Maroc. La hausse des importations impacte le déficit commercial

En aggravation de près de 20% à fin octobre 2025 Le déficit commercial s’est fortement aggravé au terme des dix premiers mois de l’année 2025. Selon les récents chiffres publiés par l’Office des changes, il s’est creusé de 19,6% atteignant 296,95 milliards de dirhams (MMDH) à fin octobre 2025 contre 248,19 MMDH un an auparavant. Cette évolution s’explique par la hausse des importations de biens de +9,4% (+58,57 MMDH) à 682,15 MMDH à fin octobre 2025 contre 623,58 MMDH une année auparavant qui ont plus progressé que les exportations (+2,6% ou +9,81 MMDH): 385,20 MMDH contre 375,38 MMDH à fin octobre 2024, a fait savoir l’institution publique dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Dans le détail, les données du commerce extérieur – élaborées sur la base des déclarations douanières montrent que la progression des importations est imputable aux produits finis d’équipement qui ont bondi de +15,2% (+21,38 MMDH). Cette hausse s’explique rincipalement par « l’augmentation des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+3,79 MMDH) et des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+3,06 MMDH) », a indiqué l’Office des changes précisant que ces derniers sont constitués, essentiellement, des intrants du secteur aéronautique. La progression des importations s’explique aussi par l’accroissement des produits finis de consommation de +12,7% (+18,94 MMDH), en raison de la hausse des achats des voitures de tourisme (+37,2% ou +8,71 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+21% ou +1.857MDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage (+18,3% ou +856MDH). Cette évolution trouve aussi son origine dans les produits bruts (+36,9%, +9,93 MMDH), suite à la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+5,69 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+1,19 MMDH) et des fer railles, déchets et autres minerais (+903MDH). A noter également la hausse des demi-produits de +6,4% (+8,68 MMDH), attribuée à l’augmentation essentiellement des achats des produits chimiques (+1,81 MMDH), des ma tières plastiques et ouvrages divers en plastique (+1,17 MMDH), et des fils, barres et profilés en cuivre (+1,09 MMDH). A ces hausses, il faut ajouter celle des produits alimentaires (+3,8%, +2,88 MMDH) du fait de la « hausse des importations des animaux vivants (+1,71 MMDH), du maïs (+702MDH) et du café (+373MDH) », a indiqué l’Office relevant que les approvisionnements en blé ont, en revanche baissé de 478MDH. En ce qui concerne les exportations, l’institution rapporte qu’elles trouvent leur origine essentiellement dans les phosphates et dérivés qui ont bondi de +16,7% (+11,51 MMDH), en raison de l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+7,94 MMDH), des phosphates (+2,08 MMDH) et de l’acide phosphorique (+1,49 MMDH). Cette évolution est aussi justifiée par le bond de +8,3% (+1,81 MMDH) enregistré au niveau de l’aéronautique, suite à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +1,19 MMDH et des exportations du segment EWIS de +632MDH. Dans son bulletin, l’Office fait état également de la hausse des ventes de +1,1% (+785MDH) dans le secteur « Agriculture et agroalimentaire », consécutivement à la hausse des exportations de l’agriculture, sylviculture, chasse (+2,27 MMDH), atténuée par la baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-1,33 MMDH). En revanche, il a été constaté une baisse de 8,6% (-1,31 MMDH) dans le secteur « Electronique et électricité », suite au recul des exportations des composants électroniques (-2,61 MMDH), contrebalancée par la hausse des exportations des fils et câbles (+926MDH). Même tendance du côté du « textile et cuir » qui a reculé de 3,9% (-1.52 MMDH), à causse essentiellement de la baisse des exportations des vêtements confection nés (-809MDH), combinée à celle des exportations des articles de bonneterie (528MDH). Egalement en baisse, le secteur de l’automobile a reculé de -3,1% (-4,06 MMDH), suite, principalement, à la baisse des ventes du segment de la construction (-8,72 MMDH), atténuée par la hausse des exportations du segment du câblage (+2,49 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+469MDH). Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial se creuse de nouveau à fin juillet

