Maroc : malgré le recul, la demande intérieure resterait le principal moteur de la croissance en 2026

Après 8 % en 2025, la demande intérieure devrait croître de 5,7 % en 2026, selon les prévisions du Haut-commmissariat au plan (HCP) qui estime qu’elle contribuera à hauteur de 6,3 points à la croissance du PIB en 2026 après 8,7 points en 2025. Cette dynamique confirme ainsi son rôle de moteur central de l’économie nationale, s’appuyant sur une synergie entre la résilience de la consommation finale et le dynamisme de l’investissement. La consommation finale des ménages devrait progresser de 4,4 % en 2025 et de 4,1 % en 2026, générant ainsi une contribution d’environ 2,5 points à la croissance. Cette tendance serait attribuable notamment aux effets de la revalorisation salariale, à l’accroissement des revenus agricoles sous l’hypothèse d’une saison supérieure à la moyenne et à l’atténuation des pressions inflationnistes, et ce dans un contexte de poursuite de l’attribution des aides sociales directes. Parallèlement, la consommation finale des administrations publiques devrait progresser de 5,7 % en 2026, après 6,3 % en 2025, contribuant de près de 1 point à la croissance. La consommation finale nationale devrait ainsi marquer une évolution avoisinant 4,5 % en décélération par rapport à 4,9 % en 2025, soutenant la croissance de près de 3,5 points après 3,8 points en 2025. L’investissement brut devrait maintenir sa contribution positive à la croissance du PIB entamée en 2023. Il serait soutenu principalement par les grands chantiers réalisés dans le cadre des préparatifs des grandes manifestations internationales, par le déploiement de la nouvelle Charte d’investissement, et par le maintien de l’effort d’investissement des établissements et entreprises publics. Ainsi, l’investissement brut devrait garder une croissance favorable en 2025 et 2026, affichant une hausse de 16,3 % en 2025 et 8,7 % en 2026, pour contribuer de 4,9 points à la croissance du PIB en 2025 et de 2,8 points en 2026. Dans ce sillage, l’épargne intérieure devrait se consolider pour atteindre 22,7 % du PIB en 2025 et 23,3 % en 2026. Cette dynamique serait portée par la croissance du PIB nominal attendue à 6,7 % en 2025 et 6,3 % en 2026, et par la consommation nationale qui progresserait en valeur de 5,7 % et 5,5 % respectivement en 2025 et 2026. En tenant compte des revenus extérieurs nets, qui devraient s’établir autour de 7 % du PIB, l’épargne nationale devrait s’améliorer pour avoisiner 29,6 % du PIB en 2025 puis 30,3 % en 2026. Parallèlement, le taux d’investissement brut, qui devrait se situer à 32 % du PIB puis 32,2 % en 2026, pèserait sur le besoin de financement. Ce dernier devrait se creuser par rapport au niveau de 1,2 % du PIB en 2024, pour atteindre 2,4 % du PIB en 2025 avant de s’alléger à 1,9 % du PIB en 2026.
Maroc. La croissance de l’économie nationale devrait s’établir à 5% en 2026

Prévisions économiques du HCP Après une croissance estimée à 4,7% en 2025, l’économie marocaine devrait s’accélérer pour s’établir à 5% en 2026, selon ce qui ressort du Budget économique prévisionnel (BEP) 2026 publié par le Haut-commissariat au plan (HCP). D’après l’institution publique, cette accélération continue serait «portée par la reprise du secteur agricole et par la consolidation des performances des activités non agricoles, stimulée par le dynamisme de la demande intérieure dans un contexte de stabilité des prix». Il est important de noter que les projections économiques, contenues dans le BEP, reposent sur un ensemble d’hypothèses macroéconomiques portant notamment sur « une campagne agricole 2025/2026 supérieure à la moyenne, soutenue par les conditions climatiques favorables ; la prise en compte des nouvelles dispositions de la loi de Finances 2026; un redressement de la demande adressée au Maroc, en lien avec l’amélioration graduelle de la croissance économique chez les principaux partenaires commerciaux ainsi que le maintien de la tendance baissière des cours à l’international, en particulier pour certaines matières premières, contribuant à l’atténuation des pressions inflationnistes ». Dans le détail, le démarrage de la campagne agricole 2025/2026 a été marqué par un déficit pluviométrique notable, les précipitations abondantes et bien réparties enregistrées à partir de fin novembre laissant entrevoir une campagne agricole plus prometteuse. Ce qui devrait contribuer à reconstituer les réserves des barrages et à alimenter les nappes phréatiques. Le HCP prévoit, par ailleurs, le redressement de l’activité d’élevage en 2026, « soutenue par les retombées positives de la décision Royale de s’abstenir du sacrifice de l’Aïd Al-Adha en 2025, l’amélioration du couvert végétal et la disponibilité des pâturages, ainsi que par le programme national de reconstitution du cheptel». Dans ces conditions, l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc estime que la valeur ajoutée agricole devrait évoluer de 10,4% en 2026, après 4,5% en 2025, sous l’hypothèse d’une production céréalière supérieure à la moyenne. Après une évolution de 3,7% estimée en 2025, le secteur primaire devrait progresser de 10% en 2026 contribuant ainsi de 1,1 point à la croissance économique nationale en 2026 contre 0,4 point en 2025, selon les prévisions de l’institution, qui s’attend à un léger redressement de l’activité de la pêche au cours de cette année (après sa baisse prévue en 2025, suite au repli du volume des débarquements de la pêche côtière et artisanale). Les activités non agricoles devraient évoluer de 4,3% en 2026, soutenues principalement par la consolidation des activités industrielles, la poursuite de la bonne performance du secteur du BTP, ainsi que par la vigueur des services marchands. Mais également par la bonne tenue de la demande intérieure et par l’effet d’entraînement des grands projets d’investissement. Après une croissance de 4,8% estimée en 2025, les activités secondaires devraient évoluer de près de 4,2% en 2026, contribuant ainsi à la croissance économique nationale aux alentours de 1,1 point en 2025 et 2026. Quant au secteur tertiaire, il « devrait confirmer sa résilience avec une croissance de 4,3% en 2026 après 4,5% en 2025, contribuant positivement à la croissance du PIB à hauteur de 2,3 points en 2026 après 2,4 points en 2025 », selon le HCP. Alain Bouithy
Maroc. Décélération de la croissance au troisième trimestre 2025

La croissance économique s’est établie à 4% au troisième trimestre 2025, en rythme annuel, au lieu de 4,8% et 5,5% respectivement aux premier et deuxième trimestres, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). « Cette inflexion a été une conséquence directe de la décélération des activités manufacturières, confrontées au cours de l’été 2025 à un tassement de la demande extérieure adressée aux industries métalliques, métallurgiques, électroniques et aux produits du textile », explique l’institution. A l’inverse, les services non marchands et financiers, l’immobilier et l’agriculture ont continué de jouer un rôle stabilisateur, permettant de préserver un rythme d’activité globalement en hausse de 0,4 point par rapport à celui de son niveau tendanciel. A noter que « l’expansion de l’activité a reposé, principalement, sur le soutien de la demande intérieure, malgré des signes de modération progressive », comme le relève le HCP. Toujours selon l’institution, la solidité de l’investissement s’est maintenue, grâce à la vigueur des dépenses publiques en infrastructure et au redressement de l’équipement des entreprises, tandis que la consommation des ménages a poursuivi son affermissement au ralenti, affichant une amélioration de 3,9% au troisième trimestre 2025, au lieu de +5,1% au trimestre précédent. Quant aux échanges extérieurs, ils ont continué d’exercer un effet restrictif, soustrayant 4,3 points à la croissance économique au cours de la même période. En conséquence, le HCP note que les équilibres macroéconomiques internes ont montré des signes de relative résilience, nonobstant un durcissement des pressions sur les finances publiques. En effet, le déficit budgétaire s’est sensiblement renforcé au troisième trimestre 2025, tandis que le besoin de financement de l’économie nationale s’est légèrement atténué, pour s’établir à 12,3 milliards de dhs, contre 13,7 milliards le trimestre précédent, fat-elle savoir. Patricia Engali
Maroc. La croissance économique attendue à 4,2% au premier trimestre 2026

Après une progression modérée au trimestre précédent Après 4% au quatrième trimestre 2025, la croissance économique nationale devrait enregistrer une légère accélération au début de 2026. Elle devrait s’établir à 4,2% au premier trimestre en rythme annuel, selon les prévisions du Haut-commissariat au plan (HCP). Cette progression serait, essentiellement, portée par les activités agricoles et tertiaires dont la contribution à la croissance économique globale devrait s’élever à +2,9 points, a fait savoir l’institution publique dans une synthèse du point de conjoncture du troisième trimestre 2025 et perspectives pour le quatrième trimestre 2025 et le premier trimestre 2026. Le secteur de la construction poursuivrait son évolution au rythme de 3,4%, après la décélération observée à fin 2025, imputable aux interruptions ponctuelles liées aux intempéries de décembre. Plus exposée aux fluctuations de la demande extérieure, l’industrie manufacturière afficherait, à l’inverse, une croissance modérée (+3,1%), reflétant la persistance des pressions sur les marchés d’exportation, souligne le document rendu public récemment. La même source précise que « le scénario de croissance au début de 2026 repose sur un équilibre entre des risques externes plus accentués et des leviers internes de résilience ». D’après l’institution, le ralentissement industriel et le durcissement des contraintes réglementaires européennes pourraient peser plus lourdement sur les exportations et renforcer le déficit commercial, entraînant une croissance moins soutenue que prévu. En contrepartie, le Haut-commissariat soutient que «des facteurs conjoncturels favorables liés à la poursuite d’un régime climatique humide en hiver et le maintien de l’investissement en infrastructures apporteraient des gains plus importants sur la demande intérieure et sur la croissance. S’agissant toujours des perspectives de croissance de ce début d’année, l’organisme s’attend à ce que l’économie nationale évolue dans un environnement marqué par une combinaison de chocs externes et structurels. De l’avis des experts de l’institution, la modération persistante de la demande européenne, accentuée par l’augmentation des droits tarifaires américains et l’intensification de la concurrence chinoise, continuerait de peser sur les exportations nationales. Par ailleurs, « les entreprises exportatrices devraient faire face à un double choc réglementaire sur le marché européen, résultant de la transition vers le régime d’ajustement carbone aux frontières européennes et la mise en œuvre d’une nouvelle législation française limitant le recours à l’offshoring dans les activités de consommation et de prospection », selon le HCP. L’institution s’attend également à la poursuite du ralentissement de la demande extérieure, amorcé au troisième trimestre 2025 et accentué en fin d’année. Ce qui, explique-t-elle, ramènerait l’accroissement du volume des exportations nationales de biens et services à +3,9%, en variation annuelle, au lieu d’une croissance moyenne de +10,4% par trimestre au cours du dernier quinquennat. Enfin, face à ces contraintes, le scénario le plus plausible est celui d’une résilience de la croissance économique nationale reposant, principalement, sur les facteurs internes, « avec une demande intérieure en progression continue, grâce au regain des activités agricoles et à la poursuite des faibles tensions sur les prix ». Alain Bouithy
Maroc. L’inflation devrait s’établir à 1,3%en 2026 puis à 1,9% en 2027

Bank Al-Maghrib inscrit cette trajectoire dans un environnement caractérisé par l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires L’inflation devrait s’accélérer graduelle ment pour converger vers des niveaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix, selon les projections de Bank Al-Maghrib (BAM). « Ainsi, après un taux de 0,8% prévu pour l’ensemble de cette année, elle s’établirait à 1,3% en 2026 puis à 1,9% en 2027 », a indiqué la Banque centrale à l’issue de sa dernière réunion trimestrielle de l’année 2025 tenue le mardi 16 décembre 2025 à Rabat. Selon les projections de l’institution publique, sa composante sous-jacente ressortirait à 0,7% cette année et l’année prochaine, avant de s’accélérer à 1,9% en 2027. Les experts du secteur financier sondés dans le cadre de l’enquête trimestrielle de Bank Al-Maghrib, anticipent au quatrième trimestre 2025 une inflation moyenne de 2% à l’horizon de 8 trimestres. De l’avis de ces derniers, elle atteindrait 2,2% à l’horizon de 12 trimestres. Dans sa récente note d’information relative à l’Indice des prix à la consommation (IPC) du mois de novembre 2025, le Haut-commissariat au plan (HCP) a fait état du recul de l’indice des prix à la consommation. D’après l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, comparé au même mois de l’année 2024, l’IPC a enregistré une baisse de 0,3% au cours du mois de novembre 2025. Ce recul est « la conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 1,2% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4% », a-t-il expliqué, précisant que, pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 1,5% pour le «Transport» à une hausse de 2,5% pour les «Restaurants et hôtels». Evolution à des niveaux bas durant les dix premiers mois de 2025 D’après BAM, l’inflation a continué d’évoluer à des niveaux bas au cours des dix premiers mois de 2025. Sous l’effet notamment de l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, et de la baisse des prix des carburants et lubrifiants, elle est ressortie à 0,8% en moyenne sur cette période. Il est à souligner qu’au cours du mois de novembre dernier, le Haut-commissariat a noté une baisse de 0,6% de l’indice des prix à la consommation par rapport au mois précédent. L’institution a justifié ce recul par la baisse de 1,3% de l’indice des produits alimentaires et de la stagnation de l’indice des produits non alimentaires. Des données recueillies