Tchad : 21,5 millions de dollars du Fonds africain de développement pour augmenter la production d’électricité propre et durable et améliorer la qualité de service

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a donné son feu vert, mardi 13 décembre 2022, à Abidjan, à l’octroi d’un don de 21,51 millions de dollars américains au Tchad, pour mettre en œuvre le Projet d’appui au secteur de l’énergie électrique (PASET). Le projet est cofinancé par plusieurs dons : 19,6 millions de dollars du Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux préférentiel du Groupe de la Banque africaine de développement ; 1,6 million de dollars du Fonds vert pour le climat (FVC) dans le cadre de la Facilité de financement « Desert to Power » G5 Sahel ; et 292 000 dollars de l’initiative Power Africa des États-Unis. La Société nationale tchadienne d’électricité assume un financement à hauteur de 138 602 de dollars. Le projet entre dans le cadre de l’initiative « Desert to Power » dont la feuille de route nationale a été validée par le Tchad. Cette initiative couvre 11 pays du Sahel (Burkina Faso, Djibouti, Érythrée, Éthiopie, Mali, Mauritanie, Niger, Nigeria, Sénégal, Soudan et Tchad) avec un objectif d’accélérer le développement économique dans la région du Sahel à travers le déploiement à grande échelle de technologies solaires. Le projet a pour objectif d’améliorer l’accès à l’électricité et la qualité de l’énergie fournie. Pour répondre à la demande croissante d’électricité (environ 5% par an), il va aider à augmenter la capacité de production d’énergie électrique propre et durable, notamment dans les zones défavorisées du pays ; de réduire les coûts de production dans certaines localités et de contribuer à améliorer les performances techniques, financières et commerciales de la Société nationale d’électricité (SNE), l’entreprise publique chargée de la production, du transport et de la distribution de l’électricité au Tchad. Le projet permettra notamment à la SNE d’acquérir et de poser 45 000 compteurs à prépaiement, pour réduire les pertes d’électricité non techniques, d’aménager et d’équiper des postes moyenne et basse tension et de renforcer certains tronçons du réseau de distribution pour réduire les pertes techniques, améliorer le taux d’accès ainsi que la qualité de service. Le projet va aussi permettre l’hybridation de trois centres de production d’électricité situés à Bongor (250 km de Ndjamena), à Bol (300 km de Ndjamena) et à Biltine (1 000 km), pour réduire les consommations de carburant et, de facto, les coûts de production. Il va permettre aussi d’acquérir et d’installer des équipements informatiques pour la gestion à distance de la distribution et interconnecter douze centres secondaires de production d’électricité pour améliorer la qualité de la facturation et du recouvrement ; et de renforcer les capacités de la SNE et des autres acteurs du secteur énergétique (agence de régulation, ministère de l’énergie). Le projet devrait aussi contribuer à améliorer la compétitivité des entreprises formelles et du secteur informel, réduire le délai de paiement des clients grâce aux compteurs prépayés, améliorer les délais de paiement des fournisseurs de la SNE, augmenter le nombre de ses clients ainsi que ses effectifs, outre accroître l’offre d’énergie dans les centres de production visés. « L’intervention de la Banque se justifie par la nécessité d’accompagner le Tchad dansle processus de sortie graduelle de la situation de fragilité économique et sociale, en contribuant à résoudre la crise énergétique. Nous allons accompagner le Tchad dans la mise en œuvre des réformes et la réalisation d’infrastructures pour faire face aux contraintes et défis majeurs du sous-secteur de l’électricité. Le projet vient s’ajouter à des interventions antérieures de la Banque et d’autres partenaires techniques et financiers, comme l’interconnexion Tchad-Cameroun, et en amplifier l’impact », a déclaré le directeur général pour l’Afrique centrale de la Banque, Serge N’Guessan. Le projet cible directement 15 000 nouveaux abonnés qui bénéficieront, grâce aux nouveaux compteurs à prépaiement, d’un meilleur accès à l’électricité et suivi de leur consommation énergétique, mais il profitera à toute la population tchadienne. Par ailleurs, l’amélioration de la qualité de service touchera l’ensemble de la clientèle. Le Tchad a un objectif ambitieux de porter son taux d’accès à l’électricité de 38 % en 2023, contre 6,4 % en 2020. « La Banque sera l’une des premières institutions à mettre en œuvre un programmed’hybridation des centrales thermiques au Tchad dont la réussite pourrait entraîner desduplications dans d’autres localités du pays et avoir un impact très positif sur les coûtsde production et l’environnement », a ajouté le responsable pays de la Banque au Tchad, Ali Lamine Zeine. Le projet, exécuté dans le cadre du Document de stratégie pays 2015-2020 de la Banque pour le Tchad prorogé jusqu’en 2023, s’inscrit dans la vision 2030 du gouvernement tchadien, intitulée « Le Tchad que nous voulons » et est aussi en phase avec la Feuille de route du gouvernement de transition. Il s’aligne sur la Stratégie décennale de la Banque (2013-2022) et va contribuer à atteindre trois des cinq priorités opérationnelles de la Banque, ses « High5 » : « éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie », « industrialiser l’Afrique » et « améliorer les conditions de vie des populations en Afrique ». Le 30 novembre 2022, le portefeuille actif de la Banque au Tchad était de 399 millions de dollars pour un total de 40 opérations.
Niger : le Fonds africain de développement accorde un financement de 16 millions de dollars pour appuyer l’approfondissement du secteur financier et l’inclusion financière

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé, le 24 novembre 2022 à Abidjan, un financement de 16 millions de dollars américains sous forme de prêt et de don au Niger pour mettre en œuvre le Projet d’approfondissement du secteur financier et d’inclusion financière. Le projet va permettre d’assurer une meilleure mobilisation des ressources longues pour les prestataires de services financiers et d’améliorer l’inclusion financière des populations vulnérables notamment les femmes, les jeunes, les populations vivant en milieu rural et les micros, petites et moyennes entreprises. De façon spécifique, le projet va contribuer à mettre en place un mécanisme de financement propice et adapté aux besoins des micros, petites et moyennes entreprises à travers la capitalisation du Fonds de développement de l’inclusion financière et le renforcement des capacités techniques et opérationnelles des prestataires de services financiers, notamment les systèmes financiers décentralisés. Cela leur permettra de développer des produits et services financiers adaptés aux besoins des populations. Tout ceci, dans une perspective d’une plus grande résilience du secteur financier et de la réduction de la pauvreté au Niger. Ahmed Attout, chef de la Division du développement des marchés de capitaux à la Banque africaine de développement a déclaré à propos de ce financement : « Nous nous réjouissons de cette collaboration entre le Groupe de la Banque africaine de développement et le Niger. En renforçant les capacités du Fonds de développement de l’inclusion financière et des prestataires de services financiers, ce projet va contribuer à diversifier les sources de financement des petites et moyennes entreprises nigériennes et augmenter l’inclusion financière au Niger ». Le ministre nigérien des Finances, Ahmat Jidoud a salué « cet appui de la Banque africaine de développement qui va renforcer les capacités techniques et financières à plus long terme des prestataires des services financiers au Niger, en particulier les systèmes financiers décentralisés, ce qui permettra d’élargir l’accès aux services financiers au plus grand nombre de nos populations, notamment celles vivant en milieu rural ».
Guinée : le Fonds africain de développement accorde près de 23 millions de dollars pour améliorer la production et la productivité vivrières

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, vendredi 18 novembre 2022, à Abidjan, un appui financier de 22,98 millions de dollars américains à la Guinée. Objectif : mettre en œuvre le Projet de production alimentaire d’urgence, en vue d’atténuer les effets de la hausse des prix des denrées alimentaires de base, dus à la pandémie de Covid-19 et à la guerre en Ukraine. Le financement du guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement se compose d’un prêt de 12,98 millions de dollars et d’un don de 10 millions de dollars. « L’appui du Fonds africain de développement va permettre de renforcer les capacités des agriculteurs sur les bonnes pratiques agricoles. Cela afin d’augmenter la production et la productivité vivrières pour ainsi améliorer la sécurité alimentaire des populations guinéennes », a déclaré Marie-Laure Akin Olugbade, la directrice générale de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest. Le projet va notamment permettre d’acquérir et de distribuer aux producteurs des semences ordinaires : 50 tonnes de riz, 10 tonnes de maïs, 20 000 boutures de manioc, 3 200 000 semenceaux d’igname et 500 tonnes de pomme de terre. À quoi s’ajoute 50 tonnes de riz et 10 tonnes de maïs de semences hybrides ainsi que des semences certifiées climato-résilientes : 2 000 tonnes de riz et 750 tonnes de maïs. Les producteurs de 344 communes du pays vont bénéficier de transfert de technologie et de conseils agricoles intégrant l’information climatique. Enfin, pour permettre une plus grande utilisation des engrais et booster la production de riz, de maïs et de tubercules, les producteurs recevront un appui en engrais, à coût partagé. Ainsi, 4845 tonnes de NPK (azote, phosphate et potassium), 3185 tonnes d’urée et 3570 tonnes de matière organique seront acquises et mises à la disposition des agriculteurs et des services d’appui. Le recours aux engrais chimiques et à la fumure organique va permettre d’améliorer de façon sensible les rendements. L’objectif est de porter les rendements de riz de 1,5 tonne à 2,5 tonnes à l’hectare, le maïs de 1 tonne à 2,5 tonnes, le manioc de 8 tonnes à 12 tonnes, l’igname de 8 tonnes à 18 tonnes et la pomme de terre de 10 tonnes à 15 tonn Les résultats attendus du projet sont l’amélioration de la production et la productivité des filières riz, maïs et tubercules. En termes de production, les volumes attendus sont estimés à 71 429 tonnes pour le riz, 57 000 tonnes pour le maïs, 12 000 tonnes pour le manioc, 7 200 tonnes pour l’igname et 6 250 tonnes de pomme de terre. Quelque 35 750 agriculteurs vont être directement touchés par ce projet, dont au moins 30% d’agricultrices et 1650 fermes d’éleveurs y compris celles appartenant et gérées par les femmes. Les bénéficiaires indirects sont estimés à 71 500 agriculteurs et 3 300 éleveurs.
Côte d’Ivoire : le Fonds africain de développement va débloquer plus de 10,50 millions de dollars pour garantir l’accès à l’électricité à près de 500 000 habitants répartis dans 739 localités

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a autorisé le 3 octobre 2022, à Abidjan, un appui financier de 10,53 millions de dollars américains en faveur de la Côte d’Ivoire. L’objectif de ce financement est de permettre à l’État ivoirien de connecter 739 localités du milieu rural à une électricité de qualité, moins polluante et abordable. Le financement entre dans le cadre de la mise en œuvre du « Programme électricité pour tous » promu par le gouvernement ivoirien. Le financement du guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement comprend un prêt de 8,26 millions de dollars et un don de 2,27 millions de dollars. « Le projet aura de multiples impacts économiques pour l’économie nationale sur les plans financier et socio-économique. La baisse de la dépense en énergie, notamment pour les services d’éclairage des ménages ivoiriens à la suite de leur raccordement au réseau électrique, est un résultat important », a déclaré Marie-Laure Akin-Olugbade, directrice générale de la Banque africaine de développement pour l’Afrique de l’Ouest. Le projet va permettre de réaliser des installations électriques intérieures et de raccorder, environ 71 660 ménages (dont 15% gérés par des femmes) au réseau électrique national, en plus de 7 168 centres professionnels (centres de santé, écoles, organisations paysannes féminines, artisans, etc.). Un appui logistique sera aussi donné à 100 groupements de femmes intervenant dans la zone du projet. Il consistera notamment en l’acquisition d’équipements électriques de production non polluants, suivant les besoins, au profit desdits groupements. Aussi, le projet va-t-il faciliter, l’obtention de stages pour les jeunes filles et garçons qui sortent des centres et écoles de formation professionnelle situés dans ces localités afin de faciliter leur insertion dans le milieu du travail. Les 739 localités bénéficiaires du projet sont ainsi réparties : 313 localités situées dans le district des Montages à l’Ouest du pays et 426 autres situées dans deux districts du Nord (les Savanes et le Woroba) et un district du Nord-Est (le Zanzan). Les bénéficiaires directs du projet sont le gouvernement ivoirien, Côte d’Ivoire Energies, la Compagnie ivoirienne d’électricité et les milliers de ménages qui vont être raccordés au réseau électrique à des conditions sociales ainsi que les centres professionnels (écoles, centres de formation, centres de santé, ateliers d’artisanat, groupements professionnels féminins, etc.) qui disposeront d’électricité pour leurs activités. Outre ces bénéficiaires, ce sont toutes les populations vivant dans la zone d’influence du projet, estimées en juin 2022 à 500 000 personnes dont 51,7% de femmes qui bénéficieront de façon indirecte de ses effets positifs grâce à l’amélioration des services sociaux de base (écoles, centres de santé, etc.).
Bénin : le Fonds africain de développement va apporter une garantie partielle de crédit pour faciliter la mobilisation de ressources affectées aux Objectifs de développement durable

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, a donné son feu vert, le 30 septembre 2022, à Abidjan, pour une garantie partielle de crédit au Bénin. Objectif : soutenir le pays dans ses efforts de mobilisation de financements affectés aux Objectifs de développement durable des Nations unies (ODD). Cette garantie partielle de crédit va permettre au Bénin de lever des fonds en devises sur des maturités longues auprès d’investisseurs internationaux, et qui seront exclusivement affectées à des dépenses éligibles dans des domaines liés aux Objectifs de développement durable des Nations unies, à savoir : l’agriculture et l’agro-industrie, l’eau et l’assainissement, la santé, le logement décent et à moindre coût, l’éducation, les énergies renouvelables, etc. « Nous nous réjouissons de l’approbation de ce projet qui offre au Bénin le double avantage de mobiliser des ressources en ligne avec ses priorités fondées sur les Objectifs de développement durable et d’optimiser ses conditions de financement », a déclaré Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente par intérim du Groupe de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services. « Cet instrument va permettre au Bénin de rehausser son crédit et catalyser le financement d’investisseurs institutionnels internationaux », a-t-elle ajouté. Le Bénin est devenu, en 2021, le premier pays d’Afrique à publier un Document-cadre pour les émissions obligataires ODD et à émettre des obligations ODD, en ligne avec les meilleures pratiques internationales. Le prêt soutenu par la garantie partielle de crédit du Fonds africain de développement suivra les principes de ce Document-cadre ODD qui décrit notamment les principes d’utilisation des ressources, de sélection des projets, et d’évaluation. « Cette opération illustre parfaitement la manière dont les ressources du Fonds africain de développement peuvent être déployées efficacement en faveur des pays éligibles. C’est un succès qui pourrait être répliqué afin de favoriser l’atteinte des objectifs de développement des pays africains par le biais des marchés financiers internationaux », a souligné Stefan Nalletamby, directeur du Département du développement du secteur financier du Groupe de la Banque africaine de développement. Pour le ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances du Bénin, « cette opération unique témoigne une fois encore de la capacité d’innovation financière du Bénin, qui va prochainement devenir le premier pays à utiliser une combinaison unique de rehaussement de crédit pour un financement ODD. » « L’opération s’inscrit en cohérence avec notre stratégie de financement, qui accorde une place centrale au développement à impact environnemental et social. Nous encourageons la généralisation de ce type de structures innovantes sur le continent, afin de favoriser le financement de projets durables à des conditions favorables, en particulier dans le contexte de marché dégradé actuel. J’adresse mes remerciements aux équipes de la Banque africaine de développement pour leur accompagnement et leur implication tout au long de ce processus », a indiqué M. Wadagni. Afin de mettre en œuvre l’Agenda 2030 des Nations unies, le Bénin a adopté des mesures ambitieuses d’intégration des 17 Objectifs de développement durables dans sa planification nationale, ainsi qu’au sein de ses politiques budgétaires et fiscales pour arrimer son action publique auxdits objectifs.
