Elections générales 2026 en Guinée : La diaspora à la conquête du Sénat

ACTUALITE. Les préparatifs des élections législatives et communales en Guinée vont bon train. Prévues du 31 mai 2026, ces consultations sont cruciales pour la refondation du pays, initiée par le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République. Elles visent à renouveler l’Assemblée nationale de 147 membres et les 342 mairies. Concernant le futur Sénat, institué par la nouvelle Constitution, il est composé de 87 membres dont: 58 sénateurs sont élus par un collège électoral au niveau préfectoral et régional. Ils représentent les collectivités décentralisées. Quant aux 29 autres membres, ils sont directement nommés par décret du Président de la République. Ces nominations visent notamment à assurer la représentation des diverses composantes socioprofessionnelles de la nation. Dans cette optique, la chambre haute du Parlement (système bicaméral) sert d’assemblée représentative des collectivités et des forces vives du pays.Le décor étant planté, rentrons dans le vif du sujet. Ainsi pour les observateurs, ces élections générales sont perçues comme un jalon clé pour la mise en place des institutions étatiques. Dans cette perspective, parmi les Guinéens de l’intérieur et ceux de l’extérieur (la Diaspora donc), chaque candidat affûte ses armes pour faire adhérer à son programme les électeurs. Qu’il s’agisse de l’Afrique (Nord et Sud, Ouest et Est), de l’Amérique, de l’Asie ou d’autres régions de la terre, l’engouement est de taille. Justement parlant de l’Amérique, c’est un pur produit du terroir, en la personne de Bangaly Condé, affectueusement appelé « Malbanga », qui part à la conquête du Sénat. Cette nouvelle institution a été créée par la nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 21 septembre 2025 et promulguée le 26 du même mois de la même année, instituant un régime présidentiel avec un mandat de 7 ans. L’homme en question n’est pas méconnu du public pour avoir fondé et dirigé l’Association des Stagiaires, Élèves et Étudiants Guinéens au Maroc (ASEGUIM) avant d’être Secrétaire général de la Confédération des Étudiants et Stagiaires Africains au Maroc (CESAM). À la tête de cette instance, véritable « Union africaine en miniature », regroupant 10.000 adhérents, issus de plus de trente pays, il a eu l’honneur d’être l’interlocuteur direct auprès des autorités du Royaume Chérifien. Et ce n’est pas tout. Journaliste chevronné, économiste et politologue, titulaire d’un doctorat de 3ème cycle, il a acquis, aux États-Unis et ailleurs, une solide expérience du terrain et de la gestion humaine. De son passage à la Radiotélévision Marocaine (RTM) à ses fonctions de Directeur des programmes et Consultant politique à la Radio Mandingue de New York, il a cultivé une expertise qu’il souhaite désormais mettre au service de sa patrie, la Guinée, et ses compatriotes. Un parcours de combattant Le double scrutin de mai vient clôturer le processus électoral, après l’élection du Général Mamadi Doumbouya à la présidence, le 28 décembre 2025, avec plus de 86 % des voix exprimées. D’ailleurs, 28 partis politiques sont en lice pour la liste nationale. Pour le candidat Bangaly Condé, « Malbanga », l’occasion est belle pour montrer son engagement politique, son dévouement et son amour du pays. Fondateur et Rédacteur en Chef du site « guineevision.info », Vice-président de la grande mosquée africaine Abubakr and Community Center de Queens à New York, « Malbanga » a toujours été au cœur des activités civiles, culturelles, économiques et politiques.Ce n’est pas pour rien si cet ancien Attaché de presse de l’ex-Haut Représentant de l’Union Africaine (UA) pour l’opérationnalisation de la force africaine en attente (FAA) et chargé de la planification et de la gestion stratégiques des opérations de soutien à la paix, le Général Sékouba Konaté, à Addis Abeba en Ethiopie, a beaucoup de cordes à son arc. Un atout majeur qui fait lui un candidat sérieux sur qui il faut compter. Patricia Engali