La production mondiale des produits dérivés du bois atteint sa plus forte hausse depuis 1947

La production mondiale des produits dérivés du bois atteint sa plus forte hausse depuis 1947

Selon les dernières statistiques forestières publiées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production mondiale des produits dérivés du bois a enregistré sa plus forte hausse en 70 ans. En effet, le volume de produits à base de bois réalisés et commercialisés dans le monde en 2018 a atteint son niveau record, a indiqué l’agence onusienne précisant que la hausse du niveau du commerce international a été de 11% par rapport à 2017. « La production et le commerce des principaux produits dérivés du bois, à l’échelle mondiale, comme le bois rond, le bois scié et les panneaux à base de bois, ont atteint leur niveau le plus élevé depuis le début de l’enregistrement des statistiques forestières en 1947 », a fait savoir l’organisation dans un rapport publié récemment. Selon Sven Walter, fonctionnaire principal chargé des forêts et responsable de l’équipe FAO des produits forestiers et des statistiques, la production accrue de produits forestiers renouvelables est plutôt une bonne nouvelle. En ce sens qu’elle « permet de remplacer les produits d’origine fossile, qui ont une empreinte carbone plus élevée, contribuant ainsi aux Objectifs de développement durable ». Soulignons que la hausse, considérée comme la plus rapide jamais observée dans la région Amérique du Nord, Europe et Asie-Pacifique, s’explique en grande partie par la croissance économique positive. Concernant la production de bois scié dans le monde en 2018, les statistiques analysées par la FAO font état d’un accroissement de 2% alors que le volume de bois scié et de panneaux à base de bois a atteint une hausse record. S’agissant de la production et du commerce de pâte de bois à l’échelle mondiale, il ressort des données recueillies qu’ils ont également connu une augmentation de 2%, atteignant ainsi de nouveaux volumes en 2018 – respectivement 188 millions et 66 millions de tonnes. Considérée comme un important producteur et consommateur de produits forestiers, la Chine a récemment surpassé la production de bois scié des Etats-Unis. «Le pays est de loin le premier producteur et consommateur de panneaux et de papier à base de bois», a indiqué l’organisation. Toujours selon les données fournies par la FAO, « en 2018, les importations de bois rond ont augmenté de 8% en Chine, simultanément sa production et sa consommation de bois scié et de panneaux à base de bois ont continué à croître plus rapidement que dans le reste du monde ». Soulignant la forte croissance des panneaux d’aggloméré et des panneaux à copeaux orientés (OSB), la FOA a relevé dans son rapport que la production mondiale de ces produits (habituellement utilisés comme matériaux destinés à la construction et à l’ameublement) a connu la croissance la plus rapide de toutes les catégories de produits dérivés du bois. En effet, ces produits dont la hausse est essentiellement venue d’Europe de l’Est, y compris la Fédération de Russie, ont enregistré une progression respectivement de 25% et de 13% de 2014 à 2018. A noter également la hausse de la production industrielle de bois rond de 5% avec un volume record de 2,03 milliards de mètres cubes. « Le commerce mondial a connu une hausse record de 7%, atteignant 138 millions de mètres cubes, la Chine ayant représenté 25% des importations. En 2018, la Nouvelle-Zélande a dépassé la Fédération de Russie et est devenue le premier pays exportateur de bois rond industriel ». Quant à la production mondiale de papier et de carton, elle a connu une baisse de 2% au cours de la même période, alors que celle de papier d’impression et d’écriture a chuté de 4%, son niveau le plus bas depuis 1996. Enfin, l’essor des granulés de bois s’est confirmé avec « une hausse vertigineuse ces dernières années, principalement due à la demande croissante suscitée par les objectifs fixés par la Commission européenne en matière de bioénergie », a noté la FAO. Selon elle, en 2018, la production mondiale a ultérieurement augmenté d’environ 11%, atteignant un volume de 37 millions de tonnes, soutenant que cette évolution offre des possibilités de réduction de l’utilisation des énergies fossiles. Alain Bouithy

