Mali/Remaniement ministériel : Liste des membres du nouveau gouvernement

Décret n°2026-062/PTRM du 12 février 2026 Portant nomination d’un membre du Gouvernement Le Président de la Transition, Chef de l’État,Vu la Constitution ;Vu la Charte de la Transition révisée ;Vu la Loi n°2025-047 du 3 septembre 2025 portant loi organique fixant le nombre des membres du Gouvernement ;Vu le Décret n°2024-0657/PTRM du 21 novembre 2024 portant nomination du Premier ministre ;Après consultation du Premier ministre ; Décrète : Article 1er : Sont nommés membres du Gouvernement : Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens Combattants : Général de Corps d’Armée Sadio Camara Ministre d’État, Ministre de l’Économie et des Finances : M. Alousséni Sanou Ministre d’État, Ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale : Général de Corps d’Armée Ismaël Wagué Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux : M. Mahmoudou Kassogué Ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation : Général de Brigade Issa Ousmane Coulibaly Ministre de la Réforme de l’État, chargé des Relations avec les Institutions : M. Yahya Gologo Ministre de la Sécurité et de la Protection civile : Général de Division Daoud Ali Mohamedine Ministre des Transports et des Infrastructures : Mme Dembélé Madina Sissoko Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale : M. Abdoulaye Diop Ministre de l’Éducation nationale : M. Amadou Sy Savané Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique : M. Bouréma Kansaye Ministre des Mines : M. Amadou Keïta Ministre de l’Énergie et de l’Eau : M. Tchemo Ko Traoré Ministre de la Santé et du Développement social : Colonel-Major Assa Badiallo Touré Ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social :M. Fassoun Coulibaly Ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne : M. Abdoul Kassim Ibrahim Fomba Ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine : M. Mossa Ag Attaher Ministre de l’Agriculture : M. Ibrahima Samaké Ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle : Mme Oumou Sall Seck Ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille :Mme Djènèba Sanogo Ministre de l’Industrie et du Commerce : M. Moussa Alassane Diallo Ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population : M. Imran Abdoulaye Touré Ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable : Mme Dumbia Mariam Tangara Ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration : M. Alhamdou Ag Ilyène Ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme : M. Mamou Daffé Ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes : M. Mahamadou Koné Ministre de l’Élevage et de la Pêche : M. Youba Ba Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Réformes politiques et du Soutien au processus électoral : M. Mamani Nassiré
Retrait du Mali de la CEDEAO : Le Gouvernement met en place un comité de pilotage pour une gestion optimale des impacts
Le Gouvernement malien a tenu ce jour 11 Avril une rencontre inaugurale du Comité interministériel de pilotage du processus de gestion des impacts du retrait du Mali de la CEDEAO. Cette rencontre, qui a enregistré la participation d’une vingtaine de membres du Gouvernement, avait pour objectif d’orienter, d’harmoniser et d’examiner les actions liées à la gestion des impacts de ce retrait, tout en préservant les intérêts du pays. Plaçant les populations au cœur de ses préoccupations, le Comité a procédé à une revue approfondie des différents secteurs prioritaires de développement du pays. Cette analyse a permis d’identifier les défis, les enjeux et les opportunités liés au retrait du Mali de la CEDEAO. Les discussions ont également porté sur la mise en place de mécanismes de coordination efficaces aux niveaux ministériel et technique. Ces mécanismes permettront d’assurer un retrait apaisé et de garantir la continuité des services essentiels. Un chronogramme de travail assorti d’activités prioritaires a été élaboré à cet effet. Le Comité a également souligné l’importance de coordonner les actions avec les pays membres de l’Alliance Sahel (AES) en vue de mener des négociations concertées et harmonisées avec la CEDEAO.
