Maroc/Croissance économique régionale en 2023 : Cinq régions au-dessus de la moyenne nationale

Maroc/Croissance économique régionale en 2023 : Cinq régions au-dessus de la moyenne nationale

Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima, piliers de la création de richesse au Maroc En 2023, d’importants écarts de croissance du Produit intérieur brut (PIB) en volume ont été observés entre les différentes régions du Maroc, comparativement à l’année précédente, selon le Haut-Commissariat au plan (HCP). Si la moyenne nationale de la croissance économique s’est établie à 3,7%, portant le PIB en volume à 1382,28 milliards de dirhams (MMDH), l’institution publique  note que « certaines régions ont connu une forte performance, tandis que d’autres ont affiché une croissance plus modeste, voire négative ». Dans sa note d’information sur les comptes régionaux de l’année 2023, le Haut-Commissariat relève que « cette diversité souligne l’importance des particularités économiques locales et de leurs impacts variés ». La même source indique que cinq régions ont été plus dynamiques que l’ensemble de l’économie nationale, en affichant des taux de croissance du PIB supérieurs à la moyenne nationale. A commencer par la région Dakhla-Oued Ed Dahab qui a affiché un taux de 10,1% en  2023. Cette évolution reflète « une dynamique économique soutenue, impulsée principalement par le développement des secteurs de la pêche maritime et du bâtiment et travaux publics (BTP) », selon les explications de l’institution chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc. Elle est suivie par la région de Fès-Meknès (8,9%), dont la progression de la croissance est attribuée à la bonne performance des secteurs de l’agriculture et des services, et celle de Marrakech-Safi (6,3%), portée par la reprise notable du secteur d’hébergement et restauration. Arrivent ensuite Casablanca-Settat avec 5% soutenu par la performance du secteur des industries manufacturières et des services, et  Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec un taux de croissance de 4,9% porté principalement par l’essor constant du secteur des industries manufacturières et des services. Cinq régions affichent une croissance positive, mais inférieure à la moyenne Dans sa note d’information, le HCP précise en outre que « cinq régions ont connu une croissance positive, mais en deçà de la moyenne nationale, avec des taux variant de 0,7% à 2,9% ». Il s’agit des régions de Laâyoune-Sakia El Hamra (2,9%), Souss-Massa (1,8%), Rabat-Salé-Kénitra (0,7%), Guelmim-Oued Noun (1,2%) et Drâa-Tafilalet (1,5%). Concernant l’évolution du taux de croissance de Laâyoune-Sakia El Hamra, la note du Haut-Commissariat souligne qu’il est tiré principalement par les services non marchands et les activités industrielles. Bien que la croissance de Souss-Massa soit limitée, « la région a vu les effets positifs de la dynamique industrielle et de la pêche amoindris par la contraction du secteur agricole », a justifié l’institution. Il est important de noter que deux régions ont enregistré une croissance négative au terme de la même période. Il s’agit de Béni Mellal-Khénifra, qui a affiché une contraction de 1,3% de son PIB, suite à une diminution significative de la performance du secteur agricole  et de l’Oriental dont le PIB a reculé de 1% en raison de la chute marquée de la production agricole. La note du HCP s’est aussi intéressée à la contribution régionale à la création du PIB en valeur. Ainsi, selon l’institution, les régions de Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Tanger-Tétouan-Al Hoceima ont généré 58,5% du PIB, grâce à « leur dynamisme industriel, commercial et de services, ainsi qu’à la présence d’infrastructures clés ». Casablanca-Settat demeure le moteur économique du pays Dans le détail, Casablanca-Settat demeure le moteur économique du pays en générant 32,2% du PIB national. Elle est suivie de Rabat-Salé-Kénitra (15,7%) et Tanger-Tétouan-Al Hoceima (10,6%). Bien que jouant un rôle moins dominant que les trois premières, cinq régions ont collectivement contribué à 33,8% du PIB national : Marrakech-Safi (8,5%), Fès-Meknès (8,4%), Souss-Massa (6,6%), Béni Mellal-Khénifra (5,4%) et l’Oriental (5%). Enfin, les régions  qui n’ont contribué qu’à hauteur de 7,6% à la création du PIB en valeur sont Drâa-Tafilalet (2,8%), Guelmim-Oued Noun, Laâyoune-Sakia El Hamra et Dakhla-Oued Ed Dahab   (4,8%). Alain Bouithy

