Burkina Faso: Conseil des ministres du jeudi 23 octobre 2025

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO. Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil a adopté un avant-projet de loi portant Code de l’urbanisme et de la construction au Burkina Faso. Selon le Ministre Mikaïlou SIDIBÉ, il s’agit d’une révision du code actuel qui date de 2006, avec pour objectif de prendre en compte l’évolution institutionnelle et législative, et de pouvoir traiter et préciser certaines matières qui étaient insuffisamment prises en compte dans l’ancien code. Plusieurs innovations ont été introduites dans ce nouveau code pour simplifier les procédures. La première innovation porte sur l’allègement de la procédure d’obtention des autorisations de construire, et la rationalisation des structures en charge de ces questions. La deuxième innovation consiste à la catégorisation des autorisations, avec d’un côté les autorisations de construire, comme le permis de construire, le permis de démolir, et de l’autre côté, l’instauration du permis d’occuper, une pièce alternative au certificat de conformité pour permettre aux bâtiments qui n’en disposent pas d’être mis en exploitation. La troisième innovation concerne le plan d’urbanisme. « Ce document permet aux collectivités territoriales de pouvoir organiser leur territoire, et surtout de disposer d’un document stratégique qui permet de planifier l’occupation de l’espace », précise le Ministre Mikaïlou SIDIBÉ. Ce nouveau code aborde également la problématique du stationnement dans l’espace urbain. Il contraint ceux qui construisent les établissements qui reçoivent du public à prévoir des parkings pour le stationnement.
Coopération Burkina Faso – Niger : Abdourahamane Tiani reçu par Ibrahim Traoré

En provenance de la République du Mali, le Président nigérien Abdourahamane TIANI a fait une escale à Ouagadougou, pour une visite de courtoisie au Président du Burkina Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. Mardi 30 septembre, il a été accueilli par son homologue burkinabé, à l’aéroport international de Ouagadougou, a annoncé la présidence du Burkina Faso dans un communiqué. « Au salon d’honneur, les deux Chefs d’État ont échangé sur des sujets d’intérêt commun et stratégique pour impulser le développement dans l’espace sahélien. Entre autres sujets au cœur de ce tête-à-tête, la sécurité dans l’espace de la confédération AES, la diplomatie et la gouvernance », précise la Présidence. Il s’agit de la deuxième visite du Président de la République du Niger au Burkina Faso depuis son accession au pouvoir, rappelle la présidence de même source soulignant qu’ »elle traduit l’excellence des relations de coopération entre le Burkina Faso et le Niger. Elle vient renforcer les liens d’amitié séculaires entre les deux pays ». Martin Kam
Burkina Faso: Conseil des ministres du jeudi 4 septembre 2025

Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé, ce jeudi l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers conformément aux objectifs de la Révolution progressiste populaire, selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO. Au titre du ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un projet de loi de finance rectificative de l’exécution du budget de l’État exercice 2025. « Après la revue à mi-parcours il s’est avéré que l’État a réalisé de bonnes performances en matière de recouvrement des recettes. Ces bonnes performances ont justifié que l’exécutif adopte une loi de finance rectificative afin de faire une nouvelle ouverture de recettes pour faire face aux dépenses prioritaires », indique le Ministre chargé de l’Économie, Aboubakar NACANABO. A ce titre, il a été ouvert des recettes à hauteur de 150 milliards FCFA pour faire face à des dépenses importantes, notamment des dépenses d’investissement et des dépenses structurantes. Par ailleurs le Conseil a décidé de la modification du Code général des Impôts. Dans l’objectif d’accompagner l’offensive agro-pastorale et halieutique, le Conseil a décidé de l’exonération de l’aliment poisson de la TVA. Aussi, cette modification introduit une taxe sur les parcelles non-mises en valeur, selon le Ministre NACANABO. Le montant de la taxe varie de 750 FCFA à 1000 FCFA par mètre carré selon la zone. Cette taxe va augmenter de 20% chaque année, indique-t-il. Pour le compte du ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur, le Conseil a adopté un décret portant conditions générales d’affectation et de séjour, ainsi que les modalités de rémunération et les avantages applicables au personnel des missions diplomatiques et postes consulaires du Burkina Faso. « Ce décret fixe une nouvelle grille indiciaire pour tous les agents qui sont affectés en ambassade, limite les prises en charge des titres de voyage et de l’assurance aux seuls agents affectés en ambassade, supprime la prise en charge des frais de scolarité », indique le ministre Karamoko Jean Marie TRAORÉ. Ce décret vise la rationalisation des dépenses de l’État en vue d’accélérer le processus de relance économique du pays. Mise en place d’une instance de justice traditionnelle Au titre du ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les Institutions, le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet de loi portant détermination des mécanismes traditionnels de règlement des différends dénommé « Loi Faso Bukaore » en langue nationale mooré. Selon le Ministre chargé de la Justice, Edasso Rodrigue BAYALA, il s’agit d’instituer dans chaque secteur et village une instance « Bukaore » qui permet qu’en cas de conflit, les partis puissent faire recours à cette instance d’abord pour régler leurs différends. « Il y aura une chaîne de transmission pour assurer cette complémentarité entre les juridictions classiques existantes et ces instances traditionnelles de règlement des différends », note le ministre. Révocation d’agents publics pour falsification des diplômes Au titre du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté un décret instituant une clause prioritaire de servir l’État et un rapport portant révocation d’agents publics pour falsification des diplômes à l’occasion de leur recrutement ou promotion dans la Fonction publique. Selon le Ministre chargé de la Fonction publique, Mathias TRAORÉ, la clause prioritaire de servir l’État implique pour l’agent public de rester à la disposition de l’État au moins pendant 15 ans, durée nécessaire pour une retraite proportionnelle. Il précise qu’à défaut de se mettre à la disposition de l’État, l’agent se voit dans l’obligation de rembourser tous les frais de formation que l’État a engagés. Le Conseil a aussi, au titre du ministère de la Fonction publique et du Travail et de la Protection sociale, adopté neuf rapports de neuf départements ministériels relatifs à la révocation de 21 agents publics. Cette mesure traduit la ferme volonté de Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, Président du Faso, de lutter contre la corruption et d’assainir l’administration publique, précise le Ministre TRAORÉ. Les Conseils des Ministres se tiendront désormais les jeudis Enfin, le Conseil a décidé que, pour compter de ce mois de septembre 2025, les sessions du Conseil des ministres vont désormais se tenir les jeudis au lieu des mercredis, a indiqué le Ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO.
Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 13 août 2025

