Congo Brazzaville. Le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka, un concentré des valeurs congolaises s’en est allé

DISPARITION. Souffrant, le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka nous a quittés, le 25 décembre 2024, jour de Noël, dans sa 78ème année, au terme d’une admission à l’Hôpital Central des Armées Pierre Mobengo de Brazzaville. Homme de paix, aimable, de tempérament calme et ouvert, à l’esprit modeste, le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka l’aura été. Attaché à ce qui est posé comme vrai, beau et bien, d’un point de vue personnel ou qui est donné comme une vertu commune. Aussi, sa vie durant, il a pratiqué des activités, toutes empreintes de marques sur lesquelles les Congolais se reconnaissent. A sa naissance, hasard de la vie, le Général de Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka Onka, fils unique de sa mère, ses parents lui feront porter le prénom Emmanuel, en plus de Claude. Emmanuel, prénom de son grand père, espérant que le jeune Claude Emmanuel Eta-Onka se vêtirait de la bravoure et de la vaillance de son grand-père, un Ancien Combattant de l’Armée Coloniale Française qui, au péril de sa vie, a servi sous le drapeau français, pendant la guerre d’Indochine. C’était, sans savoir que Claude Emmanuel Eta-Onka, sur les pas de son grand père, allait effectivement devenir un brillant soldat, au parcours élogieux, au sein de la Force Publique Congolaise. Dès le départ, Claude Emmanuel Eta-Onka Onka étudie à l’Ecole Militaire Préparatoire Général Leclerc de Brazzaville, de 1959 à 1963. Il poursuivra sa formation à l’Ecole Spéciale Militaire de Saint Cyr, de 1970 à 1972, Promotion Général De Gaulle. Au fil du temps, promu Officier Général de Brigade, il sera élevé Commandant de la prestigieuse Ecole Militaire Préparatoire des Cadets de la Révolution, à Brazzaville de 1977 à 1979. Puis, investi Directeur de l’Académie Militaire Marien Ngouabi de Brazzaville. M. Pascal Lissouba, Président de la République du Congo, en août 1992, il fera du Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka, Chef d’Etat Major Général des Forces Armées Congolaises. Aux fonctions militaires, le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka s’est distingué par sa faculté de s’adapter aux situations, sa flexibilité, la résilience mentale et physique. Faisant aussi preuve de compétence et surtout de caractère, dans la mesure où les actes que posait le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka adhéraient étroitement à l’éthique et aux valeurs de l’armée. S’en suivra, une période où le Général de Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka, troquera l’uniforme militaire contre les vêtements civils de bureau, en raison des charges qu’il occupait, au sein des institutions nationales, tel le Gouvernement, en qualité de Ministre de la Jeunesse et Sport chargé de l’Instruction Civique de 1995 à 1996 et Secrétaire Général à la Défense Nationale, près le Premier Ministre Chef de Gouvernement, de 1996, jusqu’à la fin du mandat du Président Pascal Lissouba. Ici, le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka est une autorité rigoureuse, organisée, compétente, réfléchie, avec une bonne connaissance de ses dossiers, de la résistance au stress. Sportif, le Général de Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka, l’a été, aussi. S’adonnant au basket-ball et au hand-ball pour maintenir une bonne santé mentale et physique. Ce qui lui vaudra la Médaille de Bronze du Tournoi de Basket Ball des Jeux Africains de Brazzaville en 1965. Et, de 1992 à 1996, la Présidence de la Fédération Congolaise de Hand Ball. Au contact de ses collègues Ministres, lorsqu’il siège au Gouvernement, il ne cessait de les inviter à l’exercice du sport, posture qu’il justifiait par le rôle important que joue l’activité physique dans le maintien de la santé, du bien-être et de la qualité de vie. Estimant que les personnes qui s’appliquent à l’activité physique affermissent leur santé tout en augmentant leur espérance de vie. Le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka fut, par ailleurs, de la lignée des gens de culture, » ces fédérateurs d’émotions » selon les propos du Chef d’Orchestre Français Jean Claude Casadesus, dont recèle le Congo Brazzaville. Très attiré par l’écriture, en ce qu’elle est un moyen de libre expression dont il tire une grande satisfaction, même si elle exige beaucoup de travail, sans compter le temps consacré à la création, le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka écrivait, dans plusieurs genres littéraires. Il s’investissait, à la fois, comme poète, nouvelliste, essayiste et romancier. Trois de ses ouvrages feront date. « Saint Cyr Coetquidam: les bovidés de 2-3, » « Souvenirs d’enfant de troupe » et « Cette autre famille ». Au moment où disparait le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka, des décorations liées à sa citoyenneté congolaise lui ont été décernées par l’Etat congolais. Le Général Claude Emmanuel Eta-Onka emporte, avec lui, à l’Eternel Infini, les sceaux de Grand Officier du Mérite Congolais et de Commandeur du Mérite Sportif Congolais. Ce à quoi s’ajoute la Médaille du Commandeur de la Légion d’Honneur Française. Père de famille, le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka laisse 8 enfants, 5 filles et 3 garçons. Respectueux des traditions et coutumes Téké, il aura, jusqu’à ses derniers jours, honoré la Cour Royale de Mbé dont il fréquentait, quand il le pouvait, les Dignitaires à la Cité de Mbé, à près de deux cent kilomètres, au Nord de Brazzaville. Y prenait part aux danses folkloriques, au tam-tam, aux souffleries dans des défenses d’éléphants et aux chansons reprises en chœur, avec ce qu’elles ont, par symbolisme, des vertus du surnaturel et du mystère. Que le Général De Brigade Claude Emmanuel Eta-Onka repose en paix. A sa famille, ses frères d’armes, ses proches et autres connaissances, je dis l’expression de mes condoléances les plus attristées. Avec la traduction des souvenirs communs que lui et moi avions partagés, lors de nos fréquents échanges, des fois, en langue Bangangoulou, sur la Culture Téké, et sur les avis que je prenais de lui à propos des sujets touchant les domaines de la Justice, de la Sécurité et de la Défense. Paris 5 janvier 2025 Ouabari Mariotti Ancien Ministre de la Justice. République du Congo
Burkina Faso/ Forces armées nationales : le nouveau CEMGA reçoit ses attributs de Général de brigade

Le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce vendredi matin, la cérémonie de remise officielle des attributs de Général de Brigade au Colonel Moussa DIALLO, nouveau Chef d’État-major général des armées. « Général de Brigade Moussa DIALLO, je vous remets les insignes de votre grade ». C’est par cette formule que le Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE a procédé au port des épaulettes et à la remise du béret de Général de Brigade au nouveau Chef d’État-major général des armées. Après avoir reçu ses insignes, le nouvel officier général a traduit sa reconnaissance au Chef de l’État pour la confiance et dit recevoir ses attributs de Général de brigade avec « un immense honneur et une profonde gratitude ». « Au-delà d’être une importante étape de la carrière militaire, c’est aussi l’expression de la marque de confiance que le Chef suprême des Forces armées nationales et ma hiérarchie accordent à l’humble militaire que je suis. Permettez-moi donc, de vous assurer que j’en mesure pleinement la portée », a indiqué le nouveau Général de brigade Moussa DIALLO. Il a réaffirmé sa disponibilité et son engagement à travailler à relever les défis et à être à la hauteur des attentes des plus hautes autorités. Le Général de brigade Moussa DIALLO s’est également engagé devant le Chef suprême des Forces armées nationales « à assumer le grade de Général de Brigade en dirigeant avec sagesse et équité, engagement et détermination, courage et loyauté ». En rappel, c’est le 17 décembre 2024 que le Président du Faso, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales a pris un décret élevant au rang de Général de Brigade, le Colonel Moussa DIALLO. Et, le nouveau Général de brigade a été nommé jeudi 19 décembre, Chef d’État-major général des armées par décret du Président du Faso.
Forces Armées Congolaises : Basile Boka promu au grade de général de brigade

Nommé par décret présidentiel, le 8 janvier 2024, au grade de général de brigade des forces armées congolaises (FAC), le commandant de la garde républicaine, Basile Boka, a porté son galon, ce 21 mars 2024. L’acte a été accompli par le général d’armée, Denis Sassou-N’Guesso qui a patronné la cérémonie militaire au palais des congrès à Brazzaville. L’esplanade du palais des congrès de Brazzaville a été choisi pour accueillir cette cérémonie de prise d’armes et de port d’insigne de grade. La cérémonie a débuté par le passage en revue des troupes par le chef de l’Etat. Le décret portant promotion d’officier général des forces armées congolaises a été par la suite rendu par le colonel major de police, Jean Bernard Okoko Isso, directeur général de l’administration et des ressources humaines au ministère de l’intérieur, de la décentralisation et du développement local. Le moment solennel de cette cérémonie est intervenu après la lecture de ce décret quand le président de la République a fait porter l’insigne du grade à l’heureux promu, Basile Boka. Né en 1964 dans le département de la Cuvette, Basile Boka a été commandant de la zone militaire de défense n°8 dans le département du Pool, en novembre 2016 et commandant de la garde républicaine en janvier 2023. Il est chevalier, officier et commandeur dans l’ordre du mérite congolais. Selon l’ordre de passage, la parade militaire qui a bouclé la cérémonie a commencé par le passage du commandement de l’ensemble des troupes, sous la supervision du commandant de la zone militaire de défense n° 9. Le défilé a été clôturé par le passage des troupes para-commandos, avec leur pas lent et rythmé. Il convient de signaler que les conditions météorologiques ont contribué à la bonne tenue de cette cérémonie. En effet, la pluie qui a arrosé la ville de Brazzaville en matinée a permis aux troupes de garder défiler dans la fraicheur. Wilfrid Lawilla D.
Burkina. Forces armées nationales : le CEMGA reçoit ses attributs de Général de Brigade

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, Chef suprême des forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce vendredi matin la cérémonie solennelle de remise officielle des attributs de Général de Brigade au Colonel-major Célestin Simporé, Chef d’Etat-Major général des armées. Nommé Général de Brigade par décret, le 27 octobre 2023, le Colonel-major Célestin Simporé a reçu ses insignes en présence de la hiérarchie militaire. Le nouveau Général de Brigade dit mesurer la responsabilité qui lui revient, en portant ses attributs. « En recevant cette promotion, Excellence, j’en mesure toute la portée : celle de traduire vos objectifs politiques en résultats opérationnels et concrets sur le terrain », a déclaré le Général de Brigade, Célestin Simporé. « Les attributs que je reçois, ce matin, sont à mettre à l’actif de tous mes collaborateurs et surtout celui des forces combattantes qui s’investissent quotidiennement au péril de leur vie afin que notre peuple vive dans la paix et dans la prospérité », a soutenu Célestin Simporé qui leur dédie ainsi cette promotion. Il a rassuré le Président de la Transition de sa détermination et son dévouement à poursuivre le combat jusqu’à la victoire finale contre les forces du mal.
Burkina/Forces armées nationales : le Colonel-major Kassoum COULIBALY reçoit ses attributs de Général de Brigade

Le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé ce lundi 30 octobre, la cérémonie de remise officielle des attributs de Général de Brigade au Ministre d’État, ministre de la Défense et des Anciens combattants, Kassoum COULIBALY. « Général de Brigade Kassoum COULIBALY, je vous remets les insignes de votre grade ». C’est par cette formule consacrée que le Chef suprême des Forces armées nationales, le Capitaine Ibrahim TRAORE a procédé au port des épaulettes et à la remise du béret de Général de Brigade au Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens combattants. Après avoir reçu ses insignes, le nouvel officier général a traduit sa reconnaissance au Chef de l’État et lui a renouvelé toute sa disponibilité et son engagement sans faille à mettre en œuvre les instructions relatives au secteur de la défense, afin que notre pays recouvre toute son intégrité territoriale et amorce son développement en toute souveraineté. Le Général COULIBALY a aussi dédié sa nomination « à l’ensemble des Forces combattantes et particulièrement à la mémoire de tous ces vaillants soldats, personnels des forces de sécurité intérieure et VDP tombés en héros pour l’honneur de la Patrie ». A toutes les populations qui subissent les affres de la guerre, le ministre en charge de la défense les a rassurées « que ces galons ne seront pas des galons de repos », car dit-il « j’ai bien compris le message et la mission du Président de la Transition : atteindre dans les meilleurs délais les objectifs fixés, c’est-à-dire la libération du territoire national ». La cérémonie s’est déroulée dans la pure tradition militaire en présence d’officiers généraux en activité et de la deuxième section, d’officiers, des chefs d’État-major d’Armées et de collaborateurs. En rappel, c’est le 27 octobre 2023 que le Président de la Transition, Chef de l’État, Chef suprême des Forces armées nationales a pris un décret élevant au rang de Général de Brigade, le Colonel-Major Kassoum COULIBALY.
RDC: l’ancien prisonnier et colonel Eddy Kapend promu général de brigade
Eddy Kapend, ancien prisonnier condamné pour sa participation présumée à l’assassinat de l’ancien président Laurent Kabila, a été élevé au grade de général de brigade au sein des forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dans une décision annoncée jeudi. Cet événement marque un retour en grâce pour l’ancien aide de camp du père de l’ancien président Joseph Kabila. Comment comprendre cette nomination et quelle sera la mission d’Eddy Kapend? Certains analystes estiment que la nomination d’Eddy Kapend répond à un double objectif. D’abord, elle est vue comme une stratégie électorale visant à gagner les faveurs de l’électorat du Grand Katanga, sa région d’origine. De plus, cette nomination est interprétée par d’autres comme une réponse à une dynamique géopolitique interne dans une région dont sont également originaires personnalités telles que l’ancien président Joseph Kabila, l’opposant Moïse Katumbi ou encore le général en fuite John Numbi, qui a récemment fait parler de lui dans une vidéo menaçant Félix Tshisekedi… Lire la suite sur RFI