MAROC. Légère accélération des prix à la production industrielle

Les industries alimentaires et chimiques tirent l’indice vers le haut en avril En avril 2026, les prix à la production industrielle ont enregistré une légère hausse globale au Maroc, avec des évolutions contrastées selon les branches, montrent les chiffres publiés par le Haut-Commissariat au plan (HCP). Après les hausses observées en janvier (+0,3%) et mars (+0,2%) et la contraction en février (-0,2%) de cette même année, l’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a enregistré une hausse de 0,3% en avril dernier par rapport au mois de mars 2026, a indiqué l’institution publique. L’indice des prix a poursuivi ainsi son ascension pour le deuxième mois consécutif de l’année en cours. Malgré la contraction en février, cette évolution traduit une tendance globale en dents de scie légèrement haussière observée depuis le début de l’année. Cette hausse est la résultante de l’augmentation des prix des «Industries alimentaires» et de l’«Industrie chimique» qui ont progressé respectivement de 0,7% et de 0,4% au cours de cette période, a expliqué l’institution dans sa récente note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois d’avril 2026. Principal moteur de la volatilité de l’indice, les industries alimentaires ont affiché une évolution en dents de scie au cours des quatre premiers mois de l’année, oscillant entre forte hausse en janvier (+1,3%), recul marqué en février (-0,9) et rebond en mars (+0,8%). Selon le document, qui synthétise l’évolution des prix à la production industrielle, des baisses des prix ont été constatées au niveau de l’«Industrie d’habillement» (-0,8%), de la «Métallurgie» (-0,3%) et de la «Fabrication de produits métalliques, à l’exclusion des machines et équipements» (-0,1%). A propos de l’industrie d’habillement, l’analyse comparative des données des quatre premiers mois montre une évolution alternant entre hausses faibles durant les mois de janvier (+0,4%) et mars (+0,1%) et baisses nettes en février (-0,7%) et avril (-0,8%). Ces variations suggèrent des pressions sur les prix dans ce secteur. Soulignons les contrastes dans les secteurs industriels, avec notamment des variations faibles et mixtes reflétant une stabilité relative et des fluctuations isolées au niveau des équipements électriques, des machines et de l’industrie automobile. A titre de comparaison, la hausse de l’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole » observée un mois plus tôt (mars) avait résulté du renchérissement des prix de 0,8% des «Industries alimentaires», de 0,3% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques», de 0,2% de la «Métallurgie» et de 0,1% de l’«Industrie d’habillement». Dans sa note relative à cette période, le Haut-Commissariat au plan avait également fait état de la baisse des prix de 0,1% de l’«Industrie automobile». Rappelons également que la contraction des prix à la production enregistrée en février s’expliquait par la baisse des prix de 0,9% des «Industries alimentaires», de 0,7% de l’«Industrie d’habillement», de 0,1% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de 0,3% de la «Fabrication de meubles», selon l’institution. S’agissant des hausses des prix observées au cours du même mois, elles avaient concerné principalement les secteurs de la «Fabrication d’équipements électriques » et de la «Métallurgie» dont les indices avaient bondi respectivement de 0,2% et de 0,1%. Enfin, comme en janvier, février et mars derniers, les indices des prix à la production des «Industries extractives», de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois d’avril 2026, suggérant que ces secteurs totalement stables limitent la volatilité globale de l’indice. Alain Bouithy
Maroc. L’inflation annuelle repart à la hausse en mars 2026

Portée par les produits alimentaires et les carburants L’inflation annuelle pointe de nouveau le bout de son nez. Après deux mois consécutifs de baisse, en glissement annuel, les prix à la consommation ont repris de la hauteur au cours du mois de mars 2026, a indiqué le Haut-commissariat au plan (HCP). Selon les chiffres publiés par l’institution publique, comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une hausse de 0,9% au troisième mois de l’année en cours, mettant ainsi fin aux reculs consécutifs observés en février (0,6%) et janvier (0,8%) derniers. Ce rebond des prix s’explique par la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,6% et de celui des produits non alimentaires de 1,1%, a indiqué l’institution publique précisant que, pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 0,4% pour les «Loisirs et culture» à une hausse de 3,5% pour les «Biens et services divers». Les prix à la consommation augmentent de 1,2% sur un mois et de 0,9% sur un an Pour rappel, le recul annuel de l’IPC en février dernier avait été enregistré en raison de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 2% et de Hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%. Au cours du même mois, les variations des produits non alimentaires allaient d’une baisse de 2,7% pour le «Transport» à une hausse de 3,8% pour les «Biens et services divers». Un mois plus tôt (janvier), le HCP avait attribué la première baisse de l’année de l’IPC au recul de l’indice des produits alimentaires de 2,1% et à la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%, ajoutant que les variations des produits non alimentaires étaient allées d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,8% pour les «Biens et services divers». Dans sa note d’information relative à l’IPC du mois de mars 2026, l’institution constate que les prix à la consommation ont connu une hausse de 1,2% par rapport au mois précédent, résultant de la hausse de 1,9% de l’indice des produits alimentaires et de 0,6% de l’indice des produits non alimentaires. Selon la même source, les hausses des produits alimentaires observées entre février et mars 2026 ont concerné principalement les «Légumes» (9,7%), les «Fruits» (2,6%), les «Viandes» (2,4%), les «Poissons et fruits de mer» (1,3%) et le «Café, thé et cacao» avec 0,3%. En revanche, les prix ont diminué de 2,4% pour les «Huiles et graisses» et de 0,2% pour le «Lait, fromage et œufs». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Carburants» avec 10,7%. A titre de comparaison, les hausses des produits alimentaires observées entre janvier et février 2026 avaient concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (4,5%), les «Fruits» (2,1%), les «Viandes» (1,6%), les «Légumes» (1,0%) et le «Lait, fromage et œufs» et le «Café, thé et cacao» (0,4%). Dans une note relative à cette période, l’organisme avait en revanche fait état d’une diminution des prix pour les «Huiles et graisses» et pour les «Eaux minérales, boissons rafraîchissantes, jus de fruits et de légumes» respectivement de 2,2% et 0,4%. S’agissant des produits non alimentaires, la note relevait une hausse ayant concerné principalement les prix des «Carburants» (3,1%). En mars 2026, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Guelmim et Al-Hoceima (2,7%), à Errachidia (1,8%), à Agadir (1,6%), à Safi (1,4%), à Tanger (1,3%), à Marrakech, Dakhla et Béni-Mellal (1,2%), à Laâyoune (1,1%), à Casablanca, Oujda et Tétouan (1,0%), à Kénitra, Rabat et Meknès (0,9%) et à Fès et Settat (0,7%), selon le HCP. A titre de comparaison, le mois précédant, elles avaient été enregistrées à Oujda et Tanger (1,4%), à Tétouan (1,2%), à Fès, Kénitra et Al-Hoceima (0,7%), à Béni-Mellal (0,6%), à Agadir, Meknès et Dakhla (0,5%) et à Casablanca, Rabat et Settat (0,3%). En revanche, selon la note du HCP d’alors, des baisses avaient été enregistrées à Safi avec 0,4% et à Guelmim et Errachidia avec 0,2%. Au final, l’institution estime que l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu au cours du mois de mars 2026 une hausse de 0,1% par rapport au mois de février 2026 et une baisse de 0,6% par rapport au mois de mars 2025, a conclu l’institution. Rappelons qu’en 2025, l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 0,8% par rapport à l’année 2024. En effet, l’IPC annuel moyen avait enregistré, au terme de cette année-là, une augmentation de 0,8% par rapport à l’année 2024, conséquence de la hausse de l’indice des produits alimentaires de 0,8% et de celui des produits non alimentaires de 0,5%. Les variations enregistrées pour les produits non alimentaires étaient allées d’une baisse de 2,6% pour le «Transport» à une hausse de 3,3% pour les «Restaurants et hôtels». Alain Bouithy