Sao Tomé-et-Principe : le Fonds africain de développement octroie un don de plus de 10 millions de dollars pour soutenir les PME du secteur agricole et du tourisme
Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, récemment à Abidjan, un don de 10,7 millions de dollars américains à Sao Tomé-et-Principe pour la mise en œuvre de la première phase de l’Initiative Zuntámon, dans le cadre du Pacte lusophone. Le projet vise à améliorer l’environnement des affaires en éliminant les goulets d’étranglement spécifiques qui entravent la croissance tirée par le secteur privé. Le projet renforcera également les capacités et l’accès aux marchés et au crédit des petites et moyennes entreprises (PME) par le biais de formations techniques et de développement commercial. Cela permettra d’accroître leur contribution à l’économie et à la création d’emplois et de bâtir une économie plus résiliente. Outre les PME, le projet bénéficiera à des institutions de soutien aux investisseurs et entreprises, comme l’Agence de promotion du commerce et des investissements, les associations professionnelles et organisations d’appui aux entreprises, les institutions financières et la Banque centrale de Sao Tomé-et-Príncipe. Le projet aidera à réduire de moitié la durée de résolution des litiges commerciaux, de 1 185 à 600 jours, en renforçant les capacités du centre d’arbitrage et du système des tribunaux de commerce ; il renforcera également l’environnement des affaires permettant d’augmenter le nombre d’entreprises enregistrées. « Ce projet renforcera la capacité des institutions essentielles du gouvernement de Sao Tomé tout en améliorant l’environnement des affaires pour le développement du secteur privé. Il favorisera et encouragera la formalisation de l’économie informelle afin de créer des emplois plus nombreux et de meilleure qualité, en particulier pour les femmes et les jeunes qui dominent le secteur informel », déclare Mme Martha Phiri, directrice de du Département capital humain, jeunesse et développement des compétences. Le pays a un potentiel élevé dans l’agriculture, les services, dont le tourisme et l’économie bleue, secteurs qui représentent plus de 70 % de l’activité économique. Lors de sa mise en œuvre, l’Initiative Zuntámon focalisera ses interventions sur les produits de base auxquels contribuent activement les femmes et les jeunes, ainsi que les produits d’exportation à fort potentiel de croissance comme le cacao, la noix de coco et les produits horticoles. L’accent mis sur ces produits et services s’inscrit dans la stratégie de redressement économique post-Covid-19 du gouvernement de Sao Tomé-et-Principe, qui privilégie l’appui aux entreprises affectées par la pandémie et la reprise dans des branches d’activité clés comme l’agriculture, la pêche, le tourisme et l’accueil. « Après avoir soutenu la réponse au Covid‑19 avec une opération historique d’appui budgétaire en 2020, la Banque est maintenant à l’avant-garde de la reprise post-pandémique à Sao Tomé-et-Principe avec une approche innovante qui répond aux défis spécifiques rencontrés par le secteur privé dans les petites économies insulaires », a indiqué M. Toigo, responsable pays de la Banque africaine de développement à Sao Tomé et Principe. Le projet, qui cible les deux îles de l’archipel, São Tomé et Príncipe, devrait améliorer, d’une part, l’accès au crédit d’une soixantaine de PME tournées vers la croissance, et, d’autre part, leur accès aux marchés et aux contrats à travers la formation technique et en développement d’entreprises. Le chiffre d’affaires des entreprises devrait ainsi progresser de 10% en moyenne à l’horizon 2025. Le projet s’aligne à la Stratégie de la Banque pour l’emploi des jeunes en Afrique et aux objectifs du Pacte lusophone en promouvant le développement inclusif et durable du secteur privé, tout en contribuant à la Stratégie de développement du secteur privé du pays 2015-2024.
Abidjan: Ouverture des Assemblées annuelles de la BAD

La 55ème Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et la 43ème réunion du Conseil des gouverneurs du Fonds africain de développement (FAD) ont débuté ce mercredi 26 août 2020 à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les réunions se tiennent en mode virtuel en raison des contraintes liées à la crise sanitaire du Covid‑19. Un accent particulier est mis sur les réunions statutaires à huis clos des gouverneurs de l’institution et sur l’élection du président du Groupe de la Banque. Selon les estimations de la Banque africaine de développement, le continent pourrait perdre au moins 173,1 milliards de dollars de PIB en 2020 et 236,7 milliards de dollars en 2021 en raison de la pandémie. À ce jour les restrictions et mesures de confinement strictes imposées au début de la crise, et assouplies progressivement, ont causé la fermeture en masse d’entreprises et des millions de pertes d’emplois. L’objectif est donc d’amortir le choc d’une récession d’ores et déjà envisagée. S’adressant aux participants, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, s’est félicité de l’excellente qualité des relations entre son institution et la Côte d’Ivoire, pays hôte du siège de la Banque, dont il a salué les bonnes performances économiques. « À cause de la pandémie, l’Afrique a perdu plus d’une décennie des gains réalisés en matière de croissance économique. La reprise sera longue et difficile pour l’Afrique. Nous devons maintenant aider le continent à se relever, avec audace, mais aussi avec intelligence, en accordant une plus grande attention à une croissance de qualité : la santé, le climat et l’environnement. », a-t-il ajouté. Dès le mois d’avril, la Banque avait réagi rapidement, par une série de mesures vigoureuses, pour soutenir et accompagner ses pays membres régionaux, face à la pandémie. Ainsi, la Facilité de réponse au Covid‑19, dotée d’un montant de dix milliards de dollars, a été lancée. La réponse, à la mesure de la crise, a atteint une échelle continentale. De l’Afrique du Nord à l’Afrique australe, l’appui de la Banque pour renforcer la résilience des pays membres régionaux a été massif. Les entités régionales ont été soutenues, comme la CEDEAO en Afrique de l’Ouest, à hauteur de vingt-deux millions de dollars, pour le renforcement des systèmes de santé de pays à faible revenu, ainsi que la CEMAC, en Afrique centrale. Il en a été de même pour les pays du G5 Sahel, également soutenus par la Banque à hauteur de vingt millions de dollars. Au-delà des aspects statutaires de ces assises, les gouverneurs de la Banque africaine de développement, issus des 54 pays membres africains régionaux et des 27 pays membres non régionaux de la Banque, mettront l’accent sur les acquis de la réponse à la pandémie, qui aideront à bâtir une Afrique post-Covid‑19 véritablement résiliente. Les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement ont réuni des délégués, notamment des ministres des Finances, des gouverneurs de banques centrales, des décideurs politiques, des organisations de la société civile, des dirigeants d’organisations internationales et des représentants clés de l’industrie et du secteur privé. Le 27 août 2020, les gouverneurs voteront pour l’élection du huitième président de la Banque. Akinwumi Adesina, premier citoyen nigérian à occuper ces fonctions, a été élu le 28 mai 2015 pour une durée de cinq ans par le Conseil des gouverneurs de la Banque, au cours des Assemblées annuelles, qui s’étaient tenues cette année-là à Abidjan, en Côte d’Ivoire. Les gouverneurs de la Banque sont généralement des ministres des Finances et de l’Économie ou des gouverneurs de Banque centrale des 54 pays membres de la région Afrique et des 27 pays membres issus d’autres régions du monde. Dans son adresse, Akinwumi Adesina a souhaité la bienvenue à l’Irlande le 81e membre du Groupe de la Banque. Avec CMP