Quand la recherche scientifique se met au service d’un agenda politico-diplomatique : le cas Vincent Duclert et le rôle de la France au Rwanda

Quand la recherche scientifique se met au service d’un agenda politico-diplomatique : le cas Vincent Duclert et le rôle de la France au Rwanda

PARLONS-EN. Le rôle des universitaires dans l’accompagnement de l’impérialisme, ou plus largement d’agendas gouvernementaux, est bien documenté. À cet égard, le cas de l’historien Vincent Duclert offre une illustration particulièrement éclairante. En avril 2019, à la veille des commémorations du génocide rwandais, Emmanuel Macron lui confie la mission de constituer une commission chargée d’examiner le rôle de la France au Rwanda. Macron affirme s’être engagé auprès de Paul Kagame pour que « le génocide des Tutsis prenne toute sa place » dans la « mémoire collective » française, inscrivant d’emblée la démarche dans un horizon à la fois historique et diplomatique. Deux ans plus tard, la commission d’historiens présidée par Monsieur Duclert produit son rapport. Celui-ci conclut que la France porte une responsabilité dans le génocide sans en être complice. La formule s’apparente moins à un verdict historiographique qu’à un exercice d’équilibrisme juridico-diplomatique. Johan Swinnen, ancien ambassadeur de Belgique au Rwanda (1990–1994), dénonce un document « coupable de légèreté et d’omissions inexcusables ». En clair, le récit que propose Vincent Duclert, après un dépouillement des archives françaises, est tenable politiquement mais fragile historiquement. Jambo Asbl, ONG basée en Belgique, vient de publier une synthèse particulièrement fournie des principales objections adressées à ce rapport scientifiquement politisé : https://www.jamboasbl.com/…/lasbl-jambo-propose-une… On le sait — et la littérature l’a abondamment montré —, le monde académique peut fonctionner comme une caisse de résonance des priorités d’État, sous couvert de neutralité scientifique. Le cas de Vincent Duclert, qui s’est dit satisfait d’avoir contribué à la réconciliation entre la France d’Emmanuel Macron et le Rwanda de Paul Kagame, est particulièrement éloquent. Patrick Mbeko

Congo : la France déjouerait un virage vers les BRICS ?( lecture en 4 minutes)

Congo : la France déjouerait un virage vers les BRICS ?( lecture en 4 minutes)

