Le Fonds africain de développement lève un montant historique de 11 milliards de dollars, marquant le début d’une nouvelle ère pour l’appropriation africaine et le développement axé sur l’investissement

Le Fonds africain de développement (FAD), la branche de financement concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement, a obtenu un montant record de 11 milliards de dollars de contributions auprès de 43 partenaires dans le cadre de la 17e reconstitution de ses ressources (FAD-17). Il s’agit de la plus importante reconstitution de l’histoire du Fonds en dépit de sérieuses contraintes budgétaires au niveau mondial et d’une baisse des budgets consacrés à l’aide au développement. Ce résultat, qui représente une hausse de 23 % par rapport à la reconstitution précédente, envoie un signal clair de confiance dans les perspectives de développement de l’Afrique, dans le leadership du Groupe de la Banque et dans un nouveau modèle de développement axé sur l’investissement, le partage des risques et la mise à l’échelle. « Il ne s’agit pas seulement d’une reconstitution de ressources », a déclaré M. Sidi Ould Tah, président du Groupe de la Banque africaine de développement. « C’est un tournant. Dans l’un des environnements mondiaux les plus difficiles pour le financement du développement, nos partenaires ont choisi l’ambition plutôt que la réduction des dépenses, et l’investissement plutôt que l’inertie. » L’Afrique s’engage en tant que co-investisseur dans son propre avenir Pour la première fois dans l’histoire du Fonds, 23 pays africains ont apporté des contributions sans précédent à leur propre guichet de financement concessionnel. Au total, 182,7 millions de dollars ont été promis par les pays africains, dont 19 ont contribué pour la première fois aux côtés des contributeurs régionaux de longue date. Cela représente un montant multiplié par cinq par rapport à la reconstitution précédente. « Ce n’est pas symbolique », a souligné M. Ould Tah. « C’est une véritable transformation. L’Afrique n’est plus seulement bénéficiaire de financements concessionnels. L’Afrique est désormais co-investisseur dans son propre avenir. » De l’aide à l’investissement : une nouvelle ère financière pour les financements concessionnels Le FAD-17 marque un changement structurel dans la manière dont les ressources concessionnelles seront utilisées. Les partenaires ont approuvé un nouveau modèle financier qui permet au Fonds africain de développement de : Chaque dollar investi par le biais du Fonds permet déjà de débloquer plus de 2,50 dollars de cofinancement et de capitaux privés, un ratio qui devrait encore augmenter dans le cadre du nouveau modèle. « Cela permet au financement concessionnel de remplir sa mission première, à savoir absorber les risques, débloquer les investissements privés et accélérer le développement à grande échelle », a assuré M. Ould Tah. Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Sidi Ould Tah, qui conduisait ses premières négociations du Fonds africain de développement, a obtenu un soutien exceptionnel pour reconstituer les ressources du Fonds et faire avancer son programme de développement fondé sur les Quatre points cardinaux. Une nouvelle génération de partenariats à grande échelle Le FAD-17 établit également, pour la première fois, des partenariats de cofinancement concessionnel à grande échelle parallèlement au Fonds. Les partenaires financiers au développement ont annoncé des engagements importants, notamment : Ces partenariats marquent le lancement d’une nouvelle génération de collaborations à grande échelle et à risque partagé, renforçant considérablement la capacité du Fonds à mener à bien des projets transformationnels dans les environnements les plus difficiles. Avoir de l’impact là où cela compte le plus Les ressources mobilisées dans le cadre du FAD-17 soutiendront 37 pays africains fragiles et à faible revenu, en mettant l’accent sur : Un soutien ciblé continuera d’être apporté aux pays fragiles et vulnérables, notamment par le biais de la Facilité d’appui à la transition. Un signe de confiance à l’échelle mondiale Coorganisée par le Royaume-Uni et le Ghana, la session d’annonce des contributions, qui s’est tenue à Londres, a conclu un processus de reconstitution des ressources qui a duré un an et s’est déroulé dans un contexte mondial exceptionnellement incertain. « Le Royaume-Uni est fier de coorganiser la 