Le déficit commercial du Maroc s’est creusé de nouveau au terme des sept premiers mois de l’année 2025, atteignant près de 195 milliards de dirhams (MMDH). Selon l’Office des changes, comparativement à la même période un an auparavant, il s’est aggravé de 15,9% (-194,92 MMDH à fin juillet 2025 contre -168,20 MMDH un an auparavant). D’après les statistiques publiées par l’institution publique, cette évolution couvre une hausse de +8,8% (+37,8 MMDH) des importations de biens à 469,7 MMDH contre 431,8 MMDH une année auparavant et une augmentation des exportations de +4,2% (+11,13 MMDH) à 274,8 MMDH au lieu de 263,6 MMDH à fin juillet 2024. Dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office des changes justifie la hausse des importations de biens par celle des importations de produits bruts qui ont bondi de +28,8% (+5,45 MMDH) au cours des sept premiers mois, suite notamment à la hausse des importations des soufres bruts et non raffinés (+2,6 MMDH), de l’huile de soja brute ou raffinée (+756MDH) et de ferraille, déchets et autres minerais (+697MDH). La hausse des importations est aussi attribuée à l’augmentation des produits finis d’équipement de +14,5% (+13,9 MMDH), due à l’augmentation des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (+2,70 MMDH), des parties d’avions et d’autres véhicules aériens (+2,2 MMDH) et des machines et appareils divers (+1,05 MMDH). Elle est également justifiée par l’accroissement des produits finis de consommation de +13,7% (+13,9 MMDH), en raison de la hausse des achats des voitures de tourisme de +39,9% (+5,9 MMDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques de +17,6% (+1,1 MMDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage de +23,2% (+736MDH). A noter aussi la hausse des demi-produits de +6,8% (+6,4 MMDH), suite, essentiellement, à la hausse des achats des produits chimiques (+1,2 MMDH), des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+931MDH), et des fils, barres et profilés en cuivre (+762MDH) ainsi que celle des produits alimentaires de +2,7% (+1,4 MMDH) soutenue par la hausse des importations des animaux vivants (+1.048MDH), de maïs (+869MDH) et de café (+530MDH). En ce qui concerne les exportations, l’Office des changes explique qu’elles ont augmenté en raison principalement de la progression des ventes de phosphates et dérivés de +20,9% (+9,5 MMDH), suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+6,5 MMDH), des phosphates (+2,04 MMDH) et des ventes de l’acide phosphorique (+980MDH). L’évolution des exportations a été aussi soutenue par les expéditions dans les secteurs de l’aéronautique qui ont progressé de +8,9% (+1,3 MMDH), grâce à l’accroissement des ventes du segment de l’Assemblage de +895MDH et des exportations du segment EWIS de +488MDH. A noter également la hausse des exportations dans le secteur de l’agriculture et agro-alimentaire qui ont bondi de +3,4% (+1,7 MMDH), soutenues par la hausse des exportations de l’agriculture, sylviculture, chasse (+2,7 MMDH), atténuée par la baisse des exportations de l’industrie alimentaire (-808MDH). Hausse des exportations de services de 13,7 milliards de dirhams Enfin, les statistiques de l’Office des changes suggèrent par ailleurs un accroissement de l’excédent de la balance des services de 10,8% (+7,9 MMDH) à plus de 82,1 MMDH, contre +74,1 MMDH à fin juillet 2024. Cette évolution fait suite à l’augmentation des importations de +7% (+5,6 MMDH) à 86,7 MMDH et des exportations de +8,8% (+13,6 MMDH) à 168,9 MMDH. Alain Bouithy
Maroc. Les exportations aéronautiques continuent de cartonner