Maroc. Malgré un rebond de confiance au premier trimestre 2026 : Des perceptions des ménages encore pessimistes

Un moral des ménages qui reste fragile L’Indice de confiance des ménages (ICM) a enregistré une amélioration, aussi bien par rapport au trimestre précédent que par rapport au même trimestre de l’année 2025, a annoncé le Haut-Commissariat au plan (HCP) précisant qu’il s’est établi à 64,4 points au premier trimestre de 2026, au lieu de 57,6 points au trimestre précédent et 46,6 points au même trimestre de l’année précédente. Ainsi, d’après les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages menée par l’institution publique, 75,1% des ménages déclarent une dégradation du niveau de vie au cours des 12 derniers mois, 19,1% un maintien au même niveau et 5,8% une amélioration. Il en ressort que « le solde d’opinion sur l’évolution passée du niveau de vie est resté négatif, à moins 69,3 points, contre moins 72,5 points au trimestre précédent et moins 76,5 points au même trimestre de l’année passée », a indiqué le HCP. L’enquête montre que 45,1% des ménages s’attendent à une dégradation de l’évolution de leur niveau de vie au cours des 12 prochains mois, 38,5% à un maintien et 16,4% à une amélioration. Bien qu’en amélioration, le solde de cet indicateur demeure négatif, après s’être établi à moins 28,8 points contre moins 39,5 points au trimestre précédent et de moins 46,3 points au même trimestre de l’année précédente. S’agissant de l’évolution du chômage, au premier trimestre de 2026, l’enquête montre que 57,9% des ménages s’attendent à sa hausse au cours des 12 prochains mois, contre 23,2%. Tout en restant négatif, le solde de cet indicateur s’est amélioré pour s’établir à moins 34,7 points contre moins 47,7 points au trimestre précédent et moins 73,4 points au même trimestre de l’année précédente. Les résultats de l’enquête révèlent par ailleurs que 66,9% des ménages contre 15,9% considèrent que le moment n’est pas opportun pour effectuer des achats de biens durables. En conséquence, le solde s’est établi à moins 51 points contre moins 52,9 points au trimestre précédent et moins 72 points au même trimestre de l’année précédente, selon l’institution. Parmi les principaux enseignements de l’enquête sur l’évolution de la situation financière des ménages, il ressort que 59,9% des ménages estiment que leurs revenus couvrent leurs dépenses, 37,5% déclarent s’endetter ou puiser dans leur épargne et 2,5% affirment épargner une partie de leur revenu. Ainsi, le solde d’opinion est resté négatif, à moins 35 points, contre moins 36,6 points le trimestre précédent et moins 39,8 points une année auparavant. D’après l’enquête, 41,5% des ménages contre 4,8% considèrent que l’évolution de leur situation financière s’est dégradée au cours des 12 derniers mois. Le solde d’opinion s’est ainsi amélioré, tout en restant négatif, à moins 36,7 points contre moins 43,5 points au trimestre précédent et moins 49,3 points au même trimestre de l’année précédente. En revanche, 21,1% des ménages contre 15,3% s’attendent à une amélioration de leur situation financière au cours des 12 prochains mois. Dans ce cas, « le solde de l’indicateur a atteint 5,8 points, marquant une amélioration aussi bien par rapport au trimestre précédent (moins 4,2 points) qu’au même trimestre de l’année précédente (moins 16,4 points) », a ajouté l’institution. Alain Bouithy Prix des produits alimentaires : Opinions toujours négatives. Au premier trimestre de 2026, 93,3% des ménages déclarent que les prix des produits alimentaires ont augmenté au cours des 12 derniers mois. Ainsi, le solde d’opinion s’est établi à moins 92,7 points, contre moins 90,9 points au trimestre précédent et moins 97,4 points au même trimestre de l’année précédente. Quant aux perspectives de leur évolution au cours des 12 prochains mois, les prix des produits alimentaires devraient continuer à augmenter selon 78,9% des ménages, contre 2,4% seulement qui s’attendent à leur baisse. Le solde d’opinion est resté négatif, s’établissant à moins 76,5 points, contre moins 73 points au trimestre précédent et moins 80 points au même trimestre de l’année précédente (HCP).
Economie nationale : Une accélération modérée de la croissance à 5% au premier trimestre 2026 (Maroc)

Selon les estimations du Haut-commissariat au plan (HCP), la croissance économique nationale aurait atteint 5% au premier trimestre 2026, en variation annuelle, au lieu de 4,1% au quatrième trimestre 2025. L’accélération des activités agricoles et la résilience des branches tertiaires, sur fond d’une hausse continue de la demande intérieure, ont contribué à cette évolution, a indiqué l’institution publique dans sa récente note de conjoncture relative à la situation des principaux indicateurs économiques soulignant un premier trimestre marqué par un rééquilibrage du régime de croissance en faveur de l’offre. Dans le détail, « l’activité agricole aurait enregistré une expansion de 14,8%, apportant un gain de 1,5 point à la croissance globale, contre +0,5 point au trimestre précédent », sous l’effet d’une pluviométrie favorable. Selon le HCP, hors agriculture, l’activité aurait crû de 3,8%, au lieu de +4% au quatrième trimestre 2025, alors que les branches secondaires auraient été pénalisées par la poursuite du ralentissement des industries extractives et de la construction. Portée par le rétablissement de l’agroalimentaire et par un redressement de la filière de fabrication du matériel de transport, la croissance de l’industrie manufacturière se serait maintenue. Les services seraient, pour leur part, restés bien orientés, affichant une amélioration de 4,3%. « L’accélération de la croissance économique serait intervenue dans un contexte de légère reprise de la demande extérieure européenne, sur fond de l’intensification des investissements et des effets d’assouplissement maintenu des conditions monétaires », a poursuivi l’institution ajoutant que cette évolution aurait principalement bénéficié aux services et aux biens de consommation. Ce qui a stimulé une augmentation du volume des exportations nationales de biens et services de 7,4%. Parallèlement, les importations auraient prolongé leur mouvement ascendant à un rythme moins prononcé qu’à fin 2025 (+6,9%). De l’avis du HCP, l’activité aurait été, également soutenue, par une demande intérieure en hausse continue, bien qu’à un rythme plus modéré (+4,8% au lieu de +6,2% au dernier trimestre 2025).Quant à l’investissement, il aurait poursuivi sa phase de normalisation, après cinq trimestres de forte progression, alors que la consommation des ménages se serait accrue de 4,6%, portée par l’amélioration des revenus, notamment en milieu rural, et par la poursuite de la détente des prix. A noter qu’au deuxième trimestre 2026, sous l’hypothèse de la stabilisation des prix de l’énergie, l’institution s’attend à ce que le PIB s’établisse à 4,7%, tiré principalement par la diffusion des effets du renforcement de la production agricole sur l’activité et l’emploi. Alain Bouithy
Maroc : la production industrielle tirée par l’agroalimentaire et la pharmacie au quatrième trimestre 2025

La production manufacturière en hausse de 4 % Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a enregistré une hausse de 4,0% au cours du quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Cette progression est attribuée principalement à la hausse des indices de production dans plusieurs branches, a expliqué l’organisme public dans une récente note d’information citant en particulier les « industries alimentaires » (+9,9%), l’ « industrie pharmaceutique » (+28,9%) et la « fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et des équipements » (+14,5%). D’après la note, relative à l’indice de la production industrielle, énergétique et minière (base 100 : 2015) du quatrième trimestre 2025, cette évolution s’explique également par la progression des indices de production des branches « fabrication d’autres produits minéraux non métalliques » (+4,8%), « fabrication d’autres matériels de transport » (+37,1%) et « fabrication de produits à base de tabac» (+4,7%). Toujours selon l’institution, l’indice de l’ « industrie automobile » a en revanche enregistré une baisse de 6,2%, tandis que ceux de l’ « industrie de l’habillement », la « fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques », la « fabrication d’équipements électriques » et les « autres industries manufacturières » ont reculé respectivement de 4,7%, 12,6%, 2,3% et 15,4%. S’agissant de l’indice de la production des industries extractives, il a enregistré une baisse de 4,4%, résultant de la baisse de l’indice de la production des « produits divers des industries extractives » de 4,6% et de la hausse de celui des « minerais métalliques » de 0,7%, a fait savoir le HCP, ajoutant par ailleurs que l’indice de la production de l’énergie électrique a pour sa part progressé de 2,8%. En conséquence, les indices de la production ont enregistré, en 2025 par rapport à 2024, des hausses de 7,0%, de 4,1% et de 6,3% pour les industries extractives, l’industrie manufacturière hors raffinage de pétrole et pour l’énergie électrique respectivement. Martin Kam
Après le recul des services marchands non financiers fin 2025 : Les patrons du secteur prévoient un redressement de l’activité au début de 2026 (Maroc)

L’activité du secteur aurait toutefois enregistré une baisse, selon 49% des chefs d’entreprise Les chefs d’entreprise relevant du secteur des services marchands non financiers s’attendent à une évolution globalement positive de l’activité au cours du premier trimestre 2026, selon le Haut-Commissariat au plan (HCP). Les anticipations des patrons de ce secteur « pour le 1er trimestre 2026 révèlent une augmentation de l’activité globale selon 36% d’entre eux et une baisse selon 14% », d’après les résultats de l’enquête de conjoncture menée par l’institution publique auprès de ces derniers. Ces anticipations seraient dues, d’une part, à la hausse de l’activité prévue dans les branches des «Transports terrestres et transport par conduites» et de l’« Entreposage et services auxiliaires des transports » et, d’autres part, à la baisse de l’activité attendue dans les branches des «transports par eau», des «Activités de location et location-bail» et des «Activités immobilières», explique le HCP dans sa récente note d’information. A noter que 63% des chefs d’entreprise prévoient une stabilité de la demande, et que 28% anticipent une augmentation, précise l’organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc qui souligne également que 61% des patrons tablent sur une stabilité des effectifs employés, alors que 22% prévoient une hausse. Toujours selon le Haut-Commissariat, «au quatrième trimestre 2025, l’activité du secteur des services marchands non financiers aurait enregistré une baisse selon 49% des patrons et une hausse selon 34% ». Dans sa note, l’institution explique que cette évolution aurait été le résultat de la baisse des activités de «Télécommunications», du « Transport aérien» et des «Activités de location et location-bail». Elle s’expliquerait également par l’augmentation d’activité enregistrée dans les branches de l’« Hébergement et Restauration», des « Transports terrestres et transport par conduites » et de l’« Entreposage et services auxiliaires des transports », poursuit le HCP indiquant en outre que le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 74%. Par ailleurs, 84% des patrons du secteur des services marchands non financiers estiment que les carnets de commandes du secteur se seraient situés à un niveau normal. 23% des chefs d’entreprise sondés estiment que l’emploi aurait connu une augmentation, tandis que 60% pensent qu’il serait resté stable. L’autre enseignement de cette enquête est qu’une majorité de chefs d’entreprise (83%) estime que le remplacement d’une partie des équipements et l’extension de l’activité ont constitué les principales dépenses d’investissements réalisées en 2025. Alain Bouithy
Maroc : L’inflation marque le pas en janvier 2026

Après la hausse de fin 2025 Début d’année sous le signe de l’accalmie des prix. Après une hausse de 0,8% enregistrée au terme de l’année 2025, l’indice des prix à la consommation (IPC) a baissé au cours du mois de janvier 2026. Selon le Haut-commissariat au plan (HCP), en glissement annuel, il a reculé de 0,8% au cours du mois de janvier 2026. Cette variation est la « conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 2,1% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4% », a indiqué l’organisme public chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc. En glissement annuel, l’IPC a toutefois progressé de 0,3 % En ce qui concerne les produits non alimentaires, les données recueillies montrent que les variations sont allées d’une baisse de 2,9% pour le «Transport» à une hausse de 2,8% pour les «Biens et services divers», a précisé l’institution dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la consommation (IPC) du mois de janvier 2026. A titre de rappel, la précédente baisse de l’IPC remontait au mois de novembre 2025. L’indice s’était alors établi à 0,3%, en raison du recul de l’indice des produits alimentaires de 1,2% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,4%. S’agissant des produits non alimentaires, l’institution avait également expliqué, dans une note relative à cette période, que les variations étaient allées d’une baisse de 1,5% pour le «Transport» à une hausse de 2,5% pour les «Restaurants et hôtels». Comparé au même mois de décembre 2025, l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de janvier 2026, une hausse de 0,3%, poursuit l’institution dans sa note. Selon les explications de l’institution, «cette variation est le résultat de la hausse de 0,8% de l’indice des produits alimentaires et de la baisse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires». Il est important de noter que les hausses des produits alimentaires observées entre décembre 2025 et janvier 2026 ont concerné principalement les «Poissons et fruits de mer» (10,4%), les «Légumes» (2,7%), les «Fruits» (0,7%), les «Viandes» (0,4%) et le «Café, thé et cacao» (0,2%). En revanche, les prix ont diminué de 3,1% pour les «Huiles et graisses» et de 0,3% pour le «Lait, fromage et œufs», selon le Haut-Commissariat qui fait état, s’agissant des produits non alimentaires, de la baisse de 5,9% des prix des «Carburants». A titre de comparaison, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2025 avaient concerné principalement les «Huiles et graisses» (3,9%), les «Fruits» (2,8%) et les «Viandes» (1,2%). En revanche, les prix avaient augmenté de 3,3% pour les «Poissons et fruits de mer», de 2,8% pour les «Légumes», de 0,6% pour le «Lait, fromage et œufs» et de 0,4% pour le «Café, thé et cacao». Pour ce qui est des produits non alimentaires, la baisse avait concerné principalement les prix des «Carburants» (0,5%). Toujours selon l’institution, au cours du mois de janvier 2026, « les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Béni Mellal (1,5%), à Settat et Al Hoceima (0,7%), à Guelmim et Safi (0,6%), à Marrakech (0,5%), à Agadir (0,4%) et à Casablanca, Tétouan et Meknès (0,3%) ». En revanche, il ressort des données que des baisses ont été enregistrées à Dakhla (0,3%), à Tanger (0,2%) et à Fès (0,1%). Il est à rappeler qu’en décembre dernier, les hausses annuelles les plus importantes de l’IPC avaient été enregistrées à Fès (1,7%), à Kénitra (1,3%), à Guelmim (1,2%), à Settat (1,1%), à Tétouan (1,0%), à Rabat et Errachidia (0,9%), à Agadir et Tanger (0,8%), à Casablanca (0,7%), à Meknès, Dakhla et Al Hoceima (0,5%), à Béni Mellal (0,4%) et à Marrakech (0,2%). Alain Bouithy
Maroc. Repli modéré des prix à la production dans l’industrie manufacturière

Après deux mois de hausses consécutives L’indice des prix à la production du secteur des «Industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a reculé à fin décembre 2025, mettant un terme à deux mois consécutifs de hausse. Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), il a enregistré une baisse de 0,1% au cours du mois de décembre 2025 par rapport au mois de novembre 2025. Pour rappel, cet indice a connu des hausses de 0,3% et 0,4% respectivement en novembre et octobre derniers, après une série de baisses enregistrées au cours des six précédents mois : septembre (0,1%), août (0,1%), juillet (0,1%), juin (0,1%), mai (0,1%) et août (0,1%). La baisse de l’indice global portée par le recul des industries alimentaires Dans sa note d’information relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois de décembre 2025, l’organisme public justifie ce léger recul par la baisse des prix observée dans certaines branches importantes de l’industrie. En effet, les données recueillies par cette institution chargée de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc font état d’un recul de 0,7% des «Industries alimentaires» et de 0,4% de l’«Industrie automobile». A l’inverse, la note du HCP fait état de hausses des prix au niveau de la «Fabrication de boissons» (1,1%), de l’«Industrie d’habillement» (0,5%), de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» (0,8%), de la «Fabrication de meubles» (0,9%), de l’«Industrie du textile» (0,3%) et de la «Métallurgie», de l’«Industrie chimique» et de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» (0,1%). A titre de comparaison, la précédente baisse enregistrée en septembre dernier s’expliquait par la baisse des prix de 0,2% des «Industries alimentaires», de 0,5% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques», de 0,3% de la «Fabrication d’équipements électriques», de 1% de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» et de 0,1% de l’«Industrie du textile». Dans une note relative à cette période, le HCP avait également fait état de la hausse des prix de 0,1% de la «Métallurgie» et l’«Industrie chimique», de 0,3% de l’«Industrie d’habillement», de 0,4% de l’«Industrie du cuir et de la chaussure» et de 0,6% de la «Fabrication des machines et équipements». Il est à rappeler que la première baisse de l’année 2025 avait été enregistrée au cours du mois de février (0,1%), après une progression de 0,1% observée en janvier de la même année. Le HCP l’avait attribuée au recul des prix de 1% des «Industries alimentaires», de 1,6% de la «Métallurgie» et de 0,7% du «Travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège». Au cours de ce même mois, l’institution avait, par ailleurs, noté la hausse des prix de 1,9% de la «Fabrication d’équipements électriques», de 1,6% de l’«Industrie du papier et du carton», de 0,9% de la «Fabrication de boissons», de 0,3% de la «Fabrication de produits métalliques», de 0,2% de la «Fabrication de meubles» et de 0,1% de la «Fabrication des produits en caoutchouc et en plastique» et la «Fabrication de produits informatiques». Rappelons également que l’évolution de l’indice des prix à la production du secteur observée au cours du mois de novembre 2025 (0,3%) était attribué à la hausse des prix de 1,8% de l’«Industrie chimique», de 0,8% de la «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de 0,2% des «Industries alimentaires », d’après le HCP qui avait également fait état d’une baisse des prix de 1,3% de la «Métallurgie» et l’«Industrie du textile». Enfin, à fin décembre, le Haut-commissariat au plan annonce que les indices des prix à la production des «Industries extractives», de la «Production et distribution d’électricité» et de la «Production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois de décembre 2025. Alain Bouithy