Burkina Faso: Conseil des Ministres du jeudi 26 février 2026

Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil des ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour l’amélioration des conditions de vie du Peuple burkinabè conformément à la Révolution Progressiste Populaire. Pour le compte du ministère de la Sécurité, le Conseil a adopté un rapport relatif à un projet d’ordonnance portant institution d’un avancement à titre exceptionnel au profit des Forces de sécurité intérieure. Le Ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamadou SANA indique que dans le cadre de leurs missions, les Forces de sécurité intérieure ont fait montre d’abnégation, d’engagement, de détermination et de courage exceptionnel, parfois au prix du sacrifice suprême pour que le Burkina reste debout. « Dans un souci de renforcer la motivation, la discipline et l’efficacité opérationnelle, il était nécessaire de prendre des mesures exceptionnelles et dérogatoires en matière de gestion de carrière de ces forces combattantes. Ces mesures concernent essentiellement l’avancement à titre exceptionnel, soit de grade en grade, soit avec accès à un corps immédiatement supérieur, en reconnaissance des faits d’éclat ou des services exceptionnels rendus à la Nation en temps de paix ou en temps de crise ou en temps de conflit armé ou même lors d’une mission spéciale », indique le Ministre SANA. Le Ministre de la Sécurité explique que sont considérés comme faits d’éclat, le fait de repousser une attaque terroriste ou tendre une embuscade ou assiéger une base terroriste, neutraliser le maximum d’ennemis et de récupérer le maximum de matériel. Suite de l’affaire « caméra KORAG » : les sanctions sont tombées Pour le compte du Ministère des Serviteurs du Peuple, le Conseil a entendu une communication orale relative aux agents publics coupables d’actes de corruption révélés par le KORAG. La communication orale rend compte des procédures disciplinaires engagées contre trois des sept agents concernés. Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, M. Mathias TRAORÉ, le Conseil a décidé de rétrograder M. SAKANDÉ Seni, matricule 240 559, adjudant de police, au grade de Sergent-chef de police, de révoquer M. BOA Jacques, matricule 278 480 M, médecin spécialiste en stomatologie et chirurgie maxillo-faciale. Quant à M. OUÉDRAOGO Abdoul Rachid, matricule 1104-2021-0068, agent de police, il est relaxé au bénéfice du doute.
Mali : Conseil des Ministres du mercredi 18 février 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 18 février 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret fixant les cadres organiques des Directions régionales et des Services subrégionaux de l’Emploi et de la Formation professionnelle. Les Directions régionales et les Services subrégionaux de l’Emploi et de la Formation professionnelle ont été créées par le Décret n°09-596/P-RM du 4 novembre 2009 avec pour mission la mise en œuvre des politiques nationales de l’Emploi et de la Formation professionnelle aux niveaux régional et subrégional. Leurs cadres organiques sont déterminés par le Décret n°09-599/P-RM du 4 novembre 2009. Après plus d’une décennie d’application, le décret du 4 novembre 2009 a révélé des insuffisances qu’il convient de corriger. Le projet de décret, adopté, corrige ces insuffisances et prévoit pour les 5 prochaines années, les effectifs nécessaires au fonctionnement des Services déconcentrés du Ministère de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. 2. Sur le rapport du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret portant affectation, au Ministère des Transports et des Infrastructures, des parcelles de terrain, objet des Titres fonciers n°947 du Cercle de Kadiolo et n°460 du Cercle de Kita. Les parcelles de terrain sises à Kadiolo-Route de Zégoua, Commune rurale de Kadiolo et à Kita-Kofoulabé extension, Commune urbaine de Kita, de superficies respectives de 99 ares 47 centiares et 80 ares, sont destinées à satisfaire les besoins de construction des bureaux des Subdivisions des Transports. La construction de ces bureaux permettra d’améliorer les conditions de travail des personnels desdits Services. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé à des nominations. La liste nominative des intéressés est disponible sur le site web du Secrétariat général du Gouvernement www.sgg-mali.ml et dans le journal l’Essor. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Mines a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la Conférence « Indaba Mining », tenue du 9 au 12 février 2026, à Cape Town en Afrique du Sud. La Conférence « Indaba Mining » qui regroupe, annuellement, les acteurs du secteur minier, vise à établir des relations d’affaires et à stimuler les investissements en Afrique. L’évènement phare de cette conférence a été la Journée du Mali, tenue le 11 février 2026, sous le thème : « Un nouveau partenariat pour un secteur minier performant ». Au cours de la conférence, le ministre des Mines a fait une intervention axée sur le nouveau partenariat prôné par le Mali, les innovations pour les investissements sûrs et sécurisés, les grands chantiers de la réforme et le potentiel minier malien, la diversification de l’exploitation minière avec notamment la mise en exploitation de deux mines de Lithium. 2. Le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a informé le Conseil des Ministres : a. de la participation du Mali à la Conférence ministérielle de l’Organisation de la Coopération Islamique, tenue du 1er au 2 février 2026, au Caire en Egypte. Cette Conférence, placée sous le thème : « Mobiliser les discours religieux et médiatiques et leur impact sur la protection et la promotion des droits des femmes dans les Etats membres de l’Organisation de la Coopération Islamique », a été marquée par plusieurs sessions sur des thématiques relatives à la protection et à la promotion des droits des femmes et des filles au sein de l’Organisation de la Coopération Islamique. Dans son intervention, le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a présenté les acquis du Mali en matière de Protection et de Promotion des Droits des Femmes et des Filles. b. de la célébration de la 32ème Edition de la Journée Internationale de la Femme, le 8 mars 2026. Cette 32ème Edition sera célébrée, au plan national, sous le thème : « Droits des Femmes et des Filles : agir pour un avenir sûr et équitable dans un Mali résilient, unifié et souverain ». L’objectif de cette célébration est de renforcer l’appropriation nationale et communautaire des Droits des Femmes et des Filles comme levier fondamental de l’équité, de l’unité nationale et du développement durable. La cérémonie de lancement des activités de célébration de cette édition se déroulera à Bandiagara. 3. Le ministre de l’Elevage et de la Pêche a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à l’Atelier sous-régional d’échanges sur la Stratégie de prévention et de lutte contre le vol de bétail, tenu du 8 au 13 février 2026, à Dakar au Sénégal. L’objectif de cet atelier était de renforcer la coopération régionale et transfrontalière en matière de lutte contre le vol de bétail, en s’appuyant sur la formulation et la concrétisation de recommandations relatives à l’amélioration de l’efficacité des cadres institutionnels, techniques, juridiques et organisationnels nécessaires à la prévention et au contrôle du vol de bétail en Afrique de l’Ouest et au Sahel. A l’issue des travaux, l’atelier a adopté une déclaration dite « Projet d’Appel de Dakar sur la prévention et la lutte contre le vol de bétail » qui prévoit : – l’élaboration d’un Programme régional 2026-2030 de lutte contre le vol de bétail ; – la mise en place d’une Coalition sous-régionale multi-acteurs ; – l’harmonisation progressive des législations ; – la généralisation des systèmes modernes d’identification et de traçabilité du bétail ; – le renforcement des mécanismes d’échanges d’informations et des patrouilles conjointes transfrontalières. 4. Le ministre de la Santé
Burkina Faso: Conseil des Ministres du jeudi 19 février 2026

Baisse historique des cas et décès liés au paludisme en 2025 Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil des Ministres. Selon le Ministre Porte-parole du Gouvernement M. Pingdwendé Gilbert OUÉDRAOGO, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et a pris d’importantes décisions pour l’amélioration des conditions de vie du Peuple burkinabè conformément à la Révolution Progressiste Populaire. Le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU a fait une communication orale sur une baisse historique des cas et décès liés au paludisme en 2025. Il en ressort que le nombre de cas de paludisme est passé de 10 805 000 de cas en 2024 à 7 329 000 cas en 2025 soit une baisse de 32%. Chez les enfants de moins de 5 ans la réduction s’établit à plus de 1 900 000 cas, soit environ 38%. Le nombre de décès liés au paludisme est passé de 3 523 cas en 2024 à 1 900 cas en 2025 soit une baisse de 48%. Chez les enfants de moins de 5 ans, le Ministre KARGOUGOU souligne une réduction de 893 décès enregistrés en 2025. Pour le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU ces résultats sans précédent traduisent l’impact du leadership national des plus hautes autorités, le renforcement de la gouvernance dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Il y a également les efforts dans l’assainissement du cadre de vie, surtout l’appel Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ à assainir le cadre de vie. A cela s’ajoute