Les données publiées par l’Office des changes montrent que les exportations du secteur aéronautique, qui se sont chiffrées à 21,86 milliards de dirhams (MMDH) au terme des 10 premiers mois de l’année 2024, continuent de cartonner. Elles avaient atteint 18,640 MMDH au cours de la même période de 2023. D’après les experts de l’institution publique, elles ont connu une progression de +17,3% à +3,22 MMDH au titre de cette période, grâce à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +26,9% à +3,01 MMDH et des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring Interconnection System – système d’interconnexion de câblage électrique) de +2,6% à +187MDH, atteignant respectivement 14,26 MMDH et 7,51 MMDH à fin octobre, indique l’Office dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs. Il est important de constater que l’évolution des exportations de ce secteur enregistre un léger ralentissement comparé au mois précédent. En effet, en septembre dernier, elles avaient progressé de +20,2% à +3,29 MMDH. Cette évolution avait été attribuée à l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +3,07 MMDH et des exportations du segment EWIS de +205MDH. Rappelons que ces exportations avaient connu une forte progression de +21,2% en août dernier mais n’avaient progressé que de +3,04 MMDH après un accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +2,87 MMDH, et des exportations du segment EWIS de +156MDH. Quoi qu’il en soit, ces évolutions ne seraient qu’un leurre pour le Groupe socialiste-Opposition ittihadie qui s’est exprimé récemment sur l’évolution de ce secteur à la Chambre des conseillers. En effet, lors de la séance mensuelle des questions orales sur la politique générale du gouvernement axée sur «la politique nationale d’industrialisation», le président du Groupe socialiste-Opposition ittihadie, Youssef Aïdi, a déploré le fait que «le Maroc se cantonne principalement à la fabrication de pièces relativement simples ». Malgré l’implantation de plus de 140 entreprises internationales, ce dernier constate en outre que le Maroc ne dispose pas de « compétences avancées en matière de conception et d’ingénierie, ce qui le relègue au rang de sous-traitant et non de créateur dans la chaîne de valeur mondiale». Les critiques du Groupe socialiste ont porté aussi sur la politique du gouvernement dans le secteur de l’agro-industrie estimant qu’en dépit de l’abondance de ses ressources agricoles et ses capacités à produire plus, « le Maroc demeure fortement dépendant des importations de produits alimentaires». Pour l’opposition, «cela reflète notre faible capacité au niveau de l’industrie de transformation et, par conséquent, l’exportation de matières premières et leur importation après leur transformation constituent un fardeau majeur pour l’économie». Il est à souligner qu’au terme des 10 premiers mois de 2024, les exportations ont progressé de +2,9%, soit +1.972MDH pour atteindre 69,76 MMDH contre 67,790 MMDH enregistrés durant la même période de l’année écoulée. Selon les explications de l’Office, cette évolution est justifiée par l’accroissement des exportations de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1,56 MMDH) et des exportations de l’industrie alimentaire (+306MDH). Dans son bulletin, l’Office des changes fait également état d’une hausse de +8%, soit +9,75 MMDH des ventes dans le secteur automobile. Cette évolution fait suite à l’augmentation des ventes du segment de la construction (+3,76 MMDH), du segment du câblage (+3,32 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+1,33 MMDH). Rappelons également que lors de son intervention à la Chambre des conseillers, Youssef Aïdi a fait le constat suivant : «Dans le secteur de l’automobile, et bien que le Maroc soit leader en Afrique avec une capacité de production dépassant 700.000 véhicules par an, ce succès quantitatif masque une fragilité structurelle ». A ses yeux, « le taux d’intégration locale dans les composants technologiques de pointe reste modeste, le pays étant incapable de produire des éléments essentiels comme les moteurs et les systèmes électroniques avancés », avait-il ajouté constatant, par ailleurs, que les voitures made in Morocco peinent à gagner la confiance des Marocains, qui privilégient les véhicules importés. Egalement en progression, les exportations des phosphates et dérivés ont bondi de +12,5% (+7,60 MMDH) pour se chiffrer à 68,33 MMDH contre 60,734 un an plus tôt ; en raison, principalement, de la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+4,49 MMDH), des phosphates (+2,05 MMDH) et des ventes de l’acide phosphorique (+1,05 MMDH). Quant aux exportations du secteur textile, elles sont accusé un recul de 0,5% (-210MDH), du fait essentiellement de la baisse des exportations de chaussures (-201MDH). Alain Bouithy
