tant au niveau local qu’international.