Libreville: La fusion de la CEMAC et de la CEEAC recommandée aux états généraux
Fusionner la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et la Communauté des Etats économiques d’Afrique centrale (CEEAC) en une seule communauté économique régionale (CER), est l’une des principales recommandations formulées à Libreville, lors de la clôture des états généraux de la CEMAC.Les participants aux premiers états généraux du fonctionnement des institutions communautaires de la CEMAC ont recommandé une transition de deux ans, pour fusionner cette entité sous-régionale avec la CEEAC, afin de former une seule Communauté économique régionale (CER) plus active, laquelle pourra également propulser le développement de cette partie du continent africain aux possibilités considérables. Cette recommandation qui émane de la volonté des chefs d’Etats de la sous-région, s’inscrit dans le cadre du processus de rationalisation des deux communautés économiques régionales (CER) de l’Afrique centrale, ont-ils souligné. De ce fait, les deux années de transition prévues, vont permettre de finaliser les diligences entreprises en interne et faciliter, ainsi, à la nouvelle institution à mettre en place, des outils fiables à sa promotion, son développement et à son épanouissement, ont indiqué les experts. « La CEMAC qui compte à peine 50 millions d’habitants, constitue la communauté économique la plus petite au monde. Il est donc judicieux de la fusionner avec la CEEAC pour qu’elle soit plus compétitive sur le marché des échanges », ont-ils renchéri. « Vous ne devez pas avoir peur de la rationalisation. De toute les façons, les chefs d’Etats ont déjà pris la décision, nous devons nous y conformer (…) Et ces réformes ne doivent pas vous faire peur”, a rassuré le président de la commission de la CEMAC, Daniel Ona Ondo. Il a exhorté les fonctionnaires des six pays membres de cette communauté à travailler davantage pour consolider l’intégration sous-régionale. La future Communauté économique régionale (CER) de l’Afrique centrale sera le 3ème plus grand marché du continent, en se positionnant derrière la CEDEAO (Afrique de l’ouest) et ses 300 millions d’habitants.
Congo Brazzaville. L’urgence de l’organisation des états généraux du sport congolais

OPINION. Au regard des contre performances enregistrées par le sport congolais, seule l’implication personnelle du président Denis Sassou Nguesso peut le sortir de sa léthargie, à travers l’organisation des états généraux . L’une des qualités de Denis Sassou Nguesso, c’est d’avoir de la suite dans ses idées. Après son retour aux affaires en 97, Sassou a mis le pays en chantier. Ce que beaucoup d’africains ignorent est que le Congo dispose quantitativement et qualitativement d infrastructures sportives construites à la faveur des minicipalisations accélérées et, aussi, des XI èmes jeux africains à Brazzaville: stades omnisports et gymnases de qualité, malheureusement mal entretenus et inutilisés. La faute aux communicants du Chef et aux différents ministres des sports qui se sont succédé. Là intervient le reproche que font les observateurs-unanimes- de la scène politique nationale au Chef: » le président est lent à la colère et sanctionne difficilement ses ministres… » Pourquoi, malgré la construction, dans tous les chefs lieux de département, de ces infrastructures sportives ultra modernes et semi modernes, tous les sports congolais ne produisent plus des résultats satisfaisants? C’est la principale question qui devrait être en débat, à l’occasion des états généraux du sport par exemple, pour tenter d’exorciser le mauvais sort qui plane sur le handball, football, basket-ball, volley-ball, boxe, tennis, athlétisme, cyclisme, natation, arts martiaux, badminton… Heureusement, seul marche le « dzango »(jeu de jambes coordonné aux bras, exclusivement pratiqué par de jeunes femmes, sous le regard admiratif et appétissant des politiques et nouveaux riches aux yeux pétillants de baratin ). Le ministre des sports, Hugues Ngouelondélé, fait bien d’organiser les états generaux du football congolais, qui s’achèvent ce 19 mars à Brazzaville. « La gouvernance , la formation et management des ressources humaines, les infrastructures sportives et matériel didactique, et le financement, communication et promotion du sport », constituent, selon nos informations, les principaux thèmes sur lesquels se penchent près d’une centaine de participants. Une limite cependant: il ne s’agit pas seulement du football congolais qui est malade. Toutes les disciplines du sport congolais, à l’image d’un corps humain entier malade, sont à l’agonie. L’idéal serait donc de se projeter dans l’avenir en faisant en sorte que le sport congolais revive grâce à une politique audience et rigoureuse, adossée sur un marketing sportif adapté, lequel pourrait faire de Brazzaville une destination privilégiée de rencontres sportives et, par ricochet, éclore ou booster de nouveaux talents locaux. La maintenance des infrastructures en dépend. Par Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville