Congo. Une vedette et une chanson : Fernand Mabala « Le grand Mumbafuneur » dans « Yatama »

Congo. Une vedette et une chanson : Fernand Mabala « Le grand Mumbafuneur » dans « Yatama »

RETRO. Dès la fin 1985, une révolution s’opère au sein de la musique congolaise; les jeunes artistes en quête d’identité s’affichent et s’affirment davantage. C’est à cette époque qu’un jeune chanteur Fernand Mabala, “Le grand Mumbafuneur” bon chic bon genre s’impose et apporte un nouveau parfum à notre musique, alliant  la Sape à la Musique, et la frime à la danse, il se démarque des vieux schémas et adopte un genre musical plus branché qui égaille les jeunes des deux rives du fleuve Congo à travers l’émission télévisée “Vidéo 45″ de Charlie Noël. En effet, avec la sortie de l’album “Yatama”, Fernand Mabala apparait comme le pionnier de la 3ème génération de la musique congolaise. “Yatama” est un tube et sa danse “Patakani” remporte un large suffrage auprès de tous les  jeunes du bassin du Congo. Les deux autres albums qui suivront : “Ainsi va la vie” et “Visa long séjour “confirmeront le talent du musicien “Jeune premier”.   Fernand Mabala a ouvert la voie à toute une génération : Rapha Bounzeki; Julien Salabanzi “Bozi”; Angelo Chevauchet; Sam Ba Djo; Anicet Rigadin Mavoungou; Panama Fukilawu; Rolhita; Pepe God Bongol; Roger Luttin… Et c’est dans cette ferveur de la renaissance musicale que le “génie du siècle”, Le Chairman Jacques Koyo et sa danse “Engondza” vont bousculer la hiérarchie, en parachevant toute cette dynamique de la nouvelle génération. L’installation de Fernand Mabala en région parisienne (France) en 1989, lui donne l’occasion de poursuivre sa carrière musicale en amateur, cumulativement avec un job à l’aéroport Charles de Gaule de Paris. Job qu’il avait cessé d’exercer en raison de sa maladie, plusieurs mois avant sa mort, le dimanche 4 août 2019 à L’hôpital d’Ivry dans la région parisienne. ClémentOSSINONDE

Ouabari Mariotti réagit au décès du chanteur et compositeur Fernand Mabala

Ouabari Mariotti réagit au décès du chanteur et compositeur Fernand Mabala

Dans un message publié sur sa page Facebook, et que nous reproduisons ci-dessous, l’ancien ministre Ouabari Mariotti a réagi au décès du chanteur et compositeur congolais Fernand Mabala: « L’on apprend, avec tristesse, le décès à Paris, ce 4 août 2019, du chanteur compositeur Fernand Mabala. Je frémis en écrivant ces lignes, en souvenir de lui, moi qu’il a connu à Mpissa Brazzaville. Ainsi, s’éteint cet artiste de renom. Par ailleurs, un homme élégant, bon sapeur de la lignée de Gilbert Goma, généreux, d’accès facile, respectueux d’autrui et aimant vivre. Mais, jamais ne s’effaceront ses œuvres musicales. Particulièrement sa mélodie fétiche, des premières années de sa carrière d’artiste, Yatama dont le magnifique clip, marqué par les déhanchements et les pas de danse de Fernand Mabala, ont émerveillé à sa sortie le monde de la musique. Peu importe où, tous, nous irons après la mort. Car, là bas, dans l’infini de l’Orient Eternel, nous sommes attendus. Condoléances les plus attristées à la famille et aux amis de Fernand Mabala. Que les artistes musiciens trouvent ici l’expression de mon agissante solidarité. Au Congo, la patrie de Fernand Mabiala, de lui donner la preuve de sa reconnaissance pour ce qu’il a été et réalisé dans le domaine musical pour l’image du Congo. Paris le 4 août 2019 – Ouabari Mariotti »

Fernand Mabala « Le Grand Mumbafuneur » : La mort d’un Jeune Premier

Fernand Mabala « Le Grand Mumbafuneur » : La mort d’un Jeune Premier

Après de longs mois à se battre contre la maladie, Fernand Mabala « Le grand Mumbafuneur » est décédé à l’hôpital d’Ivry dans la région parisienne, le dimanche 4 août 2019 à 14 h. Dès la fin 1985, une révolution s’opère au sein de la musique congolaise; les jeunes artistes en quête d’identité s’affichent et s’affirment davantage. C’est à cette époque qu’un jeune chanteur Fernand Mabala, « Le grand Mumbafuneur » bon chic bon genre s’impose et apporte un nouveau parfum à notre musique, alliant  la Sape à la Musique, et la frime à la danse, il se démarque des vieux schémas et adopte un genre musical plus branché qui égaille les jeunes des deux rives du fleuve Congo à travers l’émission télévisée « Vidéo 45″ de Charlie Noël. En effet, avec la sortie de l’album « Yatama », Fernand Mabala apparait comme le pionnier de la 3ème génération de la musique congolaise. « Yatama » est un tube et sa danse « Patakani » remporte un large suffrage auprès de tous les  jeunes du bassin du Congo. Les deux autres albums qui suivront : « Ainsi va la vie » et « Visa long séjour « confirmeront le talent du musicien « Jeune premier ».   Fernand Mabala a ouvert la voie à toute une génération : Rapha Bounzeki; Julien Salabanzi « Bozi »; Angelo Chevauchet; Sam Ba Djo; Anicet Rigadin Mavoungou; Panama Fukilawu; Rolhita; Pepe God Bongol; Roger Luttin… Et c’est dans cette ferveur de la renaissance musicale que le « génie du siècle », Le Chairman Jacques Koyo et sa danse « Engondza » vont bousculer la hiérarchie, en parachevant toute cette dynamique de la nouvelle génération. L’installation de Fernand Mabala en région parisienne (France) en 1989, lui donne l’occasion de poursuivre sa carrière musicale en amateur, cumulativement avec un job à l’aéroport Charles de Gaule de Paris. C’est depuis plusieurs mois qu’il avait cessé toute activité, en raison de sa maladie. Adieu l’Artiste ! Clément Ossinondé