La Banque mondiale contribue à la croissance et au financement des micro, petites et moyennes entreprises au Tchad

La Banque mondiale a approuvé un don de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 100 millions dollars, afin de promouvoir la croissance et l’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises. Le Projet de développement et d’accès au financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) au Tchad contribuera à améliorer le climat des affaires en facilitant, notamment, la création d’entreprises, le fonctionnement des tribunaux de commerce et un meilleur accès à des informations actualisées et pertinentes sur les réglementations applicables aux entreprises. Il renforcera l’écosystème de soutien à l’entrepreneuriat en mettant en œuvre un nouveau Centre de développement des entreprises (CDE) qui déploiera plusieurs programmes de soutien aux entrepreneurs et aux PMEs, avec une attention particulière sur les projets portés par les jeunes et les femmes. Le projet favorisera l’inclusion financière et l’accès au financement des MPME, en opérationnalisant un fonds de garantie et en créant un programme d’éducation financière pour ces dernières. Le projet améliorera ainsi la capacité des entreprises à accéder aux financements et réduira le risque lié aux prêts accordés par les institutions financières. « Ce projet est centré sur l’approche de la Banque mondiale en matière de développement du secteur privé visant à renforcer la capacité du secteur privé à investir, créer des emplois, catalyser la transition verte et stimuler la transformation économique » a déclaré Farouk Mollah Banna, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad. « Il offrira au Tchad un meilleur accès aux services financiers de base pour permettre aux micros, petites et moyennes entreprises (MPME), secteur essentiel de l’économie, d’investir et de se développer. » D’une durée de 6 ans, ce projet bénéficiera principalement aux MPME à travers le pays. Il permettra de réduire le temps moyen pour résoudre un litige dans un tribunal de commerce, favorisera l’accès de près de 8 000 MPME au crédit tandis que 2 000 MPME bénéficieront des services d’accompagnement proposés par le Centre de Développement des Entreprises. Pour finir, 200 000 personnes seront bénéficiaires du programme d’éducation financière. BM
La Banque mondiale désaltère Bamako et les villes secondaires du Mali

La Banque mondiale a approuvé un crédit de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 100 millions de dollars pour appuyer le Mali à augmenter l’accès à l’eau potable et améliorer la conservation des sources d’eau dans des villes bénéficiaires.Le Projet d’Appui à la Sécurité de l’Eau au Mali (PASEMa) soutiendra l’amélioration de l’accès aux services d’eau potable à Bamako (notamment la zone de la rive gauche), Mopti/Sévaré, San, Ouélessébougou, Dioila, Bafoulabé/Mahina). Pour Bamako les travaux concerneront le transfert d’eau de Djikoroni-Para à la station de Missira et de la station de Missira à Kati-Sud, la construction de la station de pompage à Missira, celle d’un château d’eau de 2 000 m3, ainsi que des branchements sociaux pour les ménages non raccordés à un réseau d’eau potable. Pour les villes secondaires, le projet appuyera la construction de systèmes d’alimentation en eau comprenant la réalisation d’infrastructures de production pour un volume de 24 400 m3/jour, des stations de pompage, trois châteaux d’eau de 2 000 m3 chacun, un réservoir semi-enterré de 1 000 m3, un réseau de distribution d’eau, des branchements sociaux et des bornes fontaines publiques dans les périphéries. Il est également prévu l’acquisition d’équipements de détection des fuites pour la réduction des eaux non facturées, l’amélioration de la qualité des services d’alimentation en eau et une meilleure maitrise des réseaux et des couts d’exploitation. Enfin, PASEMa soutiendra l’aménagements de périmètres de protection des sources d’eau situées dans les bassins des fleuves Niger et Sénégal et alimentant les villes sélectionnées. « Le PASEMa permettra de répondre de façon pérenne aux préoccupations immédiates en matière d’accès à l’eau potable, tout en prenant en compte la préservation des sources d’eau. Il jette ainsi les bases d’une résilience à long terme du secteur et contribuera à la croissance de l’emploi et de l’activité économique dans le secteur de l’eau » a déclaré Clara de Sousa, directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali. Les principaux bénéficiaires du PASEMa sont les ménages de la zone du projet (Bamako, Mopti/Sévaré, San, Ouélessébougou, Dioila, Bafoulabé/Mahina) et la population rurale bénéficiant des écosystèmes restaurés grâce aux solutions basées sur la nature. Ses investissements bénéficieront à quelques 500 000 personnes dont environ 50 % de femmes et 19,2 % de jeunes, réparties comme suit : 227 000 personnes auront accès au moins aux services d’eau de base ; 270 000 personnes bénéficieront d’une meilleure qualité de service ; et 30 000 personnes dans les zones rurales proches des villes de la mise en œuvre du projet, bénéficieront de la restauration des écosystèmes. BM
La Banque mondiale accroit l’accès à la connectivité haut débit au Tchad

La Banque mondiale a approuvé un don de l’Association Internationale de Développement (IDA) d’un montant de 92.2 millions dollars, pour étendre l’accès à une connectivité haut débit abordable et résiliente au climat dans des zones ciblées et faciliter la fourniture de certains services publics numériques. Le Projet de Transformation Numérique du Tchad renforcera les cadres institutionnels, stratégiques, juridiques, réglementaires et politiques pour l’accès des populations tchadiennes aux services internet haut-débit, mettra en œuvre un écosystème numérique fiable, et développera des stratégies de numérisation du secteur public. Il étendra la connectivité haut débit dans les zones rurales, périurbaines et urbaines et renforcera les compétences numériques de la population, en particulier des femmes et des jeunes. Il améliorera aussi les services techniques de l’administration en développant les fondements des services et systèmes gouvernementaux numériques et en renforçant les capacités numériques des acteurs du secteur public ; et il fournira un appui à la coordination institutionnelle et au transfert de connaissances. « Ce projet permettra au Tchad de réaliser un saut technologique significatif. En tant que pays enclavé, le Tchad accuse un retard important en matière de taux de pénétration et d’accès à internet » a déclaré Rasit Pertev, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad. « L’économie du pays bénéficiera non seulement d’une mobilisation accrue des investissements privés dans le secteur numérique, mais aussi de programmes de formation aux compétences numériques qui faciliteront l’utilisation productive de l’internet et renforceront l’employabilité des jeunes ». D’une durée de cinq ans, le Projet de Transformation Numérique du Tchad offrira à plus de 4,5 millions de personnes dans les zones rurales, un accès au haut débit, et permettra à plus de 2 millions de personnes d’utiliser activement les plateformes publiques numériques soutenues par le projet. Environ 40 000 bénéficiaires recevront directement des formations numériques, dont au moins 25 000 femmes et jeunes filles ainsi que 2 000 personnes handicapées.
Le Tchad accélère son accès à l’énergie

La Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don de 295 millions de dollars de l’Association Internationale de Développement (IDA) pour soutenir le Tchad dans son extension d’accès à l’énergie. Le Projet d’Accroissement de l’Accès à l’Energie au Tchad (PAAET) vise à augmenter l’accès à l’électricité et aux solutions de cuisson propre grâce à l’électrification via l’extension du réseau principal et des mini-réseaux, les systèmes solaires autonomes, le déploiement de foyers améliorés et la gestion des ressources naturelles. Il permettra l’expansion de l’électrification de la capitale N’Djamena et de 12 villes secondaires dans lesquelles la Société Nationale d’Electricité (SNE) exploite des mini-réseaux, ainsi que l’accès à l’électricité dans d’autres villes secondaires et villages, y compris ceux situés à proximité des camps de réfugiés. Des investissements publics et privés permettront de renforcer les capacités de production, de stockage et de distribution d’électricité du pays. « La stratégie de soutien de la Banque pour l’accès à l’énergie au Tchad se fait sur une approche à deux volets : d’une part, l’électrification hors réseau menée par le secteur privé pour stimuler rapidement l’accès et d’autre part, l’électrification nationale basée sur le réseau par la SNE qui est stratégiquement importante », souligne Clara de Sousa, directrice des opérations pour le Burkina Faso, le Mali, le Niger et Tchad. « Ce projet ambitionne, avec la participation du secteur privé, un accès à l’énergie passant d’environ 6 % aujourd’hui, à 30 % d’ici 2027 pour environ un million de ménages concernés, », ajoute Rasit Pertev, représentant résident de la Banque mondiale au Tchad. Grâce au PAAET, plus de 6 millions de personnes bénéficieront des services d’électricité, dont 400 000 réfugiés et environ 740 000 personnes issues des communautés hôtes. Le projet permettra également l’électrification d’environ 850 centres médicaux et 700 écoles, principalement dans les zones rurales, dont 150 centres médicaux et 200 écoles au profit des réfugiés et des communautés hôtes. Malgré d’importantes ressources en combustibles fossiles et un excellent ensoleillement, le taux d’accès à l’électricité du Tchad est l’un des plus bas au monde à 6,4 % contre une moyenne de 48 % en Afrique subsaharienne. En juillet 2020, un Plan d’Urgence d’Accès à l’Electricité (PUAE) a été mis en place par le Gouvernement avec pour objectif d’atteindre un taux d’accès de 53 % d’ici 2030. Le PAAET, le Projet d’Interconnexion des Réseaux Electriques du Cameroun et du Tchad (PIRECT) en cours de mise en œuvre, ainsi que les actions de réformes du secteur de l’énergie financées par la Banque mondiale devraient permettre d’atteindre les objectifs du PUAE.