Les cours des produits alimentaires au plus haut depuis plus de deux ans

Les cours des produits alimentaires au plus haut depuis plus de deux ans

En novembre, les prix des produits alimentaires ont atteint leur plus haut niveau depuis plus de deux ans. La flambée des prix internationaux de la viande et des huiles végétales explique la forte hausse de l’indice FAO des prix des produits alimentaires qui a été en moyenne de 177,2 points au cours de ce mois. Ce renchérissement correspond à 2,7% de plus qu’en octobre et à 9,5% de plus qu’à la même période de l’année précédente, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En détail, l’Indice FAO du prix de la viande a enregistré sa hausse mensuelle la plus forte de ces dix dernières années marquée par un accroissement de 4,6%. «Les cotations de prix pour les viandes bovines et ovines sont celles qui ont connu la plus forte hausse, elle-même stimulée par une forte demande d’importation, surtout de la part de la Chine en prévision des festivités de fin d’année», a relevé l’agence onusienne soulignant que le prix de la viande de porc et de la volaille a également augmenté. Au cours de ce même mois, l’Indice FAO du prix de l’huile végétale s’est accru de 10,4%, tandis que les cotations de prix de l’huile de palme ont connu une hausse « dans un contexte caractérisé par une solide demande mondiale d’importation, un recours accru à la production de biocarburants et des prévisions de déficit d’approvisionnement l’an prochain. Les prix de l’huile de colza et de l’huile de soja ont aussi augmenté», a souligné la FAO. Encouragée par des prévisions exagérées selon lesquelles la consommation mondiale de sucre allait dépasser la production de cette denrée dans les années à venir, la hausse de l’Indice FAO du prix du sucre a été d’1,8% depuis octobre, si l’on en croit les chiffres publiés par l’organisation. Il est à noter que les conditions de croissance ont été bien loin d’être idéales en Thaïlande, en Inde, en France et aux Etats-Unis. Concernant l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il apparait que cet aliment n’a connu qu’une légère hausse depuis octobre due «à la baisse saisonnière de la production de lait en Europe et au fait que la forte demande mondiale n’a pas fléchi», selon la FAO. En revanche, l’évolution de l’Indice FAO du prix des céréales a connu une baisse d’1,2%. Ce repli s’inscrit «dans un contexte de forte compétition entre les principaux exportateurs mondiaux de blé», a précisé l’agence. A noter aussi que «le prix du riz a lui aussi diminué et les prix à l’exportation du maïs des USA ont subi une pression à la baisse, alors que ceux en Argentine et au Brésil ont été globalement plus stables». A propos toujours des céréales, la FAO a indiqué que les prévisions pour 2019 de cette denrée alimentaire devraient s’établir à 2 714 millions de tonnes, soit 2,1% de plus par rapport à 2018, atteignant ainsi la plus importante récolte jamais connue. A noter également que la dernière révision à la hausse reflète une production de céréales secondaires plus importante que celle attendue en Chine, en Fédération de Russie et en Ukraine. Selon les prévisions de la FAO, «la production mondiale de céréales secondaires, dont le maïs, devrait atteindre, selon les prévisions actuelles, les 1.433 millions de tonnes, soit un peu moins que le niveau record enregistré en 2017». Quant à la production mondiale de blé, elle devrait enregistrer une hausse de 4,8% par rapport à 2018 et atteindre les 766,4 millions de tonnes, suite à une révision à la hausse pour l’Union européenne. En parallèle, «la production mondiale du riz atteindra probablement les 515 millions de tonnes, soit une légère perte de 0,5% par rapport au record de 2018, avec l’Egypte, Madagascar et le Nigeria en bonne position pour permettre une reprise de toute la production du riz africain cette saison», a poursuivi l’organisation dans son rapport du mois. Alain Bouithy

