Maroc. L’industrie manufacturière table sur une stabilité de la production au troisième trimestre

Les chefs d’entreprise opérant dans les secteurs des industries manufacturières s’attendent à une stabilité de leur production au troisième trimestre 2022. D’après les résultats des enquêtes trimestrielles de conjoncture réalisées par le Haut-commissariat au plan (HCP) auprès des patrons de ce secteur au titre du troisième trimestre 2022, ces anticipations seraient attribuables à une hausse de l’activité observée au niveau de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de l’«Industrie de l’habillement». Ces anticipations seraient également attribuées à une diminution de l’activité constatée au niveau de l’«Industrie automobile» et de l’«Industrie du papier et du carton». Le Haut-commissariat, qui s’est aussi intéressé aux anticipations des industriels sur l’emploi, rapporte dans une note d’information que ceux-ci « prévoient globalement une stabilité des effectifs employés ». Selon la même source, au troisième trimestre 2022, près de la moitié (52%) des entreprises sondées de l’industrie manufacturière ont rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement celles d’origine étrangère. Dans sa note d’information, l’organisme public rapporte en outre que les stocks de matières premières durant ce trimestre sont situés à un niveau normal et la trésorerie est jugée «difficile» selon 36% des patrons. De ces enquêtes trimestrielles de conjoncture, il ressort par ailleurs, par branche, que cette proportion atteint près de 47% dans l’«Industrie chimique», peut-on lire. Il est à noter que les enquêtes du Haut-commissariat ont également été réalisées aux près des patrons des secteurs des industries extractives, énergétiques et environnementales. S’agissant de l’industrie extractive, il ressort ainsi que les entreprises de ce secteur prévoient une hausse de leur production. Selon le Haut-commissariat, « cette évolution serait imputable principalement à une augmentation de la production des phosphates », alors que les patrons de ce secteur prévoient une baisse au niveau des effectifs employés. En ce qui concerne la production énergétique attendue pour le troisième trimestre 2022, le HCP rapporte qu’elle connaîtrait une augmentation attribuable à une hausse de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Tandis que l’emploi connaîtrait une diminution au cours du même trimestre. Quant aux entreprises de l’industrie environnementale, les résultats de ces enquêtes montrent que les patrons de ce secteur anticipent une stabilité de la production notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» et une stabilité des effectifs employés. A rappeler qu’au deuxième trimestre 2022, la production de l’industrie manufacturière aurait connu une augmentation, résultat d’une hausse de la production dans les branches de l’«Industrie automobile», de l’«Industrie alimentaire» et de la «métallurgie». Cette variation est aussi justifiée par la baisse de la production dans les branches de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de la «Fabrication de produits en caoutchouc et en plastique», a expliqué le HCP. D’après le Haut-commissariat, « les carnets de commandes du secteur sont jugés d’un niveau normal par les chefs d’entreprise et les prix de vente de produits fabriqués auraient connu une augmentation au titre du deuxième trimestre ». Dans sa note, on apprend aussi que l’emploi aurait connu une stabilité et que, globalement, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 77%. Au cours de ce même trimestre, les patrons opérant dans le secteur de l’industrie extractive estiment que la production aurait affiché une hausse imputable à une augmentation de la production des phosphates; tandis que les carnets de commandes se seraient situés à un niveau normal et l’emploi aurait connu une baisse. Les chefs d’entreprises du secteur de l’industrie énergétique estiment pour leur part que la production aurait connu une augmentation due principalement à la hausse de la «Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Selon la note d’information du Haut-commissariat, «les carnets de commandes sont été jugés d’un niveau normal», quand bien même l’emploi aurait connu une stabilité. Quant aux patrons de l’industrie environnementale, ils sont persuadés que la production aurait enregistré une stabilité imputable à une stagnation de l’activité du «Captage, traitement et distribution d’eau». S’agissant des carnets de commandes de ce secteur, ils confient qu’ils se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une stabilité. Alain Bouithy
Le CAD sonde les nouvelles opportunités d’investissement en Mauritanie

Plus de 200 chefs d’entreprise et institutionnels, dont des délégations en provenance d’Egypte, du Mali, du Maroc, du Sénégal et de la Tunisie, ont pris part à une mission multisectorielle qui s’est déroulée les 22 et 23 janvier à Nouakchott en Mauritanie. Les nouvelles opportunités d’investissement offertes par le secteur des mines et industries extractives aux entreprises en Mauritanie ont été au cœur de cette mission multisectorielle organisée par le Club Afrique Développement (CAD) du Groupe Attijariwafa bank et Attijari bank Mauritanie. Placée sous le signe «Mines et industries extractives : nouvelles opportunités d’investissement», cette mission est la 20ème du genre organisée par le groupe bancaire marocain sur le continent depuis la création du CAD en 2016. Une rencontre « organisée à un moment crucial dans le développement du pays, qui présente actuellement des perspectives très prometteuses», a souligné le directeur général d’Attijari bank Mauritanie, Mohamed Boubrik, alors qu’il rappelait l’engagement structurel d’Attijari bank Mauritanie dans le développement des différents secteurs d’activités en Mauritanie. Il est à souligner qu’il s’agit, par ailleurs, du premier grand rendez-vous de l’année 2020, après les récentes missions organisées par le CAD du Groupe Attijariwafa bank au Cameroun et en Côte d’Ivoire respectivement en octobre et en juillet derniers. Cette importante mission a connu la participation du président de l’Union nationale du patronat mauritanien, Mohamed Zein El Abidine Ould Cheikh Ahmed et du président de la Chambre de commerce, d’industrie et d’agriculture de Mauritanie, Ahmed Baba Eleya. Elle a été ponctuée par des rendez-vous d’affaires particulièrement demandés qui « ont permis aux participants de générer des opportunités notamment dans les BTP, les énergies, les télécoms, les emballages et l’agro-industrie », ont relevé les organisateurs dans un communiqué rendu public récemment. Soulignons également de même source qu’un panel dédié au développement d’un écosystème performant des industries extractives a été animé par le directeur général de la promotion des investissements et du développement industriel, Mohamed Habiboullah Mohamed Ahmed; le secrétaire général de la Chambre des mines et du pétrole, Dr. Mohamed Die; le Mining Manager d’Erevna, Aboubacar Soumare et Mohamed El Mamoune Ould Dide, consultant international oil & gaz. Tout en dressant le bilan de la dynamique «Afrique Développement » sur ces dix dernières années, la directrice du Club Afrique Développement du Groupe Attijariwafa bank, Mouna Kadiri, a fait remarquer que «l’appétit des entreprises africaines pour s’engager dans le continent, en dépit d’obstacles, parfois immenses, n’est plus à démontrer ». Avant de s’interroger sur ce que seraient les possibilités d’investissement sans ces obstacles . Selon elle, « à la veille de l’entrée en vigueur de la ZLECA (Zone de libre-échange continentale africaine) prévue pour juillet, la réalité pourrait rapidement nous le dire ». Le Club Afrique Développement, créé par le Groupe Attijariwafa bank, se donne comme ambition de fédérer la communauté des affaires, les dirigeants, les représentants publics afin de dynamiser de manière pragmatique les investissements à l’échelle du continent. Ainsi, il est un espace de mise en relation et d’échange dédié aux opérateurs économiques désireux de prospérer dans le continent, par le développement de courants d’affaires ou/et des investissements dans cette région du monde. C’est aussi une plateforme donnant accès à des informations, formations, services et expertises à dessein de favoriser la concrétisation des projets d’entrepreneurs, des grands projets structurants des Etats, ainsi que la coopération Sud-Sud et Nord-Sud. Alain Bouithy