la distribution de 15 millions de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA). Prise en compte de la RPP dans la Charte de la Transition Au titre du Ministère de la Justice, le Conseil a adopté un projet de loi portant modification de la Charte de la Transition du 14 octobre 2022 ainsi que son modificatif du 25 mai 2024. Selon le Ministre de la Justice, Me Edasso Rodrigue BAYALA, cette modification découle de l’adoption de la loi du 9 février 2026 qui a abrogé les lois portant statut des partis et formation politiques, leur financement ainsi que l’abrogation de la loi portant statut du chef de file de l’opposition politique. Cette modification de la Charte prend en compte les idéaux de la Révolution Progressiste Populaire, proclamée le 1er avril 2025 par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ. « Il y a l’entrée dans le préambule de la Charte, du respect et de la valorisation de nos valeurs socioculturelles, du respect des engagements juridiques internationaux compatibles avec nos valeurs socioculturelles » a précisé le Ministre Edasso Rodrigue BAYALA. Nouvelles compositions et modalités d’installation des délégations spéciales Pour le compte du Ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité, le Conseil a adopté un décret portant composition et modalités d’installation des délégations spéciales. Pour le Ministre d’État, Ministre de l’Administration territoriale et de la Mobilité, M. Émile ZERBO, ce décret est consécutif à l’adoption du nouveau code général des collectivités territoriales, le 30 décembre 2025 par les députés. Les innovations majeures de ce décret sont entre autres : – la définition de la délégation spéciale comme une assemblée locale en lieu et place de commission administrative ; – le retrait des chefs de circonscriptions administratives des délégations spéciales ; – le retrait des représentants des services techniques déconcentrés, des autorités coutumières et religieuses ; – la prise en compte des personnes en situation de handicap, des agriculteurs, des éleveurs, des conseils d’école, des commerçants, des acteurs de la transformation agrosylvopastorale, des artisans, des usagers de l’eau et des comités de gestion des structures sanitaires.
Burkina Faso: Conseil des Ministres du jeudi 12 février 2026

Baisse des prix des médicaments essentiels génériques dès ce 1er mars Le Président du Faso, Chef de l’État, Son Excellence le Capitaine Ibrahim TRAORÉ, a présidé, ce jeudi, l’hebdomadaire Conseil des Ministres. Selon le Ministre des Serviteurs du Peuple, Mathias TRAORÉ, assurant l’intérim du Porte-parole du Gouvernement, le Conseil a examiné et adopté plusieurs dossiers et pris d’importantes décisions pour l’amélioration des conditions de vie du Peuple burkinabè conformément à la Révolution Progressiste Populaire. Pour le compte du Ministère de la Santé, l’Exécutif a décidé de la baisse des prix de certains médicaments essentiels génériques, de produits de santé et de consommables médicaux à partir du 1er mars 2026. Les réductions peuvent aller jusqu’à 53% pour les injectables, 67% pour les comprimés, 72% pour les consommables et 20% pour les sirops. « Ce sont 3 milliards FCFA qui sont supportés par l’État à la place des Burkinabè », explique le Ministre de la Santé, Dr Robert Lucien Jean-Claude KARGOUGOU. Il souligne que cette mesure s’aligne sur la vision du Chef de l’État pour un accès équitable aux soins de santé. Des standards de construction des sièges des grandes entreprises Pour le compte du Ministère de l’Économie et des Finances, le Conseil a adopté un rapport relatif au décret portant conditions et modalités de construction des sièges des grandes entreprises au Burkina Faso. Selon le Ministre chargé de l’Économie, Dr Aboubakar NACANABO, ce décret oblige les grandes entreprises ayant un chiffre d’affaires d’au moins 5 milliards FCFA sur les trois derniers exercices, à construire leur siège au Burkina Faso. Les standards de construction varient en fonction du chiffre d’affaires : – Catégorie A, chiffre d’affaires supérieur ou égal à 100 milliards FCFA : minimum R+7, un parking souterrain et un en surface, avec des critères d’efficacité énergétique ; – Catégorie B, chiffre d’affaires compris entre 50 et 100 milliards FCFA : minimum R+5, un parking souterrain et un en surface ; – Catégorie C, chiffre d’affaires compris entre 10 et 50 milliards FCFA : minimum R+4, un parking en surface ; – Catégorie D, chiffre d’affaires inférieur à 10 milliards FCFA : minimum R+3. Les entreprises disposent de 6 mois pour déposer leurs dossiers auprès d’une commission interministérielle, puis de 36 mois maximum pour achever les travaux. Elles bénéficieront d’exonérations sur les matériaux et peuvent acquérir des terrains disponibles auprès de la SONATUR.