Révision à la baisse de la production mondiale de céréales en 2019

Révision à la baisse de la production mondiale de céréales en 2019

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a revu à la baisse ses prévisions concernant la production mondiale de céréales de l’année 2019, relevant toutefois que les stocks restent inchangés par rapport au mois d’octobre. En raison d’une diminution attendue de la production de céréales secondaires et de blé, l’agence onusienne a décidé d’abaisser ses prévisions de plus de 2 millions de tonnes pour le deuxième mois consécutif.En dépit de ces perspectives moins favorables, l’organisation a estimé que « la production mondiale de céréales devrait néanmoins dépasser celle de 2018 de près de 47 millions de tonnes ». Ce qui correspond à une évolution de l’ordre de 1,8%. Dans un récent rapport dont nous avions dernièrement publié les principales tendances des cours mondiaux de produits alimentaires en octobre, la FAO a également annoncé que les prévisions relatives à la production mondiale de céréales secondaires en 2019 ont été réduites de 1,3 million de tonnes depuis le mois précédent. En conséquence, ses prévisions s’établissent désormais à 1 425 millions de tonnes, soit une augmentation de 1,2% équivalant à 17,6 millions de tonnes par rapport au niveau de 2018. L’agence attribue ce fléchissement mensuel principalement au « réajustement à la baisse des prévisions concernant la production d’orge en Australie, frappée par une pénurie d’eau persistante qui a pesé sur les perspectives de rendement, et celle de maïs au Mexique, où le temps sec qui a régné pendant les principaux stades de la croissance végétale a diminué les rendements prévus et accru la fréquence des pertes de récoltes ». Dans un communiqué, la FAO indique que « ces baisses l’ont emporté sur la réévaluation à la hausse des estimations relatives à la production d’orge dans l’Union européenne et en Ukraine, soutenue par des rendements plus élevés que prévu ». Quand bien même la production mondiale du blé devrait enregistrer une augmentation de 4,5% en 2019 pour atteindre un niveau record de 765 millions de tonnes, les prévisions de la FAO concernant la production mondiale de cet aliment ont également été abaissées de près d’un million de tonnes.« La réduction d’un mois sur l’autre est imputable en grande partie à un abaissement des prévisions de production de blé en Australie et au Kazakhstan, où les données officielles ont montré que le temps sec précoce avait eu des effets négatifs plus importants sur les cultures dans les principales régions productrices de blé ». En ce qui concerne la production mondiale du riz, les projections de l’organisation soulignent un niveau stable par rapport au mois dernier et légèrement inférieur au volume record de 2018, notant que les dernières prévisions s’élèvent à 513,4 millions de tonnes. A ce propos, la FAO indique que « les perspectives de production ont été réévaluées à la hausse en Inde en raison d’une augmentation plus grande que prévue des superficies plantées due à une amélioration des conditions météorologiques qui ont fait suite à des retards dus à des intempéries ». Et d’ajouter que « des prévisions concernant la production de riz ont également été établies pour le Bangladesh et le Viet Nam, où les estimations officielles indiquent des volumes plus élevés que prévu pour les cultures déjà récoltées ». En ce qui concerne l’année 2020, l’agence onusienne prévient que « l’insuffisance de pluies pourrait entraver les semis des cultures, dont celle du blé en Union européenne et celle du maïs en Amérique du Sud », alors que les prévisions météorologiques seraient plutôt favorables pour les plantations en Russie et en Afrique du Sud. S’agissant de l’utilisation mondiale de céréales pour la saison 2019/20, il ressort des analyses de la FAO qu’elle devrait atteindre 2 709 millions de tonnes, soit un niveau record. L’organisation relève qu’en parallèle, les stocks de céréales devraient atteindre 849,5 millions de tonnes d’ici la fin de la saison 2020, soit en baisse d’1,5% par rapport à leurs niveaux d’ouverture. Enfin, « les échanges mondiaux de céréales en 2019-2020 devraient rester inchangés par rapport aux prévisions du mois dernier et s’établir à 415 millions de tonnes, soit 3 millions de tonnes de plus (0,7%) que le volume réduit de 2018-2019 », selon les prévisions de la FAO. Alain Bouithy

Les cours mondiaux du sucre et des céréales en forte augmentation en octobre

Les cours mondiaux du sucre et des céréales en forte augmentation en octobre

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont connu une augmentation en octobre. Cela faisait cinq mois qu’ils n’avaient pas connu de hausse, a relevé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans son dernier rapport. Selon l’agence onusienne, le mois d’octobre a enregistré la première augmentation d’un mois sur l’autre de la valeur de l’Indice FAO des prix des produits alimentaires depuis mai 2019, indiquant qu’il affichait une moyenne de 172,7 points en octobre, soit en hausse d’1,7% par rapport au mois précédent et de 6% par rapport à octobre 2018. La FAO a toutefois assuré que «les flambées des prix du sucre, des céréales et, dans une moindre mesure, de la viande et des huiles végétales, ont plus que compensé une légère baisse de la valeur du sous-indice des produits laitiers». En détail, «l’indice FAO des prix des céréales a atteint une valeur moyenne de 164,0 points en octobre, en hausse de 4,2 points (près de 7 points) par rapport au mois de septembre», a relevé l’agence précisant qu’il reste néanmoins inférieur de 1% à son niveau d’octobre 2018. Il est à noter qu’au cours de ce mois «les prix des exportations de blé et de maïs ont fortement augmenté face aux prévisions faisant état d’une réduction des perspectives de récolte dans plusieurs grands pays producteurs et d’une bonne activité commerciale», a souligné la FAO dans une note publiée jeudi 7 novembre. En revanche, l’organisation a fait savoir que les prix du riz ont connu une baisse en raison de la faiblesse de la demande et de perspectives indiquant des récoltes de riz basmati relativement abondantes. En ce qui concerne l’Indice FAO du prix du sucre, les chiffres publiés  par l’organisation montrent qu’il a connu une hausse de 5,8% au cours du même mois, s’établissant en moyenne à 178,3 points par rapport à sa moyenne réduite de septembre « face à des prévisions faisant état de stocks plus restreints pour l’année prochaine ». Cette évolution s’explique par «la baisse attendue de la production du sucre en Inde et en Thaïlande, respectivement le plus important producteur de sucre au monde et le plus important exportateur de sucre au monde», a souligné l’agence dans un communiqué. Autre hausse du mois d’octobre, celle de l’Indice FAO du prix des huiles végétales qui a progressé de 0,5%, correspondant à une valeur moyenne de 136,4 points,  atteignant ainsi son plus haut niveau en un peu plus d’un an. Cette légère progression est due principalement à la hausse des cours de l’huile de palme, qui était en hausse pour le troisième mois consécutif «grâce à l’introduction de nouveaux mandats pour l’utilisation de biodiesel en Indonésie, à une demande d’importations soutenue et à un ralentissement prévu de la croissance de la production». Bien que faible, cette hausse a plus que compensé la baisse des cours des huiles de tournesol due aux ventes actives effectuées par les agriculteurs à la suite des récoltes exceptionnelles de graines de tournesol dans la région de la mer Noire. Et de ceux du colza dont le broyage plus important que prévu de graines dans l’UE a pesé sur ses cours. Pour le neuvième mois consécutif, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une hausse, affichant une valeur moyenne de 182,7 points en octobre. Cette progression représente un bond de 0,9% qui s’explique par l’accroissement de la demande d’importation pour la viande bovine et ovine, en particulier en provenance de Chine. A noter également que «les prix de la viande porcine ont augmenté modérément, tandis que ceux de la viande de volaille ont baissé en raison de meilleures disponibilités à l’exportation», a constaté la FAO. En s’établissant à une moyenne de près de 192 points en octobre, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a affiché son deuxième mois consécutif de baisse. L’indice a ainsi reculé de 0,7% en octobre, quand bien même il «reste toujours 5,6% au-dessus de son niveau du mois correspondant de l’année dernière», souligne la FAO. Selon l’organisation, «la baisse d’octobre est imputable au net fléchissement des cours du fromage, qui a plus que compensé les hausses des cours du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre». Alain Bouithy

Hausse des cotations de l’huile et de la viande à l’échelle mondiale

Hausse des cotations de l’huile et de la viande à l’échelle mondiale

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires est resté stable au cours du mois de septembre, a annoncé l’Organisation des Nations unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant qu’il a affiché une moyenne de 170 points, en hausse de 3,3% par rapport au même mois de l’année 2018. « Les prix mondiaux des produits alimentaires étaient stables en septembre, tandis que la baisse des prix du sucre a été compensée par la hausse des cotations pour les huiles végétales et la viande », a fait savoir l’agence onusienne. Comme en attestent les chiffres recueillis par l’organisation, l’Indice FAO des prix des céréales est resté globalement stable au cours du mois, tandis que les prix du blé ont augmenté et que ceux du maïs ont baissé. « Il s’est établi en moyenne à 157,6 points en septembre, un niveau presque identique à la moyenne d’août, mais en baisse de 3,9% (6,4 points) par rapport à septembre 2018 », a relevé l’organisation dans son dernier rapport. Quant aux prix mondiaux du riz, il ressort qu’ils ont légèrement baissé face à la faiblesse de la demande d’importation et des incertitudes entourant la politique aux Philippines et au Nigeria, a souligné la FAO. L’Indice FAO des prix des huiles végétales a atteint son plus haut niveau en un peu plus d’un an après avoir connu une hausse d’1,4% en septembre dernier. Il s’est établi en moyenne à 135,7 points, en hausse de 1,8 point par rapport à août. L’organisation attribue cette évolution à la stabilité de la demande en huile de palme en provenance de l’Inde et de la Chine et à l’accroissement des cotations de prix pour l’huile de colza, suite à la demande soutenue de l’industrie du biodiesel en Union européenne, a expliqué la FAO soulignant que la hausse des prix de l’huile minérale brute a contribué à soutenir les cours de l’huile végétale. Quant aux prix de l’huile de soja et de l’huile de tournesol, l’agence indique qu’ils ont reculé, « sous l’effet, respectivement, d’un ralentissement de la demande mondiale à l’importation et de la perspective d’une offre abondante dans la région de la mer Noire ». En s’établissant en moyenne à 168,0 points en septembre, en retrait de près de 6,8 points par rapport à août, l’Indice FAO du prix du sucre a enregistré une baisse de 3,9% depuis août. Ce recul d’un mois à l’autre s’explique par « les prévisions faisant état de larges stocks et de tendances favorables concernant l’offre, ainsi que de la baisse de la demande pour la canne à sucre au Brésil utilisée pour la production d’éthanol », selon la FAO. Pour bien comprendre la situation, l’organisation précise dans un communiqué que « la baisse des prix internationaux de l’énergie lors de la deuxième quinzaine de septembre a contribué à faire baisser les cours internationaux du sucre car les producteurs ont été incités à utiliser moins de canne à sucre pour produire de l’éthanol, en particulier au Brésil, premier exportateur mondial de sucre ». Concernant l’Indice FAO des prix des produits laitiers, les statistiques recueillies indiquent qu’il s’est établi en moyenne à 193,4 points en septembre, ce qui correspond à une chute de 0,6% par rapport au mois précédent. En dépit de son recul au mois de septembre, il apparaît clairement que cet indice est resté en progression de 1,3% par rapport au même mois de l’année dernière. Soulignons qu’en septembre, les cours du fromage et du beurre se sont contractés, après que l’on a relevé une faible augmentation des disponibilités exportables, principalement en Nouvelle-Zélande où la production laitière s’approche de son pic saisonnier. D’où ce repli. L’agence onusienne a noté, en revanche, que « les prix du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre se sont affermis sous l’effet d’une forte demande à l’importation, dans un contexte de disponibilités exportables limitées, en particulier en Europe », a-t-elle souligné dans son communiqué. S’agissant de l’Indice FAO des prix de la viande, il ressort du rapport de l’organisation qu’il s’est établi en moyenne à 181,5 points en septembre, synonyme d’un accroissement de 0,8% en raison d’une forte demande d’importations en provenance de la Chine. Selon la FAO, les cours de la viande ovine et de la viande bovine ont continué à progresser en septembre, « en raison d’une solide demande à l’importation, en particulier en Chine, malgré d’importantes disponibilités exportables en Océanie », soulignant que les prix intérieurs de la viande porcine en Chine, premier marché mondial, sont en revanche restés aux niveaux élevés enregistrés le mois dernier. Alain Bouithy

Forte chute des prix des céréales de base et du sucre à l’échelle mondiale

Forte chute des prix des céréales de base et du sucre à l’échelle mondiale

Suite à la forte chute des prix des céréales de base et du sucre, les prix mondiaux des produits alimentaires étaient orientés à la baisse en août. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires affichait une moyenne de 169,8 points en août 2019, soit une baisse de 1,1% par rapport à juillet mais toujours en hausse de 1,1% par rapport à août 2018 », selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), soulignant qu’il s’agit du troisième mois consécutif de baisse dudit indice. Dans un nouveau rapport, l’agence onusienne a noté le recul de 6,4% de l’Indice FAO des prix des céréales et une diminution brusque de la valeur du maïs en raison de prévisions faisant état d’une récolte plus importante que prévue aux Etats-Unis (le plus grand producteur et exportateur de maïs). «L’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 157,6 points en août, soit une baisse de 10,8 points par rapport à juillet et de 11,1 points par rapport à son niveau au même mois de l’année dernière», a précisé l’organisation. Si la baisse du cours du blé reflète de larges quantités disponibles à l’exportation, la légère hausse de celui du riz est attribuée aux effets saisonniers et aux inquiétudes portant sur l’impact des conditions climatiques sur les cultures en Thaïlande, a expliqué la FAO. En ce qui concerne l’Indice FAO des prix du sucre, il ressort des statistiques qu’il s’est établi en moyenne à 174,8 points en août, enregistrant une baisse de 4% (7,3 points) par rapport à juillet 2019, suite à la dévaluation de la monnaie brésilienne, le real, et aux « projections faisant état de cargaisons importantes en Inde et au Mexique », a fait savoir l’agence. S’agissant du prix de l’huile végétale, le rapport a annoncé qu’il s’est établi en moyenne à 133,9 points en août, correspondant à une augmentation de l’Indice FAO de 5,9% (7,5 points) par rapport à juillet et son niveau le plus élevé depuis 11 mois. Avec cette hausse, l’Indice FAO des prix des huiles végétales atteint ainsi « son niveau le plus élevé en l’espace de 11 mois en raison d’une augmentation de la demande mondiale d’importations pour l’huile de palme et de conditions climatiques défavorables dans les principales régions productrices en Indonésie», a commenté la FAO. A noter que les prix de l’huile de soja ont également connu une augmentation au cours du même mois en raison de quantités plus faibles que prévues enregistrées en Amérique du Nord. «La demande vigoureuse de la part du secteur alimentaire et du secteur de l’agrogazole a soutenu les prix, tout comme les rapports signalant des volumes de broyage moins importants que prévu aux Etats-Unis », a expliqué l’agence onusienne. Autre hausse relevée dans ce rapport, celle de l’Indice FAO des prix de la viande qui a progressé de 0,5%, soit une hausse de 12,3% par rapport à son niveau enregistré en début d’année. Ainsi que l’a relevé l’agence, «cette augmentation s’explique par la hausse des cotations internationales pour la viande porcine et par une forte demande en importations en provenance de Chine où la peste porcine africaine a restreint la production domestique». Quant aux prix de la viande de volaille et de la viande d’ovins, ils sont restés stables, en raison de l’augmentation des disponibilités exportables dans les principales régions de production. Et ce malgré une demande à l’importation soutenue. Dans son rapport, la FAO a également indiqué que « les échanges internationaux de viande de bovins sont restés solides, mais les prix en USD ont légèrement reculé, car les monnaies nationales de certains des principaux pays exportateurs se sont dévaluées, notamment en Australie». Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il a augmenté de 0,5% depuis juillet ainsi que les cotations de prix pour le fromage, le lait écrémé en poudre et le lait entier en poudre. A signaler que l’accroissement des prix du fromage, du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre s’explique par la hausse « de la demande à l’importation pour des livraisons à court-terme, due à un début de normalisation de l’activité sur les marchés, au moment où s’achève le recul estival dans l’hémisphère Nord ». Quant aux cours du beurre, la FAO explique qu’« ils ont fléchi pour le troisième mois consécutif en raison d’une demande atone, qui a encore été accentuée par l’optimisme des marchés qui envisagent une augmentation des disponibilités exportables en Océanie lors de la nouvelle campagne de production ». Alain Bouithy

La mécanisation stimule le développement durable de l’Afrique

La mécanisation stimule le développement durable de l’Afrique

L’agriculture est indispensable au développement de l’Afrique mais il est également fondamental d’en développer la mécanisation afin d’augmenter la productivité agricole, de réduire les pertes surgissant pendant et après les récoltes et de répondre à la hausse de la demande alimentaire. Tel était le principal message de la septième édition de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD7) qui s’est tenu, à Yokohama, au Japon. L’Afrique subsaharienne détient la plus grande surface de terres arables non cultivées mais le taux de productivité est bien inférieur aux autres régions en développement. Les rendements représentent seulement près de la moitié de la moyenne nationale, soit bien en dessous des niveaux de croissance nécessaires afin de satisfaire la demande alimentaire, elle-même stimulée par la croissance démographique. La mécanisation, peut permettre de combler cet écart de rendement. Lors de l’évènement parallèle organisé en marge du TICAD7 par la Coalition pour le développement du riz africain (CARD), un cadre de travail destiné à favoriser une mécanisation agricole durable en Afrique a été présenté par la Commission de l’Union Africaine (CUA) et par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « Grâce à une mécanisation adaptée, l’agriculture de petite échelle peut se transformer en entreprise plus orientée vers une logique de marché tout en améliorant la productivité agricole et en aidant les agriculteurs à sortir de la pauvreté. Pour parvenir à cet objectif, nous devons améliorer l’accès aux services de mécanisation, » a déclaré Qu Dongyu, le Directeur général de la FAO, lors de son discours prononcé au cours de l’évènement. « Nous devons soulager les agriculteurs d’un travail manuel souvent difficile, surtout les femmes, qui doivent à la fois travailler dans les champs et s’occuper de leurs foyers, » a ajouté le Directeur général de la FAO. Lancé l’année dernière, le cadre de travail trouve un écho dans la région en aidant les pays à remplacer leurs outils désuets avec des méthodes modernes de mécanisation afin de parvenir à la sécurité alimentaire et au développement agricole et de stimuler la croissance économique dans son ensemble. Le cadre expose les étapes prioritaires à mettre en place dans le cadre des stratégies nationales de mécanisation, dont le fait d’apprendre des autres régions du monde qui ont connu une transformation significative de leur secteur agricole en l’espace de 30 à 40 ans et celui de soutenir le développement de politiques et  de programmes en vue d’atteindre les objectifs du continent africain. Un pouvoir non maîtrisé Au 21ème siècle, la mécanisation peut permettre de soutenir considérablement l’ensemble de la chaîne de valeur agricole. Stimulée par le secteur privé, la mécanisation devra être respectueuse de l’environnement, intelligente face au climat, viable économiquement et financièrement abordable, en particuliers pour les agriculteurs de petite échelle qui représentent la grande majorité des agriculteurs africains. La mécanisation devra cibler de manière spécifique les jeunes afin de rendre l’agriculture plus attrayante, notamment au niveau de l’emploi et de l’entreprenariat. Une mécanisation complète de la chaîne de valeur implique d’améliorer l’accès aux services de mécanisation et aux intrants de qualité tels que l’engrais et les semences, de mettre en place des systèmes efficaces de gestion des ressources en eau et notamment l’irrigation et de réduire les pertes intervenant pendant et après les récoltes avec de meilleures batteuses et de meilleures méthodes de séchage et de stockage. Il s’agit également d’ajouter de la valeur aux produits avec de meilleurs procédés de broyage, de transformation et d’emballage et d’améliorer l’accès aux marchés par le biais de meilleurs moyens de transport. La FAO organise des ateliers de formation régionaux et nationaux afin de soutenir la mécanisation de petite échelle en Afrique et d’aider les gouvernements à développer des stratégies basées sur le Cadre de travail de la FAO et de la CUA pour une mécanisation agricole durable en Afrique.