En hausse de 20,3%, les exportations aéronautiques poursuivent leur bonne trajectoire

Progression des exportations des phosphates et dérivés de 14,1% durant les sept premiers mois de 2024 Les exportations du secteur aéronautique poursuivent leur bonne trajectoire. Selon l’Office des changes, elles ont atteint 15,34 milliards de dirhams (MMDH) au terme des sept premiers mois de l’année 2024 contre 12,75 MMDH il y a un an. Les données publiées par l’institution publique montrent que les ventes du secteur ont progressé de 20,3% (+2,58 MMDH) par rapport à la même période un an auparavant. Cette amélioration provient de l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +2,45 MMDH (+32,4%) et des exportations du segment EWIS (Electrical Wiring Interconnection System – système d’interconnexion de câblage électrique) de +111MDH (+2,2%), qui ont atteint respectivement 10,04 MMDH et 5,21 MMDH à fin juillet 2024. Egalement en hausse, les exportations de l’automobile ont bondi de 8,5% (+7,23 MMDH) pour atteindre 92,75 MMDH au terme de la même période contre 85,51 MMDH une année auparavant, a fait savoir l’Office des changes dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs de juillet 2024. L’Office justifie cette évolution par l’accroissement des ventes du segment de la construction (+2,77 MMDH), du segment du câblage (+2,48 MMDH) et du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+838MDH), atteignant respectivement 40,83 MMDH (+7,3%), 32,25 MMDH (+8,3%) et 5,415 MMDH (+18,3%). Dans son bulletin, l’Office des changes fait également état de l’amélioration de 14,1% correspondant à +5,71 MMDH des exportations dans le secteur des « Phosphates et dérivés » qui ont ainsi atteint 46,16 MMDH à fin juillet 2024 contre 40,45 MMDH un an auparavant. Les chiffres recueillis suggèrent une hausse des ventes des phosphates (+49,4% ; +1,629 MMDH), des engrais naturels et chimiques (+11,2% ; +3,36 MMDH) et de l’acide phosphorique (+10,3% ; +721 MDH). Les exportations de l’industrie alimentaire et de l’agriculture à la traîne Toujours selon l’Office des changes, les exportations des secteurs « Textile et cuir », « Electronique et électricité » et « Agriculture et agro-alimentaire » ont accusé une baisse durant les sept premiers mois de l’année en cours. En effet, les données montrent que les ventes du secteur « Textile et cuir » ont reculé de 2,1% (-599 MDH) pour n’atteindre que 27,941 MMDH au lieu de 28,54 MMDH durant la même période de l’année écoulée, suite à la baisse des ventes des chaussures (-223 MDH) et des vêtements confectionnés (-182MDH). Même tendance du côté de l’« Electronique et électricité » qui a reculé de 2,6% (-276MDH) atteignant 10,18 MMDH au lieu de 10,45 MMDH un an plus tôt, après le recul des ventes des composants électroniques (-527MDH, -11,3%) et des appareils électriques pour téléphonie ou télégraphie par fil (-30 MDH, -2,6%). L’Office fait toutefois remarquer que cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+195 MDH, +20,7%) qui se sont élevées à 1,13 MMDH à fin juillet 2024 contre 942 MDH un an auparavant. Enfin, en recul de -0,9% correspondant à -483 MDH, les exportations du secteur « Agriculture et agro-alimentaire » se sont chiffrées à 51,13 MMDH au lieu de 51,61 MMDH un an plus tôt. Dans son bulletin, l’Office fait état du recul des exportations de l’industrie alimentaire (-367 MDH, -1,5%) et de l’agriculture, sylviculture, chasse (-270 MDH, -1,1%), atténué par la hausse des exportations de l’industrie du tabac (+138MDH, +23,0%). A noter enfin que les exportations marocaines ont atteint globalement 262,44 MMDH à fin juillet 2024 contre 248,732MMDH une année auparavant, correspondant à une progression de +5,5% équivalant à +13,71 MMDH. Alain Bouithy
