RDC. Simple piqûre de rappel sur le M23-Rwanda Inc.

RDC. Simple piqûre de rappel sur le M23-Rwanda Inc.

PARLONS-EN. Simple piqûre de rappel sur le M23-Rwanda Inc. Les informations qui nous parviennent des régions conquises (Nord et Sud-Kivu) par les Rwandais et leurs pantins du M23 assaisonnés à la sauce Corneille Nangaa sont alarmantes. J’ai beau critiquer Félix Tshisekedi et son régime, mais quand je vois ce qui se passe dans le Grand-Kivu, je ne peux m’empêcher de penser aux invasions rwando-ougandaises de 1996 et 1998. Ce qui se passe actuellement à Goma et Bukavu rappelle en effet les sombres moments de l’histoire du Congo-Zaire. D’aucuns diront que l’UDPS, le parti au pouvoir, entretient aussi une milice (les soi-disant « Forces du progrès » affiliées au régime de Félix Tshisekedi) tout aussi intolérable et violente que le M23. Oui, dans une certaine mesure. Mais même si le M23 est la version rwandaise de la milice « Forces du progrès », les deux mouvements terroristes ont quand même des modes opératoires relativement différents. Il ne s’agit pas ici de relativiser quoi que ce soit, mais de rappeler que le M23, c’est le masque derrière lequel se dissimulent les acteurs des génocides qui ont touché et continent de marquer la région martyre des Grands Lacs depuis la création, quelque part en Ouganda, à la fin des années 1980, de leur mouvement, le Front patriotique rwandais (FPR), le parti au pouvoir à Kigali dirigé par un certain Paul Kagame. Une simple piqûre de rappel. Désolé de ne pas parler de Corneille Nangaa. C’est juste un garçon de course dans l’histoire, et il ne peut pas dire le contraire. Je bois mon lait nsambarisé… Patrick Mbeko

Le plus haut conseiller politique chinois rencontre une délégation du Front patriotique rwandais

Wang Huning, président du Comité national de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), a rencontré mardi une délégation conduite par Wellars Gasamagera, secrétaire général du Front patriotique rwandais (FPR). M. Wang, également membre du Comité permanent du Bureau politique du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a déclaré que ces dernières années, les dirigeants des deux pays ont maintenu la communication et les échanges de diverses manières, menant au développement continu des relations bilatérales. La Chine est disposée à travailler avec le Rwanda pour consolider la confiance mutuelle stratégique, approfondir la coopération de haute qualité sur la construction conjointe de « la Ceinture et la Route », renforcer la coordination internationale et porter les relations amicales Chine-Rwanda à un nouveau niveau, a indiqué M. Wang. Il a noté que la CCPPC est prête à renforcer les échanges avec la partie rwandaise et à apporter davantage de contributions au développement des relations bilatérales. Pour sa part, M. Gasamagera a déclaré que le FPR chérit l’amitié fraternelle avec le PCC, admire les remarquables réalisations de la Chine en matière de développement et remercie la Chine pour son soutien à long terme au développement du pays. Le Rwanda adhère au principe d’une seule Chine et est disposé à renforcer l’échange d’expériences avec la Chine sur la gouvernance du parti et de l’Etat, à réaliser un développement commun, à mettre en œuvre conjointement les trois grandes initiatives mondiales et à promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé pour l’humanité, a-t-il indiqué.