Le potentiel de la génétique dans l’aquaculture améliorerait la sécurité alimentaire

Le potentiel de la génétique dans l’aquaculture améliorerait la sécurité alimentaire

L’utilisation plus large et adéquate des améliorations génétiques dans le domaine aquacole contribuera à augmenter la production alimentaire, a soutenu l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’organisation onusienne l’a souligné dans un nouveau rapport intitulé « L’Etat des ressources génétiques aquatiques mondiales pour l’alimentation et l’agriculture », lequel passe en revue notre utilisation des ressources génétiques aquatiques au niveau des pêches de capture et de l’aquaculture, dans des zones sous juridiction nationale. A en croire la FAO, cette démarche est essentielle « si l’on veut pouvoir faire face aux projections faisant état d’une hausse de la demande de poissons et de produits à base de poissons avec très peu d’aliments supplémentaires, de terres, d’eau ou encore d’autres intrants ». D’après le document, l’aquaculture se positionne loin derrière l’agriculture terrestre (que ce soit les cultures ou l’élevage) en termes de qualification, de domestication et d’amélioration de ses ressources génétiques pour la production alimentaire. Dans son rapport, la FAO est persuadé qu’il est possible « d’augmenter de manière significative et durable la production aquacole grâce à une gestion stratégique et au développement de plus de 550 espèces actuellement utilisées dans la filière aquacole ». Selon le rapport, qui se base sur les informations fournies par 92 pays qui représentent à eux tous 96% de la production aquacole mondiale et plus de 80% des pêches de capture mondiales, « nous élevons en grande partie des poissons sauvages sachant que 45% des espèces de culture sont très peu différentes de leurs homologues sauvages ». L’autre constat également souligné dans ce rapport rappelle que « plus de la moitié des pays ayant participé à l’étude considèrent que les améliorations génétiques ont eu un impact important sur leur production aquacole, contrastant avec l’utilisation extensive des races et variétés améliorées dans les domaines de l’élevage et de la production agricole». Par ailleurs, pour parvenir à une production durable, le rapport a insisté sur le potentiel des améliorations génétiques au niveau des ressources aquatiques d’élevage. Pour le Directeur général de la FAO, Qu Dongyu, il est ainsi «essentiel de protéger et de poursuivre le développement des ressources génétiques aquatiques de la planète afin de permettre aux organismes de croître, de s’adapter aux impacts naturels et à ceux induits par les humains tels que le changement climatique afin qu’ils puissent résister aux maladies et aux parasites et continuer à évoluer en vue d’atteindre les Objectifs de développement durable et de parvenir à un monde libéré de la faim ». Selon des chiffres recueillis par FAO, la population mondiale devrait augmenter et entraîner une hausse de la consommation de poissons d’environ 1,2% par an lors de la prochaine décennie. En parallèle, la production de poissons et de produits à base de poissons devrait dépasser les 200 millions de tonnes d’ici 2030, a estimé l’organisation. La production des pêches de capture mondiale s’étant stabilisée aux alentours des 90-95 millions de tonnes par an, avec près d’un tiers des stocks de poissons de mer étant le fruit de la surpêche, la FAO a maintenu qu’« il y a peu de chances pour une hausse de la production à l’avenir sauf si l’on travaille à une gestion plus efficace des pertes et du gaspillage ». Pour l’organisation, tout indique que « la hausse prévue de la demande en poissons et en produits à base de poissons doit donc être satisfaite à partir de l’aquaculture. Dans un tel contexte, une utilisation responsable et durable des ressources génétiques aquatiques sera essentielle pour arriver à cet objectif ». Pour y parvenir, l’organisation a rappelé la disponibilité de nombreuses technologies à même d’améliorer les ressources génétiques aquatiques, recommandant en outre de « travailler sur des programmes de reproduction sélective sur le long terme, capables d’augmenter la productivité des espèces aquatiques de 10% pour chaque génération ». Alain Bouithy