17e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement aux côtés de la République du Ghana », a déclaré la baronne Jenny Chapman, ministre d’État britannique chargée du Développement international et de l’Afrique. « Nous avons un partenariat de longue date avec la Banque africaine de développement et la soutenons dans sa volonté de promouvoir une croissance durable et inclusive sur le continent, dans l’intérêt du Royaume-Uni et de nos partenaires africains. » Pour Thomas Nyarko Amprem, vice-ministre ghanéen des Finances, le Fonds est un « instrument stratégique du Groupe de la Banque pour réduire la vulnérabilité sur le continent ». « Le succès de l’ADF-17 confirme la solide confiance internationale dans l’orientation stratégique du Fonds et dans le potentiel de l’Afrique à obtenir des résultats à grande échelle », a affirmé M. Ould Tah. « Cette reconstitution va au-delà de l’aide. Il s’agit d’un investissement stratégique, avec des retours mesurables en termes de stabilité, de croissance, de commerce et de résilience mondiale. » À propos du Fonds africain de développement Depuis sa création en 1972, le Fonds africain de développement a accordé plus de 45 milliards de dollars de financements sous forme de dons, de prêts concessionnels et de garanties aux pays les plus pauvres d’Afrique. Le Fonds demeure la pierre angulaire du financement multilatéral du développement mené par l’Afrique ainsi qu’un instrument central de la mission du Groupe de la Banque africaine de développement pour stimuler une croissance inclusive et durable sur tout le continent. banque africaine de developpement
Djibouti : le Fonds africain de développement accorde un don de 21 millions de dollars pour les infrastructures urbaines, la résilience et l’adaptation au climat

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 10 décembre 2025 à Abidjan, un don de 21 millions de dollars à Djibouti pour moderniser ses infrastructures urbaines essentielles et renforcer sa résilience climatique. Le financement fourni par le guichet concessionnel du Groupe de la Banque vise à soutenir la première phase du Projet intégré d’infrastructures urbaines et d’adaptation au climat de Djibouti, dont l’objectif est de réhabiliter sept kilomètres de routes et de systèmes de drainage dans la ville de Djibouti. L’introduction de solutions fondées sur la nature devrait améliorer la mobilité, réduire les inondations, renforcer la résilience au climat et améliorer les conditions de vie de la population urbaine de Djibouti, qui connaît une croissance rapide. L’approbation de ce projet intervient dans un contexte de croissance démographique rapide, d’infrastructures inadéquates et de risques climatiques croissants. Près de 73 % de la population vit dans la capitale, où l’urbanisation rapide, alimentée par l’exode rural et l’instabilité régionale, a entraîné l’expansion des bidonvilles, la saturation des infrastructures et la limitation de l’accès aux services de base. Les plaines coralliennes de la ville et les terres gagnées sur la mer augmentent également sa vulnérabilité aux inondations, comme l’ont montré le cyclone Sagar en 2018 et les grandes inondations de 2019 et 2020, qui ont mis en évidence de graves faiblesses. « Ce projet représente une avancée majeure dans le renforcement de la résilience au changement climatique de Djibouti, tout en améliorant la vie quotidienne de ses citoyens », a déclaré Late Lawson Zankli, conseiller du programme de Djibouti au sein du Groupe de la Banque africaine de développement. « En investissant dans des systèmes urbains modernes et résilients au climat, la Banque soutient la transformation de Djibouti en une ville portuaire plus sûre et plus durable, une ville dont le rôle stratégique de porte d’entrée économique régionale continue de débloquer des opportunités dans toute la Corne de l’Afrique. » La ville de Djibouti joue également un rôle économique essentiel dans la région. Selon les estimations, 90 % du commerce maritime de l’Éthiopie passe par les ports de Djibouti. Les infrastructures de transport et de drainage de la ville constituent donc des leviers stratégiques pour la compétitivité, la facilitation du commerce et l’emploi dans toute la Corne de l’Afrique. Il est donc essentiel d’améliorer ces systèmes et de les rendre plus résilients au climat, tant pour les communautés locales que pour maintenir l’efficacité du corridor Djibouti-Éthiopie. Ce projet est aligné sur le Plan national de développement de Djibouti et sur la « Vision 2035 » du pays. Il fait également progresser les volets infrastructure et résilience du Document de stratégie d’intégration régionale de l’Afrique de l’Est du Groupe de la Banque en intégrant une conception climato-intelligente, des espaces publics inclusifs et le renforcement des capacités institutionnelles afin de promouvoir une croissance urbaine durable et d’améliorer la compétitivité régionale. L’initiative fait également progresser les priorités stratégiques dans le cadre de la Stratégie décennale 2024-2033 de l’institution. Banque africaine de developpement