par le HCP, il ressort que les baisses des produits alimentaires observées entre octobre et novembre 2025 ont concerné principalement les «Fruits» (6,4%), les «Huiles et graisses» (5,2%), les «Viandes» (1,9%), les «Poissons et fruits de mer» (0,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,2%). En revanche, révèle l’organisme, les prix ont augmenté de 2,3% pour les «Légumes» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 0,2%. L’analyse des chiffres montrent que les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Errachidia (1,4%), à Settat et Al-Hoceima (1,2%), à Safi et Béni-Mellal (1,1%), à Guelmim (0,9%), à Oujda et Laâyoune (0,7%), à Casablanca (0,6%), à Kénitra, Marrakech, Meknès et Tanger (0,4%), à Agadir, Rabat et Tétouan (0,3%) et à Fès (0,2%). L’inflation poursuivrait sa décélération à l’échelle mondiale Il est à noter qu’à l’échelle mondiale, « l’inflation poursuivrait sa décélération, avant de s’accélérer de nouveau en 2027, avec des évolutions hétérogènes d’une économie à une autre », d’après Bank Al-Maghrib qui s’attend à ce qu’elle revienne de 3,7% en 2024 à 2,9% en 2025 et en 2026, avant de remonter à 3,1% en 2027. Toujours selon l’institution, « dans les grandes économies avancées, elle évoluerait à des niveaux proches de la cible de la BCE dans la zone euro, tandis qu’aux Etats-Unis, elle persisterait au-dessus de l’objectif de la FED, sous l’effet notamment du relèvement des tarifs douaniers, s’établissant à 2,8% en 2025 et à 3,1% en 2026 puis à 2,7% en 2027». Alain Bouithy
Maroc. Les grossistes prévoient une embellie des ventes au dernier trimestre 2025

Les grossistes anticipent une amélioration des ventes au cours des trois derniers mois de l’année 2025, selon ce qui ressort de l’enquête conjoncture menée par le Haut-Commissariat au plan (HCP) auprès des entreprises opérant dans le secteur du commerce de gros. « Les anticipations des grossistes, pour le quatrième trimestre 2025, affichent une hausse du volume global des ventes selon 27% d’entre eux, et une stabilité selon 65% », a indiqué l’organisme public chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc. Cette évolution serait principalement attribuable à la hausse prévue des ventes dans les branches des «Autres commerces de gros spécialisés » (qui comprend principalement le commerce de gros de combustibles, de minerais et de métaux), du «Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabacs» et du «Commerce de gros de biens domestiques», a expliqué l’institution dans sa récente note d’information. Selon la même source, 79% des chefs d’entreprise interrogés anticipent un niveau normal des commandes pour le quatrième trimestre 2025, tandis que 18% prévoient un niveau supérieur à la normale. Concernant l’emploi, la majorité des grossistes (77%) estiment que les effectifs devraient rester stables contre 21% qui anticipent une hausse. Il est à souligner que les appréciations dans le commerce de gros ont aussi porté sur l’évolution de l’activité au cours du troisième trimestre 2025, comme le relève le Haut-Commissariat dans sa note. Des principales appréciations, il ressort que les ventes du secteur du commerce de gros sur le marché local auraient connu une augmentation au cours du précédent trimestre, selon les estimations de 20% de grossistes. Tandis que 72% d’entre eux font état d’une stabilité. Cette évolution serait due principalement à la hausse des ventes dans le «Commerce de gros de produits alimentaires, de boissons et de tabacs» et le «Commerce de gros de biens domestiques», a fait savoir l’institution rapportant que les chefs d’entreprise ont également fait état de la baisse des ventes dans le «Commerce de gros de produits agricoles bruts et d’animaux vivants». S’agissant de l’emploi, 84% des chefs d’entreprise estiment qu’il aurait connu une stabilité au troisième trimestre. Il ressort par ailleurs de la note du HCP que les stocks de marchandises se seraient situés à un niveau normal selon 88% des grossistes, tandis que « la tendance observée des prix de vente aurait affiché une stabilité selon 69% des chefs d’entreprise, et une hausse selon 27% d’entre eux », a indiqué l’institution. Alain Bouithy
Services marchands non financiers : Optimisme prudent des chefs d’entreprise pour la fin de l’année (Maroc)