PARLONS-EN. L’hypothèse d’un réalignement stratégique du Congo vers la Russie et la Chine se précise. Des sources concordantes révèlent que l’épée de Damoclès est toujours suspendue sur la tête du général de division Guy Blanchard Okoï, chef d’État-major général (CEMG) des Forces armées congolaises (FAC), qui devrait être mis en difficulté. Paris, de son côté, détiendrait des leviers subtils pour contrer ce basculement, sans recourir à une confrontation ouverte. Le pouvoir congolais a des racines françaises et tout remonte aux années 1970. Denis Sassou, alors capitaine, est approché par le Service de Défense et de Contre-Espionnage (SDECE) français – ancêtre de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), éclaboussée en 2025 par ses opérations contre l’Alliance des États du Sahel (AES). L’objectif : neutraliser le président radical Marien Ngouabi.En 1976, Albin Chalandon, DG d’Elf Aquitaine, joue les intermédiaires avec ses réseaux issus du SDECE post-de Gaulle. Sassou, ministre de l’Intérieur et de la Défense depuis 1975, grimpe les échelons grâce à l’État-major spécial révolutionnaire. Le capitaine Emmanuel Ngouélondélé, directeur des services secrets du Congo et proche des Batékés, facilite les liens via feu Omar Bongo, hôte clé des bases françaises en Afrique et de la Françafrique.Porté par Elf Aquitaine, le minidef Sassou Denis indexé précédemment d’avoir assassiné Ngouabi, renverse le 5 février 1979, Yhombi Opangault : les vannes du pétrole s’ouvrent, l’argent coule, et le colonel Yves Ollivier s’installe durablement à l’état-major de Sassou. De Lissouba à Mokoko : Paris corrige ses « fils » En 1997, Elf récidive. Le professeur Pascal Lissouba, au pouvoir depuis 1992, est évincé pour avoir défié ses bienfaiteurs – nourris depuis 1963. La compagnie aurait financé mercenaires tchadiens, angolais, Hutu-Power et supplétifs zaïrois (DSP) : M. Sassou revient aux affaires avec plus de 400 000 morts dans les mains. Ce chiffre donné par l’expert Eric Dénécé n’a jamais été contesté. En 2016, François Hollande sacrifie un autre « fils », le général Jean-Marie Michel Mokoko (J3M). Mais l’ivresse des nouveaux riches déborde : hubris face à des exigences françaises de rigueur. Aujourd’hui, la tentation d’un pivot vers la Russie irrite Paris. Son atout maître ? Une élite congolaise formée, socialisée et ancrée en France, relais indéfectible entre Brazzaville et l’Occident. Okoï, comme J3M, en est le pilier – Paris ne compte pas le lâcher sans frapper même si, Jean Dominique Okemba suspecté de monter la cabale contre les officiers généraux Okoï et Nianga via Aline Lonzaniabeka est sur la liste des succesibles reconnu par l’occident. Dans cette configuration, la colonelle Aline charge Okoi au lieu de M. Sassou qui a pris le décret de la nommé et de la casser de son grade selon les prérogatives qui lui sont dévolus (article 88 de la constitution de la République du Congo) : ledit décret qui casse le grade du colonele au soldat 2è classe (décret n°2025-478 du 26 décembre 2025, publié au Journal officiel de la République du Congo de la 68e année, n°4, p.78, du 22 janvier 2026 ). La diversion du colonele Aline et Cie pour enfoncer les généraux devant les problèmes économiques qui frappent le Congo ne convainc pas les dépêches des services des renseignements occidentaux et des journaux qui accusent la France de vouloir renverser des dirigeants africains. Ce que les officiers Sassou, Lonzaniabeka et JDO cachent La rivalité Russie-Chine s’intensifie dans la profondeur économique et discrétion politique de PékinL’alerte récente du Service de renseignement extérieur russe (SVR) et des médias comme Voi.id, lanouvelletribune.info, etc., cristallisent les enjeux. Elles exposent la fracture géopolitique et rend tout basculement risqué. Les offres russe et chinoise divergent profondément, filtrées par l’élite congolaise occidentalisée. Pékin mise sur l’essentiel – infrastructures, énergie, numérique, prêts rapides, contrats bilatéraux sans ingérence idéologique. Cela flatte la souveraineté de M. Sassou. Mais l’administration congolaise, peu rodée, peine à gérer ces engagements complexes. Les élites françaises y voient efficacité sans filet : garanties juridiques faibles, opacité et vulnérabilité macroéconomique. La Chine apporte du concret, pas de bouclier réputationnel occidental.( A suivre) Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

OÙ EST PASSÉE LA FRANCE GAULLIENNE ?

OÙ EST PASSÉE LA FRANCE GAULLIENNE ?

TRIBUNE. Le retour de Donald Trump sur la scène politique américaine marque une rupture nette dans les équilibres internationaux. Son approche unilatérale et transactionnelle des relations internationales contribue à fragiliser l’ordre mondial issu de l’après-Guerre froide. Dans ce contexte, la relation franco-américaine apparaît profondément déséquilibrée, au point que les prises de position répétées et souvent condescendantes de l’actuel président américain Donald Trump à l’égard du chef de l’État français Emmanuel Macron interrogent sur la place réelle de la France dans le concert des nations. Plus largement, ce sont les Européens, et en particulier la France, qui paient aujourd’hui le prix d’une dépendance stratégique ancienne vis-à-vis de Washington, qu’elle soit militaire, diplomatique, économique ou monétaire. Cette dépendance affecte directement la crédibilité internationale de la France et nourrit un sentiment de déclassement. Une question s’impose alors : qu’est devenue la France héritière du général de Gaulle ? La pensée et l’action gaulliennes reposaient sur un principe central : l’indépendance nationale comme condition de la souveraineté et de la crédibilité internationale. Si Charles de Gaulle est souvent présenté comme critique à l’égard des États-Unis, il ne fut jamais hostile à l’alliance atlantique en tant que telle. Il considérait Washington comme un allié naturel, mais refusait toute forme de subordination. Sa vision reposait sur une coopération entre puissances souveraines, non sur une relation de dépendance. C’est dans cet esprit que de Gaulle entreprit de restaurer la capacité d’action autonome de la France. Il affirma dès 1958 la nécessité pour la France de « prendre une place qui lui soit propre » dans le monde occidental, tout en conservant une liberté de manœuvre stratégique. En 1959, il posa le principe fondamental selon lequel « la défense de la France doit être française », avant d’appeler, en 1962, à la construction d’une Europe politiquement indépendante des États-Unis. Cette doctrine permit à la France de retrouver une crédibilité internationale face à l’hégémonie américaine, rompant avec l’image d’un allié affaibli et peu fiable héritée de la IVe République. Le général de Gaulle contestait la suprématie américaine non par idéologie, mais par lucidité stratégique. Il reconnaissait la puissance des États-Unis et leur rôle sécuritaire face aux tensions avec l’Union soviétique, mais refusait que cette puissance s’impose dans tous les domaines : militaire, nucléaire, économique, monétaire et culturel. Sa critique du rôle central du dollar et son plaidoyer pour un retour à l’étalon-or s’inscrivaient dans cette volonté de limiter les instruments de domination structurelle. À l’heure du trumpisme, marqué par un nationalisme offensif et un retour assumé à une logique de rapports de force, la France semble avoir perdu cette boussole stratégique. Face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, elle peine à faire entendre une voix autonome. L’Union européenne, fragmentée et dépendante de Washington sur les plans militaire et stratégique, ne constitue pas aujourd’hui un pôle de puissance capable de contrebalancer efficacement les grandes puissances. Dans ce contexte, un retour à une forme de gaullisme rénové apparaît nécessaire : une troisième voie fondée sur l’indépendance stratégique, le refus de l’alignement automatique et la recherche d’équilibres multipolaires. Cette tradition fut incarnée, à des degrés divers, par des figures telles que Jacques Chirac ou Dominique de Villepin. Par ailleurs, l’avenir de l’influence française ne peut être pensé sans l’Afrique. Le continent africain est appelé à devenir l’un des centres de gravité majeurs du monde au XXIe siècle, tant sur les plans démographique, économique que géopolitique. Or, l’image et la position de la France en Afrique se sont considérablement dégradées ces dernières années. Les relations héritées du passé, marquées par une asymétrie et une condescendance perçue, ne sont plus viables. La France doit impérativement repenser sa politique africaine et accompagner les transformations en cours dans une logique de partenariat stratégique équilibré, fondé sur le respect, la réciprocité et les intérêts partagés. L’Organisation internationale de la Francophonie, et plus largement l’espace francophone, peuvent constituer un levier essentiel de projection d’influence, à condition d’être réinvestis politiquement et stratégiquement. En définitive, la France dispose encore d’atouts majeurs : diplomatie, culture, langue, capacité militaire, réseaux internationaux. Mais leur valorisation suppose une remise en question profonde de ses orientations stratégiques. Le destin de la France est étroitement lié à celui de l’Afrique et à sa capacité à s’affirmer comme une puissance d’équilibre dans un monde de plus en plus fragmenté. C’est à ce prix qu’elle pourra restaurer le respect de ses partenaires comme de ses adversaires. « Le respect est le lien de l’amitié. » (Proverbe oriental) « La liberté, c’est le respect des droits de chacun ; l’ordre, c’est le respect des droits de tous. » (Marbeau) Fait à Châteauroux, le 20 janvier 2026 Evrard NANGHO Le Patriote engagé

MONDE DE LA PRESSE. MAYOMB’ : Un nouveau périodique d’information

MONDE DE LA PRESSE. MAYOMB’ : Un nouveau périodique d’information

Bien que la presse en ligne qui, ces dernières années, s’est développée dans la diffusion des informations, la presse écrite au niveau du continent qui continue à résister par l’intermédiaire de la plume de quelques journaux. Au Congo, certains périodiques tels Sel-Piment, Le Patriote, La Semaine africaine, Les Dépêches de Brazzaville, L’Horizon africain essaient, tant bien que mal, d’être sur le marché des journaux. À Paris, est né Mayomb’, un bimensuel d’information socio-économique ayant pour Directeur de publication Andry PethasBoukakat. Mayomb’ se veut panafricaniste, bien qu’il se fonde essentiellement sur les réalités congolaises ; aussi son appellation ne nous rappelle-t-il la forêt ou le mont Mayombe du Congo. Dans ce premier numéro d’un journal qui se présente comme un bi-hebdomadaire (16 octobre-16 décembre 2025), toutes les réflexions semblent êtrecentrées sur les réalités africaines. Dans quelques articles, se révèlent moult regards sur l’espace occidental comme le titre « De gaulle l’ombre de Brazzaville ». Distribué presque dans l’espace francophone (France, Belgique, Suisse et la majorité des pays francophones africains tels le Gabon, les deux Congo, le Cameroun, la Centrafrique, le Tchad, le Benin, le Rwanda, la Guinée équatoriale,le Sénégal, le Madagascar, le Burundi), Mayomb’ se veut être aussi au service du panafricanisme. Dans ce premier numéro, on peut se documenter sur des réflexions se fondant sur la société, l’histoire et le culturel telles « La viande de brousse en danger », « Sankara-Traoré : un capitaine pour deux », « Les promesses du président gabonais », L’évangile des Sapeurs », « L’île du diable : la forêt préhistorique de Brazzaville », « Sam Mangwana : le sphinx parle », « Le plus grand amour de Koffi ». Mayomb’ apparait ici comme un nouveau journal riche en ce qui concerne les sujets traités qui se fondent sur les réalités du continent. Et le sommaire du journal à la page 7 donne aux lecteurs la possibilité de découvrir d’autres pans de l’histoire contemporaine du Congo. Une particularité de ce périodique : la place qu’occupe la bande dessinée pour mettre en valeur quelques réalités historiques telle une partie de la vie politique du général de Gaulle. Mayomb’, un journal qui, nous espérons, va continuer à promouvoir les réalités congolaises en particulier et africaines en général. Et se justifie ici le panafricanisme comme l’affirme Andry PhetasBoukakat : « L’Afrique est cet œuf qui ne peut jamais séparer les pierres querelleuse ». Noël Kodia-Ramata

Gabon: Les Présidents Oligui Nguema et Emmanuel Macron effectuent des visites de chantiers

Gabon: Les Présidents Oligui Nguema et Emmanuel Macron effectuent des visites de chantiers

Dans le cadre de sa visite officielle à Libreville, le Président Emmanuel Macron a effectué lundi 24 plusieurs déplacements sur le terrain aux côtés du Président Brice Clotaire Oligui Nguema. Les deux Chefs d’État ont visité différents chantiers structurants de la capitale afin d’apprécier l’avancement des projets engagés pour la transformation du pays, annonce la Présidence gabonaise indiquant que la journée a débuté à la Cité de la Démocratie, vaste complexe institutionnel en pleine réhabilitation après plusieurs années d’abandon. « Implanté sur 434 hectares, le site regroupe notamment un centre de congrès de 3 000 places, un centre présidentiel, un palais présidentiel, 55 villas, un zoo ouvert au public, des infrastructures techniques modernisées ainsi que 12 km de voiries intérieures », poursuit la Présidence dans un communiqué. Et d’ajouter qu’avec 2 300 personnes mobilisées, dont 70 % de main-d’œuvre gabonaise, le chantier affiche un taux d’exécution de 75 %, pour une livraison prévue fin 2026. Les deux dirigeants se sont ensuite rendus à la Cité Émeraude, appelée à devenir la future cité administrative du Gabon. Ils ont par ailleurs inauguré le site rénové de l’Institut Français du Gabon (IFG), avant d’en visiter les installations. Réhabilité il y a un an, l’IFG constitue un acteur central de la coopération culturelle et éducative entre la France et le Gabon, permettant le renforcement des échanges artistiques et des partenariats avec les milieux culturels et académiques des deux pays. La série de visites s’est conclue à la Baie des Rois, projet emblématique de réaménagement urbain développé sur 400 hectares. Il prévoit la construction d’hôtels, de bureaux, de centres commerciaux, d’espaces de loisirs et d’une marina. Cette dernière étape a été marquée par le planting symbolique d’un arbre, suivi de la participation des deux Chefs d’État à la séance de clôture de la table ronde consacrée aux initiatives de protection des forêts du Bassin du Congo. Ils ont ensuite reçu les conclusions issues des quatre panels de travail. Ces visites traduisent la volonté commune de promouvoir des infrastructures modernes et de renforcer une coopération orientée vers le développement. Elles s’inscrivent pleinement dans les priorités économiques de la Cinquième République gabonaise, fondées sur la diversification, l’industrialisation, la souveraineté économique, la création d’emplois et la modernisation des infrastructures nationales. À cette occasion, les deux Chefs d’État ont rappelé l’importance stratégique de la préservation de l’environnement et de la valorisation durable des ressources naturelles.Le Président de la République gabonaise a souligné la place centrale qu’occupe le pays dans la conservation de ses forêts depuis plus de 50 ans, sans contrepartie financière, malgré le soutien constant de ses partenaires historiques. Il a insisté sur la nécessité de faire de la préservation environnementale un véritable levier économique :« L’objectif commun ne se limite plus à la protection de la nature ; il s’étend à sa valorisation durable, en conciliant impact économique et impact environnemental. Ensemble, prenons la décision de faire cohabiter les deux. » Le Président français a, pour sa part, rappelé le caractère exemplaire du Gabon en matière de préservation de l’environnement et alerté sur l’ampleur de la destruction des forêts dans les pays développés, principaux producteurs de carbone à l’échelle mondiale. Il a appelé les nations industrialisées à mobiliser et sécuriser des financements, conformément aux recommandations formulées par son homologue gabonais, afin de répondre aux enjeux scientifiques, économiques et écologiques liés à la déforestation. Avec CP

Luca Zidane choisit l’Algérie plutôt que les Bleus

Luca Zidane choisit l’Algérie plutôt que les Bleus

International français jusqu’aux U20, Luca Zidane a officialisé son changement de nationalité sportive. Le fils de Zinédine Zidane portera désormais le maillot de l’Algérie, pays de ses origines paternelles. La FIFA a validé son choix ce vendredi. Le deuxième fils de Zinédine Zidane ne défendra plus les couleurs de la France. Comme l’a révélé le média français RMC Sport, Luca Zidane a décidé de rejoindre la sélection algérienne. L’instance internationale a confirmé son changement de nationalité sportive sur sa plateforme “Change of Association Platform”. Gardien de but de 27 ans, Luca Zidane avait disputé toutes les catégories jeunes de l’équipe de France, des U16 aux U20, avec un titre majeur à la clé : l’Euro U17 remporté en 2015. Mais il n’a jamais réussi à franchir le cap vers les Espoirs. Resté sans convocation chez les Bleus de Didier Deschamp, il poursuivra désormais sa carrière avec l’Algérie. En optant pour les Fennecs, Luca Zidane embrasse l’héritage de ses grands-parents paternels et de son père, Franco-Algérien et champion du monde 1998 avec les Bleus. “C’est un choix inattendu”, note RMC Sport, au regard du poids symbolique du nom Zidane en équipe de France. Mais pour l’ancien portier du Real Madrid Castilla, du Racing Santander ou encore d’Eibar, l’Algérie représente aussi une vraie opportunité sportive. Objectif CAN et Mondial Comme l’explique So Foot, la Fédération algérienne a accéléré les démarches pour l’intégrer rapidement. Luca Zidane pourrait être convoqué dès la prochaine trêve internationale, le 6 octobre, alors que l’Algérie affrontera la Somalie puis l’Ouganda pour valider sa qualification à la Coupe du monde 2026. La hiérarchie des gardiens est loin d’être figée : Alexis Guendouz (MC Alger) peine à convaincre, Anthony Mandrea (ex-Caen) évolue désormais en National et Alexandre Oukidja est en convalescence après une rupture des croisés. Luca Zidane arrive donc “à point nommé” pour renforcer un poste fragilisé, à deux mois de la Coupe d’Afrique des nations (21 décembre 2025-18 janvier 2026 au Maroc). Sous contrat avec Grenade en deuxième division espagnole, Luca Zidane a disputé les quatre premiers matchs de championnat avant de retrouver le banc lors du dernier revers contre Leganés. En mars, il avait déjà été écarté plusieurs semaines après une blessure à la cheville lors d’un duel avec son frère Théo. TV5monde

CGI finalise l’acquisition d’Apside, un leader français des services numériques et d’ingénierie

CGI finalise l’acquisition d’Apside, un leader français des services numériques et d’ingénierie

CGI (TSX : GIB.A) (NYSE : GIB), l’une des plus importantes entreprises indépendantes de services de conseil en TI et en management au monde, a finalisé l’acquisition précédemment annoncée d’Apside, un fournisseur de services numériques et d’ingénierie. Avec une présence en France, en Belgique, au Canada, au Maroc, au Portugal et en Suisse, Apside est reconnue pour la profondeur de ses connaissances des secteurs manufacturier, de la finance, de l’assurance et du secteur public ainsi que pour son expertise technologique dans des domaines tels que les données, l’intelligence artificielle (IA), le cloud et la cybersécurité. Grâce à cette acquisition, CGI consolide davantage sa présence en France, ainsi qu’en Europe et au Maroc, tout en renforçant ses capacités, notamment dans les secteurs manufacturier et des services financiers. Plus de 2 500 professionnels se sont joints à CGI dans le cadre de cette acquisition, dont près de 120au Maroc. « Nous sommes ravis d’accueillir les talents d’Apside chez CGI. Nos entreprises partagent une culture et des valeurs communes axées sur l’innovation, la responsabilité et l’engagement, et par lesquelles nous mettons nos employés au cœur de tout ce que nous accomplissons. En combinant nos forces, nous enrichissons notre offre technologique et renforçons notre capacité à soutenir nos clients durant leurs transformations les plus complexes », a indiqué Caroline de Grandmaison, présidente des activités de CGI en France. « Cette acquisition marque une étape stratégique pour CGI, qui renforce ainsi son positionnement au Maroc tout en enrichissant son offre globale. En unissant nos forces, nous créons de nouvelles synergies permettant d’accompagner nos clients dans toutes les phases de leurs programmes de transformation. Avec l’intégration de 120 nouveaux talents, nous franchissons un cap important dans le développement de nos équipes locales et notre capacité à répondre à la croissance de nos activités au Maroc », ajoute Abdelali El Ansari, Vice-Président, en charge des activités de CGI au Maroc Fondée en 1976, CGI figure parmi les plus importantes entreprises indépendantes de services de conseil en technologie de l’information (TI) et en management au monde.

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u : « Macron s’enferme dans le solipsisme du pouvoir solitaire »

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u : « Macron s’enferme dans le solipsisme du pouvoir solitaire »

POLITIQUE. Le président de la République française, Emmanuel Macron, « ne bâtit pas une démocratie renouvelée » selon Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u. « Il prépare le terrain glissant d’une dictature douce, où le masque républicain cache de moins en moins bien la crispation autoritaire », affirme ce logisticien aéronautique & aérospatial, également activiste politique, dans la tribune ci-dessous. « Quand la démocratie se travestit. La Macroni, une honte pour la France. Emmanuel Macron aime se présenter comme le héraut de la démocratie libérale, le garant d’une République équilibrée face aux vents contraires du populisme. Mais les actes, eux, trahissent les postures. À l’heure où la France traverse une zone de turbulences politiques inédites, où l’Assemblée nationale ne lui accorde aucune majorité stable, que fait-il ? Il choisit de resserrer le cercle du pouvoir autour de ses fidèles, nommant Sébastien Lecornu comme un verrou supplémentaire sur la forteresse présidentielle. Ce geste n’est pas celui d’un chef d’État en quête d’unité nationale. Ce n’est pas la main tendue d’un démocrate qui écoute, négocie, et respecte le pluralisme. Non, c’est le réflexe d’un prince moderne, enfermé dans sa tour d’ivoire, qui ne supporte pas la contestation et s’agrippe à ses courtisans. La démocratie n’est pas l’art d’imposer un clan au mépris des équilibres. Elle est le patient exercice du compromis, de l’écoute, de la reconnaissance de l’autre. Mais Macron, sourd au peuple, sourd aux appels de la réalité sociale et politique, s’enferme dans le solipsisme du pouvoir solitaire. C’est là le véritable danger : lorsqu’un président oublie que le pouvoir ne lui appartient pas, mais qu’il émane du peuple, il ouvre la porte à la dérive autoritaire. Aujourd’hui en France, les symptômes sont clairs : mépris du dialogue, verrouillage des institutions, nominations de complaisance. Macron ne bâtit pas une démocratie renouvelée ; il prépare le terrain glissant d’une dictature douce, où le masque républicain cache de moins en moins bien la crispation autoritaire. Et l’Histoire nous l’enseigne : être sourd à son peuple, c’est toujours commencer à marcher dans les pas des tyrans. Tyrans d’Afrique, recevez votre fils dans votre club très fermé. Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u«