Côte d’Ivoire : le Fonds africain de développement accorde un prêt de plus de 18 millions de dollars pour accroître la productivité rizicole

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 22 avril 2025 à Abidjan, un financement de plus de 18 millions de dollars américains en faveur du Projet régional de développement de chaînes de valeur régionales rizicoles résilientes en Afrique de l’Ouest – Composante Côte d’Ivoire (REWARD-CI). Le projet d’un coût total de 21,44 millions de dollars est financé par un prêt de 18,6 millions de dollars du Fonds, avec une contribution de 2,84 millions de dollars du gouvernement ivoirien. Il sera mis en œuvre par l’Agence de développement de la filière riz (ADERIZ), une structure qui dépend du ministère de l’Agriculture, de l’Équipement rural et des Productions vivrières. Le projet sera déployé dans les régions du Bélier et du Gbèkè (centre du pays) sur une période de trois ans et permettra de développer des systèmes de production rizicoles durables et climato-intelligents pour assurer une production adéquate en quantité et en qualité pour approvisionner les meuniers. Il vise aussi à développer des groupements de transformation du riz, l’agro-industrie et les liens au marché pour faciliter le commerce ; à appuyer les réformes politiques et réglementaires, et à leur harmonisation, pour des chaînes de valeur du riz compétitives face aux importations. Sa mise en œuvre permettra de renforcer la sécurité et la souveraineté alimentaires en Afrique de l’Ouest en favorisant les investissements publics et privés dans les chaînes de valeur rizicoles pour accroître l’autosuffisance en riz et réduire les factures des importations de la région d’ici 2030. Le projet permettra également de créer les meilleures conditions de préparation d’une deuxième phase plus ambitieuse, pouvant attirer les investissements publics et privés dans les chaînes de valeur du riz, notamment en matière de transformation des produits agricoles, de fourniture d’intrants et de prestations de services agricoles et de mise en marché. Pour la vice-présidente du Groupe de la Banque chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, Beth Dunford, « ce projet est l’une des réponses opérationnelles phares de la Banque au financement des Compacts des pays ouest-africains issus du Sommet Dakar 2 organisé conjointement par l’Union africaine et la Banque en janvier 2023 sur le thème : Nourrir l’Afrique : souveraineté alimentaire et résilience. » Quelque 1 660 producteurs, dont 580 femmes et 415 jeunes, seront des bénéficiaires directs de ce projet qui facilitera leur accès aux semences, aux engrais, aux produits phytosanitaires, à la mécanisation et aux équipements agricoles ainsi qu’aux services d’encadrement agricole. Outre ces acteurs, le projet bénéficiera aux opérateurs économiques dans les deux régions ciblées ainsi qu’aux collectivités décentralisées et aux structures déconcentrées du ministère de l’Agriculture, de l’Équipement rural et des Productions vivrières. Afdb.org
La route Lomé-Cotonou, réhabilitée avec l’appui du Fonds africain de développement, renforce l’intégration économique et dynamise l’entrepreneuriat

Sous le soleil éclatant d’Aného, ville côtière, située à une quarantaine de kilomètres de Lomé, la capitale du Togo, Lionel Djondo traverse, à pas mesurés, le chantier de son futur hôtel en bord de mer. Bruits de pelleteuse, odeur du ciment frais qui se dégage des murs en construction, sous le clapotis des vagues de l’Atlantique, Lionel Djondo décrit avec enthousiasme, l’ambition de son projet qui sort de terre. « On voit les choses en grand, lance-t-il. Ce sera un hôtel d’une quarantaine de chambres. On aura la piscine face à la mer et aux palmiers. Un vrai petit paradis, à peine à quelque 30 mètres de la voie principale. C’est l’élément qui a déterminé le choix de l’endroit ». Cet ancien banquier de 44 ans s’est lancé dans l’hôtellerie et la restauration en misant sur un pari audacieux : l’impact de la réhabilitation de la route Lomé-Cotonou. Pour lui, cette route, qui relie deux des capitales les plus dynamiques d’Afrique de l’Ouest, est une promesse d’avenir, une source d’opportunités. Pas très loin du chantier de l’hôtel, son restaurant « le Miadjoe », est idéalement situé en face de l’embouchure du lac Togo, une nouvelle villégiature de plus en plus prisée des touristes. Là aussi, c’est la proximité de la route qui a déterminé l’implantation du restaurant. L’entrepreneur a rapidement constaté une nette augmentation de la fréquentation, portée par la fluidité des déplacements rendus possibles par la route réhabilitée et par l’éclairage nocturne nouvellement installé, qui permet aux clients de venir en toute sérénité, de jour comme de nuit. « Depuis qu’on a la route, on a beaucoup plus de clients, et comme la route est éclairée la nuit, ils peuvent aussi rester plus tard », raconte Lionel, convaincu d’avoir flairé le bon filon. Une aubaine pour un établissement qui s’anime fréquemment à la nuit tombée en proposant des spectacles musicaux et des évènements culturels. Cette route a été financée à hauteur de 40,85 millions de dollars américains dans le cadre de la deuxième phase du Projet de réhabilitation de la route Lomé-Cotonou, par le Fonds africain de développement, le guichet de prêts à taux concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement. Avec ce financement, le Groupe de la Banque réaffirme sa volonté de faire des corridors de puissants viviers économiques et industriels de développement des pays africains. Pour l’institution, en effet, l’investissement dans des infrastructures d’envergure peut transformer les économies et les conditions de vie des populations en Afrique. Cette route constitue un tronçon du corridor routier stratégique Abidjan-Lagos, long de 1 028 kilomètres, véritable épine dorsale du développement en Afrique de l’Ouest qui doit relier le Togo, le Bénin, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Nigéria. La Banque assure le rôle de chef de file dans la mobilisation des financements de ce gigantesque projet intégrateur. Désormais en 2×2 voies élargies, avec un revêtement de qualité et un éclairage solaire, la portion de route concernée par le mégaprojet Abidjan-Lagos garantit une sécurité accrue aux automobilistes et aux piétons, notamment grâce à la construction de passerelles-piétons surélevées, conçues pour protéger les usagers les plus vulnérables. Des infrastructures annexes ont également été modernisées, comme le poste de contrôle frontalier Sanvee Condji/Hillacondji entre les deux pays, où les opérations sont désormais plus fluides, favorisant le transport de marchandises et les déplacements des habitants. Le poste-frontière incarne une nouvelle approche de la gestion des flux aux frontières : efficace, rapide et adaptée à l’essor des échanges commerciaux entre les pays de la région. Plus qu’un simple chantier routier, le tronçon Lomé-Cotonou réhabilité incarne une intégration régionale réussie, accompagnée d’un dynamisme économique certain, avec notamment des retombées positives qui dépassent les frontières des deux pays concernés. Entre Lomé et Cotonou, Lionel Djondo n’est pas le seul à profiter de cette transformation. En parcourant la route, longue de 150 kilomètres, désormais élargie et modernisée, on découvre comment elle redessine la vie de toute une région et stimule l’activité économique de nombreuses communautés. Accélérateur de développement Alexis Coffi Aquereburu, le maire d’Aného observe, avec fierté, la métamorphose de sa commune. « C’était une route difficile, étroite et dangereuse. Aujourd’hui, elle a complètement changé le visage des villes et villages qu’elle traverse. Elle a accéléré le développement d’Aného dans le sens où elle a permis l’installation d’hôtels, l’organisation d’événements culturels et touristiques, mais également l’installation de plusieurs entreprises ». « La route bâtit l’intégration africaine en développant à la fois une économie de proximité et une économie de distance. C’est vraiment un outil indispensable pour construire un développement dans la paix », poursuit l’édile, qui salue le renforcement des échanges commerciaux, la fluidité des échanges humains et l’amélioration de la coopération