Maroc. La grande crainte des familles face à l’inflation persistante

Maroc. La grande crainte des familles face à l’inflation persistante

La rentrée des classes avec son lot de fortes dépenses C’est la hantise de nombreuses familles : à quelques jours de la rentrée scolaire, synonyme de fortes dépenses, l’inflation continue de sévir. Malgré un ralentissement de son rythme, constaté au cours des derniers mois, la situation est loin d’apaiser les inquiétudes des ménages qui voient dans la poursuite de la hausse des prix une pression supplémentaire sur leur budget. Compte tenu de son impact sur le pouvoir d’achat, cette évolution n’est pas pour plaire aux ménages dont 80,9% déclaraient une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, selon les résultats de l’enquête de conjoncture menée par le Haut-Commissariat au plan (HCP) auprès de ces derniers au premier trimestre de l’année 2025. D’après cette enquête, 53% d’entre eux avaient déclaré s’attendre à une dégradation du niveau de vie au cours des 12 prochains mois. Ainsi, « le solde d’opinion sur l’évolution future du niveau de vie est resté négatif à moins 46,3 points, contre moins 46,1 points au trimestre précédent et moins 47,3 points au même trimestre de l’année passée », avait conclu l’institution publique dans sa note d’information d’alors. A cette perception négative, s’ajoute en outre celle du chômage. En effet, au premier trimestre de 2025, 80,6% des ménages s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. A propos de l’inflation, selon les chiffres publiés par le Haut-Commissariat au plan (HCP), comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 0,5% au cours du mois de juillet 2025. Bien qu’elle ait légèrement évolué, il s‘agit tout  de même du septième mois  consécutif de hausse de l’année 2025. En effet, cette progression fait suite à celles enregistrées au cours des six précédents mois : juin (0,4%), mai (0,4%), avril (0,7%), mars (1,6%), février (2,6%) et janvier (2%). Sans vouloir paraître pessimiste, il ne faut pas se faire trop d’illusions : rien n’augure pour l’instant une inversion radicale de cette tendance au cours des mois restants de l’année. Et quand bien même cela surviendrait, les charges inhérentes à la rentrée des classes auront déjà impacté le porte-monnaie de nombreux ménages. En d’autres termes, ceux-ci n’en tireraient pas un réel bénéfice. D’après l’institution publique, l’évolution des prix est la « conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,9% et de celui des produits non alimentaires de 0,2% ». S’agissant des produits non alimentaires, les variations allaient d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 3,4% pour les «Restaurants et hôtels». Cependant, comparée au mois de juin 2025, l’inflation a connu une baisse de 0,1% résultant de la baisse de 0,5% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires, a fait savoir le HCP. Ainsi, d’après les données recueillies, entre juin et juillet 2025, le Haut-Commissariat a relevé des baisses des produits alimentaires, principalement au niveau des «Légumes» (4,7%), des «Fruits» (0,9%), des «Huiles et graisses» (0,5%), du «Pain et céréales» (0,3%) et des «Viandes» (0,1%). D’après ces chiffres, les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Meknès (0,7%), à Guelmim (0,6%), à Laâyoune et Settat (0,5%), à Oujda (0,3%), à Marrakech, Rabat, Safi et Béni-Mellal (0,2%). A l’inverse, les prix ont augmenté de 2,7% pour le «Lait, fromage et œufs», de 0,6% pour le «Café, thé et cacao» et de 0,4% pour les «Poissons et fruits de mer». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 3,5%. Les hausses ont été enregistrées à Errachidia, à Al-Hoceima et à Tétouan avec respectivement 0,8%, 0,4% et 0,2%. Alain Bouithy