Congo Brazzaville – Rwanda. Le FPR donne des leçons d’économie politique au PCT

Congo Brazzaville – Rwanda. Le FPR donne des leçons d’économie politique au PCT

ÉCONOMIE POLITIQUE. En misant 110 milliards de FCFA dans la reprise de la zone économique spéciale de Maloukou, à Brazzaville, le holding Crystal Ventures, propriété du Front Patriotique Rwandais (FPR), donne une bonne leçon d’économie politique, en terme de placements financiers et de gestion, au PCT (Parti Congolais du Travail). « Une fois l’accord signé(ndlr, ce qui est chose faite depuis avril dernier), nous apporterons, dans un premier temps, un investissement d’environ 100 millions de dollars pour sécuriser le site, le réhabiliter et finaliser les connexions aux réseaux électriques, hydrauliques et internet. Puis, nous mettrons à disposition un financement de plus de 100 millions de dollars pour la mise en place du port sec, la construction de la cité ouvrière et d’un centre de formation », affirmait, en octobre 2021, Jack Kayonga, le CEO du holding rwandais Crystal ventures limited. À qui appartient réellement ce holding rwandais qui gère quasiment tous les pans de l’économie rwandaise? D’après les différentes sources et articles de presse consultés( Le Point, Jeune Afrique, The Economist, Bloomberg…), Crystal ventures est le bras financier et économique du Front patriotique rwandais au pouvoir à Kigali depuis 1995. Paul Kagame, confirment nos confrères, est le véritable chairman de Crystal Ventures. Un holding qui trouve ses financements à travers Agaciro development fund. Premier employeur privé du pays, dont les actifs sont estimés à quelque 500 millions de dollars, Crystal Ventures est présent dans presque tous les secteurs de l’économie: de l’agroalimentaire à la sécurité privée en passant par l’immobilier et le BTP. Faut-il noter que Agaciro Development Fund a pris de l’envol, avec les contributions de la diaspora tutsi rwandaise(tutsi power), officiels du pays et sociétés de droit rwandais, notamment lorsque Kigali a été sevré de l’aide internationale à la suite de son implication dans l’instabilité à l’Est de la RDC. De méchantes langues parlent même de l’argent provenant des minerais exploités en RDC. Vrai ou faux? Difficile d’en savoir davantage. Ce sont donc ces fonds qui sont aujourd’hui investis dans l’expansion du holding Crystal Ventures limited voire Rwandair. Au Congo Brazzaville, le PCT au pouvoir, n’a pas pu créer, avec les pétrodollars générés par la vente du brut, un fonds de cette nature, à même de financer ses propres activités et l’économie en période de vaches maigres, à défaut d’être placés en bourse ou autres opérations de capitalisation rentables. À la moindre urgence, le secrétariat général du parti jette le regard, le cou perclus d’humilité, vers le Chef, confie, la main sur le cœur, un cadre du parti. Dieu seul sait d’où provient l’argent destiné au paiement des membres du secrétariat permanent du pct au pouvoir. Les comptes du parti sont-ils certifiés par un cabinet d’expertise comptable agréé cemac? « Non », lance un expert comptable qui avait offert ses services aux pct pour plus de transparence et de possibilité de découverts auprès d’une banque. Un peu honteux que le FPR donne des leçons de placements financiers et de gestion à un l’un des plus grands partis d’Afrique qui a été, en première ligne, sur le front de la lutte contre l’apartheid en Afrique Sud et de la lutte pour la libération des pays de la ligne de front en Afrique australe et, par ricochet, de Nelson Mandela. Par Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier.

Rwanda/Congo. Kagamé accorde son onction à DCSN ?

Rwanda/Congo. Kagamé accorde son onction à DCSN ?

OPINION. Denis Christel Sassou Nguesso (DCSN), dans sa veste de VRP et de super ministre de la coopération internationale, chargé de la promotion du partenariat public-privé, sur la photo ci-dessous, en entretien, dans la langue de Shakespeare, avec Paul Kagame, en visite d’Etat de 72 heures au Congo, du 11 au 13 avril 2022. Les autorités congolaises ont-elles cédé à la naïveté en signant hâtivement avec Kigali quantité d’accords dans les domaines de l’agriculture, sécurité, mines et, surtout, la cession du site industriel de Maloukou à la rwandaise Krystal Ventures, propriété du Front Patriotique Rwandais, (FPR, au pouvoir à Kigali)? S’interroge, d’un air méfiant et pessimiste, un géostratège congolais installé en France. À court ou moyen terme, l’on pourra juger de l’opportunité ou non de ces accords. Une chose est sûre, Kigali dormira désormais avec un œil bien ouvert et fixé sur Brazzaville pour mieux sécuriser ses investissements et, peut-être, renforcer sa présence au Congo. À Kigali, on dit souvent que les congolais des deux rives aiment surtout la sape, danser le « ndombolo », « apesa atala te »(distribuer de l’argent sans compter, en français), faire la politique et aussi les belles femmes au teint clair(mundele) dont dispose, en quantité, Kigali. Qui vivra verra. Par Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier.