Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u à Macron: « Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur »

Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u à Macron: « Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur »

FRANCE. Dans une lettre adressée au président de la République française, que nous reproduisons ci-dessous, Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u, citoyen français et fils de l’immigration africaine, appelle Emmanuel Macron à ne pas s’accrocher à un pouvoir qui lui échappe et qui, selon lui, « détruit peu à peu » la France. « Lettre d’un citoyen français, fils de l’immigration africaine, au président Emmanuel Macron Monsieur Macron, Quand vous êtes apparu en 2017, je vous ai cru. Comme tant d’autres, j’ai porté l’espoir que vous incarniez le renouveau. J’ai collé vos affiches. J’ai assisté à vos meetings. J’ai défendu votre nom auprès de mes proches. Je croyais sincèrement que vous alliez changer la France, tourner la page des vieilles pratiques, ouvrir un horizon. Vous étiez jeune, ambitieux, vous vous présentiez comme le visage du futur. Mais quelle désillusion ! La France est aujourd’hui plus endettée que jamais, écrasée par plus de 1200 milliards ajoutés sous votre règne. Vous avez promis de libérer, vous avez enchaîné. Vous avez promis de réformer, vous avez ruiné. Vous avez promis d’écouter, vous avez méprisé. Vous avez érigé votre présidence en trône jupitérien, loin des souffrances réelles du peuple. Et voilà maintenant que vous jouez avec le feu de la guerre, alors que le peuple crie son refus. Les Français ne veulent pas mourir pour vos illusions de grandeur ni pour vos calculs diplomatiques. Nous voulons la paix, pas la marche forcée vers le chaos. Quant à l’Afrique, permettez-moi de vous le dire avec colère et amertume : votre politique y a été un désastre. Vous prétendiez rompre avec les logiques coloniales, et vous n’avez fait que reproduire les vieilles méthodes paternalistes, aggravant le rejet de la France sur un continent qui ne demandait qu’un partenariat juste et respectueux. Vous avez perdu l’Afrique comme vous avez perdu la France. Monsieur Macron, ayez au moins un geste de lucidité : partez. Démissionnez. Ne vous accrochez pas à ce pouvoir qui vous échappe, et qui détruit peu à peu le pays. La France mérite mieux que cette fuite en avant. Vous aviez notre confiance. Vous l’avez trahie. L’Histoire, elle, ne vous pardonnera pas. Tchitemb’u Li Tchikayi Tchiloang’u Un citoyen français, Fils de l’immigration africaine, Déçu mais pas résigné ».

Akli Mellouli, sénateur français : Bruno Retailleau est responsable de la dégradation persistante des relations entre la France et l’Algérie

Akli Mellouli, sénateur français : Bruno Retailleau est responsable de la dégradation persistante des relations entre la France et l’Algérie

Le sénateur Akli Mellouli a accusé, sur la chaîne algérienne One TV, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, de nuire aux relations diplomatiques et politiques France–Algérie, rapporte RT en français. Selon  la chaîne de télévision d’information en continu russe, lors de son récent passage à l’émission One 2 One, le sénateur français lui a reproché de « donner le ton » et de s’immiscer dans les affaires étrangères, « même parfois au mépris du droit », au lieu de se concentrer sur « son travail de ministre de l’Intérieur ». En dénonçant la liste de personnes que le ministre souhaite faire reprendre par l’Algérie, le sénateur du Val-de-Marne a dénoncé une procédure contraire au droit européen et à la dignité humaine, rappelant que « ce sont des personnes, des êtres humains, pas des colis qu’on renvoie à l’expéditeur ». Patricia Engali

Candidature de Matoko à la tête de l’UNESCO : un échec diplomatique discréditant M. Sassou ( lecture en 5 minutes )

Candidature de Matoko à la tête de l’UNESCO : un échec diplomatique discréditant M. Sassou ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. Le 22 juillet, la France a officialisé son soutien à l’Égypte au poste de Secrétaire général de l’UNESCO. Le choix de l’Élysée a entamé le peu de légitimité internationale du régime de M. Sassou, entraînant lentement la désagrégation méthodique de son architecture de conservation du pouvoir à l’approche de la fin du mandat présidentielle en 2026. Le courrier officiel de Paris annonce son soutien « à tous les tours de scrutin » à la candidature de M. Khaled El-Enany au poste de Directeur général de l’UNESCO pour la période 2025-2029. Ce choix relègue au second plan la candidature de Firmin Édouard Matoko, haut fonctionnaire et prétendant du Congo. La candidature de Firmin Matoko visait à repositionner le Congo comme acteur international respectable, après une décennie de discrédit liée à la gouvernance opaque, à la crise de la dette, à la dégradation des droits fondamentaux. M. Sassou compte sur ce symbole pour réactiver une narration : celle d’un Congo fiable, cultivé, pivot culturel de l’Afrique francophone. Mais la France, pilier historique de cette zone d’influence, lui préfère ouvertement l’Égypte. Et ce, au moment même où l’Union africaine laisse entendre qu’elle soutient aussi l’égyptien. Le message est limpide. M. Sassou ne dispose plus ni du socle africain, ni du parapluie parisien pour défendre ses ambitions internationales. Matoko sacrifié : la mort d’une option de transition feutrée L’échec de Firmin Matoko, quoique vénérable grand maître de la franc-maçonnerie, dépasse le cadre de l’UNESCO et démontre qu’en politique, seuls les intérêts comptent et non la loge. Les récents contrats commerciaux conclus le 26 avril 2025 entre la France et l’Égypte d’un montant de 3,95 milliards d’euros, comprenant la vente de trente avions de chasse Rafale, ainsi que deux autres contrats au bénéfice du missilier MBDA et de Safran Electronics et Defense, ajoutent au rôle crucial de l’Égypte dans le monde arabe ne peuvent que jouer en faveur de l’Égypte. Le désaveu de Matoko scelle la fin d’une stratégie de transition, dans laquelle un diplomate loyal, modéré et connu dans les chancelleries aurait pu incarner une relève acceptable, sans danger pour les intérêts familiaux et patrimoniaux du clan Sassou. Ce refus international d’appuyer un profil respectable signifie une chose : personne ne veut cautionner une succession maquillée au Congo. L’alternative Matoko, si elle aboutit, deviendrait l’interface d’une recomposition post-Sassou : une figure de pont, entre le système et la réforme. En torpillant cette option, la diplomatie française renvoie le régime à ses propres impasses. Une réédition de l’affaire de 2002 où Henri Lopez, déjà désavoué au profit de Boutros Boutros-Ghali, Égyptien, par Jacques Chirac. Mais ce dernier, entouré des mafieux, n’a pas tiré les enseignements de sa politique tribale. Cela ne pouvait être autrement dans une république où même les intellectuels comme ACM traîne derrière lui un conseiller diplomatique disloqué, Tchitembo-Tchilouemba et son adjoint, le photographe Lumière Moussala, bon à rien. La preuve, aucun rdv n’a été décroché pour que ACM atterrisse en France le 20 juillet comme prévu. 2026 : vers une présidentielle sans relais, sans filet, sans partenaires À huit mois de la présidentielle, le signal est glaçant pour M. Sassou : son crédit géopolitique est épuisé. Ni Paris, ni l’Union africaine, ni l’UNESCO ne sont disposés à l’appuyer. Le régime, déjà discrédité par une gouvernance rentière et la captation des flux pétroliers, se retrouve nu diplomatiquement, incapable de produire des alliances stables. Face à cette réalité, il ne reste à Sassou que 3 options que nous développeront le lundi. Mais en prélude, il sied de rappeler, que la diplomatie et le jubilé que nous évoquions autrefois ne mentent pas. Ledit jubilé marque la fin du pouvoir spirituel de M. Sassou qui devient actuellement qu’une coquille vide. Le jubilé et la diplomatie devancent la chute. La note verbale française est un acte politique majeur, signifiant que le régime congolais n’est plus perçu comme un interlocuteur d’avenir. Contrairement aux griots qui présentent M.Sassou comme un médiateur international alors qu’il n’a jamais réussi une médiation. En diplomatie, l’absence de soutien à une candidature est une sanction douce. La France a enterré un projet politique de transition contrôlé au Congo. Octobre 2025, lors du vote à l’UNESCO, risque d’être l’épilogue symbolique d’une décennie d’érosion en passant par 2026. Malgré nos alertes sur le sérieux de Matoko, mais le 5 mars 2025, Sassou, conseillé par Jean Claude Gakosso, Bienvenue Okiemi et Florent Tsiba, avait jeté son dévolu sur le candidat égyptien, témoins : le ministre Badr Abdel A., la presse. Pourquoi stigmatiser la France et l’Union Africaine alors que les dirigeants congolais veulent une chose et son contraire à défaut de souffrir d’Alzheimer ? Certes, nous devrions croiser les doigts pour le compatriote Matoko, mais pour éviter de courir, il est impérieux de commencer le lobbying de la candidature de Luc Missidimbazi à la tête de l’UAT qui a été portée par Louis Marc Sakala et Léon Juste Ibombo. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Renforcement de la coopération militaire : Bangui et Paris signent un accord de formation

Renforcement de la coopération militaire : Bangui et Paris signent un accord de formation

La République centrafricaine et la France ont signé, jeudi 10 juillet dernier à Bangui, un nouvel accord de formation des militaires centrafricains, rapporte Radio Ndeke Luka. Selon cette station de radio de la République centrafricaine, « l’acte a été posé par Claude Rameaux Bireau, ministre centrafricain de la Défense et le général de division Pascal Ianni, chef du commandement pour l’Afrique ». Citant Claude Rameaux Biro, la même source indique que « cette démarche qui va renforcer un partenariat constructif entre les deux pays, s’inscrit dans le cadre de la feuille de route signée le 24 avril 2024 entre les présidents français et centrafricain », apprend-on. Patricia Engali 

TF1+, la plateforme de streaming gratuite du Groupe TF1, désormais disponible en Afrique francophone

TF1+, la plateforme de streaming gratuite du Groupe TF1, désormais disponible en Afrique francophone

Après avoir séduit des millions de streamers en France, Belgique, Suisse et Luxembourg, la plateforme de streaming gratuite TF1+ poursuit son ambitieux déploiement international, annonce le Groupe TF1 dans un communiqué parvenu à notre Rédaction. Elle est désormais disponible dans 21 nouveaux pays d’Afrique francophone Algérie, Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Comores, Congo, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Guinée, Île Maurice, Madagascar, Mali, Mauritanie, Niger, République Démocratique du Congo, Rwanda, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie. La plateforme de streaming sera aussi prochainement accessible au Maroc, ajoute le groupe affirmant que depuis son lancement début 2024 en France, TF1+ a su s’imposer avec succès comme une destination de référence pour le divertissement sur le marché de la vidéo digitale, avec des milliers d’heures de programmes emblématiques du groupe TF1, complétée par des centaines de films et séries en illimité.. 20 000 heures de contenus premium gratuits en illimité Avec l’objectif de proposer une nouvelle expérience du streaming premium à la française, TF1+ met à disposition des streamers d’Afrique francophone une offre de contenus riche et gratuite, destinée à tous les publics. La plateforme proposera près de 20 000 heures de programmes disponibles à tout moment, en illimité, incluant du divertissement, des séries, du cinéma, ainsi que bien d’autres contenus conçus pour toute la famille, et ce gratuitement. Un catalogue premium mêlant des émissions emblématiques de TF1 et des contenus exclusifs Les utilisateurs peuvent dès maintenant profiter d’un catalogue de programmes premium unique et intergénérationnel, avec des émissions phares du groupe TF1 comme Koh-Lanta, Star Academy, Quotidien ou encore Secret Story. La plateforme propose également le meilleur de la fiction française comme HPI et Brocéliande, des sagas quotidiennes emblématiques comme Plus Belle la Vie et Tout pour la Lumière, des offres de télénovelas avec L’Amour d’une mère ou encore Les Arômes du cœur, ainsi que des centaines de films et téléfilms.

L’écrivain Serge Armand Zanzala à E. Macron: la France a une dette politique et morale à l’égard du peuple congolais

L’écrivain Serge Armand Zanzala à E. Macron: la France a une dette politique et morale à l’égard du peuple congolais

Dans une lettre adressée au président frrançais Emmanuel Macron, l’écrivain congolais, Serge Armand Zanzala, estime que  » la France a une dette politique et morale à l’égard du peuple congolais » pour avoir « précocement interrompu notre processus démocratique en rappelant Denis Sassou-Nguesso au pouvoir par la force des armes, lors de la guerre civile de 1997 ». L’intégralité de la lettre est à lire ci-dessous. « À l’attention de Monsieur Emmanuel Macron Président de la République française Palais de l’Élysée 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris, France 02.06.2025 Objet : Appel à la cohérence et à la responsabilité historique de la France envers le peuple congolais Monsieur le Président, Le magazine Jeune Afrique Éducation, dans son édition de juin 2025 (n°545), a rapporté le contenu du dernier tête-à-tête que vous avez eu avec le président Denis Sassou-Nguesso lors de sa récente visite d’État à Paris. Cet échange, présenté comme tendu, révèle un tournant subtil mais significatif dans les relations entre la France et le Congo-Brazzaville. Un tournant que de nombreux Congolais et Africains perçoivent comme une inflexion salutaire de la politique française vis-à-vis des régimes africains autocratiques, longtemps soutenus sans condition. Cette rencontre, rapportée comme ayant laissé M. Sassou-Nguesso sans voix, marque peut-être le début d’une ère nouvelle. Une ère où la France ne serait plus associée, par complicité ou passivité, au maintien de régimes impopulaires et illégitimes, mais plutôt reconnue pour son engagement en faveur de la démocratie, de la dignité des peuples, et du respect des droits humains. Les Congolais ont pris acte de cette évolution. Nous vous encourageons à aller plus loin, à faire de cette inflexion une rupture franche et assumée. Car la France ne peut plus, ne doit plus, protéger des systèmes politiques qui étouffent leurs propres peuples. Monsieur le Président, Permettez-nous de vous rappeler que la France a une dette politique et morale à l’égard du peuple congolais. Elle a précocement interrompu notre processus démocratique en rappelant Denis Sassou-Nguesso au pouvoir par la force des armes, lors de la guerre civile de 1997. Ce retour au pouvoir, orchestré depuis la capitale française et soutenu militairement par des forces françaises et angolaises à la demande du président Jacques Chirac, a plongé le Congo dans une guerre civile dévastatrice. Une tragédie dont le bilan dépasse 400.000 morts, et pour laquelle aucune justice n’a, à ce jour, été rendue aux victimes. Depuis plus de quarante et deux ans, la France a activement soutenu un régime congolais autoritaire, corrompu et prédateur. Ce soutien – politique, militaire, diplomatique et financier – a contribué à l’effondrement de la société civile, à l’étouffement de la volonté populaire, et à la destruction méthodique de toute possibilité d’alternance démocratique au Congo. Ce n’est pas une simple erreur de jugement : c’est une complicité historique assumée, dont les conséquences sont aujourd’hui dramatiques. Le Congo est exsangue, ruiné par une dette publique de plus de 100 %, étranglé par une corruption généralisée, et livré à une élite hors-sol, totalement coupée des réalités vécues par une jeunesse sans avenir. Continuer à accorder un appui – même discret – à un tel pouvoir ne serait pas seulement une faute politique, ce serait une trahison morale. Cela reviendrait à bafouer les discours que vous tenez sur le renouveau des relations franco-africaines, et à mépriser les espoirs d’un peuple en souffrance. Nous, Congolais, n’attendons pas que la France décide à notre place. Mais nous exigeons qu’elle cesse de barrer la route au changement, en protégeant un régime discrédité. Le peuple congolais aspire à une refondation nationale, à la mise en place d’institutions crédibles, d’un dialogue politique sincère, et d’un gouvernement de transition capable d’ouvrir une ère nouvelle. Ce renouveau sera impossible tant que les puissances comme la vôtre enverront des signaux ambigus, préférant la stabilité de façade aux exigences de justice, de liberté et de dignité. Il est temps pour la France de faire un vrai choix : celui de tourner la page de la Françafrique, et de se tenir enfin du bon côté de l’Histoire. Monsieur le Président, Nous vous invitons solennellement à inscrire la France dans le camp de ceux qui accompagnent la démocratie, et non ceux qui bloquent son avènement. Votre responsabilité historique est immense. Le moment est venu d’honorer les principes que la France proclame en cessant tout soutien politique, militaire ou économique à un régime dont la légitimité est aujourd’hui rejetée par la majorité des Congolais. Nous espérons vivement recevoir une réponse à ce courrier, car le silence, dans de telles circonstances, serait perçu comme une forme de désintérêt – voire de mépris – pour la souffrance d’un peuple ami. Nous espérons que votre mandat laissera dans l’histoire une empreinte de courage et de clarté, plutôt qu’une trace d’ambiguïté diplomatique. Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération. Serge Armand Zanzala, journaliste et écrivain E-mail: litterairelasociete@gmail.com »

RELIGION EN FRANCE. Célébrationdu 125è anniversaire de la canonisation de Sainte Rita par les Congolais de l’Eglise catholique

RELIGION EN FRANCE. Célébrationdu 125è anniversaire de la canonisation de Sainte Rita par les Congolais de l’Eglise catholique

Le 25 mai 2025, l’église catholique a eu l’honneur de célébrer le 125 anniversaire de la canonisation de Sainte Rita. En effet, le 25 mai, journée de la Fête des mères, a permis à l’église catholique de célébrer l’anniversaire de la canonisation de Sainte RitaEt à cette occasion, se sont faites remarquer en grande partie les femmes chrétiennes du Congo et quelques-uns de la République du Congo. Prières après prières, l’image de Sainte Rita a été présente au cœur des « Abeilles », en particulier les femmes des confréries et diocèses chrétiennes du Congo auxquelles s’étaient ajoutées quelques-unes de leurs « sœurs » de l’autre rive comme annoncé précédemment. Au cours de cette messe, douze chrétiennes ont adhéré à cette grande famille des Abeilles, cela par une cérémonie de la promesse et du port de foulard. Sainte Rita, une femme qui a marqué la gent féminine chrétienne des deux rives du Congo. En l’église Notre Dame de l’Assomption d’Eaubonne, la messe a été célébrée par Monseigneur Benoit Bertrand, évêquede la ville de Pontoise, assisté par d’autres éminentes figures du monde chrétien français. Que dire de cette femme qu’est Rita qui marqué l’église catholique ? De nationalité italienne et de son vrai nom Margherita Lotti, Sainte Rita voit le jour en mai 1381 (États pontificaux). Après une vie sur terre de 76 ans, elle meurt le 25 mai 1457 à Cascia (États pontificaux) après un destin mystérieux marqué par un essaim d’abeilles quand Margherita Lotti est encore bébé. « Selon la légende, un essaim d’abeilles blanches aurait tournoyé autour du bébé endormi dans le berceau le lendemain du baptême. Elles lui posaient du miel dans la bouche, sans lui faire le moindre mal. Un homme qui s’était blessé à la main et qui rentrait se faire soigner chez lui voulut chasser les abeilles avec sa main blessée et se trouva mystérieusement guéri La famille était plus étonnée qu’inquiète.». (cf. W Rita de Cascia – Wikipédia). Canonisée le 24 mai 1900, son corps est exposé à la basilique de Cascia.  Aussi, la lumière de son image éclaire-t-elle le cœur des Abeilles à travers le chant de rassemblement chanté pendant la messe de cet après-midi du 24 mai 2025 : « Sainte Rita notre avocate Soit louée parmi tous les Saints Sainte Rita exemple d’épouse et de mère Conduit nos pas sur le chemin du ciel ». Aussi, en l’église Notre Dame de l’Assomption d’Eaubonne a été présentée la Relique représentant Sainte Rita par une partie d’un de ses habits. Conservée momentanément dans la commune d’Eaubonne, cetteRéplique en provenance de la commune de Cascia a été exposée en l’église Notre Dame de l’Assomption et sera remise plus tard à la paroisse de l’église Saint-Flaive dans le diocèse de Pontoise. Notons que cette journée mémorable du 25 mai du 2025 s’est déroulée avec la participation des frères et sœurs Abeilles de Meaux, Créteil et Saint Denis. Le 25 mai 2025, une journée que ces chrétiens et chrétiennes congolais présents à cette messe ne pourront jamais oublier, une journée marquée par le 125è anniversaire de la commémoration de Sainte Rita, une figure emblématique de l’église catholique. Noël Kodia-Ramata

Denis Sassou Nguesso en France : 48 heures pour faire la manche et sauver Antoinette Tchibota ?( lecture 5 minutes)

Denis Sassou Nguesso en France : 48 heures pour faire la manche et sauver Antoinette Tchibota ?( lecture 5 minutes)

Après les ministres Gakosso, Yoka, Mikolo, Ngouolondélé, Collinet Makosso et le conseiller Malanda, le président de la république du Congo, Denis Sassou Nguesso atterrit en France ce 22 mai 2025 pour une visite officielle de 48 heures. Objectif principal : revisiter certains accords. Mais, face au poids de la dette, M. Sassou sera obligé de tendre la paix à qui veut la saisir. La délégation de la mission présidentielle composée des ministres Jean Jacques Bouya, Christel Denis Sassou Nguesso, Arlette Soudan Nonault, Ingrid Ebouka Babakas, Christian Yoka arrivé depuis mardi, Aimé Ange Bininga et Jolie la vipère rwandaise. C’est un indice qui confirme que le Gouvernement congolais est à la recherche des moyens de survie. Dans l’agenda de cette mission, une descente est prévue au MEDEF où l’homme d’affaires, Issa Attié et Cie ont préparé le terrain après plusieurs aller et retour. Difficile de prédire ce qu’elle accouchera avec les opposants interne du système Sassou dont certains ont tenté de faucher l’opposant Lassy Mbouty. Toutefois, l’on sait qu’au moment où M. Sassou entame une visite en France, le Congo se trouve devant une rude équation qui consiste à rembourser près de 1500 milliards de fcfa d’ici décembre 2025. Une situation financière qui impose un recentrage stratégique sur les « créanciers domestiques ». Ce recentrage soulève autant d’interrogations structurelles que d’opportunités de réforme dans un pays marqué par une dictature et une gestion opaque. Mais dans un pays où le climat des affaires n’est pas garanti et l’insécurité s’amplifie, les choses semblent être complexes pour M. Sassou. De même, les normes économiques de la CEMAC et démocratique, les principes de soutenabilité budgétaire et des logiques de captation rentière, dans un contexte marqué par une dette publique culminant à 94,74 % du PIB, ne rassurent pas pour le Congo. Une architecture de désendettement partielle et asymétrique D’après les données de la Caisse congolaise d’amortissement (CCA), 80,54 % du service de la dette en 2025 sera consacré aux engagements intérieurs. Ce recentrage traduit moins une stratégie de consolidation structurelle qu’un arbitrage conjoncturel entre pression extérieure (bailleurs multilatéraux, crédibilité internationale) et souplesse interne (contrôle institutionnel des créanciers domestiques). Il renforce le risque d’éviction du secteur privé par l’État sur les marchés financiers locaux, tout en masquant l’incapacité à restructurer en profondeur le profil d’endettement du pays. En clair, les « barons suspectés dans le vol » des deniers publics dont nombreux ont « lavé » leurs vols en achetant les OTA/BTA* sont ceux qui posent des problèmes actuellement. On cite de plus en plus, le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso, le conseiller à la dette du Président de la République, Rodrigues Nguesso, le Chef de service des titres et valeurs au trésor public Raymond Yoka-Ikama et son homologue à la BEAC Gatien Ondaye Obili. Idem pour Gilles Tchamba de l’Archer Capital et Yannick Mefane de Premium Securities Capital pour les arrangeurs privés. Rechignant à remettre l’argent au pot, les fameux « créanciers » du Congo (Pierre Mabiala, ya Bruno Jean Richard Itoua, Jean jacques Bouya, Gilbert Ondongo…) ont l’épée de Damoclès qui pèse sur leur tête. Il n’y a pas que Dongou Armel Sylvère qu’il faut inéluctablement relancer, loin s’en faut ! Temporalité et fragilité de trésorerie Le pic attendu en octobre 2025, avec 309,86 milliards FCFA de service de la dette intérieure, illustre un défaut majeur de lissage des échéances des OTA et BTA distribués tous azimuts. Ce désalignement temporel met en tension la trésorerie publique et révèle une absence de stratégie intemporelle cohérente, pourtant essentielle dans les contextes de forte volatilité des recettes pétrolières. À défaut d’un mécanisme anti-procyclique institutionnalisé, l’État se condamne à des arbitrages d’urgence, potentiellement récessifs. En termes clairs, le Congo est en quasi-cessation de paiements et il faut rassurer les créanciers externes et maîtriser les apporteurs de fonds voleurs internes (cités plus haut). En attendant que les fonds négociés autrefois par le groupe de Raould Ominga, Louis Marc Sakala et Cie au Moyen Orient et çà et là renflouent les caisses congolaises, les mois de mai et juin sont rudes. Témoins, les retards d’échéances qui s’accumulent partout et toutes les échéances qui arrivent à maturité au même moment. Si le recentrage sur la dette domestique pourrait donner l’illusion d’une maîtrise retrouvée dans la gestion de la dette, il s’agit en réalité d’une transformation du risque externe en vulnérabilité interne, exposant les finances publiques à une concentration du risque de refinancement. L’absence de transparence sur les conditions d’émission (collusion d’entente des spécialistes en valeur du trésor avec les fameux créanciers internes), les taux servis (usuraire de plus de 6,5% au lieu de 2-3%) et les bénéficiaires (cf. arrêté n° 1859 du 10 mars 2017 octroyant 1% au cabinet et au trésor public gratuitement) aggrave cette situation. La dette intérieure est en grande partie détenue par des acteurs institutionnels liés à l’exécutif (gouvernement), créant une opacité systémique. Absence d’ancrage dans un cadre macro-fiscal de discipline Le maintien du ratio dette/PIB au-dessus de 94 % témoigne de l’échec des mécanismes d’ajustement automatique pourtant requis par les normes CEMAC (dont le PNOT à 2314 milliards de J-B Ondaye, Rodrigues Nguesso et Ibrahim Magassa). À l’absence de règle d’or budgétaire s’ajoute le manque d’instruments techniques de gouvernance : pas de plafond de déficit primaire, pas d’audit public annuel des engagements, pas de publication des risques contingentés (dettes garanties, PPP). Cette faiblesse institutionnelle neutralise toute tentative de consolidation budgétaire crédible. Prélude d’y revenir, il sied de dire que l’unique garantie qui est donnée à cette délégation c’est l’argent que fait gagner Arlette Soudan Nonault via les créneaux environnementaux et la révision des accords juridiques pour sauver Antoinette Tchibota. Mais le reste ne sera que promesse. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE *OTA : obligations du trésor assimilables, ce sont des titres de créance à moyen et long termes, à capital fixe. *BTA, bons assimilables du trésor, ce sont des titres de créance à court terme émis par l’État par voie d’adjudication.