Maroc. L’inflation maintient sa tendance haussière

Maroc. L’inflation maintient sa tendance haussière

L’ indice des prix à la consommation (IPC) a poursuivi sa tendance haussière en juillet 2025, sous l’ef fet de la hausse de l’indice des pro duits alimentaires et de celui des produits non alimentaires, selon le Haut-Commissariat au plan (HCP). D’après les données publiées par l’institu tion publique, comparé au même mois de l’an née précédente, il a enregistré une hausse de 0,5% au cours du mois de juillet 2025. Bien qu’en légère baisse par rapport aux mois précédents, et nettement en dessous du pic atteint en février dernier (2,6%), cette évo lution confirme toutefois une tendance amor cée au cours des six premiers mois de l’année : juin (0,4%), mai (0,4%), avril (0,7%), mars (1,6%), février (2,6%) et janvier (2,0%). La légère progression de l’IPC observée au cours du mois précédent est la « conséquence de la hausse de l’indice des produits alimen taires de 0,9% et de celui des produits non ali mentaires de 0,2% », a expliqué l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc. En ce qui concerne les produits non ali mentaires, les variations allaient d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 3,4% pour les «Restaurants et hôtels», a indiqué l’ins titution publique dans sa note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation (IPC) du mois de juillet 2025. A titre de comparaison, la hausse de l’in dice des prix à la consommation (0,4%) de juin 2025 avait été attribuée à celle de l’indice des produits alimentaires (0,8%) et de celui des produits non alimentaires (0,1%). En ce qui concerne les produits non ali mentaires, les variations s’étaient établies entre une baisse de 3,4% pour le «Transport» et une hausse de 3,8% pour les «Restaurants et hô tels». Un mois plutôt (mai 2025), la progression de l’IPC avait été justifiée par la hausse de l’in dice des produits alimentaires de 0,5% et de celui des produits non alimentaires de 0,3%. S’agissant des produits non alimentaires, les va riations s’étaient établies entre une baisse de 4,3% pour le «Transport» et une hausse de 3,9% pour les «Restaurants et hôtels». Comparé au mois de juin 2025, l’IPC a connu, au cours du mois de juillet 2025, une baisse de 0,1% par rapport au mois précédent, a fait savoir le Haut-Commissariat justifiant cette variation par la baisse de 0,5% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires. D’après les données recueillies, les baisses des produits alimentaires observées entre juin et juillet 2025 ont concerné principalement les «Légumes» (4,7%), les «Fruits» (0,9%), les «Huiles et graisses» (0,5%), le «Pain et céréales» (0,3%) et les «Viandes» (0,1%). En revanche, ces données montrent que les prix ont augmenté de 2,7% pour le «Lait, fromage et œufs», de 0,6% pour le «Café, thé et cacao» et de 0,4% pour les «Poissons et fruits de mer», a poursuivi l’institution soulignant qu’en ce qui concerne les produits non alimen taires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» (3,5%). A titre de comparaison, les hausses des produits alimentaires observées entre mai et juin 2025 avaient concerné principalement les «Viandes» (4,0%), les «Poissons et fruits de mer» (3,9%), le «Café, thé et cacao» (1,8%), les «Fruits» (1,3%) et le «Lait, fromage et œufs» (0,2%). En revanche, les prix avaient diminué de 1,6% pour les «Huiles et graisses», de 0,6% pour les «Légumes» et de 0,4% pour le «Pain et céréales», avait indiqué le HCP dans sa pré cédente note d’information. S’agissant des pro duits non alimentaires, la hausse avait concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,3%, précisait-il. Il est à noter que les baisses les plus impor tantes de l’IPC ont été enregistrées à Meknès (0,7%), à Guelmim (0,6%), à Laâyoune et Set tat (0,5%), à Oujda (0,3%), à Marrakech, Rabat, Safi et Béni Mellal (0,2%). A l’inverse, les chiffres montrent que des hausses ont été enregistrées à Errachidia (0,8%), à Al Hoceima (0,4%), à Tétouan (0,2%). En juin dernier, les hausses les plus impor tantes de l’IPC avaient été enregistrées à Laâyoune et Béni Mellal (1,0%), à Guelmim (0,9%), à Oujda (0,8%), à Meknès (0,7%), à Tanger (0,5%), à Casablanca (0,4%), à Rabat, Tétouan, Dakhla, Settat et Errachidia (0,3%) et à Marrakech (0,2%). En revanche, des baisses avaient été enregistrées à Kénitra et Safi (0,1%). En conséquence, le Haut-Commissariat estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de juillet 2025 une baisse de 0,1% par rapport au mois de juin 2025 et une hausse de 0,9% par rapport au mois de juillet 2024. Pour mieux apprécier cette variation, rap pelons qu’en juin dernier, il avait connu une hausse de 0,2% par rapport au mois de mai 2025 et de 1,1% par rapport au mois de juin 2024. Alain Bouithy