– De nouvelles conditions pour être éligible au logement social – 1 367 agents à recruter par concours directs sans formation et par sélection sur dossier au titre de l’année 2025 Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce mercredi l’hebdomadaire Conseil des ministres. Cette session ordinaire a examiné et adopté plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour, selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO. Au titre du ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat, le Conseil a adopté un projet de décret portant conditions d’éligibilité et procédure d’accès au logement social au Burkina Faso. Le ministre Mikaïlou SIDIBÉ déclare qu’il s’agit d’un décret d’application de la loi portant promotion immobilière au Burkina Faso, qui dispose que les conditions et les modalités d’accès au logement social sont précisées par voie réglementaire. Ce décret instaure des principes clairs suivant les orientations du Président du Faso. « Dorénavant, le logement social est construit en hauteur, les villas pavillonnaires ne seront qu’une exception et seront autorisées après examen minutieux et approfondi. Pour bénéficier d’un logement social, il faut avoir un revenu inférieur ou égal à huit fois le SMIG au Burkina Faso (360 000 F CFA) », explique le ministre chargé de l’Habitat. Il précise que les modalités d’accès sont les locations, les locations ventes mais aussi des octrois à titre gracieux pour les personnes indigentes et celles déclarées pupilles de la Nation selon les textes en vigueur. Les personnes déjà attributaires de logement sont exclues, et les sous-locations sont interdites. Le Ministre SIDIBÉ souligne que pour assurer la transparence et éviter les attributions multiples des logements sociaux, une plateforme numérique sera mise en place pour le suivi. Il soutient qu’un arrêté conjoint avec le ministre de l’Économie et des Finances viendra préciser les coûts et toutes les conditions. Recrutement par concours directs sans formation et par sélection sur dossiers Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté un rapport autorisant le recrutement par concours direct sans formation et par sélection sur dossiers pour l’année 2025, à titre exceptionnel. « Pour le compte de l’année 2025, 1 367 fonctionnaires seront recrutés pour l’opérationnalisation d’actions en cours soit 778 par concours directs sans formation et 589 par sélection sur dossiers. L’incidence financière annuelle des salaires est estimée à 3 757 544 987 FCFA. Pour l’exercice de 2025, cette incidence est de 627 457 498 F CFA », explique le ministre Mathias TRAORÉ.
Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 30 juillet 2025

– Régularisation de la dette sociale – Projet de loi sur le Code de la presse et de la communication audiovisuelle – Approbation des statuts particuliers de la RTB Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce mercredi, la session ordinaire de l’hebdomadaire Conseil des ministres. L’exécutif a examiné plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO. Pour le compte du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, le Conseil a adopté un rapport relatif à la mise en œuvre des avancements de classe de fonctionnaires conformément au Statut général de la fonction publique d’État. Le ministre Mathias TRAORÉ rappelle que le fonctionnaire, quel que soit sa catégorie ou son échelle, est classé soit en 1re, 2e et 3e classe. « Le fonctionnaire en 1re classe qui effectue dix (10) années de service et obtient une moyenne de 8/10 passe en 2e classe. Celui de 2e classe qui effectue huit (années de service et obtient au moins une moyenne de 8/10 passe en 3e classe », précise-t-il. Pour le ministre TRAORÉ, au moins 367 agents doivent passer de la 2e classe à la 3e classe et environ 36000 passent de la 1re classe à la 2e classe pour un coût global d’environ 9 milliards 700 millions FCFA ». Cette décision du Conseil des ministres vise à reconnaître les sacrifices consentis par l’ensemble des fonctionnaires dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Au titre du ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Conseil a adopté trois rapports. Le premier rapport est relatif à un projet de loi portant Code de la presse et de la communication audiovisuelle au Burkina Faso. Selon le ministre chargé de la Communication, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO, l’objectif de ce projet de loi est de fondre l’ensemble des lois existantes sur la presse écrite, la presse en ligne et la radiodiffusion sonore et télévisuelle en un code unique. Ce projet de loi permettra entre autres de responsabiliser davantage les acteurs, de « définir les statuts du journaliste professionnel et du technicien professionnel de presse, de définir le statut et le mode de financement des entreprises de presse, de prendre en compte la règlementation sur la Télévision numérique de terre (TNT) ». Le deuxième rapport est relatif à un projet de décret portant approbation des statuts particuliers de la Radiodiffusio Télévision du Burkina (RTB). Cette loi va permettre de doter la RTB d’un nouvel organigramme adapté aux défis actuels et futurs qui s’imposent aux médias en général et spécifiquement aux réalités de la nationale de l’audiovisuel. S’agissant du troisième rapport, il est relatif à un projet de décret portant système de labélisation des biens culturels et d’accréditation des organisations de la société civile. Ce décret, foi du ministre, vise l’application de la loi n°022-2023/ALT du 8 août 2023 portant protection, sauvegarde et valorisation du patrimoine culturel au Burkina Faso.
Burkina faso: Conseil des ministres du mercredi 16 juillet 2025

Dissolution de la CENI et Approbation des statuts de dix Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. L’exécutif a examiné et adopté plusieurs dossiers inscrits à son ordre du jour et pris d’importantes décisions pour la bonne marche de la Nation, selon le Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO. Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un projet de loi portant dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Selon le Ministre d’État Emile ZERBO, c’est dans le cadre de la refondation de l’État et dans la dynamique des réformes institutionnelles engagées dans le but de rationaliser les charges de fonctionnement de l’État, qu’une réflexion a abouti à l’élaboration de ce projet de loi dont la transmission à l’Assemblée législative de transition a été autorisée ce jour. « Subventionnée à près d’un demi-milliard F CFA chaque année, l’existence de cette structure aujourd’hui s’avère en incohérence totale avec les dispositions de la Charte de la transition en plus d’être budgétivore », précise le Ministre d’État. Il explique également que « le présent projet de loi consacre la dévolution des attributions électorales au ministère de l’Administration territoriale comme c’était le cas auparavant ». Pour le compte du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Conseil a adopté dix décrets portant approbation des statuts de dix Institutions d’Enseignement supérieur et de Recherche (IESR). Pour le Pr Adjima THIOMBIANO, la relecture de ces statuts s’imposait à la suite de la 25e session annuelle de l’Assemblée générale des Établissements publics de l’État (AG/EPE) qui recommandait une relecture des textes organisationnels, notamment la prise en compte des Bureaux Comptables Matières Principaux (BCMP). A l’issue d’une étude diagnostique menée au sein des IESR, il ressort des disparités entre les statuts et une difficile atteinte des objectifs d’insertion professionnelle des diplômés. Et le Ministre THIOMBIANO explique qu’en plus de cela, il se pose aussi la question de prise en charge efficace de la professionnalisation et de l’entrepreneuriat au sein des offres de formation. En termes d’innovations, le Ministre cite entre autres, la création d’un BCPM au sein de chaque IESR, la fixation du nombre des administrateurs du Conseil d’administration à quinze pour toutes les IESR, la prise en compte de la professionnalisation dans les programmes intégrés de formation, l’institution d’une propriété exclusive des résultats de recherche au niveau des différents IESR.
Burkina Faso : Conseil des ministres du mercredi 02 juillet 2025