Maroc. L’allègement de la facture énergétique fait reculer le déficit commercial à 169,47 MMDH

Le déficit commercial s’est légèrement amélioré à fin juillet 2023. D’après les données publiées par l’Office des changes, il a reculé de 6,5% pour s’établir à plus de 169,47 milliards de dirhams (MMDH) contre 181,33 MMDH à fin juillet 2022. Il s’agit du deuxième mois de recul consécutif. Dans le détail, les importations ont reculé de 2,3% (-9.768MDH) au titre des sept premiers mois de l’année 2023 pour se situer à 419,61 MMDH contre 429,38 MMDH à fin juillet 2022, indique l’Office dans un document sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois de juillet. Selon la même source, les exportations ont de leur côté légèrement bondi de 0,8% (+2.095MDH) s’établissant à 250,14 MMDH contre 248,04 MMDH une année auparavant. L’Office des changes relève par ailleurs que les chiffres montrent que le taux de couverture a gagné 1,8 point pour s’établir à 59,6% contre 57,8% une année auparavant, a indiqué l’organisme public. Toujours selon le même document, la baisse des importations de biens est attribuée essentiellement au recul des achats des produits énergétiques, des demi-produits et des produits bruts. En effet, comme l’explique l’Office, la facture énergétique a reculé de 20,9% (18,33 MMDH) se situant à 69,38 MMDH à fin juillet 2023 contre 87,71 MMDH à la même période de l’année écoulée. Les importations des demi produits ont pour leur part accusé une baisse de 13,1% (-13,09 MMDH) suite au recul des achats de l’ammoniac qui sont passés de 12,22 MMDH à fin juillet 2022 à 4,97 MMDH cette année. Quant aux achats des produits bruts, ils ont baissé de 23,4% (-6,64 MMDH) atteignant 21,68 MMDH durant cette période contre 28,32 MMDH à fin juillet 2022. Si les importations des produits alimentaires ont baissé de 2,7% (52.913MDH contre 54.373MDH), cela n’a pas été le cas pour les importations des biens d’équipement qui ont enregistré une hausse de 22,9% (+17.761MDH) passant ainsi de 77.675MDH à fin juillet 2022 à 95.436MDH à fin juillet 2023. S’agissant des importations des produits finis de consommation, les chiffres suggèrent qu’elles ont augmenté de 14,5%, « suite principalement à la hausse conjointe des achats des parties et pièces pour voitures de tourisme de 33,5% et des voitures de tourisme de 28,4% », selon les explications de l’Office des changes. Dans son rapport, l’organisme public a également indiqué que l’augmentation des exportations de marchandises a concerné, principalement, le secteur de l’automobile, celui de l’électronique et électricité et celui du textile et cuir. Il ressort ainsi du document que les ventes du secteur automobile ont affiché un accroissement de 37,4% (+22,33 MMDH) à 82,02 MMDH à fin juillet 2023 contre 59,69 MMDH à fin juillet 2022. Selon les explications de l’Office, «cette évolution fait suite à la hausse des ventes de tous les segments du secteur à savoir, le segment de la construction (+31,4% ou +9,08 MMDH), celui du câblage (+43,9% ou +7,87 MMDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (+36,2% ou +1,48 MMDH)». Le même document annonce en outre que les ventes du secteur de l’électronique et électricité ont parallèlement augmenté de 34,6% (+3,46 MMDH) pour s’établir à 13,48 MMDH à fin juillet 2023 contre 10,01 MMDH à fin juillet 2022. Quant aux exportations du textile et cuir, elles se sont accrues de 11,5%, soit +2.956MDH, en raison de « la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+15,4% ou +2.491MDH), des articles de bonneterie (+5,2% ou +263MDH) et des chaussures (+5,1% ou +98MDH) », a précisé l’Office. Notons qu’au cours des sept premiers mois de l’année 2023, les ventes du secteur de l’agriculture et agro-alimentaire ont en revanche accusé une légère baisse, attribuée essentiellement au recul des exportations de l’industrie alimentaire (-2,2% ou -551MDH). Si les ventes de l’agriculture, sylviculture et chasse sont restées stables durant la même période, celles du secteur aéronautique ont plutôt baissé de 1% (-124MDH). Soulignons enfin que les exportations des phosphates et dérivés se sont établies à 40,86 MMDH à fin juillet 2023 contre 68.376MDH une année auparavant, à la suite de « la baisse des ventes des engrais naturels et chimiques (-36,5% ou -17.262MDH), de celles de l’acide phosphorique (-46% ou -6.188MDH) et de celles des phosphates (-53% ou -4.064MDH) », a fait savoir l’Office notant que le niveau enregistré à fin juillet 2023 reste supérieur à ceux enregistrés durant la même période entre 2019 et 2021. Alain Bouithy
Maroc. Phosphates et automobile caracolent en tête des ventes à l’export en 2022

Les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire plafonnent en tête des ventes nationales à l’export en 2022, selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes. D’après l’organisme public, les exportations de biens ont connu une augmentation de 29,4%, équivalant à +96,7 MMDH en 2022. Des données de cet organisme public, dont nous avons fait écho dans notre édition de la veille, il ressort que les ventes à l’export ont atteint 426,1 MMDH au terme de l’année écoulée contre 329,4 MMDH un an auparavant. Cet accroissement a été porté par les exportations de la totalité des secteurs, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire, qui se sont d’emblée imposées en tête des ventes, a fait savoir l’Office des changes dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’année 2022. En effet, sur l’ensemble de l’année écoulée, les ventes des phosphates et dérivés ont affiché une hausse de 43,9% à 115,5 MMDH contre 80,3 MMDH à fin 2021, positionnant ainsi ce secteur en tête des secteurs exportateurs au titre de l’année 2022. Comme l’explique l’Office des changes, « cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+27,8 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 74,4% (8.326DH/T à fin 2022 contre 4.775DH/T à fin 2021) ». Il est à noter, en revanche, que les quantités exportées ont accusé une baisse de 11,8% au terme de cette même période. Arrivées deuxième meilleur secteur exportateur du Maroc au terme de l’année 2022, dernière les phosphates et dérivés, les ventes du secteur automobile ont atteint 111,3 MMDH cette même année-là. Elles ont en effet affiché un accroissement de 33% au titre de l’année écoulée, soit +27,6 MMDH, d’après les indicateurs des échanges extérieurs de l’année dernière. Précisons que cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+40%), celles du segment du câblage (+28,9%) et dans une moindre mesure celles du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+3,7%), a indiqué l’Office. L’Office souligne que les exportations du secteur agricole et agroalimentaire se sont établies en parallèle à 81,2 MMDH à fin 2022 au lieu de 69,9 MMDH au titre de l’année 2021. Elles ont ainsi connu une augmentation de 16,2% correspondant à +11,3 MMDH, en raison de la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+19,9% ou +7,3 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+11,4% ou +3,6 MMDH). Quant aux exportations du textile et cuir, il ressort des données recueillies que les ventes de ce secteur se sont accrues de 20,7% (+7.536MDH) au terme de l’année dernière. Selon les explications de l’Office des changes, « cette évolution est attribuable, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+21,9% ou +4,9 MMDH), des articles de bonneterie (+12,5% ou +944MDH) et des chaussures (+32% ou +857MDH). Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial a grimpé de 56,5% en 2022