Mali. Le gouvernement rejette un texte algérien imposé sur l’accord de paix d’Alger
Le gouvernement malien a rejeté avec force un texte proposé par l’Algérie au sommet des non-alignés de Kampala, en Ouganda. Ce texte visait à redonner de la force à l’accord de paix d’Alger, signé en 2015 entre le gouvernement malien et les groupes armés. Dans son discours, le ministre d’Etat malien, Abdoulaye Maïga, a dénoncé une « ingérence » de l’Algérie dans les affaires intérieures du Mali. Il a également demandé un « retrait pur et simple » du chapitre consacré au Mali dans le projet de document final du sommet. « Les règles et les procédures ne peuvent pas être plus importantes que la souveraineté des États membres », a déclaré M. Maïga. « Sans changement de ces règles, il y a une forte probabilité de raser la tête d’un État membre en son absence et sans son consentement, ce qui ressemble à de la sorcellerie. »
Mali : La Banque africaine de développement veut accélérer le déploiement de ses projets dans le pays

Le gouvernement malien et la Banque africaine de développement ont convenu de donner un coup d’accélérateur aux projets en cours destinés à réduire la pauvreté dans le pays. C’est sur cette volonté partagée que s’est achevée une mission de dialogue de haut niveau du Groupe de la Banque, le 16 septembre 2022. Pendant une semaine, les membres de la délégation de la Banque et du gouvernement malien ont passé en revue la performance de l’ensemble du portefeuille actif de projets et programmes que la Banque finance au Mali. Puis un atelier de restitution a été élargi à d’autres parties prenantes (société civile, partenaires au développement, secteur privé) pour mieux poursuivre les discussions. « Le taux d’instruments de financement en alerte rouge est de 83,8 %, celui de décaissement du portefeuille se situe à 36,6 %, pour un âge moyen des projets de 5,53 ans. Il s’agit donc d’un portefeuille vieillissant et qui a besoin d’être assaini », a déclaré le chef de la mission, le directeur général adjoint de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest, Joseph Martial Ribeiro. La pandémie de Covid-19 et la crise multiforme à laquelle le Mali fait face (sécuritaire, sociale et politique), sont au nombre des facteurs qui ont entravé la mise en œuvre des projets de la Banque au Mali en 2022. Pour y remédier, la mission préconise des réformes audacieuses, qui visent notamment à accélérer les processus de passation des marchés et l’indemnisation des personnes affectées par les projets. « Nous devons agir avec fermeté et diligence pour vite redresser la performance du portefeuille », a déclaré le directeur général adjoint de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest. « Je note avec satisfaction qu’à l’issue des travaux, un diagnostic complet a été fait, qui identifie et analyse les contraintes et les difficultés majeures qui plombent la performance du portefeuille de la Banque au Mali », a déclaré le ministre malien de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, également gouverneur à la Banque africaine de développement pour le Mali. « Il est plus que nécessaire que chacune des parties prenne des dispositions pratiques et adaptées pour une bonne mise en œuvre des recommandations proposées. Cela nous permettra (…) d’assainir autant que possible le portefeuille afin d’atteindre les objectifs de développement au bénéfice de nos populations », a ajouté le ministre. Alousséni Sanou a d’ailleurs annoncé que la cellule de suivi des unités de gestion des projets et programmes allait être renforcée, outre les procédures, afin d’assurer l’implication effective et personnelle de tous les acteurs. Avec cet objectif : réduire le taux d’instruments de financement épinglés à moins de 45 % dans les 6 mois à venir. « Le niveau d’engagement du Groupe de la Banque africaine de développement, tant pour le volume de son portefeuille que pour le caractère stratégique de ses secteurs d’intervention, illustre bien la solidité des liens de partenariat entre le Mali et le Groupe de la Banque depuis plus de quatre décennies », a déclaré le responsable pays du Groupe de la Banque africaine de développement pour le Mali, Adalbert Nshimyumuremyi. Depuis 1975, début des opérations de la Banque au Mali, 112 opérations ont été approuvées en faveur du Mali, qui ont nécessité 1,83 milliard d’euros d’investissements. À la fin août 2022, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement au Mali comptait 21 opérations pour un montant de 640 millions d’euros. Les projets couvrent les transports (39 %), l’agriculture (19 %), l’énergie (13 %), l’eau et l’assainissement (11 %), la finance (7 %), la gouvernance (6 %), le social (5 %).