Les patrons des entreprises opérant dans les secteurs des services marchands non financiers s’attendent à une hausse de l’activité au cours des trois derniers mois de 2025, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Les anticipations de ces derniers pour le dernier trimestre de l’année 2025, révèlent une augmentation de l’activité globale selon 50% d’entre eux, et une baisse selon 19%, a affirmé l’institution publique. Les résultats de l’enquête de conjoncture réalisée par le HCP au titre du quatrième trimestre 2025 auprès des entreprises relevant de ce secteur suggèrent que ces anticipations seraient dues à la hausse de l’activité prévue dans les branches des «Transports terrestres et transport par conduite», des «Activités des agences de voyages, voyagistes, services de réservation et activités connexes», de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et des «Activités d’architecture et d’ingénierie, activités de contrôle et analyses techniques». Ces anticipations trouvent aussi leur justification dans la baisse de l’activité anticipée dans les branches des «transports par eau» et des «Activités de location et location-bail», souligne le Haut-commissariat dans une note d’information. D’après l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, « 38% des chefs d’entreprise de ce secteur prévoient une augmentation de la demande, et 23% une baisse ». A noter que 26% des patrons anticipent une hausse des effectifs employés et 57% déclarent s’attendre à une stabilité. Pour bien comprendre les appréciations des chefs d’entreprise, il est important d’indiquer que 68% d’entre eux estiment que l’activité des services marchands non financiers aurait connu une hausse au troisième trimestre 2025. Seuls 10% pensent qu’elle aurait baissé. Dans sa note, le HCP explique que cette évolution aurait été le résultat de l’augmentation des activités des «Télécommunications», des «Transports aériens», de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports» et des «Transports terrestres et transport par conduite» Les opinions des dirigeants seraient également justifiées par la baisse d’activité enregistrée dans les branches des «Transports par eau», de la «Publicité et études de marché» et des «Activités de poste et de courrier», a ajouté l’institution précisant que le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 76%. S’agissant des carnets de commandes du secteur, l’enquête révèle qu’ils se seraient situés à un niveau normal par 74% des patrons et supérieur à la normale par 19% d’entre eux. Quant à l’emploi, il aurait connu une augmentation selon 35% des chefs d’entreprise, et une baisse selon 15%. Alain Bouithy
Maroc/Secteur de la construction : Les patrons optimistes pour la fin de l’année 2025

Le secteur de la construction anticipe une amélioration de l’activité au denier trimestre de l’année 2025, selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjonctures menées par le Haut-commissariat au plan (HCP) dans ce secteur. Dans une récente note d’information, l’institution publique indique que « les anticipations avancées par les chefs d’entreprises du secteur de la Construction, pour le quatrième trimestre 2025, font ressortir, globalement, une augmentation de l’activité ». Selon les explications du HCP, cette évolution résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches du «Génie civil» et des «Travaux de construction spécialisés» et, d’autre part, de la stabilité d’activité prévue dans la branche de la «Construction de bâtiments». Dans cette note relative aux enquêtes trimestrielles de conjoncture menées dans les secteurs des industries manufacturières, extractives, énergétiques et environnementales, ainsi que de la construction, le Haut-commissariat précise que «l’évolution (annoncée) dans le secteur de la construction serait accompagnée par une hausse prévue des effectifs employés». Il est important de noter que les appréciations des chefs d’entreprises opérant dans le secteur de la construction, portent également sur l’évolution de l’activité au cours du troisième trimestre 2025. Ainsi, les opinions telles qu’elles ressortent des enquêtes de conjoncture montrent que l’activité du secteur de la construction aurait enregistré une augmentation au troisième trimestre 2025. D’après le HCP- organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc-, cette évolution serait attribuable, d’une part, à la hausse de l’activité dans les branches du «Génie civil» et des «Travaux de construction spécialisés», et, d’autre part, à la stagnation de l’activité dans la branche de la «Construction de bâtiments». De l’avis des patrons sondés dans le cadre de ces enquêtes, «les carnets de commandes dans la construction se seraient situés à un niveau normal et l’emploi aurait connu une augmentation», rapporte le HCP estimant, dans ces conditions, que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans le secteur de la construction se serait établi à 71%. A noter que 20% des entreprises du secteur de la construction déclarent avoir rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières au troisième trimestre 2025. Les enquêtes révèlent, par ailleurs, que 21% des chefs d’entreprise interrogés jugent la situation de trésorerie « difficile» au cours du trimestre dernier. Alain Bouithy