régionale. Maël Gnancadja, concessionnaire automobile entre Lomé et Cotonou, profite lui aussi de la dynamique régionale de l’intégration. Installé à Lomé, où se déroule l’essentiel de ses activités, il parcourt, chaque week-end, ce tronçon pour retrouver sa famille au Bénin voisin. La fluidité des passages au poste-frontière rénové de Sanvee Condji/Hillacondji a grandement facilité ses déplacements tant personnels que professionnels. La réhabilitation de la route lui a donné pour ambition de développer non seulement ses concessions existantes au Togo et au Bénin, mais également d’étendre son activité aux pays voisins d’Afrique de l’Ouest, notamment le long du corridor Abidjan-Lagos. En attendant, Maël Gnancadja est satisfait des retombées économiques sur ses affaires. « Quand une route est bonne, on peut y mettre des véhicules de qualité, des bus et des camions de qualité. On peut offrir un meilleur service. C’est un cercle vertueux, accélérateur de croissance », se réjouit-il. Un peu plus loin, le long des rivages d’Aného, Johnny Humpati, pêcheur depuis son enfance et actuel conseiller pour la Fédération nationale des unions des coopératives de pêche du Togo, a les yeux rivés sur l’océan. « Toute la région dépend de notre pêche, et la route a transformé notre activité », se félicite-t-il. Johnny révèle que désormais, même à la tombée de la nuit, des commerçantes attendent en bord de mer le retour des pêcheurs pour récupérer le poisson frais et l’acheminer rapidement vers les marchés. Les
Le Fonds africain de développement débloque près de 81 millions de dollars pour financer l’aménagement d’un axe routier reliant la Guinée et le Sénégal afin de favoriser l’intégration et les échanges commerciaux

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 27 novembre 2024 à Abidjan, un prêt de 80,93 millions de dollars américains au profit du Sénégal et de la Guinée pour mettre en œuvre le Projet d’aménagement de la route inter-États Labé-Mali (ville)-Kédougou-Fongolembi. Le prêt du guichet à taux concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement au Sénégal s’élève à 41,47 millions de dollars et à 39,46 millions de dollars à la Guinée. Le financement contribuera à la construction et au bitumage de ce tronçon routier inter-États qui contribuera au renforcement de l’intégration et du commerce entre les deux pays, à soutenir la résilience des populations et à favoriser un écoulement rapide des produits sylvo-agro pastoraux et miniers. La route offrira aussi aux transporteurs maliens une alternative plus intéressante pour accéder au port de Conakry en utilisant le corridor Dakar-Bamako par le sud, qui passe par la ville de Kédougou. En outre, la construction de pistes rurales connexes jouera un rôle important dans l’approvisionnement en intrants et la collecte et l’acheminement des produits agricoles vers les grands centres de consommation. Au total, 240,71 kilomètres (178,11 kilomètres en Guinée et 62,60 kilomètres au Sénégal) de route revêtue en béton bitumineux résiliente au climat à 2×1 voies de 3,60 mètres, avec deux accotements de 1,5 mètre, seront construits, en cofinancement avec la Banque islamique de développement (BID), la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) et les gouvernements des deux pays. Le projet prévoit, en outre, l’aménagement de 150 kilomètres de pistes rurales, dont 100 kilomètres en Guinée et 50 kilomètres au Sénégal, et 20,26 autres kilomètres de voiries en pavé, dont 14,26 kilomètres en Guinée dans les villes de Labé et de Mali (à ne pas confondre avec le pays) et 6 kilomètres de voiries à Kédougou au Sénégal. « La Banque africaine de développement est un partenaire stratégique dans le secteur des transports de la sous-région ouest-africaine et au-delà ; et grâce à ses différentes interventions et à son savoir-faire dans le secteur, elle joue un rôle clé dans le financement des projets liés au transport au Sénégal et en Guinée. L’intervention à travers ce projet confirme le leadership de la Banque dans le développement des infrastructures sur le continent afin de renforcer l’intégration et la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine », a déclaré Joseph Ribeiro, directeur général adjoint de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest. Le projet impacte directement une zone dont la population est estimée à 1 370 812 habitants en 2020, soit 4,76 % de la population des deux pays voisins.
Rwanda : le Fonds africain de développement va fournir une garantie partielle de crédit pour soutenir le financement d’initiatives vertes et durables

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement, a approuvé une garantie partielle de crédit pour soutenir le Rwanda dans la mobilisation de financements pour la mise en œuvre d’initiatives vertes et sociales. Le projet de garantie partielle de crédit pour la mobilisation de financements durables pour le Rwanda permettra au pays de lever jusqu’à 200 millions d’euros auprès de banques commerciales internationales de manière compétitive, diversifiant ainsi ses sources de financement. Les fonds seront alloués à des projets éligibles dans les domaines des énergies renouvelables, de l’adaptation au changement climatique et de l’atténuation de ses effets, de la réduction et de la gestion des risques de catastrophe, de la préservation de la biodiversité et de l’efficacité énergétique ; mais aussi de la sylviculture, de la sécurité alimentaire, de la santé et du bien-être, du logement abordable et de l’accès aux services sociaux, entre autres. Cette opération est conforme à la Stratégie nationale de transformation du Rwanda (NST-1) 2017-2024 et à la Vision 2050, tout en établissant le pays comme un emprunteur durable crédible grâce à la création d’un historique sur les marchés financiers internationaux. Le financement est également aligné sur le Cadre de financement durable du Rwanda qui définit la manière dont les fonds peuvent être déployés, les processus de sélection et d’évaluation des projets verts et durables, et les rapports sur les projets, conformément aux meilleures pratiques au niveau mondial. « Cette opération montre comment les pays peuvent tirer parti de manière innovante des ressources fournies par le Fonds africain de développement pour obtenir des financements à long terme en faveur du développement. Cette garantie permettra de débloquer des financements durables pour le Rwanda tout en attirant de nouveaux fournisseurs de capitaux vers le pays, contribuant ainsi à la diversification de ses sources de financement », a déclaré Ahmed Attout, directeur par intérim du Département du développement du secteur financier du Groupe de la Banque africaine de développement. « L’opération contribuera à mobiliser des financements pour l’investissement dans des secteurs cibles alignés sur les objectifs de la Stratégie décennale (2024-2033) du Groupe de la Banque visant à accélérer une croissance verte inclusive et à stimuler des économies prospères et résilientes en Afrique, ainsi que sur la Stratégie nationale de transformation et la Vision 2050 du Rwanda », a ajouté Mme Aissa Touré, cheffe du Bureau pays pour le Rwanda du Groupe de la Banque africaine de développement.