Maroc : hausse du sous-emploi au deuxième trimestre 2025

Maroc : hausse du sous-emploi au deuxième trimestre 2025

Entre le deuxième trimestre de 2024 et celui de 2025, le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi s’est accru, selon les données publiées récemment par le Haut-commissariat au plan (HCP). Ces chiffres montrent qu’il est passé de 1.042.000 à 1.147.000 personnes au niveau national, de 552.000 à 635.000 personnes en milieu urbain et de 490.000 à 512.000 en milieu rural. En conséquence, « le taux de sous-emploi est passé de 9,6% à 10,6% au niveau national, de 8,3% à 9,4% en milieu urbain et de 11,6% à 12,4% en milieu rural », a fait savoir l’institution dans sa note d’information relative a la situation du marche du travail au deuxième trimestre de 2025.. D’après le même source, le volume de la population active occupée en situation de sous-emploi en termes de nombre d’heures travaillées est passé de 583.000 à 602.000 personnes au niveau national, tandis que le taux correspondant est passé de 5,4% à 5,5%. la note rapporte en outre que « la population active occupée en situation de sous-emploi en termes d’insuffisance du revenu ou d’inadéquation entre formation et emploi exercé est passée de 459.000 à 545.000 personnes au niveau national ». Et d’ajouter: le taux correspondant s’est accru de 4,2% à 5%. Martin Kam  

Maroc: recul des taux d’activité et d’emploi au deuxième trimestre 2025 (HCP)

Maroc: recul des taux d’activité et d’emploi au deuxième trimestre 2025 (HCP)

Entre le deuxième trimestre de 2024 et celui de 2025, le taux d’activité a reculé de 0,8 point, passant de 44,2% à 43,4%, a annoncé récemment le Haut-commissariat au plan (HCP). D’après l’institution publique, cette baisse est le « résultat de l’accroissement de la population en âge d’activité (15 ans ou plus) de 1,5%, entre les deux périodes, et d’une légère baisse de la population active (-0,3%) ». Dans sa note d’information relative à la situation du marche du travail au deuxième trimestre de 2025, le HCP indique que ce taux a enregistré une baisse importante en milieu rural (-1,6 point), passant de 48% à 46,4% contre 0,3 point en milieu urbain, de 42,3% à 42%. L’institution précise que cette baisse est plus prononcée parmi les femmes (-1,2 point), de 20,1% à 18,9%, que parmi les hommes (-0,4 point), de 69% à 68,6%. En ce qui concerne le taux d’emploi, les données recueillies montrent qu’il a reculé de 0,5 point, passant de 38,4% à 37,9%, au niveau national. Dans le détail, ce taux a baissé de 1,3 point en milieu rural, de 44,8% à 43,5%, et de 0,2 point en milieu urbain, de 35,3% à 35,1%, tandis qu’il a augmenté parmi les hommes, de 61% à 61,2% (+0,2 point) et a baissé parmi les femmes, de 16,5% à 15,2% (-1,3 point). Martin Kam  

La croissance économique du Maroc atteint 4,8% au premier trimestre 2025

La croissance économique du Maroc atteint 4,8% au premier trimestre 2025

La croissance économique du Maroc s’est améliorée au premier trimestre 2025. Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), elle s’est établie à 4,8% contre 3% à la même période de l’année 2024.   Amélioration des activités non agricoles et de celles du secteur agricole, selon le HCP  « Le Produit intérieur brut en volume, corrigé des variations saisonnières, a affiché un accroissement de 4,8% au lieu de 3% au premier trimestre de l’année précédente », a souligné l’institution publique qui tient compte de l’accroissement des impôts sur les produits nets des subventions de 6% au lieu de 6,7%. Dans sa note d’information sur la situation économique nationale au premier trimestre 2025, l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc indique que les activités non agricoles ont affiché une augmentation de 4,6% et celles du secteur agricole une hausse de 4,5%. Dans le détail, la valeur ajoutée du  secteur secondaire en volume, corrigée des variations saisonnières (cvs), est ressortie en hausse de 4,5% au lieu de 3,2% au premier trimestre de l’année précédente. Le HCP justifie cette progression par la hausse des valeurs ajoutées des activités du bâtiment et travaux publics de 6,3% au lieu de 2,5%, de l’électricité et eau de 5% au lieu de 4,2% et des industries de transformation de 3,4% au lieu de 1,7%. Les activités de l’industrie d’extraction en forte baisse L’institution explique également cette variation par le ralentissement des activités de l’industrie d’extraction de 6,7% au lieu de 19,1%. De son côté, le taux d’accroissement de la valeur ajoutée du secteur tertiaire a enregistré une progression au cours des trois premiers mois de l’année, passant de 3,8% durant le même trimestre de l’année écoulée à 4,7% au cours de ce trimestre. Cette progression significative est à mettre sur le compte de l’amélioration des activités de l’hébergement et la restauration qui ont bondi de 9,7% au lieu de 3,2%, des services de l’éducation, de la santé et des activités de l’action sociale, (6,2% au lieu de 5,9%), des services rendus par l’administration publique générale et la sécurité sociale (5,3% au lieu de 3,4%), du commerce et réparation de véhicules (4,3% au lieu de 4%) et des services immobiliers (0,8% au lieu d’une baisse de 1,4%). Il est important de noter que l’évolution de la valeur ajoutée du secteur tertiaire a également été marquée par le ralentissement des activités du transport et entreposage à 4% au lieu de 6,5%, de la recherche et du développement et des services rendus aux entreprises (3,9% au lieu de 4%) et de l’information et la communication (0,5% contre 3,3%). Ce qui explique que « la valeur ajoutée du secteur non agricole a connu une augmentation de 4,6%  durant le premier trimestre 2025 au lieu de 3,6% une année auparavant ». Quant à la valeur ajoutée du secteur primaire, les données montrent qu’elle s’est améliorée au cours du premier trimestre 2025, enregistrant une augmentation de 4,3% au lieu d’une baisse de 4,3% durant la même période en 2024. De l’avis du Haut-commissariat, « cette évolution s’explique par la hausse de l’activité agricole de 4,5% au lieu d’une baisse de 5% une année auparavant et par la baisse de celle de la pêche de  0,3%  au lieu d’une hausse  de 10,6% ». Alain Bouithy Le besoin de financement de l’économie nationale représente 2% du PIB Avec la hausse de 6,9% du PIB à prix courants au lieu de 6,8% au même trimestre de l’année passée et la baisse de 7,5% des revenus nets reçus du reste du monde au lieu d’une baisse de 6,3, le revenu national brut disponible a enregistré une croissance, au premier trimestre 2025, de 6% au lieu de 5,9%. Compte tenu de l’accroissement de 6,7% de la consommation finale nationale en valeur au lieu de 6% enregistré une année auparavant, l’épargne nationale s’est située à 26,8% du PIB au lieu de 27,6%. L’investissement brut (FBCF, variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeur) a représenté 28,8% du PIB au lieu de 26,6% durant le même trimestre de l’année précédente. Ce qui dégage un besoin de financement de 2% du PIB.