Le déficit commercial s’est détérioré sur l’ensemble de l’année 2022, selon l’Office des changes. Après s’être établi à plus de 199,2 MMDH en 2021, il a atteint plus de 311,6 milliards de dirhams (MMDH) au terme de l’année écoulée. Ce qui traduit une hausse de 56,5% par rapport à l’année précédente. Comme le relève l’Office des changes dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’année 2022, les importations se sont accrues de 39,6% (+209.157MDH) sur les douze mois de l’année pour se situer à 737,7 MMDH au lieu de 528.6 MMDH une année auparavant. En parallèle, les exportations se sont établies à 426,1 MMDH au titre de la même année 2022 contre 329,4 MMDH en 2021, correspondant à une hausse de 29,4% équivalant à plus de 96,7 MMDH, a affirmé l’Office des changes. Des indicateurs des échanges extérieurs, il ressort que la hausse des importations de biens s’explique par l’augmentation des achats de l’ensemble des groupes de produits. Selon les analystes de l’Office des changes, au cours de l’année écoulée, la facture énergétique a plus que doublé pour atteindre 153,5 MMDH, suite essentiellement à « l’accroissement des achats du gasoil et du fuel-oil (+40,3 MMDH) portés par la hausse des prix qui ont presque doublé (10.283DH/T contre 5.195DH/T), et dans une moindre mesure par celle des quantités (+7,2%) ». Les importations des demi-produits ont de leur côté bondi de 46,4%, en raison de la croissance des achats de l’ammoniac qui se sont élevés à 21,4 MMDH contre 6,9 MMDH, un an auparavant. Quant aux importations des produits alimentaires, les chiffres montrent qu’elles ont connu un accroissement de 44,9%, équivalant à plus de 26,9 MMDH, après la hausse des approvisionnements en blé qui ont presque doublé sous l’effet prix en hausse de 40,8%. Au même moment, les quantités importées ont grimpé de 28,7% ; tandis que les achats de l’orge ont affiché également une hausse de +2,5 MMDH (3,2 MMDH au terme de l’année 2022 contre 743MDH une année auparavant). Il est à noter que les importations des produits bruts ont augmenté de 49,9%, suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont atteint plus de 8 MMDH. En ce qui concerne les exportations de biens, l’Office des changes souligant que celles-ci ont bondi de 29,4% (+96.696MDH) atteignant 426,1 MMDH contre 329,4 MMDH un an auparavant. Et de préciser que « cet accroissement concerne les exportations de la totalité des secteurs, à leur tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire ». A propos de phosphates et dérivés, les indicateurs suggèrent que les ventes de ceux-ci se sont accrues de 43,9% pour s’établir à 115,5 MMDH à fin 2022 contre 80,3 MMDH à fin 2021. Il est à préciser que « cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+27.8 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 74,4% (8.326DH/T à fin 2022 contre 4.775DH/T à fin 2021) », selon les explications de l’organisme public qui fait état, en revanche, d’une baisse des quantités exportées de 11,8%. Au titre de l’année 2022, il ressort en outre que les ventes du secteur automobile ont affiché un accroissement de 33% (+27,6 MMDH) s’élevant à 111.289MDH. D’après l’Office des changes, cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+40%), celles du segment du câblage (+28,9%) et dans une moindre mesure celles du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+3,7%), a-t-elle relevé ajoutant que le secteur automobile s’est positionné en tant que deuxième meilleur secteur exportateur derrière les phosphates et dérivés au terme de l’année écoulée. Analysant l’évolution des exportations du secteur agricole et agroalimentaire, l’Office constate qu’elles se sont chiffrées à 81,2 MMDH en 2022 contre 69,9 MMDH au cours de l’année précédente, ce qui représente une hausse de 16,2% (+11,3 MMDH). La hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+19,9% ou +7.266MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+11,4% ou +3.579MDH), expliquent cette évolution. Selon les indicateurs des échanges extérieurs au titre de 2022, sur l’ensemble de l’année 2022, les exportations du textile et cuir ont affiché une croissance de 20,7% (+7,5 MMDH) due, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+21,9% ou +4.9 MMDH), des articles de bonneterie (+12,5% ou +944MDH) et des chaussures (+32% ou +857MDH). Alain Bouithy
Maroc. Le déficit commercial continue de s’aggraver à fin octobre

Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, le déficit commercial s’est creusé de 56,4% au titre des dix premiers mois de l’année 2022. En hausse de 44,2% (+188.617MDH), les importations ont atteint 614.935MDH à fin octobre 2022 contre 426.318MDH à la même période de l’année 2021. Quant aux exportations, elles se sont accrues de 36,4% (+94.536MDH) pour se situer à 354.095MDH à fin octobre 2022 contre 259.559MDH une année auparavant. Dans le détail, selon les explications de l’Office des changes, la hausse des importations de biens résulte de l’augmentation des achats de la totalité des groupes de produits. Il ressort, en effet, des indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’Office que la facture énergétique a plus que doublé atteignant 128.313MDH au terme des dix premiers mois de l’année en cours. « Cette évolution est tributaire de l’accroissement des achats de l’ensemble des produits énergétiques, essentiellement ceux du gas-oil et fuel-oil (+35.281MDH) portés par la hausse des prix qui ont plus que doublé (10.250DH/T contre 4.971DH/T), et dans une moindre mesure par celle des quantités (+8,9%) », a expliqué l’Office. Sur la même période, les importations des demi-produits ont augmenté de 51,3%, suite à la forte croissance des achats de l’ammoniac qui ont atteint 17.449MDH contre 5.295MDH un an auparavant. Il est à noter que les importations des produits alimentaires ont affiché un accroissement de 54,4% équivalant à +25.920MDH au cours de cette même période. Cette évolution est attribuable à l’accroissement des approvisionnements en blé qui ont plus que doublé sous l’effet prix, en hausse de 52,7%, souligne-t-on de même source précisant que les quantités importées ont en parallèle augmenté de 48,4%. Quant aux achats de l’orge, les données montrent qu’ils ont connu également une hausse importante de +2.438MDH, soit 3.180MDH à fin octobre 2022 contre 742MDH une année auparavant. Soulignons également l’accroissement de 58,8% des importations des produits bruts, suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont plus que doublé pour atteindre +8.758MDH. Selon toujours les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, à fin octobre 2022, les exportations de biens se sont établies à 354.095MDH contre 259.559MDH un an auparavant. Ce qui correspond à une hausse de 36,4% équivalant à +94.536MDH. Après analyse des données, il apparaît que cet accroissement a concerné les exportations de l’ensemble des secteurs, à leur tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire. En hausse de 63%, les ventes des phosphates et dérivés se sont établies à 100.137MDH à fin octobre 2022 contre 61.416MDH à fin octobre 2021, suite à « l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+30.724MDH) due à l’effet prix qui a doublé (8.770DH/T à fin octobre 2022 contre 4.411DH/T à fin octobre 2021) », a expliqué l’Office des changes soulignant, en revanche, une baisse de 10% des quantités exportées. Au niveau du secteur automobile, les chiffres suggèrent que les ventes ont crû de 36,7% (+23.921MDH) au titre des dix premiers mois de l’année 2022 pour atteindre 89.180MDH. Il s’agit du niveau le plus élevé atteint durant la même période au cours des cinq dernières années. Dans le détail, la hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+54%) et celles du segment du câblage (+24,6%), alors que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges sont restées quasistables sur la même période. Pour leur part, les exportations du secteur agricole et agroalimentaire se sont établies à 66.957MDH à fin octobre 2022 contre 55.844MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 19,9% ou +11.113MDH. Ceci, en raison de la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+22,1% ou +6.663MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+16,9% ou +4.042MDH), a relevé l’Office. Quant aux exportations du textile et cuir, les données recueillies font état d’un accroissement de 24,4% ou +7.358MDH à fin octobre, attribuable, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+26,2% ou +4.939MDH), des articles de bonneterie (+16,6% ou +1.025MDH) et des chaussures (+31,5% ou +688MDH). Précisons que la part de ce secteur dans le total des exportations s’est situe à 10,6% durant cette période contre 11,6% à fin octobre 2021. Alain Bouithy