Les Africains soutiennent l’égalité des sexes, mais des écarts persistent : Les gouvernements sont invités à faire davantage

Les Africains soutiennent l’égalité des sexes, mais des écarts persistent : Les gouvernements sont invités à faire davantage

Une majorité d’Africains expriment leur soutien à l’égalité des sexes en politique, en matière d’embauche et de propriété foncière, comme le montre le dernier profil panafricain d’Afrobarometer. Mais le rapport, basé sur des enquêtes représentatives au niveau national dans 39 pays africains, documente également des inégalités persistantes entre les sexes, montrant que les femmes continuent d’être à la traîne des hommes en matière d’éducation, de propriété des actifs clés et de contrôle sur les décisions financières du ménage. Et si la plupart des citoyens affirment que les femmes devraient avoir les mêmes chances d’être élues à des postes politiques que les hommes, une majorité d’entre eux pensent également que les femmes qui se présentent aux élections risquent d’être critiquées ou harcelées. Les gouvernements africains reçoivent des évaluations relativement positives pour leurs efforts visant à promouvoir l’égalité des sexes, mais près des deux tiers des citoyens estiment qu’il reste encore beaucoup à faire. Résultats clés

La Coalition pour les Droits des femmes africaines lance un appel fort aux Gouvernements africains pour qu’ils agissent rapidement contre les violations persistantes des Droits des femmes

La Coalition pour les Droits des femmes africaines lance un appel fort aux Gouvernements africains pour qu’ils agissent rapidement contre les violations persistantes des Droits des femmes

Dans une déclaration ferme et sans équivoque, La Coalition SOAWR , un consortium de plus de 70 organisations de défense des droits des femmes dans 33 pays africains œuvrant pour la défense des droits des femmes en Afrique, a lancé un appel à l’action et à la redevabilité en conformité avec les objectifs des 16 jours d’activisme contre la violence basée sur le genre. La Coalition se déclare profondément préoccupée par la lenteur avec laquelle se concrétise la promesse d’égalité des sexes faite aux femmes et aux filles africaines par les États membres de l’Union africaine lors de l’adoption du Protocole de Maputo en 2003. Cet appel souligne nécessité impérieuse pour les États membres de l’Union africaine de réagir de manière proactive et d’accélérer la réalisation de cette promesse par la ratification universelle, la domestication et la mise en œuvre du Protocole de Maputo. En juillet de cette année, la Coalition SOAWR, en collaboration avec le gouvernement du Kenya et la Direction Femmes, Genre et Jeunesse de l’Union Africaine, a célébré le 20ème anniversaire de l’adoption du Protocole de Maputo et a lancé le rapport « 20 ans du Protocole de Maputo : où en sommes-nous aujourd’hui ? » notant que les gouvernements africains devaient faire plus pour que les droits inscrits dans le Protocole de Maputo puissent être pleinement mis en œuvre et avoir un impact positif sur le vécu des femmes et des jeunes filles du continent. Lors d’une conférence de presse organisée à Mombasa (Kenya) à l’occasion des 16 jours d’activisme, la Coalition a mis l’accent sur l’importance de la ratification et de la mise en œuvre effective du Protocole de Maputo. Le Protocole est un instrument juridique novateur adopté par l’Union africaine le 11 juillet 2003, que 44 des 55 pays africains ont ratifié et déposé les instruments de ratification. Il répond aux défis uniques auxquels sont confrontées les femmes et les filles en Afrique. Le Protocole tient compte des défis particuliers auxquels sont confrontées les femmes et les jeunes filles en Afrique. Ce texte offre un large éventail de droits portant sur des questions telles que le mariage, la santé et les droits sexuels et reproductifs, la protection contre la violence, l’élimination des pratiques néfastes (notamment les mutilations génitales féminines et les mariages d’enfants), la participation politique et l’émancipation économique des femmes. En créant des cadres juridiques et en garantissant l’accès à la justice, le Protocole de Maputo a contribué de manière significative à l’amélioration de la vie de millions de femmes, à la promotion de leur autonomisation économique et sociale et à la promotion d’un environnement d’égalité et de justice. L’appel à l’action et à la responsabilité met en outre l’accent sur les points suivants: Neuf pays invités instamment à ratifier le Protocole de Maputo. Dans cet appel, la Coalition demande à neuf Etats d’agir rapidement pour ratifier le Protocole de Maputo afin de faire respecter les droits des femmes et des filles dans leur pays. Elle appelle la République du Burundi, la République du Tchad, la République arabe d’Egypte, la République d’Erythrée, la République de Madagascar, le Royaume du Maroc, la République du Niger, la République de Somalie et la République du Soudan à ratifier d’urgence cet instrument progressiste et appelle également la République du Botswana, qui a récemment ratifié le Protocole de Maputo, à déposer son instrument de ratification auprès de l’Union africaine. Ratifier le Protocole de Maputo signifie qu’un pays adhère aux diverses dispositions de ce traité qui visent à défendre les droits des femmes et des jeunes filles. En outre, un instrument juridiquement contraignant permettra à un pays d’être tenu responsable du respect de ces dispositions » Oluwaseyitan Solademi- Ibrahim (Centre des droits de l’homme, Université de Pretoria). « Les pays qui n’ont pas ratifié le Protocole de Maputo exposent les femmes et les jeunes filles à des risques supplémentaires lorsqu’il s’agit de certaines protections relatives au développement économique, au leadership, aux mutilations génitales féminines et à la violence fondée sur le genre », a-t-elle fait remarquer. La Coalition appelle en outre les gouvernements africains à adopter des lois solides assorties de sanctions sévères visant à interdire explicitement les pratiques culturelles néfastes, notamment les mutilations génitales féminines (MGF), les mariages non consensuels et les mariages d’enfants. Le rapport de l’UNICEF (2022 ) sur l’égalité des sexes révèle une situation grave ; les statistiques indiquent que plus de 200 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales féminines (MGF), tandis que plus de 4,3 millions de filles sont encore menacées en 2023. Malheureusement, les progrès ont été limités dans les pays à forte prévalence de MGF tels que la Gambie, la Guinée, le Mali, la Somalie et le Soudan. Rapports inadéquats sur la situation des droits des femmes et des filles. Même si le Protocole de Maputo est l’instrument qui est entré en vigueur le plus rapidement par rapport à tous les autres traités de droits de l’homme, la Coalition, qui compte plus de 70 membres, a exprimé sa déception en ce qui concerne la présentation des rapports sur la mise en œuvre du traité. Elle a noté que le niveau de conformité des Etats membres dans la soumission des rapports périodiques était arbitraire et inadéquat. « L’article 62 de la Charte africaine et l’article 26 du Protocole de Maputo obligent les États membres à soumettre régulièrement des rapports sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre du Protocole de Maputo après l’avoir ratifié, afin de rester redevables vis-à-vis de leurs promesses envers les femmes d’Afrique. Malheureusement, seuls 19 Etats membres africains ont soumis leur rapport initial », a noté Hannah Forster (ACDHRS). Outre la ratification, les pays sont invités à passer à l’action. « Ceci peut être accompli en formulant, en adoptant et en mettant en œuvre des lois et autres mesures qui garantissent les droits des femmes, en reflétant un engagement à faire progresser les droits des femmes à travers le continent », a souligné la directrice d’Equality Now pour l’Afrique, Faiza Mohamed. Le Protocole de Maputo