Sénégal: La Banque mondiale approuve un crédit en faveur du développement énergétique durable et de l’économie numérique

La Banque mondiale a annoncé avoir approuvé récemment un crédit de 180 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), une institution qui aide les pays les plus pauvres de la planète, en faveur du Sénégal. Cette aide financière vise d’une part, à soutenir les efforts du Sénégal visant à stimuler la compétitivité des secteurs de l’énergie et des technologies de l’information et de la communication (TIC) et, d’autre part, à améliorer l’accès aux services pour les plus vulnérables, a expliqué la Banque mondiale. Dans un communiqué rendu public dernièrement, la Banque précisé que le programme contribuera à réduire le coût de production de l’électricité, à améliorer les performances du service public d’électricité, à élargir la concurrence dans le secteur des TIC et à bâtir une économie numérique durable. Selon Nathan Belete, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Sénégal, « des services d’électricité et de TIC fiables, abordables et accessibles sont essentiels à la compétitivité et la transformation économique du Sénégal ». Dans son communiqué, l’institution financière internationale explique que cet appui budgétaire a soutenu les efforts du gouvernement au cours des 36 derniers mois pour diversifier ses sources pour son mix énergétique avec une utilisation plus importante du gaz et des énergies renouvelables, tout en élargissant l’accès des plus pauvres à l’électricité. La note précise que le programme élargit également l’entrée de nouveaux acteurs dans le secteur des TIC, augmente les investissements du secteur privé et continue de développer les fondements de l’économie numérique. Toutes ces mesures permettront de réduire les coûts et, par conséquent, de faciliter l’accès aux services de base soutenant la croissance économique, avec un accent particulier sur l’amélioration de l’accès à ces services pour les plus pauvres. « Ce sont des réformes profondes et séquentielles qui peuvent aider à transformer le secteur de l’énergie en un secteur abordable pour le pays et à renforcer la structure concurrentielle du secteur des TIC pour améliorer la qualité des services et réduire les prix », a estimé le chargé du programme au sein de la Banque mondiale, Mustafa Zakir Hussain. S’exprimant sur l’économie numérique, ce dernier a révélé que « le Sénégal sera le deuxième pays en Afrique à disposer d’une loi exclusivement dédiée aux startups, ce qui traduit le sérieux avec lequel le gouvernement aborde ce domaine de l’économie ». Martin Kam
IDA -2019: La communauté internationale réaffirme son soutien aux pays les plus pauvres du monde

Une alliance mondiale de partenaires du développement a annoncé récemment son engagement à entretenir la dynamique de la lutte contre l’extrême pauvreté, en mobilisant 82 milliards de dollars au profit de l’Association internationale de développement (IDA), le fonds de la Banque mondiale pour les pays les plus pauvres. Dans un communiqué, le Groupe banque mondiale explique que cette enveloppe de financement, dont plus de 53 milliards de dollars sont destinés à l’Afrique, aidera les pays à répondre aux besoins de leur population, stimuler la croissance économique et renforcer la résilience aux chocs climatiques et aux catastrophes naturelles. « En prenant cet engagement aujourd’hui, nos partenaires montrent qu’ils sont plus que jamais déterminés à mettre fin à l’extrême pauvreté et promouvoir une prospérité partagée dans les pays les plus pauvres et les plus vulnérables du monde », déclare David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale. « Nous les remercions pour cette nouvelle preuve de confiance dans les capacités de l’IDA à produire des résultats de développement bénéfiques pour celles et ceux qui en ont le plus besoin. » Les pays bénéficiant de l’aide de l’IDA abritent désormais les deux tiers de la population pauvre mondiale (pratiquement 500 millions d’individus). Grâce à ce financement, l’IDA va pouvoir étoffer ses interventions en appui à la création d’emplois et la transformation économique, la bonne gouvernance et la responsabilisation des institutions. Elle pourra également accompagner les pays confrontés aux défis du changement climatique, des inégalités hommes-femmes et des situations de fragilité, de conflit et de violence — en particulier dans la région du Sahel, autour du lac Tchad et dans la corne de l’Afrique. L’IDA entend réaffirmer son aide aux mesures visant à faciliter la croissance et l’intégration régionale, y compris à travers des investissements dans des infrastructures de qualité. Le guichet de l’IDA consacré au secteur privé continuera de contribuer aux efforts de la Société financière internationale (IFC) et de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) pour mobiliser, malgré un environnement difficile, les capitaux privés nécessaires face à l’ampleur des besoins dans les pays en développement. Les ressources de l’IDA sont reconstituées tous les trois ans ; cette 19e reconstitution couvre la période courant du 1er juillet 2020 au 30 juin 2023. Ces nouveaux financements viendront appuyer des projets qui parviennent à changer profondément la donne pour les populations : des services essentiels de santé, de nutrition et de population au bénéfice de plus de 370 millions de personnes ; des accouchements dans de bonnes conditions de sécurité pour 80 millions de femmes, grâce à du personnel médical qualifié ; l’élargissement de l’accès à Internet haut débit pour 50 à 60 millions de personnes ; la vaccination de 140 millions d’enfants ; une meilleure gouvernance dans 60 pays grâce au renforcement des capacités statistiques ; une augmentation de 10 GW de la capacité de production d’énergie renouvelable. Afin de renforcer l’équité et la croissance économique, l’IDA s’attèlera également à des enjeux de développement plus larges, qu’il s’agisse d’améliorer la soutenabilité de la dette et la transparence, d’exploiter le potentiel transformateur des technologies de paiement numérique et de les adapter, de renforcer l’État de droit, d’investir dans le capital humain en créant des débouchés pour tous — y compris les personnes handicapées — ou de redoubler d’efforts pour déployer une couverture santé universelle. Parallèlement à toutes ces priorités, l’IDA attachera une importance accrue à l’anticipation des crises, au renforcement de la résilience et au soutien des plans d’action nationaux face au changement climatique. Cinquante-deux gouvernements ont contribué au succès de cette nouvelle reconstitution des ressources de l’IDA, sachant que d’autres engagements devraient se concrétiser prochainement. Les remboursements de prêts de l’IDA, les contributions de la Banque mondiale et les fonds levés sur les marchés des capitaux sont également venus abonder cette reconstitution. Grâce à ce modèle de financement unique en son genre, l’impact sur le développement des actions de l’IDA est nettement supérieur celui qu’obtiendrait n’importe quelle autre institution agissant seule. Avec CM
L’IDA lève 1,5 milliard de dollars auprès d’investisseurs internationaux

1,5 milliard. Tel est le montant qu’est parvenu à lever l’Association internationale de développement (IDA), suite à sa première émission obligataire depuis sa création, il y a près de 60 ans. Pour répondre à des besoins de développement parmi les plus urgents, l’IDA a fait dernièrement son entrée sur le marché obligataire. L’opération, qui marque le lancement du programme d’emprunts de l’IDA sur les marchés financiers internationaux, a permis à de nombreux investisseurs « de saisir cette opportunité de placement dans un actif noté AAA qui leur permettra de soutenir des investissements de nature à changer la donne dans les pays les plus pauvres de la planète ». Il est à souligner que l’IDA, qui fournit une expertise et des financements à faible coût en faveur de projets et de programmes qui soutiennent la croissance économique et réduisent la pauvreté dans les pays les plus pauvres du monde, n’avait jusqu’à récemment presque jamais eu recours à l’emprunt. L’une des raisons est que ses fonds propres, estimés à 158 milliards de dollars, lui confèrent une assise financière sans équivalent. En conséquence elle ne voyait pas l’intérêt d’entrer sur le marché obligataire. Cependant, après la décision en 2016 de ses actionnaires de transformer son mode de financement en utilisant le levier de ses fonds propres, les choses vont évoluer. Il faut dire que dernière ce changement, l’idée était de lancer un nouveau modèle de financement du développement qui combine les ressources apportées par les donateurs avec des fonds levés sur les marchés, apprend-on sur le site de la Banque mondiale. Ainsi, avec ce programme d’emprunts, l’association estime qu’elle sera en mesure d’élargir considérablement son action dans le but d’atteindre les Objectifs de développement durable (ODD), tout en offrant aux investisseurs la possibilité de contribuer au développement international. Comme l’explique le président du Groupe de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, « l’émission obligataire de l’IDA va lui permettre d’exploiter le potentiel des marchés financiers pour relever de grands défis mondiaux et aider des millions de personnes à sortir de la pauvreté ». Pour rappel, l’IDA est l’une des principales sources de financement pour les pays les plus pauvres du monde. Notée Aaa/AAA par Moody’s et Standard & Poor’s, cette institution fut fondée en 1960 et placée sous la surveillance de ses 173 États actionnaires. A noter que l’association internationale de développement finance des opérations de développement dans 113 pays. Sur les trois dernières années, ses engagements annuels se sont élevés à environ 18 milliards de dollars en moyenne. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce premier emprunt obligataire de l’IDA « a été accueilli avec enthousiasme par le marché », se réjouit le vice-présidente et trésorière de la Banque mondiale, Arunma Oteh. Martin Kam
Congo : 46,5 millions de dollars pour renforcer la gouvernance et soutenir la gestion participative des forêts

Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, le 9 mai 2017 à Washington, une allocation de 40 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et un financement additionnel de 6,5 millions de dollars en provenance du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour, d’une part, appuyer les efforts du gouvernement dans le domaine de la gouvernance et, d’autre part, renforcer les initiatives de gestion participative des forêts, a rapporté un communiqué de presse parvenu à Pagesafrik. Cette source indique que le représentant résident de la Banque mondiale en République du Congo, Djibrilla Issa, a déclaré que «Ces financements permettront à la Banque mondiale de répondre à l’appel du gouvernement pour l’aider à opérer les réformes nécessaires, notamment dans le secteur public, afin de créer un environnement propice à une croissance durable, en harmonie avec le patrimoine naturel et forestier du Congo », En effet, la première allocation de 40 millions de dollars permettra de lancer le Projet de réformes intégrées du secteur public (PRISP) dont la mise en œuvre couvrira la période 2017-2022. Le projet vise à améliorer la gestion du secteur public et la transparence. «Ce projet s’attachera notamment à améliorer la collecte des recettes propres, y compris les recettes forestières, renforcer la gestion de la dépense publique, appuyer la mise en œuvre de la réforme des marchés publics et de l’État, ainsi qu’à renforcer la transparence et la responsabilité publique », précise le chargé de ce projet à la Banque mondiale, Jean Mabi Mulumba. Les 6,5 millions de dollars restants, apporteront un financement additionnel au Projet forêt et diversification économique (PFDE), mis en œuvre de juillet 2017 à juillet 2021 afin d’accroître les acquis du projet. Julian Lee, chargé de ce projet à la Banque mondiale explique que «ce financement additionnel permettra d’augmenter le nombre de membres des communautés locales et des peuples autochtones bénéficiant de microprojets en agroforesterie, avec un accent particulier sur les communautés vivant autour des parcs nationaux de Ntokou-Pikounda et Nouabalé-Ndoki. Il permettra aussi de mettre en place une structure de gestion du parc Ntokou-Pikouda, d’appuyer le développement de l’écotourisme au parc national Nouabalé-Ndoki et d’appuyer la lutte anti-braconnage au niveau national ». Le PFDE est mis en œuvre depuis mars 2013 avec un financement initial de 32,6 millions de dollars, dont 22,6 millions de dollars du gouvernement et 10 millions de dollars des fonds IDA.