Centrafrique : le Fonds africain de développement apporte un appui de cinq millions de dollars pour contribuer à renforcer les capacités des agents publics et améliorer la gestion des finances publiques

Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé, le 6 septembre 2023, à Abidjan, un don de 5,3 millions de dollars américains à la République centrafricaine pour appuyer la mise en œuvre du Projet d’appui à la mobilisation des ressources et à la transparence des politiques de développement. L’appui provient du pilier 1 de la Facilité d’appui à la transition du Fonds africain de développement, le guichet de prêts concessionnels du Groupe de la Banque africaine de développement. Il va contribuer à renforcer les capacités de mobilisation et de gestion des ressources internes et à élaborer et mettre en œuvre des politiques publiques de développement plus efficaces et transparentes. La première composante du projet prévoit d’accompagner la direction générale des impôts et la direction de la dette à moderniser leurs méthodes et les outils de travail. Le but est d’accroître la mobilisation des ressources, de soutenir l’efficacité de l’administration afin d’élargir la base de l’assiette fiscale, mais aussi de renforcer les capacités pour une politique d’endettement et de gestion efficiente de la dette publique. La deuxième composante du projet va mettre l’accent sur le renforcement des capacités des structures de contrôle externes afin de créer les conditions idoines pour réduire les risques de corruption, notamment à travers l’adoption d’une loi anti-corruption. Le projet appuiera les efforts de suivi des réformes des finances publiques et de la transparence budgétaire. Il facilitera la participation des organisations de la société civile aux débats d’orientation budgétaire ce qui devrait conduire à élaborer des budgets nationaux plus participatifs. Le projet aidera aussi à renforcer les capacités d’analyse de la société civile et du parlement, afin de minimiser les risques de suspension des appuis budgétaires. Les principaux bénéficiaires directs du projet sont les structures de l’État en charge de la mobilisation des recettes fiscales (direction des impôts, des douanes, du trésor), et de la gestion de la dette. Sont aussi concernées les structures de contrôle et de suivi des politiques publiques, de la lutte contre la corruption et des flux financiers illicites. L’ensemble de ces structures vont bénéficier de renforcement de capacités à travers une assistance technique de haut niveau et de programmes de formation ciblés.
RDC : le Fonds africain de développement contribue à l’aménagement du tronçon routier Lovua-Tshikapa et améliore les conditions de vie des populations

Débutés en 2016, les travaux du tronçon routier Lovua-Tshikapa (en République démocratique du Congo), long de 56 kilomètres sont quasiment achevés. La distance, parcourue par le passé en huit heures, l’est désormais en une heure, indique un rapport de la Banque africaine de développement, publié le 19 janvier La route Lovua-Tshikapa est une section du Projet d’aménagement de la route Batshamba-Tshikapa. Pour les travaux d’aménagements de la route et la réhabilitation/construction des infrastructures connexes, elle a bénéficié d’un don de 68,82 millions de dollars américains et d’un prêt de 660 000 dollars du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel pour des prêts à taux préférentiel du Groupe de la Banque. « Les travaux de l’axe principal entre Lovua et Tshikapa sont exécutés à 100%. Les nouveaux ponts sur les rivières Kasaï et Tshikapa ainsi que le Bac à treille mis en service par l’Office des routes sont opérationnels. La réception technique de la route, ainsi que celle du pont de Kasaï et son essai de chargement sont intervenus en mars 2022 », note le rapport. Aussi des infrastructures connexes, telles que le linéaire de 100 kilomètres des pistes rurales, les cinq écoles primaires et un institut, le marché rural de Katanga, les équipements de la station fixe de pesage et les deux pèses-essieux sont achevés. Reste désormais la réhabilitation du marché moderne du Dibumba, la station fixe de pesage de Menkao en vue d’évaluer la charge à l’essieu sur la route nationale 1 ainsi que les équipements et matériels destinés aux centres de santé des sections Loange-Pont Lovua (64,4 km), Lovua-Tshikapa (56 km) et de l’hôpital général de référence de Tshikapa. Les travaux y sont réalisés à environ 70 %. Par ailleurs, les travaux de réhabilitation de cinq centres de santé et de pavillons de chirurgie et de maternité de l’hôpital général de référence de Tshikapa ainsi que les 18 forages au niveau de 14 villages, sont en phase d’être relancés, après un léger coup d’arrêt. Avec la fin des travaux de l’axe principal, outre l’amélioration du temps de parcours sur le trajet Lovua-Tshikapa, le coût d’exploitation des véhicules par kilomètre a baissé de 0,82 dollar à 0,36 dollar. Quelque 2 000 emplois, dont 500 pour les femmes, ont été créés au cours des travaux d’aménagement de la section Lovua-Tshikapa. L’achèvement définitif du projet est prévu à la fin de l’année 2023.