Le président de Rugby Africa appelle à un changement de mentalité de la part de World Rugby et des gouvernements africains lors de la conférence Bloomberg Africa

Le président de Rugby Africa appelle à un changement de mentalité de la part de World Rugby et des gouvernements africains lors de la conférence Bloomberg Africa

Herbert Mensah, le nouveau président élu de Rugby Africa, l’organe directeur du rugby en Afrique, était l’invité aujourd’hui de la conférence Bloomberg New Economy Gateway Africa, l’événement phare de Bloomberg en Afrique. Dans son intervention, il a appelé à un changement de mentalité de la part de World Rugby et des gouvernements africains. Herbert Mensah, le nouveau président élu de Rugby Africa, l’organe directeur du rugby en Afrique, était l’invité aujourd’hui de la conférence Bloomberg New Economy Gateway Africa, l’événement phare de Bloomberg en Afrique. Dans son intervention, il a appelé à un changement de mentalité de la part de World Rugby et des gouvernements africains. Nous devons changer la façon dont le monde regarde le rugby africain en modifiant notre approche, en mettant en avant notre valeur et en démontrant notre potentiel de croissance Avant son élection en tant que président de Rugby Africa, Mensah a indiqué que la véritable valeur potentielle du rugby africain réside dans le fait de le considérer comme une véritable activité commerciale. Il est convaincu qu’en modifiant le fonctionnement de Rugby Africa et en mettant en avant sa valeur et son potentiel de croissance, il est possible de transformer la perception mondiale du rugby africain, ce qui entraînera une augmentation des compétitions internationales et des revenus substantiels qu’elles génèrent. La priorité de Mensah est de favoriser le progrès et la croissance du rugby non seulement en Afrique, mais aussi dans le monde entier. Mensah est un entrepreneur, homme d’affaires et personnalité éminente de l’administration sportive ghanéenne et internationale. Il a joué un rôle essentiel dans le développement et la croissance du rugby au Ghana, et ses contributions à l’avancement de ce sport dans la région de l’Afrique subsaharienne ont été significatives. Lors de l’événement Bloomberg New Economy Gateway Africa 2023, Mensah a partagé ses idées sur le traitement du rugby en tant que projet commercial lucratif. Fort de son expérience, il a souligné les immenses perspectives d’investissement sur le marché sportif africain et a présenté des stratégies pour en exploiter le véritable potentiel. La conférence Bloomberg New Economy Gateway Africa 2023, l’événement phare de Bloomberg en Afrique, se conclura mercredi à Marrakech, au Maroc. Cet événement réunit des dirigeants des secteurs privé et public pour discuter des problèmes les plus urgents du monde et explorer les solutions potentielles dans le cadre des priorités locales et régionales. Il aborde divers défis auxquels est confrontée l’économie mondiale, notamment la hausse des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, tout en mettant en lumière les solutions et opportunités potentielles offertes par le continent africain et au-delà.