L’AGENOUILLEMENT DES FEMMES : un signe de respect?

L’AGENOUILLEMENT DES FEMMES : un signe de respect?

INDISCRETION. La première photo est devenue virale chez les internautes en RD Congo aujourd’hui. On y voit Grace Mugabe, la veuve de l’ex-Président zimbabwéen Robert Mugabe, agenouillée devant Joseph Kabila, dans la tribune d’honneur aux obsèques de Sam Nujoma, ex-chef de l’Etat namibien. La photo a suscité de nombreuses réactions… Pour certains, elle incarne le respect des valeurs culturelles et de la hiérarchie sociale. Pour d’autres, elle reflète une forme de soumission de la femme à l’homme, qui ne correspond plus aux réalités modernes d’égalité des sexes. Cette image reflète une pratique culturelle encore bien ancrée dans plusieurs sociétés d’Afrique de l’Est. Dans ces pays, l’agenouillement des femmes devant les hommes est un signe de RESPECT, d’HUMILITE et de SOUMISSION. Cette tradition s’exprime souvent dans la vie quotidienne : lorsqu’une femme sert un repas à son mari, lorsqu’elle salue une figure d’autorité ou encore dans certaines cérémonies traditionnelles. Bien que cette pratique culturelle ait traversé le temps, à l’ère contemporaine, elle continue de diviser les opinions. Par Benjamin Babunga Watuna

Zimbabwe : des généraux mettent fin à 37 années de règne sans partage du Président Robert Mugabé

Zimbabwe : des généraux mettent fin à 37 années de règne sans partage du Président Robert Mugabé

L’armée zimbabwéenne a décidé de neutraliser le plus vieux chef de l’Etat en exercice dans le monde en s’emparant des règnes du pouvoir. Robert Mugabé dont le long règne touche ainsi à sa fin, serait en résidence surveillée après 37 années sans partage au pouvoir. L’entrée en scène de l’armée, qui s’opposait aux ambitions de Grace Mugabé, l’épouse du président qui aurait fui vers la Namibie, « intervient en pleine crise ouverte entre M. Mugabe et le chef de l’armée après le limogeage la semaine dernière du vice-président du pays Emmerson Mnangagwa, longtemps présenté comme son dauphin », a indiqué BBC info dans son édition d’hier. Quant à l’armée, elle a expliqué qu’elle ciblait uniquement des criminels qui entourent le président nonagénaire et « commettent des crimes causant des souffrances sociales et économiques dans le pays ». Dans un message lu par son porte-parole, elle a promis qu’« ils seront traduits en justice dès que nous aurons accompli notre mission. Nous nous attendons à ce que la situation revienne à la normale dans le but de les traduire en justice».