Maroc/Anticipations des industriels : Reprise attendue de la production au deuxième trimestre 2025 

Maroc/Anticipations des industriels : Reprise attendue de la production au deuxième trimestre 2025 

Les entreprises opérant dans les secteurs des industries manufacturières s’attendent à une augmentation de leur niveau de production au deuxième trimestre 2025, selon une enquête de conjoncture du Haut-commissariat au plan (HCP). « Cette évolution s’explique principalement par la hausse de l’activité dans les branches de l’industrie automobile, de l’industrie chimique, de l’industrie alimentaire ainsi que de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques », a indiqué l’institution publique. En ce qui concerne les anticipations de l’emploi, les industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés, a-t-elle souligné dans sa note d’information synthétisant les résultats des enquêtes de conjoncture menées auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, extractive, énergétique, environnementale ainsi que de la construction, au titre du deuxième trimestre 2025. Selon l’institution, les entreprises opérant dans l’industrie extractive prévoient une baisse de leur production pour le deuxième trimestre 2025  imputable principalement à une diminution de la production des phosphates. Au niveau des effectifs employés, les patrons de ce secteur prévoient une stabilité. «La production énergétique attendue pour le deuxième trimestre 2025, connaîtrait une augmentation attribuable à la hausse de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné », d’après le Haut-commissariat ajoutant que l’emploi connaîtrait une diminution des effectifs au cours du même trimestre. Quant aux patrons des entreprises relevant de l’industrie environnementale, ils anticipent une stabilité de la production notamment dans les activités du captage, traitement et distribution d’eau ainsi qu’une stabilité des effectifs. Pour mieux apprécier l’évolution de ces différents secteurs, le HCP rapporte que la production de l’industrie manufacturière aurait connu une légère augmentation au premier trimestre 2025, attribuée à une hausse de la production dans les branches de l’industrie chimique, de l’industrie alimentaire et de la fabrication d’autres produits minéraux non métalliques. Cette variation s’explique également par « une baisse de la production dans les branches de l’industrie de l’habillement, de la fabrication d’équipements électriques et de la fabrication de produits en caoutchouc et en plastique », a en outre relevé l’institution ajoutant que les carnets de commandes du secteur sont jugés d’un niveau normal par les chefs d’entreprise. Au cours du même trimestre, l’emploi aurait connu une stabilité, tandis que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) se serait établi à74 %. De ces enquêtes, il ressort également que « 37% des entreprises de l’industrie manufacturière auraient rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement celles d’origine étrangère », d’après le HCP. Quant aux stocks de matières premières, ils se seraient situés à un niveau normal durant la même période et la trésorerie aurait été jugée « difficile » selon 23% des patrons, a fait savoir l’institution précisant que, par branche, cette proportion atteint près de 44% dans l’«industrie du cuir et de la chaussure». La production aurait connu une augmentation dans l’industrie extractive au cours du premier trimestre, suite à une hausse de la production des phosphates et les prix de ventes des produits de ce secteur auraient connu une hausse et l’emploi aurait connu une augmentation, a-t-on fait remarquer. En parallèle, « la production de l’industrie énergétique aurait enregistré une baisse, principalement imputable au recul de l’activité dans la branche  production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné», selon les avis des patrons qui soutiennent que les prix de vente des produits du secteur auraient également diminué et qu’une baisse aurait également été  observée au niveau de l’emploi. Enfin, l’institution note que la production de l’industrie environnementale aurait connu une stabilité imputable à une stagnation de l’activité du captage, traitement et distribution d’eau; les carnets de commandes de ce secteur se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une stabilité. Alain Bouithy

Maroc/ Secteur informel : Environ 2,03 millions d’unités de production informelles recensées en 2023

Maroc/ Secteur informel : Environ 2,03 millions d’unités de production informelles recensées en 2023

Le Maroc a recensé près de 2,03 millions d’unités de production informelles (UPI) en 2023, soit plus de 353.000 qu’en 2014, annonce le Haut-commissariat au plan (HCP) qui vient de rendre publics les principaux résultats de son enquête sur les unités de production opérant dans l’informel 2023/2024. « Cette croissance est principalement urbaine avec 77,3% des UPI localisées en milieu urbain, et une forte concentration dans la région de Casablanca-Settat (22,7%) », a indiqué l’institution publique précisant que les UPI sont majoritairement de très petite taille, 85,5% sont constituées d’une seule personne. L’enquête, qui concerne toutes les unités de production non agricoles ne disposant pas d’une comptabilité conformément à la réglementation comptable en vigueur au Maroc, révèle également que le commerce constitue la principale activité, avec 47% des UPI, bien que sa part a diminué au profit d’une progression des services (28,3%) et du BTP (11,6%). Les données recueillies montrent que la majorité des unités informelles opèrent sans local professionnel et ont un accès limité aux infrastructures de base. En effet, « plus de la moitié des UPI (55,3%) n’ont pas de local professionnel fixe, et une proportion de 4,6% exerce à domicile. L’industrie se distingue avec 56,5% d’UPI disposant d’un local professionnel et compte également 22,5% d’unités travaillant à domicile », a fait savoir l’institution relevant que le BTP est le secteur qui abrite la proportion la plus élevée d’activités sans local professionnel fixe (90,2%) majoritairement exercées chez le client. D’après les explications du HCP, l’exercice de l’activité informelle hors local professionnel est souvent lié à des contraintes financières (42,9%) ou par la nature même de l’activité exercée (42,5%), notamment dans les secteurs du transport et de la construction. Bien que 94% des unités disposant d’un local professionnel aient accès à l’électricité, seuls 46% ont l’eau potable, 43% un assainissement, et 41% un accès à Internet. Les unités de plus grande taille (quatre emplois ou plus) bénéficient d’un meilleur accès aux infrastructures de base, tandis que les micro-unités (un seul emploi) font face à un déficit important en la matière. 14,2% des UPI sont inscrites à la taxe professionnelle 9,8% sont affiliées à la CNSS Il est important de noter que les taux d’enregistrement administratif restent globalement faibles. Selon le Haut-commissariat, « seuls 14,2% des UPI sont inscrites à la taxe professionnelle, 9,8% sont affiliées à la CNSS, 7,5% sont enregistrées au registre du commerce, 6,2% sont affiliées au régime de la contribution professionnelle unique (CPU) et à peine 1,7% bénéficient du statut d’auto-entrepreneur». A souligner également que la présence féminine dans la direction des unités de production informelles (UPI) demeure marginale et en recul. Malgré une présence significative relative dans l’industrie (20,9% en 2023 contre 22,3% en 2014), elle est passée de 8,8% à 7,6%, entre 2014 et 2023. Selon le HCP, « la création d’UPI est principalement motivée par des besoins économiques (68,3%), avec une part minoritaire (31,7%) choisissant cette voie par préférence ou tradition familiale », précisant que les femmes, en particulier, accèdent au secteur informel souvent par nécessité (71,9% contre 65,1% pour les hommes) et rencontrent davantage de difficultés pour concilier vie professionnelle et obligations familiales. Enfin, le financement des unités informelles repose quasi exclusivement sur l’autofinancement (72,2%), tandis que le recours au financement formel reste marginal (1,1% pour les crédits bancaires, 0,8% pour les microcrédits). Alain Bouithy