– Nouveau découpage administratif : le Burkina Faso réorganisé en 47 provinces et 17 régions – Toponymes endogènes pour les circonscriptions administratives Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ a présidé ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Lors du point fait à la presse à la fin des travaux, le ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO a indiqué que plusieurs rapports ont été adoptés et des décisions importantes prises pour la marche de la Nation. Le Burkina Faso passe de 13 à 17 régions et de 45 à 47 provinces Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a examiné deux projets de décrets portant respectivement changement de dénomination des provinces et des régions, et réorganisation du territoire national avec la création de nouvelles circonscriptions administratives. Pour le Ministre d’État, chargé de l’Administration territoriale, Emile ZERBO, ce nouveau dispositif organisationnel découle de la vision du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, et privilégie le critère de défense stratégique. « Prenant en compte cette dimension sécuritaire, les anciennes régions de la Boucle du Mouhoun, de l’Est et du Sahel, qui représentent à elles seule 43% du territoire national ont été réorganisées. Et de cette réorganisation, il y a 4 nouvelles régions qui ont été créées ainsi que de nouvelles provinces », précise-t-il. Il s’agit de deux nouvelles provinces à savoir la province du Dyamongou avec Kantchari comme chef-lieu, et la province Karo-Peli avec pour chef-lieu Arbinda. Les quatre nouvelles régions sont : le Soum avec pour chef-lieu Djibo, la Sirba dont le chef-lieu est Bogandé, la Tapoa avec comme chef-lieu Diapaga et le Sourou qui a pour chef-lieu Tougan. Ainsi, le Burkina Faso compte 47 provinces et 17 régions. Toutes les circonscriptions administratives ont désormais un nom endogène Le Conseil a adopté un décret portant sur le changement de toponymes des régions en langue nationale pour promouvoir nos valeurs endogènes. Désormais les 17 régions portent les toponymes suivants : Bankui (Dédougou), Djôrô (Gaoua), Goulmou (Fada N’Gourma), Guiriko (Bobo-Dioulasso), Kadiogo (Ouagadougou), Kuilsé (Kaya), Liptako (Dori), Nando (Koudougou), Nakambé (Tenkodogo), Nazinon (Manga), Oubri (Ziniaré), Sirba (Bogandé), Soum (Djibo), Tannounyan (Banfora), Tapoa (Diapaga) Sourou (Tougan) et Yaadga (Ouahigouya). De même, les provinces du Sanmatenga et de l’Oubritenga deviennent respectivement le Sandbondtenga et le Bassitenga. La province du Soum prend le nom de Djelgodji et la Kossi s’appellera désormais Kossin. Le Ministre Emile ZERBO a précisé qu’une période transitoire de six mois a été décrétée pour la mise en œuvre de cette réorganisation administrative du territoire.
Burkina Faso: Conseil des ministres du mercredi 18 juin 2025

– Création de la Société des Aéroports du Burkina Faso – Bilan satisfaisant de la campagne agricole sèche – Une brigade pour lutter contre l’incivisme Le Président du Faso, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé ce mercredi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. L’exécutif a évalué les progrès enregistrés au niveau sectoriel dans la mise en œuvre du Plan d’action pour la stabilisation et le développement. D’importantes décisions ont également été prises, à en croire le ministre Porte-parole du Gouvernement, Pingdwendé Gilbert OUEDRAOGO lors du point de presse à la fin des travaux. Au titre du ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a autorisé la création de la Société des Aéroports du Burkina Faso et procédé à l’approbation des statuts particuliers de cette société. « Elle sera chargée de construire, de développer et de moderniser les aéroports du Burkina Faso. La Maîtrise d’Ouvrage de l’Aéroport de Donsin (MOAD), la Direction de l’Aéronautique nationale du Burkina (DAN), la Régie administrative chargée de la Gestion de l’Assistance en escale (RACGAE), disparaitront pour constituer la Société des Aéroports du Burkina », indique Emile ZERBO. Campagne agricole sèche fructueuse Au titre du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Conseil a entendu une communication orale sur le bilan de la campagne agricole sèche 2024-2025. Cette campagne sèche a bénéficié des eaux abondantes de la campagne humide qui l’a précédée. A cela s’ajoutent les efforts notables consentis en matière d’aménagements et de travaux du sol qui ont permis d’augmenter les superficies cultivées à 78 893 hectares soit une augmentation de 8,3% par rapport à l’année précédente » explique le ministre délégué chargé des Ressources animales, Dr Amadou DICKO qui indique par ailleurs que le gouvernement a mis à la disposition des producteurs plus de 745 motopompes solaires, de 843,7 tonnes de semences et a subventionné plus 11 000 tonnes de fertilisants. La Brigade Laabal pour traquer les inciviques Pour le compte du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté le décret portant création d’une Brigade civique pour l’ordre et la discipline dénommée « Brigade Laabal », en langue fulfuldé qui signifie droiture, probité et honnêteté. Cette brigade opérationnelle aura pour vocation de soutenir la restauration de l’autorité normative de l’État, en assurant une présence de proximité, une action éducative et une interpellation à visée corrective face aux manquements récurrents à l’ordre public, selon les détails donnés par le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de Police Mahamadou SANA. L’objectif de ce décret, selon le ministre, est de doter l’État d’un instrument civique de régulation sociale, capable de constater les manquements aux règles élémentaires de discipline, de civisme et de salubrité afin d’agir en complémentarité avec les autres forces déjà établies.